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Full text of "Les monnaies antiques de l'Italie"

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LES 



MONNAIES ANTIQUES 



DE L'ITALIE 



ANOBRft, MP. ORIBNTAUt A. BCHDIN KT C^*, KOR OARNint, 4. 



BIBLIOTHÈQUE DU « MUSËE » 



LES 



MONNAIES ANTIQUES 



DE L'ITALIE 

PAR 

Arthur SAMBON 



TOME PREMIER 

ÉTRURIE — OMBRIE 
PICENUM — SAMNIUM — CAMPANIE (Cumes et Naples) 




PARIS 



Bureaux du c IVXusée > 

BBTUB lfâmt AUTiaas 

6, RDE DE PoRT-MaHON, 6 

1903 



cir 

.5 19. 



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^/ 



Vh% 






Amoars orfèvres ou moanayeurs, fresque de Pompéi. 



PREFACE 



Les principes de la numismatique de lltalie ancienne ont 
été posés magistralement par Eckhel dans sa Doctrina numo' 
rum veteriim^ dont la première partie parut, à Vienne, en 1792. 
Un nouveau recueil des monnaies de Tltalie a été publié peu 
après par un savant napolitain, Fr. M. Avellino : Italiae vête- 
ris numismatay 1808, — ad volumen I supplementum 1814. 
En même temps (1812), un collectionneur, le chevalier Fr. 
Carelli, publiait, à Naplés, la première édition de son ouvrage 
devenu célèbre : Nummortim veterum Italiae description qui a 
été réimprimé, plus complet et avec des notes d' Avellino, en 
1834. Plus tard, en 1839, parut le travail des PP. Marchi et 
Tessieri sur Vaes grave italique. 

Sous rinfluence de ces efforts multiples, les savants de tous 
les pays commencèrent à se passionner de cette branche 
delà numismatique. Un archéologue anglais, James Millin- 
gon, qui avait longtemps séjourné en Italie, mérite d'être cité 
en premier lieu pour ses : Considérations sur la numisma^ 
tique de Fancienne Italie (Florence, 1841), et tous les histo- 



Il PRÉFACE 

riens ont profilé de ses précieux enseignements. En France, 
Raoul-Rochette et le duc de Luynes s'intéressaient vivement 
aux mêmes études. 

En 1850 parut, à Leipzig, une troisième édition de Touvrage 
de Carelli, contenant 202 planches, et dont les descriptions sont 
dues à la plume d'un des plus savants numismates de l'é- 
poque, l'abbé Celestino Cavedoni, bibliothécaire et professeur 
à l'Université de Modène. Cavedoni y apporta l'important 
appoint de son érudition, mais sans presque rien changer aux 
planches de Carelli. A la suite de cette publication, Tétude des 
monnaies italiques et de la Grande-Grèce fit des progrès 
rapides : en Italie, les dissertations de Minervini et de Fîo- 
relli, en France les écrits de Ch. Lenormant, du duc de 
Luynes, de Longpérier; en Allemagne ceux de Julius Fried- 
lânder et surtout de Mommsen, qui, après quelques essais 
pleins de promesse, fit paraître en 1860 son Histoire de la 
monnaie romaine (édition allemande), dont la première partie 
contient une synthèse admirable de toutes ces questions. 

Plusieurs séries avaient été étudiées à fond, des idées gé- 
niales avaient ouvert des voies nouvelles; en même temps 
Tétudc de la métrologie qu'Eckhel avait jugée impossible, fut 
reprise par Vasquez-Queipo (1859), Mommsen (1860-1865), et 
Brandis (1866). Il était temps de résumer leurs travaux et de 
tenter enfin un classement général des monnaies par ordre 
chronologique. C'est là le principal mérite du livre de L. Sam- 
bon {Recherches sur les monnaies de la presqu'île italique^ 
Naples, 1863 et 1870), ouvrage très consciencieux et basé sur 
l'étude de nombreuses trouvailles que l'auteur avait eu le rare 
privilège de posséder. Son travail donna une nouvelle impul- 
sion: les trouvailles furent examinées avec plus de soin et les 
musées commencèrent à rédiger des catalogues raisonnes. 
C'est encore de Naples cjue vint l'exemple : Fiorelli en 1866 
et 1870, publia les catalogues du musée Bourbon (Collection 
Santangelo et Ancien fonds) dont Avellino avait déjà com- 
mencé la rédaction. En 1 873, Foole suivit avec son catalogue : 



PRÉFACE III 

Greek coins in the Britkh Muséum. — Itaty\ en France, un 
brillant écrivain, François Lenormant, commençait la publica- 
tion de son traite : La monnaie dans F antiquité (1879) et, sous 
forme de souvenirs de voyage, son étude sur la Grande- 
Grèce (1881), si riche en idées intéressantes.- A la même 
époque, un savant suisse, Imhoof-Blumer, commençait à 
prendre une place considérable dans le domaine de la numis- 
matique antique et publiait avec une rare exactitude les mon- 
naies inédites de la Grande-Grèce, portant un coup décisif à.la 
méthode surannée de confondre Thypothèse avec le vrai dans 
des dissertations alourdies par des éléments inutiles et ambi- 
gus. 

L'affluence des matériaux nouveaux détermina un savant 
jésuite, le P. Garrucci, à la rédaction d'un recueil conçu sur le 
plan de l'ouvrage monumental de Carelli et de Cavedoni ; la mort 
le surprit (6 mai 1885) au moment même oii il faisait imprimer 
les dernières feuilles, et l'ouvrage parut à la fin de Tannée 1885. 
Garrucci y fait preuve d'une grande érudition ; mais il s'est 
laissé entraîner à des hardiesses singulières dans le domaine 
épigraphique, et la confusion dans les poids et les prove- 
nances des pièces qu'il décrit, est très gênante. Il n'a tenu au- 
cun compte du classement chronologique des monnaies; il a 
ignoré les travaux de Hultsch sur la métrologie grecque Tels 
sont les justes reproches qu'on peut lui faire et que l'on trou- 
vera dans les articles critiques de Percy Gardner {Num. 
Chron., 1886, p. 168), H. Dressel {ZeiL fur Num,, t. XIV, 
1887), et A. J. Evans {The horsemen of Tarentum, p. 5). Mal- 
gré cela, l'œuvre de Garrucci a fait faire un pas considérable 
à l'étude de la numismatique de l'Italie antique. 

Dans cette courte revue des ouvrages qui ont marqué les 
étapes successives de nos progrès, il ne nous reste plus qu'à 
citer le volume de Head : Historia Numorum^ où est résumé 
avec une grande clarté Tétat de nos connaissances en 1887, 
puis l'excellent mémoire de M. A. Evans : The horsemen of 
Tarentum (1889). 



IV PRÉFACE 

Récemment, M. Dressel a publié, avec une compétence 
absolue, la première moitié du catalogue des monnaies d'Italie 
du Cabinet de Berlin, et M. Macdonald a décrit les séries du 
Cabinet de T Université de Glasgow. 

Je me propose de former un nouveau Corpus de ces mon- 
naies, d'essayer un classement chronologique plus complet, 
de reproduire par la gravure ou la photogravure le plus grand 
nombre d'exemplaires possible, de fournir des renseigne- 
ments précis et minutieusement contrôlés sur le poids, le 
module, la provenance de chaque pièce. 

J*ai suivi Tordre géographique des régions, mais non pas 
l'ordre alphabétique des villes, car je crois utile de donner au 
lecteur une idée précise des événements historiques qui ont 
influencé le monnayage de l'Italie ancienne. 

Moi-môme j'ai dessiné presque toutes les monnaies d'après 
les originaux et, dans le cas où je n'ai pu examiner ces origi- 
naux^ je l'ai dit. On trouvera aussi dans le texte quelques 
dessins de monuments et d'objets antiques, qui donneront un 
aperçu sommaire des arts, des industries et du commerce de 
chaque région, de l'importance de chaque ville. 

Le module de la monnaie (selon l'échelle de Mionnet) est 
désigné par un chiiïre qui suit l'indication du métal : Ny a, 
je.. J'indique aussi, après la description de chaque monnaie, 
les principales collections où se trouvent les exemplaires que 
j'ai vus ou dont j'ai eu connaissance; un petit astérisque si- 
gnale les pièces dessinées. 

J'ai cru utile d'établir le prix marchand des monnaies ; je 
donne deux chiffres : un minimum pour les pièces d'une con- 
servation moyenne et un autre, maximum, pour les exem- 
plaires en bon état de conservation ; on ne peut se prononcer 
sur la valeur exacte des fleurons que les amateurs se dispu- 
tent avec ardeur; de même, je m'abstiens de toute estimation 
des pièces dont l'authenticité n'est pas encore au-dessus de 
tout soupçon, de celles dont je n'ai eu connaissance que par 
les descriptions d'auteurs anciens. On trouvera parfois un 



PRÉFACE V 

écart sensible entre les deux chiffres; cela veut dire qu'il est 
difficile de trouver ces monnaies en bon état, ce qui vient en 
général de la longue durée de leur circulation. S'il y a d'au- 
tres motifs de détérioration (frappe défectueuse, type peu 
relevé, surfrappes fréquentes), je l'indique avec soin. 

A la fin du volume seront réservées une notice sur le mon- 
nayage italique et une sur celui delà Grande-Grèce, considé- 
rés dans leur ensemble; une revue bibliographique et plu- 
sieurs tables faciliteront les recherches. 

Je suis heureux de renouveler ici le témoignage de ma vive 
reconnaissance aux savants et aux amateurs qui ont bien vou- 
lu m'aider dans mon travail en me fournissant des empreintes. 
Je sens le devoir de mentionner spécialement MM. Babelon et 
de la Tour du Cabinet de France, MM. Head etHill du Cabinet 
de Londres, M. Ambrosoli, conservateur delaBrera, à Milan, 
et M. Pais, conservateur du Musée de Naples. 




Miroir étrusque de style archalstique. 




Chimère en bronze trouvée à Arezzo (Musée de Florence). 



ÉTRURIE 



L'Étrurie est arrivée à un très haut degré de civilisation et cette 
civilisation s'est maintenue pendant six siècles, s*assimilant les 
créations les plus géniales ou les plus utiles de l'Orient et de la 
Grèce, et luttant en même temps contre une ii;ivasion directe de 
rhellénisme. Mais si, chaque jour, de nouveaux monuments 
viennent nous éclairer sur Timportance de cette civilisation ita- 
lique et nous renseigner sur les coutumes et les usages de ce 
grand peuple, nous ne possédons malheureusement sur l'histoire 
politique des Étrusques que des textes épars où il n'est parlé 
d'eux qu'incidemment et à l'époque de leur déchéance complète. 
La puissance des Étrusques commence à être sérieusement at- 
teinte au début du v* siècle. Affaiblis par leurs propres dissen- 
sions et par le manque de cohésion dans leur organisation poli- 
tique; harcelés par les tribus pillardes des Ligures ; menacés au 
nord par les Gaulois, assaillis par Syracuse qui leur dispute l'hé- 
gémonie commerciale et politique en Gampanie et le long des 
côtes de la mer Tyrrhénienne, les Étrusques ne peuvent faire 
face, à la fois, à tant d'ennemis et peu à peu leur puissance 
s'évanouit. Us tentent un dernier effort en Gampanie, essayant 
avec l'appui de leurs anciens alliés, les Garthaginois, de s'empa- 



8 ÉTRURIE 

rer de Gumes (479 av. J.-C), devenue un des centres les plus 
importants de rhellénisme; mais la flotte étrusco-carthaginoise 
est repoussée par Hiéron de Syracuse et cette défaite met fln 
à la lutte. La victoire du tyran de Syracuse a un grand retentisse- 
ment en Italie et en Grèce et Pindare célèbre la ruine de TÉtru- 
rie. Les Samnites, entreprenant la conquête de la Gampanie, con- 
tinuent à détruire Tinfluence étrusque, jusqu'à ce qu'un nouveau 
et plus redoutable ennemi vienne achever la ruine de ce peuple. 

C'est surtout vers la fin du iv* siècle que la lutte entre Rome et 
rÉtrurie devient critique. L'Étrurie, démoralisée, toujours di- 
visée, perd successivement la plupart de ses places fortes ; trop 
tard, vers 300 av. J.-C., s'alliant aux Gaulois et aux Samnites, 
elle cherche à arrêter cette invasion préparée de longue main. 
Elle tente un dernier effort, de 283 à 281 av. J.-G., mais vaine- 
ment ; et à partir de 280 le nom des Étrusques ne figure plus sur 
les listes des triomphateurs romains. 

Le monnayage étrusque ne date que du commencement du 
V* siècle ; la classification des monnaies est encore incertaine (1). 

Écartant soigneusement les hypothèses trop hardies, je me 
suis occupé surtout à grouper ensemble les monnaies offrant les 
mêmes caractère^ de style et de poids; à la description de 
chaque pièce j'ai ajouté tous les renseignements qu'il m'a été 
possible de recueillir sur sa provenance, et j'ai pris à tâche de 
donner des dessins plus exacts que ceux qu'on a publiés jusqu'ici, 
avec une planche en phototypie de quelques-uns des plus beaux 
exemplaires connus. 

Ge n'est qu^en continuant patiemment ce travail qu'on pourra 
arriver à une classification qui, aujourd'hui, semble encore pré- 
maturée. 

Voici comment je crois pouvoir grouper ces monnaies : 



1. On a proposé les clasBements les plas disparates. Voyez principalement : 
L. Sambon, Recherches, Naples, 1863 et 1870; Gamurrini, Periodico Slrozzi, 1874, 
année K/; W. Deecke, Etruskische Forschungen, Heft 11, 1877; Head, Historia 
Numorum^ 18S7; Dressel, Catalogue de Berlin, 1884. Garnieci, dans une longue 
dissertation, Monele delV Italia antica, p. 43-46, examine minutieusement les trois 
questions du classement géographique, du classement chronologique et des systèmes 
monétaires ; mais ses conclusions sont très souvent fantastiques, et il n*est pas prudent 
de le suivre de trop près. 



ÈTRURIE 



MONNAIES D'OR 



1. — Monnaies primitives sans types. 

2. — Monnaies archaïques avec tête de lion. (Commencement 
du \* siècle.) 

3. — Monnaies avec tête juvénile. — Émissions de style gros- 
sier et émissions plus récentes (iv« siècle) de joli style. 

4. — Monnaie de la Collection Strozzi au type de l'hippocampe 
(fausse?). 

5. — Monnaies de style campanien avec les inscriptions 
Velzpapi et Velzu (nord de l'Italie?). 



MONNAIES D'ARGENT 

1. — Avec les inscriptions Thezi ouThezle (milieu du v*-iv* siècle). 

IL — Populonia (?). 

a) Système perse, vers 450. — Chimère (moitié lion, moitié ser- 
pent). 

à) Système euboYque, après 450. — Chimère (lion bondissant 
dont la queue se termine en serpent), i^ lisse. — Sanglier, i^ lisse. 

III. — Amphore et calmar. f{ lisse (sytème perse, fin du v® s.). 

IV. — Hippocampe et dauphins, i^ Cerbère. — Hippocampe et 
dauphins, if lisse (système perse remplacé plus tard par le sys- 
tème euboïque, iv«s.). 

V. — Unités avec une roue (système euboïque, iv« s.). 

VI. — Petites monnaies à revers lisses, avec un poulpe (sys- 
tème euboïque, iv** s.). 

VII. — Monnaies à revers lisse, avec une tète de lion de style 
grossier (système euboïque). 

VIII. — Monnaies à revers lisse, avec un lièvre courant à dr. 
ou une chouette (iv* s.). 

IX. — Petites monnaies attribuées à l'Étrurie. 

X. — Monnaies de Populonia (système euboïque). 

a) Didrachmes, drachmes et demi-drachmes avec le masque de 
la Gorgone et les chiffres X. A et <|| (2« moitié du v* s.). 



10 ÉTRURIE 

b) Didrachmes avec le masque de la Gorgone et le chiffre XX 
(iv« s.- l'* moitié du m"). 

c) Didrachmes à tète d'Hercule de face (fin du iv« s.-commen- 
I . cernent duui«). 

jL d) Didrachmes à tête de Minerve de face (fin du iv« s.-commen- 

m cément du m®). 

■ XI. — Drachmes ou deniers à tête de femme (Populonia ?), 

m (vers 360- commencement du m« s.) 

M XII. — Denier à tête virile laurée (Populonia ?), (vers 360-com- 

p mencement du m* s.). 

, XIII. » Deniers de Mbtl... 

I XIV. — Deniers de Curt... 

XV. — Deniers, quinaires, sesterces et unités h tête junévile 
(vers 340-250). 

XVI. — Quinaires à tête de Mercure (Populonia?), vers 350- 
250. 

XVII. -^ Quinaires à tête virile barbue (fin du iv« s.-commence- 
1^ ment du iri«). 

II XVIII. — Tétradrachmes de système perse à tête virile 

(iv« s.). 

XIX. — Monnaies du nord de rilalie avec inscriptions étrus- 
ques (2^ moitié du iv« s.). 



MONNAIES DE BRONZE 

SYSTÈME ROMAIN 

I. — Onces et demi-onces frappées, complétant la série des 
monnaies coulées {aes grave)y 2« moitié du iv« s.-commencement 
du iri«). 

II. — Monnaies de Populonia. 

a) Série de Tas triental (triens et sextans) {i^ moitié du iii« s.). 

b) Série de Tassextantaire (triens) (2® moitié du m^' s.). 

III. — c) Monnaie d*alliance = Populonia — Vetulonia — Ca- 
mars (?) (ra« s.). 

IV. — Monnaies de Vetulonia (fin du iv«-ni« s.) 

V. Monnaies avec flT • > (ni® s.). 



ÉTRURIE 



11 



SYSTÈME ÉTRUSQUE ET LITRAE FRAPPÉES SOUS L'INFLUENGB 
ÉTRANGÈRE 

I. — Vercnas (m* s.). 

II. — Peithesa (m* s., vers 268). 

III. — Monnaies à revers incus (style archaîstiqae de la fin du 
ni« s.). 

IV. — Incertaines : 

a) Tête d*Apollon. i{ Croissants et astres. 

b) Tête de Nubien, ij Éléphant. — Tête juvénile coiffée d*une 
dépouille de chien, i^ Chien (ni« s., avant 250). 

V. — Cosa Volcientium (m* s.). 




Placage d*un char étrusque du vi* s. (Coll. Dutuit). 








Dessin au Irait sur une ciste étrusque du iii« s. 



MONNAIES D'OR 



I. — Pendant presque tout le vi« siècle, le numéraire des mar- 
chés étrusques se composait de monnaies étrangères, spéciale- 
ment de celles d'Asie Mineure, et il en a été trouvé un certain 
nombre dans différents endroits de TÉtrurie (1). 

A côté de ces monnaies étrangères on se servait probablement 
de petites lentilles d'or, donnant une échelle proportionnée de 
poids, mais n'ayant aucun type, et de lingots informes d*aes rude 
ou de morceaux taillés dans ces lingots (2). 

II. — Les premières monnaies en or, avec type en relief, fu- 
rent frappées, vers le commencement du v«; elles sont à revers 
lisse et montrent, à l'avers, une tête de lion, la gueule ouverte, 
la peau se contractant, le poil hérissé, type que nous retrouvons 
sur des monnaies d'Asie Mineure et de plusieurs colonies pho- 
céennes (trésor d'Auriol). Ce type, du reste, tenait à cette époque 
une place importante dans l'art décoratif et dans le symbolisme 
religieux des Étrusques (3). 

1. Le commerce phocéen s'est surtout répandu sur les côtes de la Ligurie et dans 
le voisinage des bouches de l'Amo. Voyez Periodico Slrozzi^ VI, fasc. Il, une inté- 
ressante trouvaille faite à Volterra, contenant des monnaies étrusques en or et soixante- 
quatre pièces en argent d'Asie Mineure ou massaliotes (types du trésor d'Auriol), 
étudiée par Gamurrini ; mais on en trouve isolément de très anciennes. Voyez Deecke 
dans MuUer, Etrusker, 

2. Les as les plus lourds de la série étrusque, émis probablement pendant la pre- 
mière moitié du iv« s., pèsent 206 gr. 

3. Voyez les ornements en bronze du V]« s. : extrémité de timons de char, poignées 
appliques (Froehner, Coll. Dutuil). Comparez aussi une monnaie du trésor d'Auriol 
(H. de la Tour, Allas, pi. I, 292). 



ÉTRURIE 13 

Ces monnaies d'or portent des marques de valeur : 4, =: 50 
(2 gr. 85) - AXX = 25 (1 gr. 42) - >||X = 12 1/2 (0 gr. 72), et 
leurs poids, divisés par les indices de valeur, donnent un poids 
d*or unitaire de gr.057, qui équivalait àOgr. 85 d'argent (litra) 
et à 213 gr. 75 de bronze (1), si, comme on a tout lieu de croire, 
le rapport entre les métaux était de 1 : 15 : 250. 

III. — Une autre série de monnaies d'or porte les marques de 
valeur : AXX = 25 (l gr. 40) et X (0 gr. 57). On trouve ces pièces 
surtout aux environs de Populonia; elles sont à revers lisse et 
ont pour type une tête juvénile. Les premières émissions sont de 
style grossier; les plus récentes d'un style très gracieux, influencé 
probablement par les monnaies massaliotes du milieu du iv* 
siècle (2). 

Elles ont évidemment une valeur nominale égale à celle des 
pièces à la tète de lion ; mais dans les dernières émissions on 
constate une forte augmentation de Faloi d'argent qui donne à 
For une couleur pâle. 

Cette série doit être rapprochée de celle en argent que nous 
décrirons au § XV. 

IV. — Garrucci a indiqué dans le Supplément de son ouvrage 
(Monete del l'Italia antica, p. 185) une monnaie d'or de la Coll. 
Strozzi de Florence, ayantd'un côté un hippocampe et l'indice A ; de 
l'autre^ des étoiles. Je n'ai pas pu examiner cette monnaie; je ne 
puis donc pas me prononcer sur son authenticité. La sigle A» pour 
un poids de 2 gr. 75, montre qu'on a voulu indiquer la valeur en 
argent, et, sur la base d'un rapport entre l'or et l'argent de 1 :15, 
elle indiquerait des didrachmes du système euboïque affaibli 
(8 gr. 25). Il est vrai que dans la série des monnaies d'argent à 
l'hippocampe nous trouvons quelques pièces appartenant au sys- 
tème euboïque (drachmes et demidrachmes) et cet étalon semble 
avoir remplacé, pendant le iv® s., l'étalon perse. 



1. M. Soutzo, Introd. à Vétude des monnaies de Vllalie antique^ ne tenant 
aucun compte du style des différentes monnaies, s'efforce de prouver qu'elles valaient 
toutes 50, 25, 12 1/2 as de 109 gr. 44 (as triental). 

2. Voyez H. de la Tour, AUat, pi. il, no 580. 



14 ÉTRURIB 

V. — Depuis longtemps on a connaissance de deux monnaies 
d*or, Tune avec Tindice XX = 20 (4 gp. 67), l'autre avec A = 5 
(1 gr. 15), qui semblent avoir été frappées en Étrurie ou dans le 
nord de l'Italie, pendant la seconde moitié du iv* siècle. On a 
proposé d'attribuer ces monnaies à Felsina (Bononia) et à Vol- 
sinii (Bolsena) ; elles ont, Tune (1) l'inscription Ifl Afl C^3^ (Velz- 
papi) que Garrucci transcrit d'une manière erronée : IHflMC^SR 
(Felznani) et l'autre V243=|. Le poids unitaire est de gr. 233. 
M. Head (2) croit que vers le milieu du iv® siècle le rapport légal 
de l'or à l'argent, troublé par la richesse des mines découvertes 
en Macédoine, sous le règne de Philippe II, a été presque par- 
tout, subitement, abaissé de 1 : 15 à 1 : 12; Mommsen (3), au 
contraire, est d'avis que ce rapport, en Sicile, a été légalement 
maintenu de 1 : 15. Je doute que les monnaies avec les inscrip- 
tions Velzpapiei Velsu soient antérieures à 350 av. J.-C; dans 
tous les cas elles semblent indiquer un rapport de 1 : 16, et 
gr. 2335 d'or équivalent à 3 gr. 70 d'argent, soit un denier 
étrusque de poids réduit, une drachme campanienne, et dès 
350 av. J.-C. environ une drachme massaliote. 

Si ces monnaies sont étrusques, cette orientation vers le système 
campanieu peut s'expliquer aisément, les marchés étrusques ayant 



1. Elle a été publiée pour la première fois par Friediftnder {Beilr., pi. V, n^ 3). 
M. Deecke (o. c.) doute de son authenticité, puis, se ravisant, expliqua Tinscription 
comme nom d'homme : prénom (Vel), prénom paternel (z) et nom (Papi). KlQgmann, 
Bull. InslilvlOy 1877, reproche à Deecke les doutes émis sur cette pièce. Bt. Soutzo, 
0. c, p. 57, propose de la « restituer à la Campanie ». Friediftnder, Zeilschr, 
f. Num.^ 1817, rapproche Tinscription de cette pièce des légendes inscrites sur des 
imitations des drachmes massaliotes. Deecke observe que la forme du p n*est pas 
étrusque, mais pluti)t osque ; il y a pourtant en Étrurie une forme de p arrondi qui 
s'en rapproche un peu. L'autre monnaie est connue depuis le commencement du siècle 
dernier. Lenormant, L. Sambon, Poole, Head, Garrucci, Hill tiennent ces monnaies 
pour authentiques . La petite ne semble avoir aucun rapport avec le statëre au chiffre 
XX; elle est d'un dessin maigre, presque sans relief; tous les exemplaires que j'ai 
examinés proviennent du même coin ; Tor est d'un alliage différent de celui du sta< 
tère. cvidemment IflAflI^^S^ et V8^3rl ne peuvent pas désigner la même 
chose. 

2. Syracuse, Num. Chi'on,, 1874. Voyez aussi à ce propos Hultscb, Griech, und 
rôm. MeirologiSi Berlin, et G. J. Bill, A Handbook of gretk and roman coins f 
Londres, 1899. 

3. HisL de la monnaie romaine^ 1. 1, p. 131. 



ÉTRURIB 



15 



passé aux mains des villes campaaiennes, dès le milieu du iv* siè- 
cle (1). 



1. Les objets de provenance étrangère que Ton trouve en Toscane, pour celle 
époque, sont presque tous de slyle campanicn et souvent accompagnés de monnaies 
campaaiennes {Gazette arch., 1879, p. 45; ButL Insliluto, 18S0, p. 50, etlH, lf)8l, 
p. 26); on peut aussi penser aux relations avec Marseille. Hil! (Handbook ofgreek and 
roman coins) met ces monnaies d*or en relation avec les monnaies dVgent que nous 
décrivons au § XVIIl, ce qui donne un rapport entre Tor et l*argeut de 1 : 10. 




Ciste étrusque trouvée à Capoue (coll. Sambon). 



16 ÉTRURIE 



MONNAIES D'ARGKNT 



Les monnaies d'argent font leur apparition vers 450 av. J.-C. ; 
les unes appartiennent au système perse (1) — et ce sont en gé- 
néral les plus anciennes — les autres au système euboïque (2). 

On a cherché à déterminer les relations commerciales qui 
avaient introduit en Étrurie ces deux systèmes monétaires. 
M. Deecke pense que les pièces de 22 gr. 92, 11 gr. 45 et 5 gr. 70 
dérivent de Tétalon perse; Head (3), suivant L. Sambon (/fecAer- 
chei^ p. 57), propose l'étalon éginélique affaibli, qui aurait été 
transmis par Corcyre. Pour les monnaies de 16 gr. 80 on s'ac- 
corde à les rattacher à l'étalon euboïque introduit parle com- 
merce syracusain. 

L'Étrurie au v"" et au iv« siècles, a eu évidemment des relations 
suivies avec Syracuse; mais nous trouvons d'autres relations com- 
merciales au cours du iv* siècle. 11 ne faut pas non plus perdre de 
vue que les deux étalons, euboïque et perse (ou éginétique affaibli), 
étaient simultanément en usage à Chypre, pendant le v* siècle; 
que dans cette Ile on a frappé, à une époque très ancienne, des 

1. Le sicle perse pesant 5 gr.60 fut ÎDauguré par Darius, fils d*Hystaspe (541-485) ; 
il est deTenu populaire chez les Grecs sous le nom de 9icle médique. Xénophon dit 
que le sicle valait 7 i/2 oboles attiques {Anab., 1, 5,6); Photius et Hésychius, d'après 
d'anciennes sources, donnent au sicle la valeur de 8 oboles attiques. Lenormant pro- 
pose de lui donner, d'après Hérodote, le nom de drachme babylonienne. Ce sicle ou 
drachme perse de 5 gr. 60 était la moiUé du statère d'argent de 11 gr. 20. Voyez 
Hultsch, MelroL, p. 486 = E. Babelon, Perses Achéménides^ inlrod. p. ix, et Trailé^ 
p. 447. 

2. Ce système a été étudié par H. Xmhùol'hXumec^ Le système monélaire euboïque, 
Annuaire de la Soc. française de Num., 1882. L'ancien statère euboïque pesait 
8 gr. 70. Le système euboïque fut adopté à Athènes lors de la réforme de Selon. 
Syracuse et d'autres villes siciliennes adoptèrent le système euboico-atlique et c^est 
probablement par l'entremise de Syracuse que ce dernier se répandit en Étrurie. 
Voyez Head, Hist. Num., Introd. ; Hultsch, Grieck. und rôm. Métrologie, Berlin. 

3. Historia Numorum. lutr. uv, Head fait allusion an commerce de l'ambre avec 
Corcyre (0. Maller, Die Elrusker, I, 42, p. 266) ; mais ces relations commerciales 
eurent lieu à une époque très ancienne. 



ÉTRURIE 17 

moDQaies à revers lisse (1) (à Soli (?), à Salamine et dans Vile de 
Céos) (2) dont quelques-unes ont été publiées comme étrus- 
ques (3), et que dans la série des monnaies attribuées à Soli on 
trouve des types présentant une certaine analogie avec ceux em- 
ployés par les Étrusques. 

Les comptoirs phéniciens de Chypre et de la Lycie ont eu peut- 
être sur rÉtrurie, avant le v^ siècle, une influence plus grande 
que celle qu'on semble leur accorder aujourd'hui. Chypre surtout, 
placée au centre des grands courants de la civilisation antique, 
devenue une des principales étapes pour le commerce lointain 
des Phéniciens, a dû avoir des rapports fréquents avec TÉlrurie. 

Pendant le iv* et le m* siècle Napleset Marseille se disputèrent 
aussi les marchés étrusques. 

Les monnaies du système perse, se divisent en cinq groupes : 
§ L — Une première série de système perse porte le nom 
d'une ville, rhezle (4). Les plus anciennes monnaies de cette 
ville (tétradrachmes de 11 gr. 30 environ) ont, d'un côté^ une 
Gorgone en fuite (5j, type fréquent dans l'art archaïque étrusque ; 
de l'autre une roue. Sur un didrackme d'époque plus récente (du 
commencement du iv* s.), no us voyons une tête de trois quarts entre 
deux serpents, et, au revers, un sphinx assis, de très joli dessin. 
La tête, gauchement modelée, semble avoir une expression de 
tristesse. Garrucci, évoquant des détails du mythe thébain, vou- 
drait y voir une tôte d'Oedipe. Enfin une troisième monnaie de 

1. De récentes trouTailles montrent que ces monnaies chypriotes à rcTCrs lisse 
étaient beaucoup plus abondantes de ce qu'on croyait jusqu'ici. 

2. Babelon, Lm Per.fe^ Acfiém.^ pi. XVi et p. 83; Wroth, Crète and Aegean 
iêlands, 

3. Garrucci, LXXl, 25. 

4. L'attribution à Faesulae de ces monnaies doit être abandonnée ; elle était due 
à une mauvaise lecture de la légende (0E^U); Fabretti, C. /. //., p. 431 . On a sup- 
posé que quelques-uns des types représentés sur ces monnaies avaient rapport au culte 
d*une divinité lunaire ^la Gorgone, la tète de vache. Voyez Head, GiUdef p. 29 et 48; 
BôtUger, Kunslmyth., I, 425 ; Preller, Gr. Mylk., 2« éd., li, p. 47), et d'autres au 
culte d'un dieu Soleil (la roue) ; Roscher, Die Gorgonen und Verwandles, voit dans 
la légende de la Gorgone un mythe météorologique ; la victoire de Persée serait celle 
du héros solaire qui tue le démon de Torage. M. Milani dans ses hypothèses hardies 
de la persistance de prototypes pré-helléniques est revenu à l'ancienne théorie. 

5. Ce type diffère de celui, gréco -asiatique, qu'on trouve généralement en Étrurie,' 
parce que la Gorgone est vètuo d'uu long pcplos qui lui descend jusqu'aux chevilles. 



18 ÉTRURIE 

cette ville — probablement de la fia du iv» s. — pèse les 5/6 
du té tradrachme perse : d'un côté est une tête de bœuf (semblable 
à celle que Ton voit sur un semis de Vaes grave^ attribué au La- 
tium) (1) avec l'inscription QEZVEj et de l'autre un hippocampe. 

§ II a). — Une deuxième série — très rare, — composée de sla- 
tères et de tiers de statère à revers lisse a pour types un monstre 
moitié lion, moitié serpent (chimère] (2) ou la tète seule du 
monstre se dressant menaçante (3). 

Ces monnaies pourraient représenter le début du monnayage 
de Populonia, car tous les exemplaires dont on connaît la prove- 
nance ont été trouvés près de cette ville. A en juger par le style 
et par plusieurs détails du type, ces monnaies doivent appartenir 
à la même ville qui, quelques années plus tard, a fait frapper 
les monnaies de système euboîque avec un lion prêta bondir, que 
nous décrivons au § II 6. 

Bompois (4) et Garrucci (5) donnent un mauvais dessin de la 
monnaie de système perse du G. de Gotha; je dois à l'obligeance 
du savant conservateur du G. de Gotha, B. Pick, une empreinte 
qui me permet d'en fournir un plus exact. La queue du monstre 
se termine par une tête barbue de serpent, comme sur les mon- 
naies de système euboîque. 

§ III. — Sur les monnaies d'une troisième série, appartenant 
au système perse, et également à revers lisse, est dessinée une 
amphore d'où sort un calmar {loligo) agitant ses nageoires et ses 
tentacules. 

Garrucci (6), se basant sur une similitude de mots et sur une 
tradition assez incertaine, attribue ces monnaies à Fisc. Il fait 
observer qu'une tradition rapportée par Pline (7) et par Ceton (8) 

1. Garrucci, XLIV, 1. 

2. C'est ainsi qu'Ovide décrit la Chimère, Mélam, IX, 647-649. 

3. Cette monnaie, dont nous donnons pour la première fois le dessin, fait partie de 
la Coll. Mazzolini au C. de Florence ; elle a été trouvée en deux exemplaires aux 
environs de Populonia. 

4. 0. c, n. 6. 

5. 0. c, pi. LXXI, 21. 

6. 0. c, p. 49. 

7. m, VIII, 1. 

8. Servius ad Virgil., Aen,, X, 169 s. 



ÉTRURIE 19 

attestait que Fise avait été fondée par les Grecs dits Teutaniy Teu- 
lones ou Teutae, et qu'elle avait été d*abord nommée Teuta ; en- 
suite, par les Lydiens qui s*y établirent Iltcai. C'est pourquoi il 
rapproche du nom Teuta^ le symbole du calmar, nommé TsuOtç ou 
Tcu(>oç par les Grecs. 

J'ai peu de goût pour les jeux étymologiques; mais deux de 
ces rarissimes monnaies ont été réellement trouvées aux en- 
virons de Pise. 

§ IV. — Une quatrième série nous conduit encore au système 
euboîque remplaçant le système perse. Les monnaies de cette 
série appartenant au système perse ont pour type un hippocampe 
nageant et entouré de dauphins. Le revers est lisse sauf sur un 
exemplaire, jusqu'ici unique, du G. de Londres, sur lequel, dans 
un encadrement en relief, semblable à celui de certaines monnaies 
macédoniennes du iv® siècle, est représenté Cerbère tricéphale. 
Ces monnaies sont suivies de drachmes et de demi-drachmes du 
système euboîque, à revers lisse et au type de l'hippocampe. La 
drachme porte la marque «, la demi-drachme <. 

Je donne ici le dessin d'une bague en or, du ni" siècle, trouvée 
en Étrurie (Coll. E. Warneck, Paris) qui a un type analogue à 
celui de ces rares monnaies étrusques, c'est-à-dire Thippocampe 
nageant et entouré de dauphins. 




§ XVIII. — Il y a, enfin, une cinquième série de monnaies frap- 
pées selon le système perse; celles-ci sont généralement à revers 
lisse et ont pour type une tète laurée, tantôt barbue, tantôt im- 
berbe. L. Sambon (l),Deecke (2) et Klagmann(3) les considèrent 
comme très anciennes, frappées entre 500 et 450 av. J.-C. Je les 

1. 0. c, p. 58. 

2. 0. c, p. 

3. BuileUino delV Inslilulo, 1877, Rome. 



20 ÈTRURIE 

croiâ beaucoup plus réceotes et probablement du iv* siècle (1). 
Leur style lourd et arriéré peut tromper au premier abord. Les 
dernières émissions ont au revers une roue occupant un petit 
espace de la face lisse, le style de la tête rappelle certaines 
contrefaçons gauloises des tétradrachmes macédoniens (2). Je 
crois que pour l'attribution de cette série il faut chercher dans 
le nord de TÉtrurie et que Ton peut penser à Felsina (Bononia)- 

Les monnaies de système euboïque se divisent en plusieurs sé- 
ries : 

§ II b). — A côté des monnaies de système perse, du milieu du 
\^ siècle, nous trouvons des tétradrachmes de système euboYque, 
qu'on peut attribuer à Populonia (3) ; on y voit un lion se ramas- 
sant sur lui-mémo, prêt à bondir sur sa proie, et c'est une noble 
image copiée, sans doute, de quelque ouvrage célèbre gréco-asia- 
tique, puisque nous en retrouvons ailleurs des exemples presque 
contemporains : à Chypre (statère d'un roi incertain, frappé à 
Soli (4) après 450 av. J.-C.) et à Vélie de Lucanic. 

Un autre tétradrachme de système euboïque a pour type un 
sanglier courant sur des rochers (5). 

§ IV. — Nous avons déjà vu, en parlant de monnaies de sys- 

, 1. Le système perse dure en Asie Mineure jusqu'à la conquête d'Alexandre le 
Grand. En Macédoine il fut introduit vers la fin du v* siècle et abandonné sous le 
règne de Philippe II. 

2. Voyez les monnaies des Boii de la Transpadane (H. de la Tour, Allas^ Les mon- 
naies gauloises). Les Étrusques allaient fréquemment en Gaule et s'avançaient pro- 
bablement jusqu'aux tles Cassitérides à la recherche de Tétain nécessaire pour la 
fabrication du bronze. 

3. L'exemplaire du Brilish Muséum a au revers des traces peu distinctes d'une 
inscription, et les éditeurs du catalogue, paru en 1873, se sont prudemment abstenus 
de toute lecture ; Garnicci avec son audace habituelle en matière épigraphique a pro- 
posé d'y lire R03M (Ncthu),eten a même tiré une nouvelle ville étrusque, Nethuna. 
Je donne une reproduction en phototypie de cette pièce au n» 2 de la planche. Ces 

lettres semblent être Vi^; mais il est difficile de dire si l'inscription est ainsi com- 
plète, et si elle n'est pas due à une surfrappe. Tous les autres exemplaires ont le re- 
vers lisse. 

4. Babelon, pi. XXI, 12. 

5 Voyez une monnaie frappée à Ascalon vers 350 (Babelon, pi. VI1I,3) et qui porte 
un lion courant sur des rochers. 



ÉTRURIE 21 

tème perse de celle rubrique, que les dernières émissions au 
type de l'hippocampe furent frappées sur le système euboïque. 

§ V. — Je publie, pour la première fois, les dessins de quatre 
intéressantes petites monnaies au type du poulpe, trouvées 
dans le voisinage de Populonia. Ces monnaies faisaient parlie de 
la Coll. Mazzolini; trois d*entre elles sont aujourd'hui au C. de 
Florence, une quatrième est passée dans la Coll. Maddalena; elles 
ont été trouvées dans le voisinage de Populonia. Le poulpe est 
dessinée sur les litrae et sur les premières monnaies de bronze de 
Syracuse. 

§ VI. — Souvent aussi on a trouvé, près de Populonia, de pe- 
tites monnaies ayant d'un côté une roue, de Tautre le chiffre | 
ou le champ entièrement lisse. Ces monnaies appartiennent à 
deux classes, la première donnant un poids de gr. 85 environ, 
équivalant à la litra sicilienne et à 1/10 du slatère. de Populonia, 
au type de la Gorgone, que nous décrirons plus loin ; la seconde 
donnant la moitié du poids précédent. Ces pièces furent frappées 
probablement pendant le iv* siècle, bien que leur type fasse croire 
à une frappe plus ancienne. On peut les rapprocher des as à la 
roue de celte même forme (voyez Garrucci, LU, 3; LUI, 1). 

§ VIL — Au IV* siècle doivent être attribuées également deux 
rares monnaies ayant l'une un lièvre courant à droite, l'autre une 
chouette posée à gauche, la tête de face. 

Je laisse de côté la curieuse pièce au type du chien endormi. 
Bompois (1) et Garrucci (2) désignent le Musée de Volterra comme 
dépositaire de cette monnaie ; mais depuis longtemps elle ne figure 
plus dans ce musée et il est probable qu'elle aura été rejetée 
comme fausse. 

§ VIII. — Une autre monnaie très rare a une tête de lion, la 
gueule ouverte, la langue tirée. Elle a été publiée par Millingen 
{Considérations) et pèse 1 gr. 08. Elle est d'un travail grossier et 

4. Reoue archéologique^ 1879, pi. XVIII, 11. Voyez aussi l'ancien catalogue Hunter. 
2. Italia anliea, p. 49. Voyez aussi Micali, o. c, pi. LIX, 7. 



22 ÉTKURIB 

il est difficile d*en préciser Tépoque. Sod poids semble indiquer 
une date récente. 

§ IX. ^ On attribue à TÉtrurie plusieurs petites monnaies à 
revers lisse dont nous donnons la description au § IX. 

Quelques-unes des pièces publiées par Garrucci, pi. LXXI, 
25; LXXIH, 24, 25, ^6 (?), semblent ne pas appartenir à TÉtru- 
rie. 

§ X. — Le monnayage de Populonia est réglé sur le système 
euboîque. Il est très abondant et s*étend depuis la seconde moitié 
du V* siècle jusque vers la fin du iii«; quelques-unes de ces mon- 
naies portent, dès la fin du iv« s., l'inscription flMV^iVi (Pu- 
pluna). Populonia, qui, vers le i*' s. av. J.-C, n'était qu'une toute 
petite ville — Strabon (1) la désigne par le mot tcoX{xviov — a dû 
avoir une très grande opulence et importance commerciale à une 
époque antérieure et la source de cette richesse était le fer 
qu'elle retirait de Ttle voisine d'Elbe. Ses monnaies les plus an- 
ciennes sont celles au masque de la Gorgone (2). Head place 
vers 480 av. J.-C. les premières émissions (3) et les met à côté 
des dernières émissions de TEubée à ce même type. Mais le dessin 
du masque, tout en étant emprunté à l'art de transition de la 
première moitié du v« s. (bouche ouverte, langue tirée, rictus sans 
exagération, chevelure divisée en bandeaux et quelquefois légè- 
rement ébouriffée) me semble d'une allure plus récente. Du 
reste, si difficile qu'il soit de suivre les évolutions d'un type sty- 
lisé et immobilisé, il me parait difficile d'admettre avec Head que 
le type du Gorgonéion, accompagné du chiffre XX, ait été exécuté 
de 350 à 268, et celui avec le chiffre X» dès 480 ; car le didrachme 

i. Geogr., lib. V, cap. ii, 6. 

2. Gennarelli {La monela primitiva^ p. 81) et L. Sambon pensaient que ces mon- 
naies ayaient cours dans une grande partie de rÉinirie. Falchi en a trouvé à 
Velulonia ; mais il pense que ce sont des imitations locales (Nolizie degli Scavi^ 
1894 et 1993). On a signalé une trouvaille de didrachnies avec le Gorgonéion, faite 
dans le duché de Posen, qui indiquerait la route suivie par les négociants étrusques 
à travers le continent européen. Voyez Duruy, HisL des Romains, 1879, vol. 1, 

p. LXIX. 

3. Un des exemplaires les plus anciens est probablement celui du C. de Londres 
(Hill, Handbook). Sur les premières émissions le masque est d^un beau relief. 



ÉTRURIE 23 

avec UQ seul X est peu abondant et ne subit pas de notables mo- 
difications de style. Il faut aussi considérer que le Gorgonéion, 
depuis une époque très reculée, est resté immobilisé dans Tart 
étrusque avec tous ses détails archaïques. 

Je pense, par conséquent, que le didrachme avec un X appar- 
tient à la seconde moitié du v« s., et celui avec deux X à la se- 
conde moitié du iv<» siècle et à la première moitié du m" (1). 

Pour ce qui concerne l'évolution de ce type, je ferai remarquer 
que les monnaies à revers lisse alternent avec celles à relief; c'est 
pourquoi je considère le n* 16 avec l'indice XX et le revers, avec 
type en relief, comme suivant de très près les monnaies avec un 
seul X> malgré que, dans la description de ces pièces, j*ai été 
obligé de les séparer par une longue énumération de monnaies à 
revers lisse, dont quelques-unes semblent d'une époque assez ré- 
cente. Le n® 15 a les cheveux en spirales comme sur des modèles 
anciens, mais il est également de frappe récente. On en a trouvé 
un exemplaire à Vetulonia, un autre à Populonia même. 

La signification des chiffres X et XX» inscrits sur des monnaies 
au type du Gorgonéion et de poids presque égal, a provoqué de 
nombreuses dissertations (2), et la solution du problème n'est pas 
aisée, car elle dépend d'autres questions qui n'ont pas encore 
été définitivement éclaircies. 

Les monnaies avec un seul X ont dû être taillées d'abord sur 

le pied euboîque et atteindre au moins le poids de 8 gr. 40, bien 

que jusqu'ici je ne connaisse qu'un seul exemplaire s'approchant 

de ce poids (3) ; un certain nombre (à fleur de coin) pèsent 

7 gr. 80 à 7 gr. 30 et un exemplaire du G. de Berlin (également à 

f. d. c.) pèse seulement 6 gr.92. On a dit que ces monnaies, portant 

l'indice Xi s'échangeaient contre 10 litrae ou 10 as ; mais les 

uns ont attribué à cet as le poids de 210 gr., en supposant entre 

/8er 40 V 250 \ 

l'argent et le bronze un rapport de 1 : 250 ( ^ ' /^ = 210j; 

1. Voyez une curieuse contremarque sur une monnaie d'Histiaea en Eubée (ii* siècle) : 
J. de PoTillOi Monnaies trouvées en Crète. Revue Num,, 1902. 

2. Voyez Head, Hist. Nwn , p. 11; Soutzo, o. c, p. 47-49; Uill, Handbook; fr. 
Hultsch, Gr. und rôm Métrologie, Berlin. 

3. M. Soutzo prétend que le poids normal du premier denier étrusque était de 
9 gr. 08 1 (p. 38 et 53). 



24 ÉTPURIE 

et les autres (1) de 102 gr., basant leurs calculs sur un rapport de 

. 4nA/ ^gr. 50X120 .^ \ 
1 : 120 I — = 102 gr. ). 

Les diadrachnaes avec un seul X semblent appartenir à la se- 
conde moitié du v* siècle et il me paraît peu probable qu'on ait 
voulu indiquer, dès le début, le rapport direct avec la monnaie de 
bronze; car Vaes grave étrusque ne semble pas très ancien. Le 
chiffre X indiquait probablement à cette époque le rapport légal 
avec une unité de compte correspondant à la litra d*argent sici- 
lienne; c'est bien plus tard qu'il servit à désigner la somme 
eifective de dix as sur des pièces de 4 gr. environ. 

Les monnaies marquées de deux X pèsent d'abord environ 
8 gr. 40 à 8 gr. 50. Elles indiquent le choix d'une unité monétaire 
pesant la moitié de celle qui était en usage précédemment. On a 
suggéré que la valeur du bronze aurait été réduite de moitié et 
que pour cette raison on aurait doublé la valeur nominale du 
nomos d'argent. L'indice XX indiquerait 20 as de 50 gr. 

(8 40 V 120 \ 

-^ — ^ =z 50 j . Sur quelques exemplaires on lit le chiffre VX, 

et au moment où le chiffre change sur la monnaie d'argent on 
augmente ou, du moins, on règle mieux le poids de cette monnaie; 
mais nous n'avons pas d'éléments suffisants pour trancher la 
question et le champ reste ouvert aux hypothèses (2). 

Tout ce que nous pouvons affirmer c'est qu'il existe de nom- 
breuses petites monnaies étrusques pesant gr. 40 à gr. 45 
(n"* 27, 34, 90) ; qu'à un moment donné ces petites pièces ont dû 
s'échanger contre un as de 50 gr. environ et que, au m* siècle, la 



1. Soulzo, 0, c, p. 48. 

2, L'étude de Vaes grave étrusque du iv« et du m^ s. nous montre que partout en 
Étrurie le poids de l'as, de 218 gr., diminue rapidement et qu'il tombe jusqu'à 96 gr. 
et même à 60 gr. Les séries au poids de 218 gr. sont même si rares, qu'on ne peut 
pas leur accorder une très longue durée ; mais il est excessivement difficile de pré- 
ciser répoque où commencent ces diminutions cl la durée de chacune. 11 y a tout 
lieu de croire que Tcvolutiou de l'as étrusque a été en rapport avec celle de l'as 
latin ; mais là aussi règne la plus grande confusion. Tandis que M. Bahrfeldt, 
avec d'excellents arguments, s'efforçait de prouver que dès 304 l'as romain devait 
être réduit presque au poids du semis et qu'en 268 av. J.-G. la réduction sextantaire 
était inaugurée (Geschichle des dileren rômiscfien MUnzwesens, Vienne, 1883}, 
M. Milani reportait à 263 av. J.-C, au lieu de 268, la réduction trientale. 



ÉTRURIE 25 

monnaie de bronze de Populonia était complètement asservie au 
système monétaire du Latium. 

On a trouvé quelques rares fractions du didrachme avec le 
Gorgonéion; ce sont les fractions de la monnaie au chiffre X* Les 
unes, au chiffre A, pèsent 4 gr. 15 et 4 gr. 10; les autres avec ||< 
(2 j) pèsent environ 2 gr. Mais si Ton possède les fractions de ce 
premier didrachme si peu abondant, on ne connaît, d'autre part, 
aucune fraction du didrachme au chiffre XX» dont les émissions 
au type du Gorgonéion sont si abondantes. On pourrait en cou- 
clure que, à partir du iv« siècle, les fractions portent des. types 
différents de celui du didrachme. Sur le denier, probablement, la 
tète virile laurée ou une tête de femme parée de bijoux (1); sur 
le quinairey la tète de Mercure (2). 

Les didrachmes avec le Gorgonéion et le chiffre XX ont souvent 
au revers un type en relief : d'abord des lignes croisées (3) plus 
ou moins régulières, sans signification, ensuite deux caducées, un 
poulpe, etc. Les dernières émissions (n*>' 26 et 27) ont l'inscription 

Ces didrachmes sont souvent mal frappés et il est difficile d'en 
trouver dont le type soit bien détaillé ou dont la légende soit 
complète. 

Le chiffre XX est souvent accompagné ou entrecoupé d'anne- 
lets, de globules ou de barres que Garrucci (4) rapproche de celles 
employées par les Phéniciens, également précédées ou suivies de 
signes qui n'altèrent pas la valeur du chiffre, mais qui servent à 
indiquer une valeur numérique. 

J'ai attribué sans hésitation à Populonia les didrachmes avec 
une tête d'Hercule de face, à cause du style et de la provenance 
de ces pièces. Le type de l'Hercule est celui des Ioniens, imberbe 
ou avec barbe à peine naissante; il rappelle aussi certaines terres 
cuites chypriotes. 

1. §§ \I et XII. Ces monnaies calquées sur les didrachmes napolitains de 360-350 
av. J.-G. peuvent fournir un élément chronologique pour la réforme du nomos de 
Populo uia. 

2. § XVI. Il 7 a trois séries à ce type; une du poids de 4 gr. environ, se rattachant 
au didrachme avec un seul X ; une seconde, de 2 gr. environ se rattachant au di- 
drachme avec XX et une troisième pesant seulement gr. 90. 

3. Voyez la conjecture de M. Dressel sur ces lignes (cat. de Berlin^ p. 36). 

4. llalia anlica, p. 46 et 50. 



26 ÉTRURIE 

Un autre type, sûrement de Populonia, car il est parfois accom- 
pagné du nom de la ville, est celui de la têt« de Minerve de face» 
coiffée d'un casque à trois aigrettes. C'est une tardive réminis- 
cence des belles monnaies syracusaines gravées par Kimôn et 
des didrachmes d'Héraclée en Lucanie, et c'est probablement par 
suite du commerce macédonien et grâce à la lourde image gravée 
sur les monnaies du roi Audoléon de Péonie (315-286 av. J.-C), 
que ce type apparaît sur la monnaie étrusque. Du reste, les gra- 
veurs maladroits qui Tout dessinée, ont trouvé des monnayeurs 
également inhabiles, car cette image est presque toujours d'une 
frappe défectueuse. 

Une de ces monnaies porte l'inscription : N4I : PVhPVNA •' VEi 
On en connaît trois exemplaires avec légende incomplète et un 
complet, provenant de la trouvaille de Sovana. Garrucci (1) a com- 
plété, le premier, cette inscription avant de connaître l'exemplaire 
de Sovana, qui est venu conGrmer sa lecture. Il explique le ^NI 
comme correspondant au grec EMI (exemple : TAPANTINHN 
HMI sur une monnaie de Tarente du v* s.), et voudrait voir dans 
PE^ un équivalent de ^6[Loq {iex). 

§ XI. — Les monnaies au type de la télé de femme diadémée 
et parée de bijoux sont calquées sur les didrachmes napolitains 
de la première moitié du iv« s. (vers 360 av. J.-C.) (2); le revers 
est tantôt lisse, tantôt il a un type en relief. Le poulpe que l'on 
oit sur un de ces revers est d*un dessin presque identique à 
celui d'un didrachme au type du Gorgonéion. Ces monnaies sont 
toujours marquées du chiffre X et pèsent entre 4 gr. 20 et 
3 gr. 75; elles appartiennent probablement à Populonia. Gar- 
rucci donne le dessin d'une monnaie d'argent ayant une tête fé- 
minine couronnée de roseaux, et au revers un monstre à corps 
humain et à tête de cheval (C. de Florence), mais ce dessin n'est 
pas exact. D'après un exemplaire en bronze de ce même type, je 
constate qu'il y a au revers une copie maladroite du taureau cor- 
nupète représenté sur les monnaies de Sicile ou de Marseille. Il 

1. Anmuiire de Numismatiguej 1884. 

2. Voyez A. Saoïbon, La chronologie des monnaies de Neapolis, Rivista Num. 
itat.y 1902. 



ÉTRURIE 27 

n'est pas aisé de détermioer la région à laquelle appartient cette 
pièce. 

§XII. — A côté de ces monnaies imitant le type de Neapolis, 
doivent être placées celles avec une tète virile iaurée. Cette série 
est une des plus abondantes parmi les étrusques et doit proba- 
blement être attribuée à Populonia; plusieurs des exemplaires 
de la Coll. Mazzolini ont été trouvés dans le voisinage de Popu- 
lonia, et dans la trouvaille de Sovana il y en avait un très grand 
nombre. Les premières émissions sont d'un style énergique; elles 
pèsent 4 gr. 36 à 4 gr. 20 et portent le chiffre X* Les émissions 
plus récentes pèsent moins de 4 gr. et sont d'un style grossier. La 
tête virile porte un collier autour du cou, ce qui n'est pas nou- 
veau dans l'art étrusque. 

§ XllI et XIV. — A cette série au type de la tète virile Iaurée 
peuvent se rattacher deux monnaies d'autres villes, avec inscrip- 
tions. Malheureusement elles ne sont connues chacune que par 
un seul exemplaire de médiocre conservation. Sur la première, 
de la Coll. Strozzi, on lit AtBhN- Elle a été publiée par Gamur- 
rini (1), qui la croyait de Populonia et lisait metallum. Garrucci 
corrige la dernière lettre et pense que le nom de la ville devait 
être Mbtlia. La seconde, couservée au Musée de Florence, a une 
inscription coupée par le bord^ qui semble pouvoir se lire tQV}- 
On l'attribue à Cortona (Curtuna). 

§ XV. — Une autre série de monnaies de système euboïque a 
pour type une tête juvénile, les cheveux souvent bouclés. Elle se 
divise en deux classes. La première, très rare, est de style som- 
maire; on connaît le quinaire pesant 3 gr. 88, publié par L. Sam- 
bon dans ses Recherches^ et l'unité pesant environ gr. 80. De ces 
dernières on a retiré trois d'une petite trouvaille faite à Sovana 
en 1858; elles étaient mélangées avec celles qui portent d'un 
côté une roue, de l'autre le chiffre |. La seconde classe est com- 
posée du denier, du quinaire, du sesterce et de runilé. Quelques- 
unes sont encore de style grossier; d'autres, au contraire, sont 

1. Append. à Fabretti, C. /. Ital,, PI. JII, 55. 



28 ÉTRURIE 

très jolies, rappelant beaucoup les monnaies de Philippe II, roi 
de Macédoine, ou même les oboles marseillaises du milieu du 
ly^ s. (1). Les dernières émissions sont de nouveau de style gros- 
sier. 

Le revers est presque toujours lisse; mais sur le revers d'un 
quinaire du musée de Vollerra on voit un croissant surmonté d'un 
fer de trident et, au pourtour, des lettres effacées; sur un sesterce 
du G. de France, le revers est occupé par deux pentagones. 

Le poids de la seconde classe est à peu près la moitié de celui 
de la première, tandis que le chiffre reste le même. Nous avons 
constaté la même diminution de poids dans la série des didrachmes 
de Populonia au type du Gorgonéion. 

Le poids de la petite monnaie au chiffre <|| que nous pouvons 
appeler semistertius ou sesteriius est de 1 gr. 05 — gr. 93; à 
peu près le même que celui du sesterce frappé à Rome en 269 av. 
J.-C. (pesant un scrupule). 

M. Falchi a trouvé plusieurs de ces monnaies dans les fouilles 
de l'ancienne Vetulonia^ sur le versant de Colonna (2), et il pro- 
pose de les attribuera Vetulonia. On en a trouvé. aussi à Populo- 
nia et presque tous les exemplaires de la Coll. Mazzolini viennent 
de cette région. 

Leur type et leur style sont identiques à ceux des monnaies 
d'or que nous avons décrites au § lli. 

§XVI. — Cette série de monnaies à la tête de Mercure et à re- 
vers lisse comprend trois classes, portant toutes le même chiffre, 
A m 5 ; mais pesant la première un peu moins de 4 gr., la seconde 
moins de 2 gr. et la troisième environ gr. 90. 

La première classe comprend des monnaies de joli style, les 
deux autres des monnaies de style grossier. 

La Coll. Mazzolini renferme sept de ces monnaies trouvées 
toutes aux environs de Populonia. 

§ XVII. — Ce quinaire avec tête virile barbue et laurée doit 

1. Comparez quelques-unes de ces pièces avec la pellle monnaie de la série à reyers 
incus du Cabinet de Berlin (Cat. 1894, PI. 1, 9). 
3. Annuaire de Numism.^ 1884; NoliUe Scavi, 1893, 4 cl 5. 



ÉTRURIE ^ 29 

être mis — comme Ta déjà fait observer M. Dressel (1) — ea tête 
de la série des monnaies de bronze à revers incus. Le style, au 
moins, s'en rapproche beaucoup. 11 appartient probablement au 
m* siècU. 

§ XIX. — Je décris seulement deux monnaies, de joli style, 
d'une série excessivement intéressante de monnaies du nord de 
rilatie, imitant les drachmes de Marseille. Ces monnaies, dont 
plusieurs portent une inscription composée d'éléments étrusques, 
n'ont pas encore été l'objet d'une étude approfondie. On en a 
trouvé de style différent en Ligurie, en Piémont et en Suisse. 
Mommsen (Die Nordetrusk. Alph. dans les Mitiheilungen der An^ 
iiq. Gesellsckaft in Zurich^ 1853-4856), Longpérier (dans la Revue 
Numismatique française, 1861, p. 345) et de Saulcy [Hev. Nuinism., 
1863, p. 155) s'en sont occupés successivement. 

La première monnaie que nous écrivons a été publiée par 
Friedlânder dans la Zeitschnft fur Numismatik de Berlin, 1877. 
Le style en est charmant. 

La seconde a été publiée par Bompois comme étrusque [Revue 
Arch.y 1879, pi. XVI, 8) et attribuée parGarruccià une ville £'cAe- 
thia présumée en Étrurie. Ce savant fait observer qu'Etienne de 
Byzance connaît une 'E^^-zIol TzàXiq 'lTaX{a<; ; mais que plus loin 
on lit dans les textes 'E^cTpa xoXtç 'ItaXiaç, ce qui a fait considé- 
rer 'Ex6T{a comme une leçon fautive. Garrucci se demande si, 
après tout, la forme *Eyexia ne serait pas la bonne. 

D'autres auteurs (Muret, Les monnaies gauloises de la BibL Nat.^ 
p. 42, et H. de la lowv^ Atlas de monnaies gauloises ^ pi. V, n^2177) 
ont attribué cette pièce aux environs de Marseille. M. Muret en a 
reproduit inexactement la légende. Pour l'attribution de ces deux 
monnaies il faudra probablement chercher dans la Ligurie ou 
dans la Gaule transpadane. Les deux exemplaires du G. de France 
(Coll. Sauley) et celui de la Coll. Madelena proviennent du nord 
de l'Italie. 

1. Beschreibung der Antikén MUnzen, Berlin, 1894, 3* vol. PI. I, p. 45. 



ÎK) ÉTRURIE 



MONNAIES DE BRONZE 



SYSTEME ROMAIN 

I. — Les doubles onces, les onces et les demi-onces que nous dé- 
crivoQS ont été frappées à partir de la moitié du iv« s., et jusque 
vers le milieu du iii« pour avoir cours avec la série de Vaes grave 
de poids affaibli. 

Le poids maximum de Tas étrusque, dans toutes les séries du 
iv« s., atteint rarement 8 onces; mais le poids d'autres as plus 
récents descend à moins delà moitié et même au quart. Les onces 
et demi-onces frappées correspondent à ces deux séries de poids 
affaibli. 

On connaît des as au type de la roue et de Tanere pesant 
200 gr., 96 gr. et 60 gr. Les doubles onces frappées à ce type 
pèsent environ 19 gr. 89; les onces 8 gr. 90à 8 gr. et 6 gr. 65. Les 
as au type de la roue et de la bipenne pèsent 200 gr., 75 gr., 
59 gr., et les onces frappées à ce type, environ 10 gr., 7 gr. et 
5 gr. ; les demi-onces^ 4 gr. 85 — 3,65 à 2,70 — 1 gr. 70. 

Garrucci pense que les lettres qui se trouvent dans le champ 
de ces pièces, sont les initiales des villes qui les ont émises, mais 
cela est peu probable. 

IL Populonia. — Les monnaies de bronze de Populonia appar- 
tiennent au iii« s. Elles subissent les mêmes abaissements succes- 
sifs que subit Tas romain depuis Tan 269 av. J.-G. (1) ou aupara- 
vant jusque vers 217 avant J.-G. (systèmes de l'as triental, qua- 
drantal et sextantaire — acheminement à Tas oncial). 

1. Milani propose de fixer vers 263 av. J.-G. la réduclioQ trientalo, c'est-à-dire 
au moment culminant de la première guerre punique ; il pense que Tas sextantaire 
a été introduit vers 255 av. J.-C. Voyez Vaes grave délia Binina, Riv. Sumism. 
UaL, 1891, p. 102-109; d'un autre côté, Bahrfeldt fait commencer la réduction 
sextantaire dès 268 av. J.-C. 




ÉTRURIB 31 

Une première série est composée de pièces valant 1/3 et 1/6 de 
ras. 

Les tiers pèsent 25 gr. environ et au-dessous; on en connaît 
de deux types différents. 

1. Tête de Minerve. i^Ghouette. Ces monnaiesont eu une longue 
circulation, car la plupart des exemplaires trouvés jusqu'ici sont 
fortement usés. 

Quelques-uns de ces triens usés (Coll. Maz- ^^^ 
zolini et C. de Florence) [Fouilles de Vetulo- ^^^ '^ê^ 
nia), ont les contremarques suivantes : 
dont la seconde semble indiquer une valeur, peut-être celle du 
des. 

2. Tête de Mercure. ^ Deux caducées. Cette monnaie dont on 
conserve un exemplaire unique au Musée de Volterra, est très 
usée et pèse 19 gr. 75. 

Les 1/6 d'as sont plus abondants; on y voit les deux types que 
nous venons de décrire et un troisième à la tète d'Hercule im- 
berbe. ^ Arc et flèche. Ils pèsent environ 14 gr. et au-dessous. 

Une deuxième série est composée de 1/6 d'as à la tête de Mi- 
nerve, i^ Chouette^ de dessin grossier. Le poids de cette série va 
toujours décroissant (as quadrantal — - as sextantaire). 

Une troisième série est composée de 1/3 d'as, réduits à moins 
de 15 gr. (as sextantaire) et ensuite jusqu'à 7 gr. environ (presque 
as oncial) ayant un type nouveau, la tête de Yulcain. i^ Tenailles 
et marteau (1). Ces monnaies sont presque toujours refrappées 
sur des espèces plus anciennes qui, à cause de cet affaiblissement 
du billon, étaient retirées de la circulation. Il paraît qu'on a fait 
exception pour les 1/3 d'as, de la première série au type de la 
tête de Minerve, dont le nombre restreint ne rendait pas néces- 
saire la refrappe. On en à probablement autorisé la circulation 
avec des contremarques indiquant un changement de valeur no- 
minale. 

La réduction de Tas à une once fut officiellement inaugurée à 



1. Ce type fait allusion au commerce du fer, source principale de la richesse de Popu- 
lonia, à cette époque. M. Milani Yoadrait y voir les attributs de Vulcain comme dieu 
protecteur de Tart monétaire (RitHsta Num. ItaL, 1891, Aes rude, signatum e 
grave rinvenuto alla Bruna presse Spoleto). 






32 ÉTHURIË 

Rome en Tan 217 av. J.-C; c'est probablement vers la même 
époque que cessa le moauayage de Populonia. 

m. Alliance entre Populonia, Yetulonia et Camars (?). — Celle 
intéressante monnaie d'alliance est connue aujourd'hui par plu- 
sieurs exemplaires et bien qu'ils soient tous de très mauvaise 
conservation, il parait que la lecture de Garrucci est parfaitement 
exacle. 

C'est un sextans pesant environ 12 gr. et ayant d'un côté une 
tête de Vulcain, de Tautre un marteau et des lenailles ; au pour- 
tour les légendes : V^flt3=l — flJ. — flNV^SVI 



\ 

■ IV. Yetulonia. — Les monnaies de Yetulonia datent probable- 

5 ment de la fin du iv« s. ou du commencement du iii« s. et ont été 

|i^ frappées pendant un laps de temps assez long. On connaît des 

! 1/6 et 1/12 d'as. Les premières émissions, tantôt anépigraphes, 

l tantôt avec l'inscription ^tflD, sont d'un style grossier; d'autres, 

f* plus récentes, sont parfois d'un joli style. 

. Le type de l'avers est une tête juvénile coiffée d'une peau de 

» bête (1); celui du revers, un fer de trident accosté de deux dau- 

If phins. 

r M. J. Falchi dans ses fouilles de Yetulonia a trouvé jusqu'ici 

P 220 exemplaires sur le versant de Colonna, et les meilleurs sont 

exposés au Musée de Florence dans une salle spécialement 

affectée à ces fouilles. 



Y. fl • t). — Ce çwarfran*, jusqu'ici unique, appartient au C. de 
Londres; la monnaie semble refrappée. 



SYSTÈME ÉTRUSQUE OU LITRAB D'INFLUBNCE ÉTRANGÈRE 

1. Vercnas. -- Cette monnaie a été publiée par Gamurrini qui, 
complétant l'inscription tronquée, proposa d'y lire ^flN>(4flt)- 

1. Mommsena décrit cette tête comme étant celle d^Uercule coiffée de la peau du 
lion. Garrucci y voit une peau de sanglier et pense à un des compagnons d'Ulysse. 
Dressel (Cal. de Berlin) y Yoit une peau de loup ; je crois qu'on a voulu représenter, 
comme sur les monnaies à rerers incus, une dépouille de dauphin ou de monstre 
marin. 



ÉTRURIE 33 

Un second exemplaire permit de corriger Tiascription qui est : 
^flM>43^ (!)• D*uii c^^é est la tête de Minerve coiflfée d*un casque 
athénien, les cheveux en boucles calamistrées; de Tautre, la 
partie antérieure d*un monstre à tête de tigre, qui, à en juger 
par l'attitude de ses jambes, semble nager. La monnaie appartient 
au milieu du ni® siècle. 

II. Peithesa. — La ville de Peithesa n'a pas encore été identifiée. 
Millingen proposait d'attribuer les monnaies portant cette légende 
à rOmbrie, attestant qu'elles se trouvent dans les environs de 
Todi, et à cette attribution s'est arrêté L. Sambon [Recherches^ 
p. 66). D'après Gamurrini, on les trouve principalement dans la 
vallée de la Chiana, entre Arezzo et Bolsena. L'inscription est 
fl^^Oldi ou fl^30l31 (2)- I^ style est celui du m* s., probable- 
ment vers 268. 

III. Incertaines à revers inciui. — Cette jolie série de monnaies 
à revers incus semble appartenir à la seconde moitié du m« siècle. 
Le dessin en est souvent très soigné, d'une allure archaîstique. 

Micali en connaissait deux types [Ani. mon.y 1832, pi. CXV). 
L. Sambon (3), en 1870, en a publié trois; Garrucci(4), en 1885, 
en décrivait neuf; j'ai eu la bonne fortune de trouver la fraction 
qui manquait. Garrucci publie un exemplaire de la Coll. Strozzi, 
de Florence, ayant d'un cèté une tète barbue» de Tautre un pois- 
son. 11 y a lu le chiffre X et indique le poids comme étant de 
2 gr. 40; mais évidemment il y a erreur soit dans l'indication du 
poids soit dans la lecture du chiffre ; c'est probablement la même 
pièce de celle que nous avons décrit au n"* 140 d'après un exem- 
plaire de la Coll. Imhoof-Blumer et qui pèse 5 gr. 76. 

Ces monnaies portent une indication de valeur en chiffres 
étrusques qu'on a proposé de référer à Tas sextantaire. 



1. Il est au musée de Florence. Voyez Garraeci, o. c, p. 56. 

2. lA, Cam!A {Êpigraphie de la Num. étrusque, Reo. Num., 1885) a proposé de 
lire Peiresa et M. Babeloa semble penser à Pérouse (voyez L'Éléphant (TAnnibal, 
Revue Num» fr., 1896, p. 2, note), mais ces interprétations me paraissent pré* 
matnrées. Voyez aussi Pais, Un errore di Appiano, R. Accad. di Arch., Naples, 1900. 

3. Recherches, p. 55. 

4. 0. c, p. 46 et 67; pi. IXXV. 



34 ÉTRURIB 



Marqnea de Talear 


)K 


"^ 


100 unit 


t 


:z= 


50 - 


XXX 


zz 


30 - 


AXX 


z=: 


25 - 


XX 


zi: 


20 - 


>IIX 


zz 


12i - 


X 


zz 


10 - 


A 


Z3 


5 - 


1 


zz 


1 





Poids ea rapport 




avec l'as 


Poids de ces pièces 


sextantaire 


r- gf. 


gf- 


40,80 à 32 (c') 


54,57 


24,78 à 19,10 (c«) 


27,28 


14,04 à 13,45 


16,37 


11,60 à 10,20 


13,64 


10,70 à 9,3 


10,91 


6,40 à 5,76 


6,82 


? 


5,45 


3,58 & 2.49 


2,73 


0,55 riï^."*') 


0,54 



IV. Incertaines. — Les quelques exemplaires que Ton connatt 
de cette monnaie sont tous en très mauvais état de conservation. 
Ils ne semblent pas avoir de marque de valeur; mais Garrucci 
croyait pouvoir lire sur l'un d'eux la lettre M/l - Le style est celui 
du commencement du m* s. et le type du revers fait penser aux 
quadrilatères d'aes grave dont Garrucci donne le dessin à la 
pi. XXVI, 3. 

V. Incertaines de style campanien. — La nombreuse série de 
monnaies incertaines que nous décrivons au § V est sans conteste 
une des plus attrayantes de TÉtrurie. On a discuté beaucoup sur 
Tattribulion de ces pièces. Après les recherches minutieuses de 
Sestini (1), des PP. Marchi et Tessieri (2), de Mommsen (3), Gar- 
rucci (4) et Babelon (5), on est aujourd'hui fixé sur ce point 
qu'elles proviennent toutes des alentours du lac de Trasimène et 
de la vallée de la Chiana, le Clanis des Romains. 

Je citerai l'ingénieuse hypothèse de M. Babelon {Revtie Numis^ 
matiquey 1896) qui voudrait voir dans les types d'une de ces mon- 
naies l'éléphant que montait Annibal en traversant les plaines 
marécageuses de l'Arno et de la Chiana, et la tête d'un cornac 

1. Lettera alVestensore del Cataiogus musei régis Daniaet p. 3. 

2. Vaes grave, pp. 92, 93, 100. 

3. HisL de la Monn, rom,, trad. Blacas, t. T, pp. 221-223. 

4. 0. c, p. 58. 

5. L'Éléphant d! Annibal, Rev. Num., 1896. 



ÉTRURIE 35 

nubien; mais j'hésite à accepter cette hypothèse parce que la 
monnaie me semble antérieure à Tannée 217. Je pense avec Gar- 
rucci qae ces pièces ont dû être frappées après l'invasion de 
Pyrrhus dans Tltalie méridionale et certainement avant 250 av. 
J.-C. 

Garrucci et Gamurrini mentionnent un exemplaire de la Coll. 
Strozzi avec des traces peu distinctes d'une inscription. Gamur- 
rini y a lu C. PISOÎ?; Garrucci y voit CflM- H est évident que 
cet exemplaire ne peut fournir aucune indication utile sur ces 
monnaies; on y trouve souvent des lettres étrusques M ou ^ ou 
> ou H/i* A tort, on a voulu y voir des initiales de ville. Il est pro- 
bable que ce sont les initiales d'officiers monétaires ou maîtres 
fermiers de la monnaie, l'Étrurie n'ayant pas fait usage de sym- 
boles pour le contrôle des émissions monétaires. 

VI. CSosa on Cessa Volcientiam. — Garrucci (1) a bien établi que 
les monnaies avec la légende COZANO* doivent être attribuées 
à Gosa d'Étrnrie, contre Topinion de Carelli et Gavedoni, qui les 
attribuaient à une prétendue Cosa ad Lirim, et contre celle d'Avel- 
lino, suivi de Millingen et autres qui les attribuaient à Gompsa 
dans le pays des Hirpins (2). 

Cosa d'Étrurie était située sur la côte, entre Portus Herculis et 
Gramscae. Pline l'indique comme dépendant de Vulci et colonisée 
par le peuple romain, Cossa Volcientium a populo romano de- 
ducta(3). Elle était en effet à peu de distance de cette ville et les 
Romains y établirent une colonie en 273 av. J.-C. (4), ce qu'ils 
firent probablement pour fortifier cette région dans la- prévision 
d'une attaque de la flotte carthaginoise appelée contre Rome par 
les Tarentins(5). 

Ces monnaies, du reste, se trouvent presque toujours en Étru- 
rie(6) et non pas en Campanie, comme Sestini Ta assez légèrement 

1. llalia anlica, p. 14-76. 

2. L. Sambon (RechercheSt p. 126) a également réfuté les attributions d'Avellino^ 
Millingen et Cavedoni. 

3. H. N., III, 8, 54. 

4. Liy. EpiL, XIV; Vell. Pat., I, 14. 

5. Liv. Bpit., XIV. 

6. Notizie degii scavi, 1888, p. 688 (Gamurrini) et 1894, p. 354, fouilles de Ve^ 
tulooia. 



36 



BTRORIE 



\ 



avEDcé. Elles sont postérieures à Toccupation romaine et à ra- 
baissement de Vulci, qui avait été la principale ville de cette ré- 
gion. 

Sur le revers des monnaies de Gosa, un dauphin posé sous la 
tète du cheval indique Timportance maritime de la ville. 




PluloD et Proserpine (fresque d^OrTÎeto). 



ÉTAURIE 37 



MONNAIES D'OR 



I. — Monnaies primitÎTes sans types. 

Gamurrini dans le Periodico Strozzi (an VI, p. 64, pi. III, 
n* 10) publie une rondelle d'or monétiforme, du musée de Flo- 
rence, sans type, trouvée à Chiusi et pesant 5 gr. 24, qu'il croit 
pouvoir représenter 100 litrae étrusques de poids faiblissant. 
Garrucci a signalé d'autres rondelles semblables trouvées à Bieda 
(l'ancienne Blera) pesant gr. 760; Ogr. 530;0gr. 380; gr. 180; 
G gr. 120; gr. 090 et G gr. 060 (Coll. Strozzi); celte dernière 
ayant — selon Garrucci — l'indice de la valeur o|o en relief (1). 

IL — Les monnaies d'or les plus anciennes avec types en relief 
sont les suivantes : 

IL — Monnaies archaïques à tète de lion. 
(Commencement du v« siècle.) 

1. — Tête de lion à dr., la gueule ouverte, la langue pendante; 
au-dessous f. Grènetis au pourtour. 






1 

i{ lisse. 

Valeur t = 50. iV3i/4iooO. 

Coll. Strozzi, 2 gr. 82 (2) (unique ; achetée à Pise en 1870). Voyez la 

i. On a aussi proposé de Toir dans ces petites lentilles d*or des flans métal- 
liques, qui tout en étant préparés pour la frappe monétaire, n'auraient pas subi 
cette opération (Babelon, Traiié des monnaies grecques et romaines^ t. 1, partie 1, 
p. 927). Une de ces lentilles d*or fait partie de la ricbe collection de monnaies 
étrusques cédée par M. Mazzolini au G. de Florence ; il y a également dans cette 
collection un flan sans type en cuÎTre recouvert d*one mince feuille d'argent. 

2. Garrucci se trompe probablement en indiquant pour cette monnaie le poids de 
4 gr. 24 {Italia Antica, p. 44 et p. 47). 



38 ÉTRURIE 

gravure. Comparei avec les monnaieB de MUet et de Smyiue et les 
produite de l'art ionien, les timons de char à têtes de lion trouTés en 
Étrurie (dont un exemple dans la Coll. Dutnit), etc. 

2. — Même tête de lion à dr. ; derrière, AXX- Grènetis au pour- 

tour. 
i^ lisse. 

Valeur AXX = 25. at* 400. 

Coll. Strozzi? 1 gr. 50. Voyez la gravare. » C de Florence (achetée à 

Lacques), 1 gr. 43. — Ck>ll. Maffei (Volterra), 1 gr. 38. 

3. — Même tête de lion & dr. ; au-dessous, XIK* Grènetis au pour- 

tour. 
i{ lisse. 

Valeur XIK = 124/2. Poids gr. 76. iV* 400. 

Coll. Strozzi (unique), achetée i Pise. 



ni. — Populonia ? (v* siècle — milieu du iv«). 

— Tête virile imberbe à dr. (joli style), avec collier, chevelure 
bouclée^ quelquefois barbe naissante sur les joues; derrière, 
AXX* Cercle saillant au pourtour. 
f{ lisse. 

Valeur AXX = 25. ' iV« 300—400. 

C. de Florence, 1 gr. 43 (près de Roselle). — Coll. Strozzi, 1 gr. 38 

(près de Buonconvento) ; i gr. 40 (près de Populonia). — Coll. Man- 

cini de Cittâ di Gastello, 1 gr. 36. — G. de France, 1 gr. 37 (douteuse). 

— Coll. Mazzollni au C. de Florence*, or pAle, trouvée à Populonia. 








— Tête de femme à dr. (joli style), derrière nXX- Cercle sail- 
lant au pourtour. 
1^ lisse. 

Valeur nXX = 25. a^ 300-500. 

Coll. Mazzolini (C. de Florence)*, trouvée à Populonia. (Voyez la gra- 
vure.) — C. de Florence (trouvée à Roselle), 1 gr. 30. — Coll. Strozzi 
(2 ex., l'un trouvé & Populonia, Tautre à Buonconvento), 1 gr. 38. — 
Coll. Mancini de Città di Castello, i gr. 36. 



ÉTRURIE 39 

6. — Tête virile imberbe à g. (style grossier); devant le menton, 

X. Cercle saillant au pourtour. 
^ lisse. 

Valeur X = 10. iV* 60-150. 

C. de France (Luynes), gr. 57. — Vente Sotheby à Londres, mai 

1900 (10 €). Voyez la gravure. — GoU. Strozzi, gr. 60, gr. 58, gr. 56 

(trouTées prèe de Populonia). 

7. _ Tête virile imberbe à dr. (style variable) ; derrière, X. 

Cercle saillant au pourtour. 

i^ lisse. 

Valeur X = 10. iVi 80-150. 

G. de Londres, Ogr. 57. — C. de Florence, gr. 57. — C. de France, 
gr. 57 (douteuse).— Coll. Strozzi.— C. de Vienne, gr. 52. — G. de 
Volterra, 2 ex. (0 gr. 58), nne de joli style. — Coll. Desideri à Pise, 
gr. 53. — Coll. Mazzolini (G. de Florence), tronvée à Populonia. 
Voyez la gravure. 

Ces monnaies semblent avoir été frappées pendant un laps de temps 
assez long; plusieurs d'entre elles sont de style primitif et grossier; 
mais quelques-unes sont de très joli dessin. Ces dernières semblent 
influencées par les Jolies oboles de Marseille et par les monnaies 
syracusaines du commencement du iv« siècle. On trouve les mêmes 
types sur des monnaies incertaines en argent (S zv). 

Ce monnayage commence par les pièces marquées d'un X ; les 
p{èces avec A XX sont plus récentes. 

IV. — Monnaie dontease aa type de rhippocampe. 

8. — Hippocampe nageant à dr.; au-dessous, A* Grènetis. 

i( Quatre étoiles sur champ lisse. //. 

Coll. strozzi, 2 gr. 75 (Garrucci, pi. CXXV, 12). 




V. — Mord de Tlf alie ? (milieu du iv« siècle). 

9. — Tête juvénile à g., couronnée de myrte (Eros?) ; près du 

cou,X-X. 
^ Taureau allant à g. ; au-dessus, une colombe au vol, tenant 
dans son bec une couronne ; devant, une astre à huit 



40 ÉTRURIE 

rayons. A l'exergue \narlLi3^ (Velzpapi) (1). Joli dessin 
de style campanien. 
Valeur XX = 20. //3 U* {pi. I). 

G. de Londres (anc. Ck>Il. Pembroke), 4 gr. 67 (unique). Voyez la 
graTure et la l*'* planche. 




10. — Tête de femme à dr. (Diane?), diadémée et parée de bijoux ; 
devant, A. Grènetis au pourtour, 
i^ Chien courant à dr. ; à Texergoe, VS'O^ ou V8^3^ ; au- 
dessus^ A- Style sec mais gracieux. 
Valeur A =5- ^* (pi. I). 

G. de Gotha*, 1 gr. 15. Voyei la Planche. — C. du Vatican (sans A). 
— G. de France; i gr. 12 (la partie supérieure du revers a glissé sous 
le coin). — GoU. Stroizi. Les monnaies que j'ai vues sont toutes du 
même coin ; les différences qu'on a signalées viennent d'une frappe 
défectueuse. 

1. Garrucci a lu : IHflHCM^^ (Felznani). Civ. CatL, S. XI, toI. U, an 1880. 

2. Corssen, Zeii. f. Nwn., 111, 1876, p. 15. 




Aes grave étrusque (iv« s.). 



ËTRUBIK 



41 



MONNAIES D'ARGENT 



I. — Avec iliscription Thezi ou Thezle. 

(Vers 450 av. J.-C. — iv« siècle.) 

11. — Gorgone ailée, vêtue d*un long peplos à plis très fins, cou- 
rant à g. (attitude archaïque : les jambes pliées et le genou 
g. fléchissant jusqu'au ras du sol). Elle tourne la téte^ gri- 
maçante, de face et tient de chaque main le serpent symbo- 
lique. Gros grènetis au pourtour. 




ï{ Roue entre les rayons de laquelle, Tinscription, Y^ 

(Thezi). Cercle et gros grènetis. 
Statère du système perse. Beau style. 

jç^7 500—1000. 

C. de Londres*, 11 gr. 12. (Voyez la gravure.) — Kircheriano (IrouTé 
à Vulci). 

12. — Mêmes types, sans inscription; souvent d'un dessin plus 

négligé. 

RP (pi. 1). 300-800. 

C. de France (Luynes), 11 gr. 30 (trouvé à Vulci). — G. de Naples. 
— C. de Gotha* (fourré, probablement celui publié par Eckhel et que 
Ton dit trouTé à Malte), 11 gr. 4^. 

13. — Tête virile, imberbe, vue de trois-quarts et inclinée à g. ; 



44 ÉTRURIE 

19. — Sanglier marchant à dr., sur un terrain inégal. Grènetis 
au pourtour. 
^ lisse. 
Tétradachme euboïque. 

A7-7«/«(pl.l). 500— 1000. 

C. de France, 16 gr. 14 *. — G. du Vatican, 15 gr. 80. — C. de Florence, 
16 gr. 67. — C. de Grosseto. — Coll. Strozzi (1). 



111. — Amphore et Calmar (fin du y« siècle). 

20. — Calmar sortant d'une amphore et agitant ses nageoires et 
ses tentacules. Au-dessous, XX* Cercle saillant au pour- 
tour, 
i^ lisse. 
Valeur XX. ==^0. Double statère du système perse. 

A» (pi. 1). 500—1000. 




C. de Londres, 22 gr. 61. (Voyez la planche.) — Coll. Strozzi, 
22 gr. 55 (achetée à Pise en 1873). 

SM. — Type semblable; on voit seulement les tentacules du pois- 
son sortant de Tamphore ; au-dessous, X- 
i^ lisse. 
Valeur X — 10. Statère du système perse. 

A« (pi. 1). 400— 800. 
G. de Volterra (Carelli, Vil, 10), 11 gr. 50. Unique. Voyez la planche. 

1. A tort Garrucci signale un exempl. comme existant au British Muséum. 



ÉTRURIE 



45 



IV. — Hippocampe (fia du vMv® s.). 

22. — Hippocampe nageant à dr. ; autour, quatre dauphins se 
pourchassant ; près de la tête, p. Cercle saillant au pour- 
tour, 
i^ Le chien tricéphale Cerbère, debout à dr., une des têtes 
Qairant à terre, les autres deux relevées et regardant Tune 
à g., Tautre à dr. ; la queue du monstre, relevée en spirale, 
se termine par une tête de serpent. Encadrement carré en 
relief; champ légèrement concave. 
Drachme du système perse. Bon style. 

A* (pi. 1). 400-600, 
G. de Londres (Bompois, Rev. arch,, 1879), 5 gr. 35. Unique. 





23. — Hippocampe nageant à g. ; au-dessus, ); au-dessous, un 

dauphin, à g. Grènetis au pourtour. 
^ lisse. 
Demi-drachme du système perse. Bon style. 

A3 100-200. 
G. de Londres (Bompois, Rev. arch,, 1879), 2 gr. 55. — GoU. Six, 
2 gr. 25. 

24. — Hippocampe nageant à dr. (style plus grossier); au-dessus, 

un dauphin à dr. et CC- Grènetis au pourtour. 





ï{ lisse. 

Drachme du système euboîque. 



A^ (pi. 1). 50—100. 



46 ÉTRURIE 

G. de Londres % 4 gr. 48. ^ G. de Florence, 4 gr. 18. — C de Go- 
tha*, 4 gr. 25. (Sur cet ex. on voit on second daaphin à g., Mftsles- 
soas de l'hippocampe.) 

25. — Hippocampe nageaat à dr. (style grossier) ; au-dessus, un 

dauphin et une étoile; au-dessous, C* 
i^ lisse. 

Demi-drachme du Système euboique. R} 50—100. 

G. de France (Luynes)*, 2 gr. 02. 

V. — Roue. 

l^* série. 

26. — Roue. 

^ I (a) ou lisse (6). 

Valeur | = Unité. Système euboïque. A* */* 15—30. 

a) G. de Florence, gr. 82; gr. 85. — Coll. Maddalena, gr. 40 
(manque presque la moitié). — GoU. Mazzolini. ~- 6) G. de Milan 
(oxydée), gr. 73. Quelques-unes du G. de Florence proviennent 
d*une petite trouvaille faite à Sovana en 1858. 




9 



26 




^ série. 

27. — Roue. 
1^ lisse. 

Unité. Système euboïque réduit de la moitié. 

A* V2 10—20. 

G. de Florence. — Coll. Maddalena*, gr. 30. (Manque un petit 
morceau). 

VI. — Poulpe. 

28. — Poulpe. Cercle au pourtour. 

i{ lisse. 

Système euboïque. I9J 50—100. 

G. de Florence (Goll. Mazxolini), 2 ex. — GoU. Maddalena* (prov. de 
la Goll. Mazzolini), 1 gr. 02. 



ÉTRURiB 47 

•7- Même lype. Cercle saillant et grènetis au pourtour, 
ij lisse. iR**^2 5o_ioo. 

28 28 a 29 






C de Florence (Coll. Mazzolini). 



VII. — Avec une tète de Lion. 



30. — Tête de lion à g., la gueule ouverte ; dans le champ, signe 
incertain. Grènetis au pourtour. 




ij lisse. A«30^ 

Système euboYque. 

C. de Londres (anc. Coll. Millingen). Poids, i gr. 07. 

VIII.— a) Lierre (1). 

31. — Lièvre sautant vers la dr. Grènetis au pourtour. 

^ lisse. 

Système euboîque. R? (pi. I). 100. 

C. dn Vatican, 4 gr. — G. de Londres*, 4 gr. 21. 

h) Chouette. 

32. ~ Chouette à g., la tête de face. Grènetis au pourtour. 

1. Garrucci publie, d*après Bompois, une pièce avec un chien endormi comme sur 
les monnaies coulées d*Hatria et de Tuder en désignant le Musée de VoUerra. Cette 
pièce n'existe pas à Volterra; Friedl&nder la déclare une contrefaçon moderne. 




48 ifiTRURlE 

f^ lisse. 

Système euboïque, RJ 100, 

Ck>ll. Stroizi. — C. de Florenee, 2 gr. 10. 

32 

IX. — On attribue aussi à TÉlrurie les monnaies suivantes (1) : 

Masque de Silène. 

33. — Masque de Silène de face. 

^ lisse. Mod. i. J^. 

c. de Londres^ gr. 51. 

Tète jarénile de face. 

34. — Tête juvénile de face. 

t( lisse. Mod. 1. i&. 

C. de Londres, gr. 38. — C. de Milan (cassée), gr. 38. 

X. — Popalonia. 
a) Avecmasqne de Gorgone (2« moitié du v® — l^^ moitié du m« s.). 

35. — Gorgoneion de face, la langue pendante et les dents visibles, 

les cheveux en bandeaux ondulés et éparpillés sur les 
bords, souvent ornés d'un diadème; sous le menton, X* 
Grènetis au pourtour. 

i^ lisse. 

Valeur X = 10; didrachme euboîque. iïL* (pi. I). 40—60. 

C. de Londres, 8 gr. 38. — G. de Florence (Coll. Mazzolini). — Coll. 
Maddalena*, 7 gr. 84. 

36. — Même type, mais de style différent. 

Dîadracbme. iBL» (pi. 1). 40—60. 

c. de Berlin, 6 gr. 92 et 7gr. 8. — C. de France (Luynes)*, 7 gr. 30 
avec Xv/* 7 gr. — C. de Florence et Coll. MazsoUni. 



1. Garmcci publie encore d^autres pièces comme étrusques et qui certainement 
n^appartiennent pas à l'ItaUe. Ainsi le n» 25 de la PI. LXXl est de Ttle de Chypre. 



ÉTRURIE 



49 



37. — Même type, Tindice X est entre deux dauphins. 

Didrachme. E.K 50—100. 

C. Kircher, Rome, 8 gr. 18. — Vatican, 8 gr. 15 (Garelli, PI. VII, 9). 
— Florence (Milani, SL Af., II, 183). 





35 



33 a 





38. — Gorgoneion de face; sous le menton, A. Gros grènetis au 

pourtour, 
i^ lisse. 
Valeur A = 5 ; drachme du système euboïque . 

iÇL» (pi. I). 60-100. 

C. de Berlin (13), 4gr. 15*. - C. de Florence (Mazzolini), 4 gr. 10. 

39. — Gorgoneion de face, les cheveux divisés sur le front et 

tombant lisses de chaque côté; sous le menton, ||<. Grè- 
netis au pourtour. 

^ lisse. 

Valeur ||< = 21/2. Demi-drachme euboïque. 

JSL« (pi. 1). 50—100. 

C. de Berlin (14), 1 gr. 85*. — C. de France, 2 gr. 05 (oxydée) et 
1 gr. 85 (Luynes). — C. de Londre», 2 gr. 06. — Coll. Maddalena, 
1 gr. 96 (c*). — C. de Florence, 1 gr. 95. 

40. — Gorgoneion de face; sous le menton, ^ (?). Grènetis au 

pourtour. 
^ lisse. 

Valeur? Didrachme euboïque. A*. 50—100. 

C. de Berlin (6), 8 gr. 10. — Coll. Garrucci (PI. LXXII, 6), 8 gr. 

41. — Gorgoneion de face, les cheveux en bandeaux lisses et or- 

nés d'un diadème ; sous le menton, OA8I8XO (a) ou 
oA8oXo(6). Grènetis au pourtour. 

1^ lisse. 

4 



50 



ÉTRURIE 



Valeur AX = 15 (?). Didrachme euboïque. 

içi »-5 i/2. 40—80. 

a) C. de France *, 8 gr. 45. — b) C. de Vienne. — Coll. Luynes. — 
C. de Florence. — Trouvaille de Sovana, 8 gr. 30; 8 gr. et 6 gr. 60 
(Garrucci). 






41a 



47 



49 



42. — Gorgoneion de face, les cheveux en bandeaux, légèrement 

ébouriffés ; souvent ornés d'un diadème ; sous le menton, 

XX (a) et x;X [à). Grènetis au pourtour. 
^ lisse. 
Valeur XX = 20; didrachme euboïque. iÇL ^-s 1/2. 20-40. 

(a) C. de Berlin (3), 8 gr. — (6) C. de Florence (Coll. Mazzolini}. — 
C. de Gotha, 8 gr. 25. — C. de Londres (n» 12), 7 gr. 02. 

43. — Même masque; oXXo. 

i^ lisse. 

Didrachme. A». 20—40. 

C. de Glasgow, 8 gr. 

44. — Même masque; 0X^X0 (a) ou 0X88X0 (b). 
1^ lisse. 

Didrachme. A». 20—40. 

(a et à) C. de Londres (9-i2), 8 gr. 07; 7 gr. 25, etc. — a) C. de 
Milan, 7 gr. 93. — b) C. de Volterra. 

45. — Même masque; Xo^oX (a) ou OXoSoXO (6). 

i^ lisse. 

Didrachme. A» (pi. 1). 20—40. 

a) C. de Londres. — C. de Berlin (5), 8 gr. 28. — Vatican, 8 gr. 10. 
— b) Coll. Maddaleoa*, 8 gr. 39. 

46. Même masque; OX^IoXo (a) et 0X8 1 8X0 {0). 

i^ lisse. 



ÉTRURIE 51 

Didrachme. j>^^, 20—40. 

a) C. de Berlin (4), 8 gr. 30. — 6) C. de Florence (Coll. Mazzolini). 

47. — Môme masque; OXI8IXO. 

f{ lisse. 

Didrachme. I^^ (pi. I). 20—40. 

C. de France (Luynes '), 8 gr. 30. — C. de Londres (n© 9), 7 gr. 25. 

48. — Même masque ; OX0XO. 

^ lisse (a) ou avec symbole iacertain {b). 



Didrachme. 



iÇ^ 4 1/2-5. 20—40. 



a) Garrucci (trouvaille de Soyana). — b) Coll. Santangelo * (G. de 
Naples), 8 gr. 40. 

49. — Gorgoneion de face, les cheveux en boucles stylisées (spi- 
rales) et cerclés d'un diadème avec ornement au centre; 
sous le menton, XX. 

i{ lisse. 

Didrachme. j^l». 60—100. 

C. de Florence* (Coll. Mazzolini et fouilles de Vetnlonia, 1893). 





50 a 



50. — Gorgoneion de face, les cheveux en bandeaux, souvent 
ébouriffés et ornés d'un diadème. Sous le menton, .XX. 
Grènetis. 

{Le style se rapproche beaucoup de celui des dernières émis- 
sions avec un seul X.) 

i^ Quatre grands X posés en croix ou bien un, deux ou trois 
X et des lignes droites. (Ces X sont souvent irrégulière- 
ment dessinés ou l'impression en est défectueuse et ils 
dépassent généralement le flan de la monnaie) (1). 



1. Dressel (Cat. Berlin, 1894, III, p. 36) pense que ces marques en forme de croix 
étaient gradées sur tout l'espace d*une large pile sur laquelle on plaçait le flan des- 



52 



ETRURIE 



Valeur XX =20; didrachme du système euboïque. 

JÇL». 40-60. 

G. de Londres, 7 gr. 85*. — G. de Florence, 7 gr. 90 et GoU. Mazzo- 
lini (4 ex.). — G. de Parme. — G. de Milan. - Trouvaille de Sovana 
(4 ex.). — G. de Berlin, 8 gr. 08, 8 gr. 12. — Coll. Seltman, 8 gr. 22*. 





51. — Gorgoneion de style négligé (contrefaçon antique); sous le 
menton, XX. Cercle saillant au pourtour. 



XV 

^ Dans le champ, V: . 

Didrachme. 

G. de France (Luynes), fourré, 8 gr. 90 (sic) \ 



i^5. 40. 



52. — Gorgoneion, les cheveux partagés en bandeaux lisses et or- 
nés d'un diadème; sous le menton, XX ou oXXo (Leake). 
i^ Deux caducées posés horizontalement en sens opposé. 
Valeur XX = 20. Didrachme euboïque. 

iÇL 5-5 1/2. 60-100. 

C. de France, 8 gr. 50*. — G. de Florence. — G. de Parme. —Ane. 
Goll. Banbury, 8 gr. 29. — G. de Glasgow, 8 gr. 59. 




53. — Gorgoneion de même style; sous le menton, XX quelque- 
fois entre deux dauphins. 

tiné à recevoir Tempreinte. Cette conjecture a été suggérée par le fait que le revers 
de ces monnaies est trop étroit pour recevoir l'empreinte complète des croix. Je 
pense que ces marques étaient destinées à oblitérer des types antérieurs et k empê- 
cher le flan de glisser sous les coups de marteau. 



ÉTRURIE 



53 



^ Un ou deux caducées. Les deux exemplaires publiés par 
Garrucci (PI. CXXV, 2 et 7) semblent refrappés. Cet auteur 
a fait dessiner un caducée et des traces peu distinctes 
d'inscriptions qu'il lit iYI (^^c) et klV4<t> {sic). 

Didrachme. ' A. 

Trouvaille de Sovana (Coll. Garrucci). 

54. — Gorgoneionî la chevelure ornée d'un diadème avec bor- 

dure ondulée; sous le menton, XX. 
i^ Corne d'abondance (?). 

Didrachme. i^. 

Garrucci, pi. CXXV, 6 (trouvaille de Sovana). 

55. — Gorgoneion, les cheveux partagés en bandeaux plats et 

ornés d'un diadème; sous le menton, XX («) ou XooX {à). 

Grènetis au pourtour, 

^ Poulpe. 

Didrachme. 19.^. 60-100. 

a) C. de Londres (n<»« 4 et 5), 8 gr. 22 et 7 gr. 90. — C. de Vienne. — 
Vatican. — Trouvaille de Sovana (Garrucci, PI. CXXV, 3). — 6) C. de 
France (c*), 7 gr. 66. (Voyez la gravure.) — C. de Florence (CoU. 
Mazzolini), 2 ex. trouvés à Populonia. 

56. — Gorgoneion ; les cheveux en bandeaux lisses et ornés d'un 

diadème à bordure ondulée; sous le menton. AX- Grènetis 
au pourtour. 




i^ Deux poulpes, entre lesquels, un X et un globule. 
Valeur AX = 15? Didrachme euboïque. 

/^ 5-5 1/2. 80-150. 
C. de Berlin (n^ 7), 8 gr. 02. 

57. — Gorgoneion ; au-dessous, XoX- 
i\ Quatre poulpes (?). 

Didrachme. iÇ.. 

Carelli, pi. VII, 6. 



54 



ÊTRURIE 



58. — Gorgoneion, les cheveux en bandeaux ornés d'un diadème 

à bordure ondulée; sous le menton, XX- Grènetis au pour- 
tour. 

^ Poulpe et, à côlé, fer de trident (?). 

Didrachme. A. 

Garrucci, pi. CXXV, 4 (trouvaille de Sovana). 

59. — Gorgoneion, les cheveux partagés en bandeaux lisses; sous 

le menton, XX. Grènetis au pourtour. 





^ Légende circulaire flNV^IVI (1) =■ Pupluna; au centre, 
astre et croissant. Grènetis au pourtour. 




ma 



La légende est presque toujours incomplète. 
Didrachme. A*. 

80 — avec légende complète jusqu'à 300. 

C. de Florence et Coll. Mazzolini (3 ex. ; un prov. de Castellina ma- 
rittima, les autres de Populonia). — C. de Munich. — C. de France (c"), 
6 gr. 10. — C. de Milan % 8 gr. 08. 

60. — Gorgoneion, les cheveux en bandeaux ornés d'un diadème 
à bordure ondulée; sous le menton, XX- 



1. Garrucci décrit la monnaie sui?antc : Gorgoneion; XX ^ V4<|> ou NV^4> 
sur champ lisse (pi. LXXII, 12). Je doulc de Texactitude de cette lecture. Le d> au 
lieu de 8 ou i est étrange. 



ÉTRURIE 



55 



i^ Lég. circulaire : flUfHIVI^f^g*!— ^" centre, un crois- 
sant surmonté d'un fer de trident. Grènetis au pourtour. 
Didrachme. j^^, 

80 — avec lég. complète jusqu'à 300. 

C. de Florence (c«), 7 gr. 50. — C. de France* (c«), 7 gr. 65. — 
Coll, Garrucci (4 ex. prov. de la IrouvalUe de Sovana c*). — C. de 
Londres (n® 7), 7 gr. 87. 



ù) A tête d'Hercule (Popalonia? — fln du iv^^ s.-nP s.) 

61. — Tête d'Hercule de face, imberbe ou quelquefois avec barbe 
naissante, coiffée de la dépouille du lion, les pattes nouées 
autour du cou. Dans le champ, X-X- 

^ lisse. 

Valeur XX = 20; didrachme euboïque. iïL \ 60—100. 

C. de France, 9 gr. 05, 8gr. 44. - C. de Berlin (n* 15), 7 gr. 41. — 
C. de Londres (n' 3), 8 gr. 32. — C. de Glasgow*. — Coll. Strozzi, 
8 gr. 38. — Coll. Garrucci (trouvaille de Sovana, 8 gr. 30; 8 gr. 20; 
^ gr. 50). 





— Même tête d'Hercule de face; de chaque côté du cou, un X. 

Grènetis au pourtour, 
i^ Massue (quelquefois la massue est très petite). 
Didrachme. JÇL» (pi. I). 60—100. 

G. de Londres, * 8 gr. 42; 7 gr. 21 (anc. Coll. Blacas?). (Voyez la 
gravure.)— C. de Florence et Coll. Mazzolini (un ex. trouvé à Pia- 
nale di Castagneto, près de Populonia). — C. de France, 7 gr. 72; 

7 gr. 70. — C. de Glasgow, 8 gr. 43. — Trouvaille de Sovana (sur un 
ex. de cette trouvaille pesant 8 gr. 20, Garrucci signale la lettre 3 
poinçonnée, en relief, sur le menton d'Hercule). — C. de Milan, 

8 gr. 14. 



1 



56 



ÉTRURIE 



63. — Même tête d*Hercule, avec barbe naissante. 
^ Syrinx de Pan (?). 
Didrachme. 

Coll. Garrucci. Trouvaille de Sovana. 



JÇl. 



Garrucci indique la monnaie suivante comme existant au Ca- 
binet de France; je n'ai pu la retrouver et je douté fort 
qu'elle soit étrusque : 
Tête d'Hercule de profil à g., coiffée de la peau de lion 

(type des monnaies d'Alexandre III de Macédoine), 
i^ lisse. 

Garrucci, PI. LXXII, 26, 8 gr. 33. 



c) A télé de Minerve de face (fin du iv^ s.-iil® s.) 

64. — Tête de Minerve presque de face (légèrement tournée à g.), 
ornée de bijoux et coiffée d'un casque athénien à trois ai- 
grettes; de chaque côté du cou, un X. Grènetisau pourtour. 

ï^ Lisse. 

Valeur XX = 20; didrachme euboïque. jR\ 60—100. 

c. du Vatican. — Coll. Garrucci (trouTaille de SoYana) 7 gr. 50 et 
8 gr. 60. 




65. — Même tête de Minerve; X — X. Grènetis au pourtour. 

^ Légende circulaire V^l... (Londres) ou flMVmVI (trou- 
vaille de Sovana). Au centre, un croissant et une étoile à 
quatre rayons. Grènetis au pourtour. 
Didrachme. A\5. 60 — avec légende complète jusqu'à 300. 

C. de Londres (Âppendix), 8 gr. 38. — Coll. Garrucci. — Carelli, 
pi. VII, 1 (Micali). — Coll. Bunbury, 8 gr. 22 (vendu en 1896 pour 11 €). 
Voyez L. Sarabon {Recherches), pi. III, 15. 



ÉTRURIE 57 

— Même tête de Minerve; X — X- Grènetis. 
ij Légende circulaire W| (flMVm)V1o®o. Au centre, un crois- 
sant et une étoile formée de globules. Grènetis au pourtour. 
Dîdrachme. iS.». 60 — avec légende complète jusqu'à 300. 

C. de France, 8 gr. 03*. — Coll. Maddalena, 8 gr. 31. 




67. — Même tête de Minerve. 

i^ Légende circulaire : W\ : hVM'VNfl *• l^E^. Au centre, un 
croissant et une étoile formée de globules. Grènetis. 

i^5, 80 — avec légende complète jusqu'à 300. 

Musée de la Propagande, Rome, 7 gr. 55. — Coll. Strozzi, avec 
inscriptions incomplètes. — Coll. Garrucci (trouvaille de Sovana), 
avec inscription complète. Voyez la gravure (d'après Garrncci). 



XL — Deniers à tète de femme. 
a) Populonia? (vers 360-ni« s.) 



68. — Tête de femme à dr., diadémée et parée de bijoux; derrière, 
X. Style souvent grossier. Grènetis au pourtour. 

i^ lisse. 

Valeur X = 'lO. Drachme euboïque de poids faiblissant, 
s'approchant graduellement du poids de la drachme cam- 
panienne. N<.* (pi. 1). 25-40. 

c. de Berlin*, 4 gr. 08 et 3 gr. 75. — C. de France, 4 gr. 20. — C. 
de Londres, 3 gr. 89. — Kirchep, 4 gr. 20. — C. de Florence et Coll. 
Mazzolini (2 ex. trouvés à Cava di Pietra et à Populonia). — Trou- 
vaille de Sovana (4 ex.). La tête sur ces monnaies semble copiée sur 
celle des didracbmes napolitains de la moitié du ivo siècle, ou des 
drachmes massaliotes qui imitaieut ces didracbmes. 



58 



ÉTRURtB 



- Tête de femme à dr. comme au n<» 68. Derrière, X- Grènetis 

au pourtour. 
^ Poulpe. 

Drachme campanienne. ^* (pi. 1). 60 — 100. 

C de Berlin % 3 gr. 5. — Ck)ll. Maddalena *, 3 gr. 72. 






68 a 69 

70. — Tôte de femme diadémée, à dr. ; derrière, X* 
^ Houe à huit rayons. ' 
Drachme. 

CoU. Strozzi (Garrucci, LXXIII, 7). 



M *. 100. 




b) Aatre séw. (Attribution incertaine). 

71. — Tête de femme à dr., de style différent, parée de bijoux et 
couronnée d'épis; derrière, X; devant, pentagone, 
i^ lisse. 

Drachme euboïque. A*. 100. 

CoU. strozzi (Garrucci, LXXiU, 4), 4 gr. 





72 a. — • Garrucci. 

72. — Même tête à g. 

i^ Taureau cornupète (copie maladroite d*un type massaliote). 

A (?) et JE 3 1/4, 

C. de Florence (Garrucci, LXXIII, 8;. 




ÉTRURIE 59 



XH. — Deniers à tète yirile laurée (Popalonia? 

— vers 360-111® s.) 

73. — Tête jeune à g. avec barbe naissante, couron- 

née de laurier; derrière, X. 
^ lisse. 
Valeur X = iO. Drachme euboïque. 

A* (pi. I). 10-25. 

Kircber,4 gr. 36. — C. de Londres (14-16), 4 gr. 30; 4 gr. 18, etc. — 
C. de France*. — C. de Berlin, 4 gr. 27; 3 gr. 93. — C. de Naples. 
— C. de Milan. — C. de Florence (plusieurs ex.) et Coll. Mazzo- 
lini, quatre ex. prov. de Populonia, Piano di CampigUa et Val di 
Cornea). — Trouvaille de Sovana (14 ex.; poids, environ 4 gr.)* Quel- 
querois, lettres poinçonoées dans le champ, ^ ou ^. Souvent de 
beau style. 

74. — Tête jeune à g. avec couronne de laurier et collier de perles ; 

derrière, X (style plus grossier), 
ij lisse. jÇL*. 10— 25. 

Drachme euboïque. 

C. de Londres (17), 3 gr. 96. 

75. — Tête juvénile à g. ; derrière, X- ' 

^ Traits irréguliers qui semblent esquisser une massue. 
Drachme campanienne. /Si ^-^ */*. 20 -30. 

c. de Berlin, 3 gr. 40. 

XIII. — Metl... ou MeU... (vers 300). 

76. — Tête imberbe laurée à dr.; derrière, X; de- 

vant, Aai'^. 

^ lisse. 

Valeur X = 10. Denier ou drachme. S. 200 

Coll. Strozzi (Gamarrini, C, Insc. liai. App, à Fa- 
brelti, p. 10, n. 54 et Garrucci, pi. LXXIII, 5, page 53). 

XIV. — Curt...? (Cortona? vers 300).^ 

77. — Tête Juvénile imberbe à dr ; derrière, >. Grènetis. 




60 ÉTRURIE I 

^ Poulpe et inscription IQV)? (les lettres sont coupées par | 

le bord et de lecture très difficile). 
Valeur > = 5. Quinaire. RJ. 2«)0. 

G. de Florence (Garrucci, LXXIII,!!). 



XV. — A tête jayënile (Popalonia ou Vetalonia? — 

vers 340-250). 

I" Série. 

78. — Tête jeune; derrière, A. 

^ lisse. 

Valeur A = quinaire. .^. 

Sambon {Recherches) , 3 gr. 88. 

79. — Tête juvénile à dr. ; devant, le chiffre |. Cercle saillant au 

pourtour, 
i^ lisse. 

Valeur \ = i. Unité. JR*. 10—20. 

Style primitif, identique à celui des monnaies d'or (dessin 

n° 6, p. 38). Il y en avait trois dans la trouvaille de So- 

vana de 1858 mélangées avec celles au type de la roue 

(dessin n° 26, p. 46). 

C. de Florence. — Coll. Sir H. Weber, gr. 18. — Ane. Coll. Lo- 
valli, gr. 90 (Gamurrini, Per. i^ ii-ozzi, PI. III, 11). — Ane. chez 
Rollin (Bompois, PI. XVUI, 10), G gr. 70. 

ll« SÉRIE. 

80. — Tête juvénile à dr., les cheveux bouclés; derrière, X. Grè- 

netis au pourtour. 
^ lisse. 

Valeur X = denier. /ei. 50. 

Garrucci (Vatican?), PI. LXXIII, 5, 3gr. 10. 

81. — Tête juvénile à dr. ; derrière, A ou n« Cercle saillant au 

pourtour. 



ÉTRURIE 61 

i^ lisse. 

Valeur A = quinaire. ^ « i/^ (pi. 1). 15—30 

Vatican, 2 gr. 45. — C. de Londres* (18), 1 gr. 91, (19) 1 gr. 97. — 
G. de Florence (fouilles de Vetulonia, Falchi).— C. de Gotha, l gr. 68. 
Le style se rapproche parfois de celui des drachmes de Philippe II 
de Macédoine. 





80 81 

82. — Même tête à dr.; derrière, A- Grènetis au pourtour. 

i^ Croissant et, au-dessus, fer de trident. Au pourtour 
une inscription malheureusement incomplète et effacée : 

1"I"»H (?)• Grènetis. 
Valeur À = quinaire. iïL * */*. 50. 

G. de Volterra, 1 gr. 81. 






83. — Tête juvénile à g., les cheveux bouclés; derrière, A« Cercle 

saillant (style sommaire), 
i^ lisse. 

Quinaire. JÇl^, 15— 30. 

G. de France*, 1 gr. 85. — Kircher, 2gr. 40. 

84. — Tête juvénile à dr., quelquefois aux cheveux crépus; der- 

rière, Cil ou Vil. Grènetis. 
i^ lisse. 

Valeur <|i ou VU ou |in = sesterce. iSL * */«. 10—20. 

C. de France, 1 gr. 05. — G. de Londres, 1 gr. 01 et gr. 93. 

85. — Tête de femme, à dr., les cheveux en torsade; derrière, <||. 
Grènetis au pourtour. 



62 ÉTRURIE 

f( Lisse. 

Sesterce. jçi K 10—20. 

C. de France*, gr. 95 (Laynes), gr. 93. — G. de Florence (compa- 
rez la monnaie d'or, { III, dessin n« 5, page 38). 

86. — Tête juvénile à g.; derrière, ||Y. Grènetis au pourtour. 
1^ lisse. 

Sesterce. A*. 10—20. 

Garrucci, LXXIU, 19. 






87. — Tête juvénile à g., ayant des épis (?) dans les cheveux (style 

grossier) ; derrière, <||. 
j^ lisse. 
Sesterce. A*. 10—20. 

Coll. Maddelena, 1 gr. 

88. — Même type de style très bas; derrière la tête, Cll- 

i^ lisse. 

Sesterce. i^MO— 15. 

Coll. Maddalena^ gr. 85. 

89. — Tête juvénile à dr. (style sommaire); derrière, VII. Cercle 

saillant au pourtour. 






90 90 a 



ij Deux pentagones et un globule cerné de deux cercles con- 
centriques. 
Sesterce. ^^ */*. 10—20. 

C. de France*, gr. 93 (refrappée sur une monnaie aux mêmes 
types). — C. de Florence. 



ÉTRURIE 



63 



90. — Tôle juvénile à g.; derrière, |. Cercle saillant au pourtour 

(joli style), 

^ lisse. 

Valeur \=i. Unité. i«. ». 10—20. 

G. de Florence, gr. 40 (fouilles de Vetalonia, 1894). — C. de 
Voltcrra*, gr. 36. 



XVI. — A tête de Mercure 
(PopuloDia? — vers 350 après 250). 

I'« Série. 

91. — Tête de Mercure à g., avec pétase ailé; derrière, fl (a) ou 

A {à). Grènetis au pourtour. 
i^ lisse. 
Valeur n ou A = quinaire. Système euboîque affaibli. 

^3-^ (pi. I). 20-40. 

(a) G. de France *, 3 gr. 95. — G. de Londres, 3 gr. 58. — (6) G. de 
I lorence, 3 gr. 92. — C. de Volterra. 

92. — Tète de Mercure avec pétase ailé, à dr. ; devant le menton, 

un dauphin; derrière, A- Cercle saillant au pourtour. 





91 a 

i{ lisse. 
Quinaire. 

G. de Berlin, 3 gr. 97. 



92 



^ A3 25— 50. 



Ile SÉRIE. 

93. — Tête de Mercure à dr., avec pétase ailé et quelquefois orné 
d'une bordure ondulée; derrière ). Grènetis au pourtour. 
1^ lisse. Style grossier. 



64 ÉTRURIE 

Valeur fl = 5. Quinaire (même système que précédemment, 
réduit de la moitié). A^ 10__30. 

C. de France*, i gr. 98. - C. de Londres (21), 1 gr. 85. — C. de 
Glasgow 1 gr. 81 et 1 gr. 74. — C. de Milan, 1 gr. 33. — C. de Flo- 
rence (trois ex. trouvées à Vetulonia, fouilles Falchi). — C. de Vol- 
terra. — Coll. Mazzolinl (trouyées à Vetnlonia et Populonia; ane à 
Val di Cornea). 





94. — Même tête à g. ; derrière, J. 
^ lisse. 

Quinaire. ^. 15—30. 

c. de Florence (fouilles Falchi). — Coll. Mazzolinl (Populonia). 

95. — Même tête à dr. ; derrière, 5. Cercle saillant au pourtour. 

i^ lisse ; traces assez vagues ressemblant à des branches. 
Quinaire. ^^. 50. 

C. de Londres (20), 1 gr. 60. 

111« Série. 

96. — Tête de Mercure à g., avecpétase ailé et orné d'un croissant; 

derrière, A* Gros grènetis au pourtour. Style grossier. 




96 

i^ lisse. 

Valeur A =5. Quinaire (nouvelle réduction). A^. 10—20. 
C. de Volterra, gr. 94. 

97. — Tête de Mercure à dr. ; quelquefois derrière, fl. 
^ lisse. 

Valeur = 5. Quinaire. A* Vî-3. 10-20. 

c. de Florence, gr. 90 (Garrucci). — Coll. Maddalena, gr. 90. 



ÉTRURIE 



65 



XVII. — A tète virile barbue (m® s.). 

98. — Tête barbue et laurée à dr. ; derrière, A (?)• 
Grèaetis au pourtour. 
^ lisse. 
Valeur A (?) = quinaire. 

-a 3 (pi. I). 15—30. 

G. de France, 2 gr. — G. de Berlin, 2 ex., 1 gr. 90. — G. de Londres 
(2 pièces), 2 gr. 03. — G. de Milan, 1 gr. 97 (c«). — C. de Florence 
(GoU. Mazzolini, 2 ex. trouvés à Populonia). — Goll. Maddalena, 2 gr. 

Comparez, pour le style, les monnaies de bronze à revers incus 
(dessin n» 132, p. 77). 




XVIII. — Nord de l'Étrurie (Boonia?). — Tête virile barbue 
ou imberbe (iv^ s). 

). — Tête virile barbue et laurée à dr. ; derrière, A» 
i^ lisse. 

Tétradrachme du système perse. ^^. 100—150. 

G. de France*, 11 gr. 38. — Ane. Coll. Bunbury, 10 gr. 56. 





99 



100 



J^\ 80-120. 



100. — Même tête à g. ; derrière, A* 

^ lisse. 

Tétradrachme. 

G. de Londres, 2 p., 11 gr. 23 et 11 gr. 36. — G. de France*, 11 gr..l4 
et 11 gr. — Milan, 11 gr. 24 (refrappée sur une autre monnaie; voyez 
le dessin). 

101. — Tête virile imberbe et laurée, à dr. ; de style plus récçnt 

mais plus grossier; derrière, A- Grènetis au pourtour. 
^ lisse. 



66 



ÉTRURIE 



Tétradrachme. 

Valican. — G. de Londres, 10 gr. 41. 
Maddalena*, 10 gr. 81. 



A«. 80— 100, 
— G. de Florence. — Coll. 




\mû 




102. — Même tête à dr. ; derrière, A. Grènelis au pourtour. 

1^ Roue et quelquefois un X sur un champ en grande partie 
lisse. 




Tétradrachme. 



?^T. 80-120. 



Vatican, il gr.25. — G. de Milan % 10 gr. 80. (Le revers de ces pièces 
est refrappé sur des monnaies d'émissions plus anciennes au type de 
la tête barbue à dr.) 



XIX. — Monnaie de beau style, à légende eaganéenne imitant les 
drachmes de Marseille (Nord de Pitalie). 

On a trouvé en Suisse et dans le nord de l'Italie plusieurs mon- 
naies en argent et une en or avec des inscriptions euganéennes : 
Pirvkos, Dikoa, etc., dont le type imite celui de Marseille. 

Parmi ces monnaies, presque toutes de style barbare, il y en a 
une de très joli dessin, et bien qu'elle ne rentre pas tout à fait dans 
le cadre de nos études, il me semble utile de la décrire : 

103. — Tête de femme à dr. , couronnée d'olivier et parée de bijoux. 
Grènetis au pourtour. 
^ Lion passant à dr.; au-dessus^ inscription composée 



ETRURIE 



67 



d'éléments étrusques ^Ota^>l3a^^^ (en caractères très 
bien formés). 
Drachme. iïL (pi. I). 300. 

G. de Gotba, 3 gr. 53. 

De cette monnaie semble se rapprocher la suivante : 

Echetbia (2*^ moitié du iv^ s.). 

104. — Tête de femme à dr., avec couronne de myrte et parée de 
bijoux. Grènetis au pourtour. 
^ Hibou moyen-duc (Strix otus) à dr., regardant de face; 




dans le champ à dr., séparée par une barre presque verti- 
cale, on lit de bas en haut, >^yË®< (1). 
Drachme. iÇL (pi. 1). 200-300. 

C. de France, 3 gr. 75 et 3 gr. 45 (ColL Saulcy). — Ane. Coll. da 
Schottenstift. Vienne, 3 gr. 80. — Coll. Maddalena*, 3 gr. 70. 

1. Les E ont quatre barres. 




Gorgonéion stylise, terre cuite campaulcnne (iii* s.). 



68 ÉTRbBIE 



MONNAIES DE BRONZE 

I. — Double oiLce (1), onces et demi-onces frappées, complétant 
la série des monnaies coulées (2« moitié du iv* s.). 

105. — Roue à six rayons. 

i\ Ancre munie de deux anneaux. Dans le champ, deux glo- 
bules. 
Sextans. JE». 15-30. 

L. Sambon (Recherches)^ 19 gr. -* Adc. Coll. Blacas, 8 gr. 85. 

106. — Roue à six rayons ; entre deux de ces rayons, Tindice de la 

valeur. 
i{ Ancre; à g., •; à dr., ) {a), > (b). Grènetis. 
Uncia. -£'•*. 2-5, 

G. de Berlin (8 gr. 4 et 6 gr. 6S). — G. de Londres, 9 gr. 26. — Kir- 

cberiano — Coll. J. Sambon, 9 gr. — C. de Naples (Santangelo). — 

C. de Glasgow (a), 9 gr. 30; (6), 9 gr. 36. 

107. — Mêmes types. 

i| A g. •; à dr. ^. Grèhetis. 

Uncia. A»-*. 2-5. 

C. de Berlin, 8 gr. 9. — C. de Londres, 8 gr. 29. — Kircheriano. — 
On atlribue généralement ces monnaies à Ghiusi. 

108. — Roue à six rayons, entre deux desquels, Tindice de la 

valeur, 0. 
F^ Fer de bipenne; à g., •; à dr. ). Grènetis. 
Uncia. JE»-6. 2-5. 

G. de Berlin, 8 gr. 85; 8 gr. 15. — C. de Naples. 

109. — Mêmes types; à l'avers, ^ et •; au revers, # et }. 
Uncia. A»«. 2^. 

G. de Berlin, 8 gr. 75. 

110. — Mêmes types; avers, •. 
ijAg., •;àdr. 3. 

(1) Garruci (pi. LXXVi) donne le dessin d'un triens du G. de Turin ayant d*un cAté 
«ne roue à huit rayons ; de l'autre un fer de bipenne entre quatre globules et sur- 
monté de la lettre ^, Je n*ai pas pu trouver cette pièce. 



ÉTRURIE 69 

Uncia. iE» «. 2^. 

C. de Berlin, 6 gr. 8. — C. de Londres, 9 gr. 91 ; 9 gr. ?0 ; 7 gr. 64, 

111. — Mêmes types, 
i^ Avec la lettre V. 

Uncia. iE5-«. 2-5. 

C. de Londres, 7 gr. 12. -^ Coll. J. Sambon^ 9 gr. 20 ; 8 gr. 20. 

112. — Mêmes types. 

i^ Avec la lettre > (a) ou ^ {b) ou V (c). 
Semuncia. R^ */*. 3-8. 

C. de Berlin (6), 4 gr. 85; 4 gr. 5; (c), 3 gr. 65. — C. de Londres 
(6), 4 gr. 34 et 2 gr. 20. — Kirclieriano (a), 2 gr. 70. 

113. — Mêmes types. 

i^ Bipeunis avec manche; daas le champ la lettre ) (a) ou 

s| {b) ou V (c). 
Semuncia. JE« */^ 3-8. 

C. de Londres (c), 1 gr. 29. — Klrcheriano (a), 2 gr. 20; {b), l gr.70; 

(c), 3 gr. 40. 

II. -^ Popalonia (D (in« s.). 

114. — Tête de Minerve à dr., coiffée d*un casque corinthien; au-. 

dessous, ••••, indice du trions. 




i^ Chouette volant de face; au-dessus, ••••; de chaque cêté, 

une étoile à six rayons. . 
Triens. JE » * s. 20—50. 



1. Les monnaies de bronze de Populonia se trouvent généralement en mauvais état 
de conservation. 



70 



ÉTRURIE 



Coll. Strozzl (refrappé). Voyei Garrucci, LXXIV, 2. — Coll. 
lena* )12 gr. 43 et 22 gr. 73. — Kircher. — C. de Florence (Coll. 
lini, 3 exempl. prov. des environs de Populonia). Deux de ces 
Tun à Tavers, Taatre au revers la contremarque suivante : 
qui est peut-être le signe du bes. Un autre ex. (C. de Flo- 
rence*) provenant de Vetalonia (Falchi, Annuaire de nu- 
mifm,y 1884, pi. VI), a cette même contremarque et une 
seconde représentant une rone dans un cercle; il est très 
usé et ne pèse que il gr. 70. 





115. — Tête de Mercure àdr. avec pétase ailé; derrière, ••••• 
Grèaetis au pourtour, 
i^ Deux caducées posés horizoDtalement en sens contraire; 




au-dessus, un croissant; au-dessous, •#••; entre les ca- 
ducées : flMV^IVI. 
Triens. JE». 50—100. 

C. de Volterra, 19 gr. 75 (c»). 

116. — Tête imberbe d*Hercule, à dr.,la massue sur l'épaule. Grè- 
netis au pourtour. 
T^ Arc et flèche; au-dessous, ••; plus bas^ une massue et au- 
dessous, flMVmvI. 
Sextans. jE'-y 1/2. 25— 50. 

G. de Londres, 11 gr. 78. — Kircher, 12 gr. 20. — C. de Berlin, 
9 gr. 6. — C. de France, 14 gr. 35. - C. de Milan, 10 gr. 17. — C. 
de Florence (Coll. Mazzollni, 3 ex.). 



ÉTRURIE 



71 



147. — Tête de Minerve à dr., coiffée d'un casque corinthien avec 
aigrette. Au-dessus, •#. Grènetis au pourtour. 




ij Chouette à dr.^ la tête de face, posant ses griffes sur les 
deux globules qui indiquent la valeur nominale; derrière, 




deux astres et un croissant; au-dessous, flUV^IVI. Cercle 

saillant au pourtour. 

Sextans(l). &^^\ 5-^20. 

C. de Londres, 8 gr. 97. — Kircher, 9 gr. 70. — Coll. Stroszi (re- 
frappé). — C. de Berlin, 12 gr. 10 et 10 gr. 7 (mod. 6 1/2-7) et 9 gr. 8 
(mod. 6). — C. de Glasgow, 8 gr. 38. — C. de Florence (Ck>ll. Mazzo- 
lini, 18 ex. trouvés à Populonia), plusieurs surfrappés. — C. de Mi- 
lan. 

118. — Tête de Mercure à dr., coiffée du pétase ailé, la chlamyde 
nouée autour du cou (souvent de dessin très grossier). 
Grènetis au pourtour. 
t\ Deux caducées ornés de bandelettes (2), posés horizontale- 
ment en sens inverse; entre eux, flklVmVI et X (?)• 
Sextans. JE '^ * 7. lo- 20. 

C. de Parme (refr. sur un sextans avec tête de Minerve. — ï{ Chouette). 
— Rircher. — C. de France, 10 gr. 35. — C. de Londres, 11 gr. 79 

1. Ces sextans sont très souvent refrappés avec les types des triens de poids 
réduit que nous décrivons plus loin. 

2. Voyez les caducées avec bandelettes sur les monnaies coulées. Garnicci, PI. XVI. 



72 



ÉTRURIE 






119. 



(un croissant derrière la tète de Mercure; au i^ un X sous le caducée ; 
pièce refrappée). — C. de Florence (Coll. Mazzolini, 4 ex. dont un 
refir. sur un des sextans précédents). 

- Tête deVulcain à dr, coiffé du pilos orné de laurier; der- 
rière, X (1). Grènetis. 



► 



l 




i^ Tenailles et marteau; entre ces objets, ••••; à dr. et au- 
dessous, la lég. : flMV^IVI. Grènetis. 




Triens de poids réduit. JE*. 5 — 15. 

c. de Londres, 7 gr. 08, 9 gr. 57 et 6 gr. 75. — C. de France (plusieurs 
ex. ; un refr. sur le sextans avec T. de Pallas. i^ Chouette). — C. de Parme 
(refrappe semblable). — Kircher, 8 gr. 12. — C. de Berlin (mod. 6 et 
6 1/2-7), 41 gr. 4; 9 gr. 5; 8 gr, 20; 7 gr. 45 (un ex. refr. sur un 
sextans avec tète de Minerve, i^ Chouette). — C. de Glasgow, 13 gr. 50 
(refr.). — C. de Milan, 11 gr. 05 (refr.). — C. de Florence (Coll. Mazzo- 
lini], nombreux exempl. 

1. A partir de cette époque, la préoccupation des Étrusques d'établir des rapports 
précis entre leurs monnaies et celles des Romains est éyidente, mais les éléments de 
calcul que nous possédons sont malheureusement 1res confus. Vers la fin du monnayage 
de Populonia, la valeur nominale de la monnaie de bronze fut subitement réduite de 
moitié et Tindication X semble avoir une corrélation avec la note du triens, puisque 
nous trouvons les deux marques X et9999 sur la même monnaie. L'as romain 
aurait donc valu, au cours de la seconde moitié du m^ s., 30 unités étrusques de 
1 gr. environ. Jusqu'ici on a considéré la pièce de 100 unités comme correspondant 
à on as sextantaire. 



ÉTRURIE 



73 



III. 



- Populonia — Vetulonia — Camars? (m^ s.). 



120. — Tête de Vulcain à dr., coiffée du pilos orné de laurier; 

derrière, X et deux globules. Grènetis au pourtour. 
i{ Marteau et tenailles; entre ces deux objets, au pourtour, 

les inscriptions V^fl^'33 — flMV^8V8 et Al^. Grènetis au 

pourtour. 
Sextans. JE«. 20—50. 

G. de Parme (refrappée).— C. de Florence (Coll. Mazzolini), 3 ezempl. 
dont un avec inscriptions lisibles, trouvés à Populonia). — Coll. 
Strozzi (Gamurrini ap, Fabretti G. J. J). — Coll. Maddalena, 11 gr. 85. 



IV. — Vetolonia (Vatl ou Vallun) (fin du iv«.m« s.). 

421. — Tête juvénile imberbe à dr., coiffée de la dépouille d'un 
fauve; derrière, •• (de style primitif ou grossier). 




i{ Fer de trident accosté de deux dauphins^ les tètes en bas; 
souvent, dans le champ, de chaque côté, un globule. Grè- 
netis. 




Sextans. 



^6-7. 8—15. 



74 ÉTRURtE 

Fouilles de Vetalonia (Palchi), 15 gr. 50; 12 gr. 60. — G. de Berlin, 
11 gr. 10; 10 gr. 75; 10 gr. 2; 8 gr. 25. — G. de Londres, 7 gr. 38. — 
G. de Florence. 

122. — Même téteà dr., derrière, A^Pi^ ; au-dessous, ••. 




ï^ Fer de trident accosté de deux dauphins; quelquefois de 

chaque côté, un globule. Travail grossier. 
Sextans. X}. 8—15. 

Falchi (fouilles de Vetalonia), 13 gr. 70 ; 13 gr. 25; 11 gr.; 10 gr. 28; 
10 gr. ~ G. de Florence. — G. de France. — G. de Londres, 8 gr. 61. 
— G. de Berlin, 10 gr. 30; 10 gr. 2. — GoU. Strozzi, 13 gr. 75 jusqu'à 
5 gr. 35. — G. de Glasgow, 11 gr. 46. 

123. — Même tète; derrière, ^/ffl3; devant, |y ; au-dessus, •#. 

^ Fer de trident accosté de deux dauphins; de chaque côté 

un globule. 

Sextans. JE^. 30. 

G. de Berlin, 10gr.3(niod. 6). — Friedlânder lit MV^tfl3; Cors- 
sen (Sallet's Zeilachr. f, Num., IH (1876), p. 9 et 10), Vatl(una) et 
Ui(pis), (Vetulonia, Vibius). 

124. — Même tête à dr. ; derrière ^/ffl^.Grènetis (style grossier), 
i^ Trident et dauphins. Grènetis. 

Once. JE». 8—15. 

G. de Florence. ~ Fouilles de Vetulonia, 9 gr. ; 5 gr. 90. 




125. — Même tête à dr.; au-dessous ^tfl3 et VKfl^. Grènetis 
(très joli style). 



ÉTRURIE 



75 



û Trident et dauphins. 

Uncia. ^3i,.-4.iO-20. 

C.de Florence (Falchi, 5 gr. 25; fouilles de Veluloûia : plusieurs 
exempl.). — C. de Berlio, 6 gr. 5. 



V. — CT#A?(ni«s.). 

126. — Tête juvénile imberbe, coiffée d'une peau de bête; au-dessus, 
•••. Grènetis. 




t{ Ancre ; à dr. fl#t> ; à g. ••#. 
Quadraus. 

c. de Londres, 14 gr. 19 (refrappée?). 



iE«. 30. 



SYSTÈME ÉTRUSQUE 

VI. — Verenas (lil« s.). 

127. — Tête de Minerve, à gauche, coiffée d'un casque athénien à 
aigrette. 




i^ Partie antérieure d'un monstre à tête de tigre et à corps 
de cheval, à gauche, les jambes dans l'attitude du galop. 
Au-dessus, ^flM)43^. -^*- 25-50. 

c. de Florence. 



76 ÉTRURIE 

VII. — Peithesa (vers 268). 

128. — Tête de Mercure à dr., coiffée du pétase ailé. Grèneiis. 
i^Chouetteàdr., laiétedeface. Àdr.,fl^30i31 ou fl^30l91 
(a); quelquefois rinscripiion divisée : fl^3 | 0191. {à). Grè- 
netis. JE 2 */«. 5—15. 




C. de Berlin, (a) 3 gr. 45 ; 2 gr. 9 ; 2 gr. 73. — C. de Londres (a) 
2 gr. 26; 2 gr. 83; 2 gr. 41; 2 gr. 97 et (6) 2 gr. 46. » Kircheriano. 
— C. de France* (la lég. divisée des deux eûtes), 3 gr. 12. Sur uu 
exempl. de sa collection Garrucci a lu, sous le cou de la tête de Mer- 
cure, C et au revers Z. Ces monnaies se trouvent habituellement 
dans la Tallée de Chiana entre Arezxo et Bolsena; c'est là qu'il faudra 
placer la Tille de Peithesa, autrement inconnue. 

Les exemplaires avec légende parfaitement lisible sont très rares. 

129. — Mêmes types, anépigraphes; quelquefois, dans le ehamp, 

de chaque côté la lettre 1 ou, ce qui semble plus probable, 
le signe A. iE^ 5—15. 

G. de Berlin, 2 gr. 65. — Kircheriano. 

130. —Tête laurée d'Apollon à dr. ; derrière le cou, carquois; 

quelquefois devant, <. 
^ Chouette à dr., la tête de face; dans le champ, <• Grènetis. 

MK 5—15. 
C. de Berlin, 2gr. 95; 2 gr. 35. — C. de Londres, 2 gr. 68. — C. de 
Glasgow, 2 gr. 75. 

131. — Tête de Pallasà dr.; au-dessus ou devant, C- 

1^ Chouette à dr., la tête de face; dans le champ, C- 

S? 5—15. 
Coll. Garrucci. — Kircheriano, 2 gr. 

VllI. — Monoaies de système étrusque à revers incus 

(fin du 111® s.). 

132. — Tête barbue et laurée àdr. ; derrière, d|c. Au pourtour, 

couronne. 



ÉTRURIE 

^ Type iocus : hippocampe à dr. 
Valeur 3|c = 100. 



77 



A*«. 50—100. 



C. de Berlin (mal conservé), 31 gr. 70. — Vatican, 40 gr. 80 et 32 gr. 
— C. de Florence (Coll. Maziolini), 30 gr. 70 (c*; tronyé près de Po- 
pulonia). 




133. — Même tête à dr.; derrière, t. Au pourtour, grènetis et or- 
nement à branche sèche. 




ij Type incus : hippocampe nageant vers la dr. Au pourtour, 
cercle incus avec ornement imitant des ondes. 

JEio (pi. I). 50—100. 
C. de Londres, 24 gr. 78. 

134. — Tête barbue à dr., couverte de la dépouille d'un dauphin ; 
derrière, t- 
¥^ Type incus : aigle à dr., tournant ^vivement la tête à g. 
pour se défendre contre un serpent. 



78 



ETRURIE 



; 



Valeur t = 50. JE.10. 56—100. 

C. de Turin, 21 gr. 25. 

135. — Même tête à dr., derrière, t. 

^ GrifTon passant à dr. i^io. 50—100. 

VaticaQ, 19 gr. 10. — Ck>ll. Strozzi (prov. de Val d'Orcia), 19 gr. 30. 
— C. de Florence (Coll. Mazzolini), 20 gr. 80. 

136. — Tête barbue à dr., coiffée de la dépouille d*uD chiea (?); 

derrière, XXX • 




i^ Type incus : tête d'âne. 
Valeur XXX = 30 

Vatican, 13 gp. 43 (Garrucci, LXXXV, 4). 



JE.8. 50—100. 



137. —Tète de Minerve avec casque à calotte ronde sans aigrette ; 
derrière, la lettre > ; devant, AXX* Cercle saillant au pour- 
tour. 




[ 



i^ Type incus : coq à g. encadré dans un cercle en creux avec 

couronne en relief. 

Valeur AXX = 25. JSfi. 40—80. 

C. de Berlin, 11 gr. 50. — Vatican, 10 gr. 72. — Coll. Strozzi, 
10 gr. 20. — C. de France*, 11 gr. 60. 

138. — Tête barbue et laurée à dr.; derrière, XX- 



ÉTRURIE 



79 



ij Type incus : aigle aux ailes déployées, débouta g., retour- 
nant la tête vers la dr. ; le champ parsemé de lignes poin- 




tillées. Au pourtour, un cercle en creux avec ornement en 
relief en forme d'arête. 
Valeur XX = 20. &\ 30—50. 

C. de France* (Liiynes), 10 gr. 70. — Vatican^ 11 gr. 4 et 9 gr. 3, 

139. — Tête juvénile à dr., un bandeau autour des cheveux; der- 
rière, X» sous le cou, ||>. Au pourtour, grènetis et guir- 
lande. 




i^ Dans une dépression ovale, serpent. 
Valeur Xll>=: 12 1/2. 
C. de Florence, 6 gr. 40. 



J£5 1/2-6. 50. 



140, — Tête barbue à dr. ; derrière, X, dessous le cou, ||>. Au 
pourtour, guirlande. 




ij Type incus : poisson à dr. Bordure déprimée avec ornement 

imitant des ondes. 
Valeur Xll> =2 1/2. &\bO. 



80 ÉTRURIE 

C. de Berlin (Coll. Imhoof-Blumer) 5 gr. 76. -> Coll. Strozzi. Gar- 
racci (pi. LXXV, 9) donne un mauvais dessin de l'exemplaire de la 
Coll. Strozzi et indique le poids comme étant de 2 gr. 49 (?). 

141. — Tête juvénile imberbe à dr., coiffée d'un casque phrygien. 
Au pourtour, guirlande ; derrière, > . 




T^ Type incus : ornement en forme de croix. Bordure incuse. 

Valeur >= 5. JE^ «/«. 15—30. 

C. de France, 3 gr. 58. — C. de Florence (Coll. Mazzoloni, prov. de 
Cecina), 2 gr. 49. 

142. — Tête juvénile; devant, <||. Grènetis et guirlande. 
i^jType incus : astre à six rayons dans un cercle. 
Valeur <||i=:2 1/2. J£3. 30. 

C. de Berlin, 2 gr. 5. 





143. — Tête barbue à dr.; devant, |. 
^ Lisse. 
Valeur | = Unité. 

Coll. Maddalena, gr. 55 (manque un petit morceau). 



&'. 15. 



IK. — Incertaines avec types en relief snr les 
deux faces (m*' s.). 

144. — Tête juvénile à dr. Au pourtour, cercle saillant. 

i^ Dans le champ, deux croissants et trois ou quatre astres à 

six rayons. JE'*. 15 — 40. 

c. de Florence et Coll. Mazzolini (2 ex. doot 1 avec contremarque 

en forme de roue, trouvés à Populonia et à Pianale di Castagneto). — 



ÉTRURIE 



81 



C. delMunich. Garrucci a lu au revers de l'exemplaire de Florence 
uo ^. 




Voyez les croissants et les étoiles sur des fragments d'aeg 
signatum trouvés à Tarquinia (Garrucci, pi. xxvi). 



X. — Incertaines (Vallée de la Chiana) (lil« s.). 

145. Tète de Nubien à dr. ; quelquefois derrière, V^, M ou 
Grènetis. 




i^ Éléphant à dr., une clochette au cou; au-dessous, ^ ou M 
ou H ou 5. &*. 3—10.. 

G. de Berlin, V^ ; i{ \M 5 g. i5; l^ V\ 5 gr. 8; ij M 6 gr. 9; i{ ^ 

4 gr.45; l^ 5 5 gr. 95 et 5 gr. 65. — C. de Londres, V^ i^ V\ 5 gr. 31 ; 
ij \M 4 gr. 80 ; i^ A\ 4 gr. 86 ; i^ ^ 5 gr. 34 ; i^ 5 7 gr. 08. - C. de 
Naples, rj D — Kircheriano. — C. de France, i^ M ou > 5gr.; i^ \M 

5 gr. 73; i^ M 5 gr, 35; 1^ =1 5 gr. 71. — C. de Glasgow, ij M 4 gr. 85 ; 
ij J3gr. 69; l{ ^ 4 gr. 20. 




146. Tète juvénile imberbe à dr., coiffée d*une dépouille de 
chien (?) Grènetis. 

6 



f 



82 ÉTRURIE 

^ Chien maltais courant à g.; au-dessous, M (à) ou ) {b) ou 

&* i/î-3 (fig. 114). 3_io. 

C. de Berlin (a), 2 gr. 65; 2 gr. 55; 1 gr. 85; i gr. 6; (6), 3 gr. 2 
(L. Sambon, p. 55, "77). — G. de Londres (6 et c), 2 gr. 96; 2 gr, 85 ; 
2 gr. 39. — Kircheriano. — G. de Naples (a). — C. de France (a), 
2gr. 76; (6), 2 gr. 50; (c). 2 gr. 57. -G. de Glasgow, ij V\ 2 gr. 72. 



I 
^1. 



XI. — Gosa Volcientiuin (près d'Orbetello). 

147. — Tôte barbue de Mars à dr. avec casque corinthien à 
double garde-nuque et aigrette, 
i^ Buste de cheval bridé, posé sur un dauphin; au pourtour, 

commençant par derrière, C O S A N (de haut en bas). 
Litra. JB*. 30—60. 

Carelli, PI. 20 (Eckhel). — C. de Londres, 6 gr. 96. 




1 



148. — Tête barbue de Mars à dr. comme précédemment. 

i^ Buste de cheval bridé à g., posé sur un dauphin ; autour, com- 
mençant par derrière (de haut en bas) la lég. O N A3 O D. 
Litra. JE*. 30—60. 

Garrucci, pi. LXXXIl, 34. 

140. — Tète de Pallas à dr. avec casque corinthien orné d'une ai- 
grette. 
i{ Buste de cheval bridé à g.; autour, ONAZOD» com- 
mençant derrière^ de bas en haut. 
Litra. JE*. 30—60. 

C. de Londres, 6 gr. 02. 

l&O. — Même tête de Pallas; derrière, une étoile. Grènetis. 

i^ Buste de cheval à dr. ; autour, C O Z A M O; commençant 
par derrière, de bas en haut. 



ÉTRURIE 83 

Litra. JB3-4. 30— 60. 

G. delLondres, 6 gr. 15. — C. de France, 5 gr. 75. — CoU. Santan- 
gelo. — C. de Naples. 




151. — Môme type; devant la tête, CO^A- 

Litra. jg.*. 30—60. 

Garelli, 17. 

152. — Tête de Pallas à g.; devant, A^OD- Grènetis. 




^ Buste de cheval bridé à g. ; autour, klAZOD (commençant 

par derrière, de bas en haut). 
Litra. ja3-4 (fig. n?). 30— 60. 

C. de Berlin, 5 gr. 08. 

153. — Mêmes types; devant la tête, CO$A. 

Litra. JE. 3-4. 30_60. 

Garelli, pi. X, 18. 

154. — Même avers. 

^ Buste de cheval bridé à dr. ; autour, COZANO» 
Litra, &^\ 30—60. 

Rircheriano. 



PI. I 




0mj»M9 •^ 




104 



ETRVRIE 



A. Sa M BON 



Mtol.Mypi»- lUsiiliaiid. V»n% 




Aes grave d'AiimiDum. 



OMBRIE 



Le monnayage des Ombriens appartient à une époque très ré- 
conte, où ce peuple, déchu de son ancienne puissance, passa sous 
le joug de Rome. Ils avaient fait leur soumission après la défaite 
que le consul Fabius leur avait infligée, près de Mévania (308 av. 
J.-C.) (1); mais bercés encore par Tespoir de recouvrer leur in- 
dépendance, ils prirent part à la coalition des Samnites, des 
Étrusques, des Gaulois Senons, qui, vers 299*av. J.-C, réunis- 
saient, pour la seconde fois, leurs forces contre Tennemi commun. 
Cet espoir s'évanouit à la sanglante bataille de Sentinum (2), 
sur la pente orientale de TApennin (295 av. J.-C), et depuis lors, 
les Ombriens restèrent sous la dépendance de Rome. 

Au IV* siècle, une partie de TOmbrie, sur la côle adriatique, 
avait été occupée par les Gaulois Senons et fut désignée sous le 
nom de « Gallicus ager », même après Inoccupation romaine. Dans 
la division de l'Italie en régions, sous Auguste, celte contrée fut 
de nouveau unie à l'Ombrie (vi^^ région). 



1. LW., IX, 39-41. 

2. Lit., X, 21, 26 et 27; Polybe, II, 19. 



"H 



86 OMBRIE 

On connaît des monnaies de deux villes ombriennes : Ariminum 
et Tudef\ 

Ariminum (aujourd'hui Rimini) était située dans le « Gallicus 
ager », à l'extrémité supérieure de la côte adriatique. Fr. Lenor- 
mant (1) croyait que les monnaies d* Ariminum remontaient au 
iv« siècle, quand les Gaulois Senons étaient les maîtres de cette 
région; mais le style des pièces et les indices fournis par les trou- 
vailles font penser qu'elles sont d'une époque plus récente (2) 
et que le type du guerrier gaulois se réfère à quelque légende 
locale tolérée par Rome. Nous n'avons aucun renseignement his- 
torique concernant cette ville avant 268 av. J.-C, quand les Ro- 
mains s'en rendirent maîtres et y établirent une colonie (3). Cette 
ville, située sur la limite de la Gaule Cisalpine, était une posi- 
tion stratégique de premier ordre (4) et son importance s'accrut 
encore lorsque, en 221 av. J.-C, la route qui devait relier Rome 
à Ariminum (via Flaminîa) fut complétée. Aussi, cette colonie 
jouat-elle un grand rôle dans les guerres du m* et du n* siècle 
av. J.-C. 

Une série d'aes gravcy très intéressante, a été émise à Arimi- 
num(5). Elle ne semble pas antérieure à Tan 268. Le poids de la 
livre est supérieur à celui de la livre romaine. L'as (musée de 
Pesaro) pèse 396 gr. 

TuDER (aujourd'hui Todi) était, à la même époque, une des 
villes principales «de l'Ombrie. Située au sommet d'une colline 
qui domine la rive gauche du Tibre (6) sur la limite de l'Étrurie, 
et devenue colonie romaine^ elle reçut, sous Auguste, le nom de 
Colonia fida Tuder (7). Silius italicus parle de l'importance du 



1. La Monnaie dans rantiquilé, 1863, p. 113. 

2. Mommsen, Hisl. de la monnaie romaine, 

3. Uv., Ep. XV; Vell. Put, 1, 14 ; Strabon, V, i, 11. Voyez Mommsen, C. 1. 1., 11, 
p. 76, 217. 

4. StraboD, V, i, 11; Pol., III, 61. 

5. Voyez pour les types : Sambon, Becherchei^ pl- VI, et Garrucci, Monete delV 
llalia antica, pi. LIX et LX. 

6. « Ëxceiso sumini qaa Tertice monti. Deyezurn lateri pendet Tuder » (Sil. Ital. VI, 
645). 

7. Frontin, De col.^ p. 214. 



OMBIUE 87 

culte de Mars dans cette ville (i) ; mais les monnaies n*y font 
point allusion. Sur l'une d'elles nous voyons une truie avec trois 
petits; Marchi et Tessieri ont pensé que la légende de la truie 
allaitant ses trente petits ne pouvait s'appliquer à cette monnaie; 
mais il n'est pas facile de le nier. 

Tuder a une nombreuse série A'aes grave, émise à partir d ^en- 
viron 290 av. J.-C. (2); on trouve parmi les types l'aigle et la corne 
d'abondance qui figurent aussi sur les monnaies frappées. 



1. IV, 222; vin, 462. 

2. Voyez pour les types : Sambon, Recherches, et Gamicei, Maneie deW Italia 
antica, pi. LV et LVI. 



OMBRIE 



MONNAIES DE BRONZE 



Arimmiim (après 268 av. J.-C). 

155. — Tôte barbue avec pileus conique lauré, à g. (Vulcain?). 
Grènetis au pourtour. 




155 a 



if Guerrier à g.^ allant avec précaution à l'attaque en se cou- 
vrant d'un grand bouclier ovale; à l'exergue, ARIM (o) 
ou ARIMN {à). iE*-*. 5—15. 

(a) C. de BerUû, 6 gr. 25; 5 gr. 15; 7 gr. 15; 6 gr. 85. — C. de 
Londres. — C. de France, 5 gr. 96. — G. de Glasgow, 4 gr. 72 et 
4 gr. 69.— G. de Turin, 5 gr. 48; 5 gr. 69. — (6) C. deNaples. — G. de 
Londres. — C. de Berlin, 5 gr. 6. — G. de Milan. 



Tader (2' moitié du m« siècle). 



156. — Tête juvénile imberbe, à dr., coiffée d'une espèce de pé- 
tase à double bord ou avec doublure en cuir et attaché sous 
le menton. Grènetis au pourtour, 
i^ Truie debout à dr. avec trois petits dont deux à la ma- 
melle; au-dessus, ^03*1^ VT. Grènetis au pourtour. 

JE «.40-100. 

Kircher, 9 gr. 25. — Âne. coll. Borghëse. —G. de Londres, 9 gr. 23. 
— C. de France (c»), 6 gr. 46. — L. Sambon, 8 gr. 52. 



OMBRIE 



157. — Tète de Silène, à dr., couronnée de lierre. Grènetis au 
pourtour. 




ij Aigle debout à g., les ailes éployées; devant SQJ^'VK ou 
9a3i^VT ou gag^fV'T- Grènetis au pourtour. 

J£3i/2.4.8— 20. 

C. de Berlin, 3 gr. 95; 3 gr. 85; 3 gr. 70; 3gr. 90 ; 3 gr. 60. — G. de 
Londres. — Kircher, 3 gr. 80. — C. de Naples. — C. de France, 4 gr. 
33; 4 gr. 12; 3 gr. 84; 3 gr. 10; 4 gr. 01 (Luynee).— C. de Glasgow, 
3 gr. 11 Oaa-f VK). - G. de Turin, 3 gr. 84; 3 gr. 78 (3a3TVT) 
3 gr. 71 ; 3 gr. 50. 

158. — Tête juvénile de Pan, à dr., avec cornes au front. Grènetis 
au pourtour. 





158 



^ 3Q3TVT» Corne d'abondance chargée de grappes de rai- 
sin et d'épis. Grènetis au pourtour. JE * 1/2-3 15—25, 

C. de BerUn, 1 gr. 85; 1 gr. 80. — Kircher, 1 gr.75. — Coll. Mad- 
dalena, 1 gr. 63. 



PICENUM 



Les Picentios avaient conclu de bonne heure un traité d'alliance 
avec Rome, traité qui fut scrupuleusement respecté par celle-ci 
jusque vers 290 av. J.-C, c'est-à-dire tant que les Gaulois Senons 
la menaçaient. C'était un peuple paisible, et Rome qui avait 
déjà établi une colonie à Hatria^ Tan 289 av. J.-C. (1), en eut bien 
vite raison lorsqu'en 268 elle décida la conquête de tout le 
territoire ('i). 

Le Picenum nous a laissé une assez nombreuse série d'aes grave 
et une seule monnaie frappée. L'aes grave porte (3) des noms de 
villes : Hatria, Firmum ; il appartient au ni« siècle, et offre celte 
particularité que la livre (indiquée par un p), beaucoup plus 
lourde que la livre romaine, s'élève dans les premières émis- 
sions jusqu'à 410 gr. (4). 

La monnaie frappée appartient à Angona et date de 268 av. 
J.-C. environ. Cette importante ville du Picenum était située sur 
un promontoire formant courbe (5), d'où le nom d^A-pwiy. C'était 
le seul établissement grec de cette partie de la côte adriatique; 
on le disait fondé, vers 380 av. J.-C.^ par des exilés syracusains 

1. Tiie-Live, EpiL, XI; Madvig, De coloniis, p. 298. 

2. Flor., 1, 19; Tite-LiTe, Epit., XV; Oros., IV, 4; Eatrop., II, 16. —Pline éfalue 
les Picentios à 360.000 hommes à l'époque de la conquête romaine. 

3. Garracci, Moneie delC Jtalia aniica, pi. LX, LXI, LXU. 

4. L. Sambon, Recherches, pi. VU. — Garracci, op, /., p. 32. 

5. «c In ipso flectenUs se orae cubito. » Pline, III, xiii, 18. 



92 PICENUM 

qui voulaient se soustraire à la tyrannie de Denys TAncien (1). 
Nous ne savons pas à quelle date Ancone tomba au pouvoir des 
Romains (2) ; mais les détails de la campagne des consuls Sempro- 
nius Sophus et Appius Glaudius, en 268, font entrevoir la sou- 
mission complète de toute la contrée. 

Les monnaies, toutes en bronze, portent la tête de Vénus, déesse 
principale dans cette ville et dont le temple a été célébré par 
Catulle et par Juvénal (3). 

Je donne la reproduction d'un joli masque de Silène en bronze, 
semblable à celui des as d*Hatria et trouvé à Ancone ; il montre 
le goût artistique de cette région. Le même masque se voit sur Tas 
de Hatria. 



1. Strabon, V, iv, 2. 'Ayxàv *EXXYjvtç. JuTénal, 4, 40, Tappelle « Dorica Ancon ». 

2. Pline la mentionne comme colonie romaine, III, xiii, lit. 

3. Catulle., Carm., 36, 13; Jut., Sat. IV, 40. 




Masque en bronze trouYé à Ancone. 
(Collection Fitzbenry.) 



I 



PICENUM 



93 



MONNAIE DE BRONZE 



Ancona (après 268 av. J.-C). 

159. — Tête de femme, à dr. (Vénus), avec couronne de laurier et 
boucles d'oreille ; derrière, Z- Grènelîs au pourtour. 




f( Bras droit plié, à g., dans la main, une branche ; au-dessus, 
deux astres à huit rayons; dessous, ArKHN. Grènetis au 
pourtour. A^». (pi. II). 15-40. 

C. de Berlin, 9 gr. 95; 5 gr. 60 ; 6 gr. 9 ; 7 gr. 55. — C. de Londres, 
7 gr. 49. — Coll. Garrucci, 5 gr. 70. — C. de Glasgow, 6 gr. 86. — 
. de Turin, 5 gr. 67. — C. de Naples (Coll. Santangelo). 



LATIUM ADIECTUM 



Les monnaies du Latium adiectum sont peu abondantes et n'ap- 
paraissent que vers la fin du ly siècle, puis au cours du iii^, c'est- 
à-dire à Tépoque où Rome, brisant la résistance des populations 
latines, établit dans chaque région des colonies formant comme 
un rempart de sûreté. 

Ce monnayage devint le privilège des villes dépendantes de 
Rome, colonisées par elle et qui par leur position stratégique 
étaient appelées à rendre de grands services à la métropole. Elles 
servaient en même temps d'étapes commerciales et, si parfois elles 
furent entraînées dans les mouvements insurrectionnels de la 
vieille race italique, luttant pour son indépendance, nous les 
trouvons généralement dociles aux ordres de Rome, enchaînées 
par rintérét autant que par la crainte. Il est probable que Vaes 
grave ait eu la même origine que les monnaies frappées. 

Alba Fucens, Aquinum, Cora, Signia ont frappé monnaie. Alba 
et Signia ont des symboles qui leur sont propres; Cora et Aqui- 
num reproduisent des types empruntés aux monnaies d'autres 
contrées. Le monnayage le plus abondant est celui d'Alba. 

Alba Fugens (aujourd'hui Alba), T^'AXôa ^ouxiv(ç de Ptolémée, 
était située sur une haute colline (colle d'Alba) à 3 milles du lac 
Fucin, au pied du mont Yelino (1) ; elle se trouvait sur le territoire 
des Èques, près de celui des Marses (ôfjiopouaa MapasTç) (2). 

1. Pline, lil, XVII, !. 

2. Strabon, V, m, 13. 



96 LATIUM ADIBCrUlI 

L. Sambon et, après lui, Head, Garrucci etc. ont établi que c'est 
bien à cette ville qu'appartiennent les monnaies à la légende 
APBA) 6t non pas à Alba Longa, comme on Ta cru longtemps. 
Alba reçut une colonie romaine de six mille hommes Tan 303 
ay. J.-G. (1), et on sait que l'établissement de cette colonie fut 
une des causes qui déterminèrent les Ëques à reprendre les 
armes. 

Le monnayage d'Albeest certainement postérieur à Idkdeductio 
de la colonie romaine et se compose de petites pièces d'argent 
pesant 1 gr.25 et Ogr. 60, de forme concave, souvent d'un dessin 
très grossier. L'unité de gr. 60 a pour types une tète de Mi- 
nerve, coiffée du casque corinthien, et le symbole de Jupiter, 
l'aigle posé sur le foudre, dont Rome orgueilleusement se parait; 
la pièce d'un poids double nous montre d'un côté la tête de Mer- 
cure, de Tautre, un griffon. Quelques auteurs attribuent à Alba 
une nombreuse série d'aes grave (2). 

SiONiA (aujourd'hui Segni) occupait une haute colline à l'angle 
N.-O. des montagnes volsques. Les annalistes romains font re- 
monter au VP siècle la fondation de cette ville, et Tite-Live nous 
dit que l'ancienne population fut renouvelée vers 495 av. J.-C. 
par une colonie romaine, c'est-à-dire lors de la campagne du 
dictateur ManiusValerius contre les Volsques, les Èques et les 
Sabins coalisés. Sîgnia fut pour les Romains une place forte 
de très grande importance, puisqu'elle dominait la vallée du 
Trerus et pouvait faciliter les communications avec Praeneste. En 
340 av. J.-C, les habitants de Signia étaient en armes contre les 
Romains (3). Retournés sous la domination de Rome, ils lui res- 
tèrent fidèles même dans la seconde guerre punique. Le monna- 
yage date du commencement du m* siècle ; les types, d*un dessin 
élégant, présentent une tète de Mercure accostée d'un dauphin 
et d'un caducée, et un emblème composé d'un masque de Silène 
ou de Marsyas et de la partie antérieure d'un sanglier. 

La ville de Cora aussi a frappé de la monnaie d'argent; mais 

1. Tito-LÎTe, X, 1; VelI.,I, 44. Appien, Hann., 39. 

2. Head, Rist, Num., p. 22. Garracei (p. 73) s'oppose à cette attribution^ disant 
qu'on n'a jamais trouTé ces monnaies sur le territoire d*Alba. 

3. Titê-LiTe, Vm, 3. 






LATIUM ADIECTUM 97 

en si petite quantité que jusqu'ici uq seul exemplaire est par- 
venu jusqu'à nous. 

CoRA (aujourd'hui Cori) était sur la limite du pays des Volsques. 
Elle parait avoir été fondée à une époque très ancienne et être 
devenue une cité importante. Virgile et Diodore la considéraient 
comme une colonie d'Alba Longa. Tite-Live, en parlant des événe- 
ments de l'an 503 av. J.-C, l'indique comme « Colonia Latina » 
et dit qu'elle était en révolte contre Rome (a Eodem anno duae co- 
oniae latinae, Pometia et Cora, ad Auruncos deficiunt »). Nous ne 
savons presque rien de l'histoire de cette ville; mais le même 
Tite-Live (1) nous apprend que l'an 330 av. J.-C. son territoire fut 
dévasté par les Privernates sous le commandement de Vitruvius 
Vaccus, ce qui indique qu'à cette époque elle était sous la dé- 
pendance de Rome. 

Le style et le poids du didrachme du C.'de France nous re- 
portent vers 300 av. J.-G. La tête d'Apollon à l'avers est calquée 
sur celle des didrachmes de Suessa Aurunca; le revers est pro- 
bablement inspiré de Vhippokontiste lançant une javeline, qui 
se trouve si fréquemment sur les monnaies de Tarente jusque 
vers 280 av. J.-C. et qui apparaît aussi sur une rare monnaie 
napolitaine. Cavedoni propose de voir dans le jeune cavalier 
coi£fé du pileus arcadien et chaussé d'endromides, Coras, père de 
Gatille et Tiburce, fondateurs de Tibur (2). 

Aquinum (aujourd'hui Aquino) était dans le pays des Volsques. 
Nous ne la trouvons pas mentionnée à l'époque de la guerre entre 
les Romains et les Volsques; son nom n apparaît qu'au cours 
de la seconde guerre punique (3). C'est pourquoi l'on attri- 
bue ses monnaies à une époque très récente. Elles ont les 
mêmes types que certaines pièces de Calés, de Suessa Aurunca, 
de Caiatia, de Telesia (Samnium) et de Teanum, et l'on a pensé 
que ces pièces appartenaient à une confédération politique 
contre Rome. Minervini(4) propose l'année 209 av. J.-C, pendant 

1. Tite-Uve, VHl, 19. 

2. Sery., ad Aen., VII, 672. Voyez Gamicci, Italia antica^ p. 74. 

3. Ut. 26, 9, 3. SU. It., 8, 405 ; 12, 528. Voyez Mommsen, C. L £., 10, p. 51 et 530 

4. BulL arch. Nap., 1857. 



m LAIIUM ADIEGTUM 

laquelle douze colonies latines se refusèrent aux nouvelles levées 
ordonnées par le Sénat. L. Sanibon(i) attribue la série à Tannée 
216, pensant que Rome, épuisée par la défaite de Cannes, dut 
laisser à ses colonies le soin de pourvoir à leur propre sûreté. 
Head (2), d'après le style, et Gabrici (3) d'après l'examen d'une 
trouvaille faite près de Pietrabbondante {Bovianum Vetiu), repor- 
tent la frappe de ces monnaies à une époque plus ancienne (vers 
263 av. J.-C). On avait déjà signalé une monnaie de Suessa Au- 
runca au type du coq oblitérée par un type campano-romain à 
la légende ROMANO (^) et qui semblait nous reporter à peu près 
vers cette époque. Mon avis est qu'il ne faut pas songer à une 
confédération politique contre Rome^mais tout simplement à une 
convention commerciale, même favorable à Rome. Nous verrons 
dans le chapitre des monnaies de la Gampanie et surtout des 
Sidicins, des Aurunces et des Ausoniens, comment cette conven- 
tion prit naissance et put se développer; il nous suffira de dire 
ici que Aquinum, très populeuse, était une des principales villes 
sur l'ancienne via Latina qui conduisait de Rome à Gapoue. Voi- 
sine de Calés, Teanum et Suessa, elle apportait un appoint con- 
sidérable au commerce campanien. 



1. Recherches f p. 121-122. 

2. HisL Num, p. 23 (268-217 av. J.-C). 

3. Notizie ScavL AUides Lincei, 1900. 

4. Garrucci, pi. LXXVIl, 22. Voyez M. Bahrfeldt, Monete Campan(hromane.j Riv. 
Num. Milaut 1899, p. 11. Au British Muséum j'ai tu une monnaie d'Aquinum re- 
frappée sur une pièce napolitaine aux types de la tête d* Apollon et du taureau andro- 
eéphale couronné par la Victoire ; le type primitif est presque complètement oblitéré. 






LATIUM ADIECTUM 



MONNAIES D'ARGENT 



Alba Facens (vers 280-263 av. J.-C). 

160. — Tête de Mercure, à dr., coiffée du pétase ailé. 
ï{ Griffon volant à dr. ; au-dessous, APBA* 

Dessin grossier. Avers convexe; revers concave. 

A» (pi. II). 20-30. 

C. de Berlin, i gr. 25 et i gr. 18. ^ C. de Londres, 1 gr. 18 et 
Ogr. 98. — C. de France. — C. de Naples (FiorelU, 630 et Coll. Santan- 
gelo, 376). — C. de Glasgow, 1 gr. 05. —Coll. Maddalena^ 1 gr. 18. — 
Vente Sotbeby, 1900, 1 gr. 16 (75 francs). 

161. — Tête de Minerve, à dr., avec casque corinthien orné d'une 

aigrette. 





t{ Aigle debout, à dr., sur un foudre, retournant la tête 
dessous, APBA* 
Dessin meilleur; revers concave. A*. 30—50.; 

C. de Berlin, gr. 42 (cassée). — C. de Londres, gr. 53. — Coll. 
Gamicoi, gr. 60. ^ G. de France, gr. 62. — Coll. Santangelo, 
gr. 55. 

162. — Tête de Minerve, à dr., avec casque corinthien. 

i{ (Sans inscription). Aigle debout, à dr., sur un foudre, les 

ailes eployées. A*. 15 — 25. 

C. de France, gr. 57 (Luynes). — C. de Berlin (incertaines). — C. 
de Naples (Fiorelli, 631) et Coll. Santangelo, gr. 59. — C. de Turin, 
gr. 59. — CoU. Garrncd, gr. 60. — Coll. Maddalena, gr. 54. 

163. — Tête de Minerve à g«, coiffée du casque corinthien. 



100 LATIUM ADIEGTUM 

û (Sans inscription). Aigle debout, à g. Dessin sommaire. 

JRi «/♦. 2(M0. 
Ctoll. Sir H. Weber. 



Signia (vers 300-280 av. J.-C). 

164. — Tôte de Mercure, à dr., avec pétase ailé ; sur la tranche du 
cou, un petit dauphin ; devant, un caducée. 




i^ Masque de Silène ou de Marsyas et partie antérieure d'un 
sanglier, accolés; dessous. SEIC et ^EIC (1), ou ^EIC (2) 
et 3EIC, ou SEId et SEI<r (3); dans le champ, un petit 
signe indéterminé que Garrucci a pris pour un A- 

JSL«. 25-40. 

C. de Berlin, (1) gr. 54 ; (2) gr. 55 et gr. 62. — C. de Londres (l), 

gr. 58 et frr. 56. - C. de France, gr. 54; (2) gr. 50 et gr. 70 

(Luynes). — C. de Vienne (2). — C. de Naples (2) et Coll. Santangelo 

(2), gr. 67 (sans caducée î) et gr. 54. — C. de Milan (2), gr. 70. 



Cora (vers 300-280 av. J.-C). 

165. — Tète laurée d'Apollon à g. 

i{ Cavalier, à dr., coifiFé du pileus, la chlamyde agrafée à 
l'épaule et flottant au vent, sur un cheval au galop ; il lance 




de la main dr. une javeline ; dessous, CORANO* 
Didrachme. Unique. JSl^. 500. 

G. de France, 6 gr. 07. 



LATIUM âDIEGTUM 101 



MONNAIES DE BRONZE 



Aquiniim (vers 263-250 av. J.-C). 

166. — Tête de Pallas, à g., avec casque corinthien à aigrette. 
Grënetis au pourtour. (Quelquefois la tête est de très pe- 
tites dimensions.) 




ij Coq debout à dr.; devant, A^VINO (1) ou An-VINO; der- 
rière, un astre à huit rayons. Grènetis au pourtour. 
Litra? (joli style). M * »/2 (pi. II). 15-25. 

G. de France, 6 gr. 30 ; 5 gr. 75 ; 5 gr. 24 (Lnynes). — C. de Berlin, 
6 gr. 07 ; 6 gr. 50 ; 6 gr. 75. — C. de Londres. — C. de Naples. — C. 
de Tarin, 5 gr. 74. 

167. — Tête de Pallas, à g., comme au n** précédent. Grènetis au 

pourtour. 
^ Coq à g.; devant, A^VINO; derrière, un astre. Grènetis au 
pourtour. & *. 20—30. 

C. de Naples (n« 632). -^ C. de Londres. 

168. — Mômes types avec OMIV-/) A- -Ê *. 20—30. 

a de Naples (634). Coll. Santangelo, 6 gr. 68. 

169. — Tête de Pallas à g., comme au n° précédent. Grènetis au 

pourtour. 

1. L'O ouvert se voit fréquemment sur les monuments latins archaïques et sur les 
poteries trouvées en Campanie. Voyez au Musée du Louvre un petit vase avec Tins- 
cription ^AIITVRNI POCO^OM ; voyez les monnaies et hes poteries de Cales. 
La forme du Q (fl>)i au contraire^ ne se voit dans aucune inscription. 



102 LATIUM ADIECTUM 

ij Coq à dr.; devant, ACViNO {a) ou ACVINO (*); derrière, 
un astre. Grènetis au pourtour. iE*. 20—30. 




(a) G. de Berlin, 5 gr. 90. ^ G. de France, 4 gr. 55 (c3). — Atti dei 
Lincei, Notizie Scavt, 1900, 7 gr. 15 <c*). — G. de Milan. — Goll. San- 
taogelo (Naples), 6 gr. 80. 

170. — Tête de Pallas, comme au n^ précédent; mais tournée à 
droite. Grènetis au pourtour. 
^ (A)r^VINO* Coq à dr.; derrière, un astre à huit rayons. 
Grènetis au pourtour. & ♦. 20—40. 

G. de Glasgow, 5 gr. 44. 



L'arc de Trajan, à Bénévent. 



SAMNIUM 



La vaste province ordinairement désignée sous le nom de Sam- 
nium comprenait différents peuples. Les Pentriens et les Hirpins, 
occupant tout le centre et le sud de la région, étaient les plus 
importants; au nord-ouest se trouvait la petite tribu des Cara- 
céniens, mentionnée par Ptolémée; au sud-ouest les Caudiniens, 
dont la ville, Caudium, est restée célèbre dans l'histoire des 
luttes entre Rome et les Samnites. Le Samnium était limité au 
nord et au nord-ouest par le pays des Marses, des Péligniens ei 
des Frentaniens, tous également d'origine sabellique ; à Test par 
l'Apulie ; au sud par la Lucanie ; au sud-ouest et à l'ouest par 
la Campanie et le Latium. Presque partout le sol était ingrat, le 
pays sillonné en plusieurs sens par les ramifications d'un nœud 
des Apennins, aux cimes neigeuses; aussi la vie y était-elle rude, 
une vie de paysans belliqueux. 

Lorsque les habitants de ces arides montagnes devenaient trop 
nombreux, des colonies s'expatriaient, surtout au printemps (vei* 
sac7'um)y et des légendes racontaient que plusieurs colonies avaient 
été conduites par des animaux consacrés à Mars : les Picéniens par 



104 SAIINIUM 

un pivert (picus) j\es Hirpins par un loup {hirpus), les Samnîtes pro- 
prement dits par un taureau sauvage. I^s Samnites passèrent 
les montagnes de Bénévent, se mêlant aux tribus des Ausones, et 
parvinrent j usqu*en Apulie; un fort contingent envahit la Cam- 
panie. Des bandes irrégulières d'Hirpins, de Picéniens et de 
Frentaniens allèrent former, au delà du Silarus, le peuple des 
Lucaniens, si funeste aux colonies grecques. 

Ces peuples s'unirent souvent entre eux, conservant chacun son 
indépendance sous l'autorité d'un chef {meddix tuticus) ; mais 
leurs alliances ne furent jamais très complètes et n'eurent pas 
assez de cohésion; elles finirent toujours par fléchir devant les 
forces romaines. 

Nous aurons à étudier successivement les monnaies frappées par 
les peuples d'origine sabellique disséminés en Italie : celles des 
Samnites-Campaniens ; celles des Péligniens^des Frentaniens, des 
Lucaniens. En parlant des monnaies de la Campanie nous exami- 
nerons une longue série de pièces frappées par les Samnites dans 
cette contrée même; alors seulement nous parlerons du monnayage 
en argent de deux villes samnites : Âllifae et Flstelia, placées 
sur la limite de la Campanie, car il se rattache à cette série. 

Il y a deux autres monnaies d*argent qui peuvent être attri- 
buées au Samnium, bien que le style purement hellénique de 
Tune d'elles ne nous autorise guère à la considérer comme frappée 
dans ce pays. 

La première porte d'un côté une tête de femme, la chevelure 
dans un voile serré autour du front et retombant derrière en plis 
capricieux; on y lit l'inscription grecque, en dialecte dorique, 
^AYNITAN; au revers se voit le fer de lance des Samnites, le 
(xauvtov, dans une couronne de laurier.. 

Le style attique de cette rare monnaie est très joli et remonte 
à la seconde moitié du iv* siècle. Garrucci la croit frappée par les 
Tarentins à l'occasion de leur alliance avec les Samnites. 

La seconde porte une tête féminine diadémée (Junon) ; derrière, 
JE. (la même sigle se retrouve sur des monnaies de Nola) et, au re- 
vers, Hercule agenouillé, étreignant le lion; autour, l'inscription 
nEPinOAnN OITANATAN, c'est-à-dire « monnaie des Pilanates, 
préposés à la défense de la frontière. » 

Ces pièces sont de mauvais slyie; aussi, l'idée de Garrucci qui 



I 



SAlfNIUlf 105 

les croyait frappées à Tarente, est-elle insouteoable. Elles offrent 
une particularité fréquente dans le monnayage samnite de la 
Campanie (Nola) : Tempreinle empâtée, due à des coins rouilles. 
Je les place à la fin du iv** siècle, et me ralliant à l'opinion de 
Mommsen, je les attribue à un établissement de mercenaires la- 
coniens détachés sur la frontière du Samnium par les Tarentins. 
11 est possible que Tarente, après la mort d'Archidamos, se soit 
ainsi débarassée des mercenaires venus avec ce chef Spartiate. 

Millingen, L. Sambon et Head classent ces monnaies à la ville 
de Peripolium dans le Bruttium sur la frontière des Locriens, du 
côté de Rhegium, et pensent que les Locriens avaient enrôlé des 
mercenaires Spartiates pour la garde de Peripolium (1). Mais Momm- 
sen (2) fait observer que Strabon (V, iv, 12] mentionne rétablisse- 
ment par les Tarentins d'une colonie de Pitanates dans le Samnium 
et que deux de ces rares monnaies ont été trouvées dans un petit 
trésor découvert à Campo-Laurelli près de Campobasso, dans le 
Samnium même. 

La monnaie d'argent ne fut frappée en abondance que pendant 
les années 91-88 av. J.-G. alors que les populations sabelliques 
firent un dernier effort pour revendiquer leurs droits et échapper 
au joug des Romains. Au début, huit peuples d'origine sabellique 
étaient en armes : Marses, Péligniens, Picentins, Vestins, Sam- 
nites, Frentaniens, Marrucins et Lucaniens, les quatre premiers 
parlant la langue latine, les autres, l'osque. Un de leurs chefs, 
le télésin Quintus Pompaedius Silo était Tâme de cette noble 
guerre pour l'indépendance; son nom et ceux d'autres chefs : 
Gains Papius Mutilus et Numerius Lucius Marii f. se lisent sur les 
deniers italiques. Ces monnaies ont probablement été frappées 
d'abord à Côrfiniumy siège principal des confédérés ; ensuite it 
Aesernia ou à Bovianum. Les premières émissions portent tan- 
tôt des caractères latins, tantôt des caractères osques ; les unes, 
au nom de Q. Pompaedius Silo, pour avoir cours parmi les Marses, 
les Péligniens, les Picentins et les Yestins ; les autres, aux noms 
de C. Papius Mutilus et de Numerius Lucius, pour le besoin des 
populations parlant la langue osque. Plus tard, après la soumis- 



1. Thuc, lit, c. 99. 

2. Histoire de la Monnaie romaine (éd. Blacas), t. 1. 



106 SAMNIUM 

sion des Marses et des autres tribus du nord et de l'ouest, on 
frappa seulement des monnaies à légende osque. 

Les types sont très nombreux et proclament avec une pompeuse 
naïveté les succès et les aspirations des'révoltés ; ils imitent sou- 
vent ceux de la République romaine, même ceux des consuls et 
des généraux qui soutinrent Tétendard de Rome, tout en don- 
nant à ces types un sens propre à Tindépendance italique. Les 
confédérés revendiquent Tancien nom d'italia, sous la protection 
de leur déesse Bellone; le taureau (veitelio) du ver sacrum sam- 
nite figure souvent sur les monnaies à légendes osques, et même, 
sur l'une d'elles, foulant aux pieds la* louve romaine. L'image 
de la déesse Libéra y est aussi en faveur. Sur un rare denier 
émis sous l'autorité du général-consul G. Mutilus, est inscrit 
l'ethnique, Safinim ; on y voit le guerrier samnite à c6té du tau- 
reau couché. 

Il existe un certain nombre de deniers anépigraphes qui doi- 
vent certainement être attribués aux révoltés italiques. Sur l'un 
d'eux, on voit un personnage descendant d'un navire et donnant 
la main à un chef samnite, allusion à la promesse de secours de 
la part de Mithridate, roi du Pont. 

Nous décrirons les monnaies de la guerre sociale dans un cha- 
pitre à part. 

Les autres monnaies samnites sont toutes en bronze et remon- 
tent au iii« s.; la plupart d'entre elles «appartiennent à des colonies 
romaines : Telesia à l'ouest, assez près de la Campanie ; au centre, 
Aesernia et, vers l'Âpulie, Bénévent et Aquilonia {Lacedogna). La 
frappe de ces pièces s'explique par la position des villes et de 
leur importance pour le commerce campanien avec Rome ou avec 
l'Âpulie, mais seul le monnayage d'Aesernia a été réellement abon- 
dant. Les trouvailles de monnaies faites dans le Samnium nous 
montrent que les pièces des principales villes de la Grande Grèce, 
ainsi que Vaes grave latin, avaient cours dans cette région au 
III* siècle. 

Telesia (aujourd'hui Telese) était une ville assez considérable, 
située dans la vallée du Galor (1), sur un embranchement de la 

1. Les auteurs anciens sont d*accord pour Tattribution de cette y'iWe au Samnium. 



SAMNIUM 107 

via Latina, qui de Teanum, en Campanie, conduisait, par Allifae^ 
à Bénévent (1).0n connaît un seul exemplaire de la monnaie por- 
tant l'inscription ^ia3T (Tedis) (2); les types (tête de Palias. 
^ coq) indiquent que Telesia faisait partie de Talliance monétaire 
et commerciale qui unissait déjà Cales, Teanum, Suessa, Aqui- 
num. 

Aesernia (aujourd'hui Isernia) dans la vallée du Yulturne, ap- 
partenait à la région pentrienne. Elle n'entre dans l'histoire qu'en 
295 av. J.-C. (3); à cette date elle était déjà au pouvoir des 
Romains (4). Elle reçut les privilèges d'une « Colonia Latina » en 
263 av. J.-C. au déhut de la première guerre punique. Ses mon- 
naies sont d'un très joli dessin et témoignent de l'opulence de la 
ville. L'ethnique est au génitif pluriel AI^ERNINOM, AISERNIM; 
dans AISERNIO et AI$ERNINO il y a omission de l'M finale, 
comme dans ROMANO pour Romanom, plus tard Romanorum. 

Sur quelques monnaies au type de la tête de Vulcain, on lit 
Tiuscription VOPCATIOM ^ l'accusatif, qu'on a cherché à expli- 
quer en supposant la dédicace d'une statue, avec le nom du 
peuple et le verbe ôvéOrpce sous-entendus. 

Le type d'autres monnaies de bronze de cette ville est calqué 
sur celui des litrae napolitaines. Ces pièces appartiennent à 
une alliance monétaire des villes ayant avec Naples des intérêts 
communs; alliance à peu près égale à celle qui avait été conclue 
entre les villes du Latium, dc^s Sidicins et des Aurunces (type au 
coq). Sur les dernières émissions, on voit la sigle |2 qui se retrouve 
sur les monnaies de Neapolis^ de Suessa, de Compulteria. M. Ga- 
briel (5) a publié une conjecture que je lui avais communiquée. 
A mon avis, ces monnaies ont été frappées sous la direction d'un 
seul maître fermier qui avait la concession du monnayage pour 
toutes ces villes; soit qu'il se rendit personnellement dans chaque 
cité pour la fabrication de la monnaie, soit qu'il les frappât 
dans un seul atelier (Neapolis). L'idée m'était suggérée par un do- 



1. Ilin, Anl., pp. 122, 304; Tab, Peut, Voyez Moinrnseo, C. /. L,y IX, p. 203. 

2. Coll. SantaDgelo, Naples. 

3. A, U. C, 491, Uv., Ep. 16; Vell. I, 148. 

4. Tite-LiTe, X, 31. 

5. Linceif déc. 1900. 



108 SAMNIUM 

cument des Archives de Naples qui mentionne, au xv® siècle, 
l'obligation pour les villes des Abruzzes de s'adresser à la mon- 
naie de Naples toutes les fois qu'elles voulaient renouveler les 
coins de leur numéraire. Le graveur des coins, Liparolo, se rendait 
à Âquila avec des apprentis et des mulets chargés d'outils, et les 
« Cedole » de la Trésorerie aragonaise noient les frais de ce dé- 
rangement. 

Les flans des monnaies d'Aesernia ont souvent éclaté sous les 
coups de marteau de Touvrier; on s'est servi probablement de 
vieilles pièces démonétisées dont on oblitérait le type par une 
forte percussion de l'empreinte nouvelle. 

Alalies (Malventum?}. Millingen (1), suivant Avellino (2), attri- 
bua ces monnaies d'abord à une ville du nom de Mêles (Molise?) 
mentionnée par Tite-Live; puis à Malventum (3) (Bénévent) appelée 
par les Grecs MaXoevroç. Le» deux attributions ont été contes- 
tées (4). L'inscription est un mélange d'éléments grecs et osques 
MALIC2 — (MAHE2 — MAIIE2?). Les types sont calqués sur les 
monnaies napolitaines antérieures à 280 av. J.-C. 

Beneventam (aujourd'hui Bénévent) était situé près du fleuve 
Calor, au centre de la route qui conduisait d'Apulie en Campanie 
(via Appia) (5). En 274 av. J.-C, la ville se trouvait déjà au pouvoir 
des Romains et Pyrrhus fut vaincu sous ses murs. Les Romains y 
établirent une colonie en 268 (6) et changèrent le nom de la ville 
MaXo6yT6ç(Maluentum)en celuide Benuentum (7). Les monnaies 
sont postérieures à la deduciio delà colonie romaine; leur type est 
calqué sur les didrachmes à la légende ROMANO» ayant d'un côté 
une tête d'Apollon, de l'autre un cheval libre. Autour de la tête on 
lit Benuentod; au revers, POMPRO ou PROPOM- On a discuté 
beaucoup sur la signification du mot inscrit au revers. Millingen 
et Ch. Lenormant y voyaient un nom de magistrat PROPOM = 

1. Ancient Coins, pi. I, 2. 

2. Suppl. ad IL vet, n., p. 48. 

3. Num. de Vanc, Italie, p. 223. Fpiedl&nder, Oik, MUnzen, p. 67. Garrucci, o. c. 

4. Dressel, dans la Zeitschr, fur Num., XIV (1886), p. 171 s. 

5. C'était la principale station entre Gapoae et Venusia. 

6. Tite-Live, ÉpiL, XV. 

1. A, U. C, 440 (Liv. IX, 27, 14). 



SAMNIUM lOd 

Probus; Mommsen a proposé très iogémeusement de lire POM- 
PRO (1)'i Garrucci rapprochant ce PROPOM du PROBOM des 
monaaies de Suessa Aurunca, interprète Propom par « proha 
moneta » et y voit une allusion à une convention monétaire. 

Aquilonia. Il y avait deux villes de ce nom dans le Samnium, 
lune dans la région des Hîrpins (aujourd'hui Lacedogna); l'autre 
dans la région pentrienne (probablement Agnone), près de Bovia- 
num vêtus (Pietrabbondante). La plupart des numismates ont 
attribué les monnaies avec J1RIMMV5|V)IFI (Akudunniad) à cette 
seconde ville (L. Sambon, Head); Garrucci s'y rallie, ayant eu 
connaissance de deux exemplaires trouvés près d'Agnone. La 
question est encore controversée ; mais le style (2) et les types 
semblent indiquer TApulie, par conséquent la région des Hirpins, 
et Lacedogna paraît être une corruption de Akudunniad. L'Aqui- 
lonia des Pentriens fut détruite en 293 par les Romains (Tite- 
Live, X, 46). 

1. Mommsen, C. /. L., IX, p. 136. 

2 H faut rapprocher aussi ces pièces des monnaies de Calés et de Teanum au type 
du ioq U môme tête de Pallas se trouve sur les monnaies de ces ailles et en Apulie 
sur celles de Caelîa. Le type en avait été fourni par les beaux statères d'or de Pyr- 
rhus. 




Bronze du iii« s. (Musée de Naples). 



110 SAMNIUM 



MONNAIES D'ARGENT 



Samnites (vers 330 av. J.-C). 



171. — Tête de femme à dr. avec coiffure locale composée d'un 
voile serré au front et retombant derrière en plis nombreux; 
autour, MATIMYA^. Cercle. 




ïj Fer de lance (le aauviov) dans une couronne de laurier. 
Obole (joli style). iSL* »/2-i i/3 (pi. H) 50-120. 

C.de France (Coll. Luynes), Ogr.15, 0gr.60. — Coll. Evans, gr.6n. 

PiUnaUe Peripoli (vers 330-300 av. J.-C). 

172. — Tête de femme, à g., diadémée et parée de bijoux (Junon ?) ; 
derrière, >£• Grènetis au pourtour, 
i^ Hercule, agenouillé à dr., étreignant le lion. Au pourtour^ 

PEPinOAnN PITANATAN. Grènetis. 
Obole (style sommaire). 

A * 1/2-4 »/3 30— avec légende complète, 100- 
C. de Berlin, gr. 67. — C. de Londres, 0,62. 




173. — Même tête à g. 

ij Même type que celui du n*' 172, mais tourné à g. 
Obole. iSL 4 4/2 30—100. 

Gamicci, pi. XC, 12. 

Le dessin de ces monnaies est sommaire, IMmpression da coin est 
souvent empâtée. La légende est presque toujours incomplète. 



SAMNIUM 111 



MONNAIES DE BRONZE 



Telesia (vers 260 av. J.-C). 

174. — Tête de Pallas à g., avec casque corinthien à aigrette. 
Grënetis. 
i^ Coq debout à dr.; derrière^ un aslre à huit rayons; devant, 




^laaT. (Tedis). Grènetis au pourtour. 
Litra (?) Unique. iE * 150. 

Coll. SantaDgelo, G. de Naples, 4 gr. 15. 

Aesemia. 

I. — Types de Vaillance monétaire campano-samnite, 
(Vers 280-268 av. J.-C). 

175. —Tête laurée d*Apollon, à gauche; devant, ARERNINO; 
derrière, pentagone. Grènetis au pourtour, 
i^ Taureau androcéphale, allant à dr., la tête de face; 
au-dessus, une Victoire volant à dr. et le couronnant; 
au-dessous, N- 
Litra. JE* «/«. 3—8. 

G. de Berlin, 6 gr. 15. 

176.— Mêmes types; devant la tête, ARERNINO ou AISERNINO; 

derrière la tête, M ou N- 

i^ Sous le taureau, N- 

Litra. iE* 1/2. 3-8. 

G. de France (Luynes), 6 gr. 67. — a de Naples. — G. de Turin, 
6 gr. 59. 



112 SAIINIUM 

177. — Mêmes types; derrière la tête, pentagone ou M* 
i^ Sous le taureau, T- 

Litra. JE* */«. 3—8. 

G. de Naples. — G. de Berlin, 6 gr. 40. — G. de Londres. — Goll. 
Maddalena. 

178. — Tête laurée d'Apollon, à gauche; derrière, bouclier ovale. 
^ Taureau androcéphale, allant vers la dr., la tête de face et 




178 



couronnée par la Victoire qui plane dans les airs; à l'exer- 
gue, AI6ERNIN0. 
Litra. JE* </t. 5-10. 

G. de Londres. 

179. — Mêmes types; à Tex. AI«5EltNI0. 

Litra. JE* V2. 8—15. 

G. de Berlin, 5 gr. 65. 

180. — Mêmes types; sous le taureau, |2; à Tex., ARERNINO* 
Litra. JE* */î 8-10. 

G. de France (Lnynes), 6 gr. 60. — G. de Naples. 

181. — Mêmes types. 

ij 12 et à Tex., A5ERNIN0 {sic). 

Litra. JE* */*^. 8—10. 

G. de France, 5 gr. 80. — G. de Berlin, 6 gr. 18. 

182. — Mêmes types; à l'ex., AI^ERNINOM. 

Litra. je* */2. 20—25. 

G. de Naples (GoU. Santangelo), 5 gr. 97. 

IL — 7ypes locaux (après 268 av. J.-C). 

183. — Tête de Pallas, à gauche, coiffée du casque corinthien à ai- 

grette et orné d'un serpent; devant, AI^ERNIO ou AISER- 
NIO; derrière, massue. Grènetis au pourtour. 



r 



SAMNIUM 



113 



i{ Aigle, à droite, déchirant un serpent. Grènetis au pourtour. 

Litra. Je.*«/2(pl.n).8-15. 

G. de France, 7 gr. 50 et 6 gr. 53 (c") (Luynes), 7 gr. 57. — G. deBer- 

lio, 6 gr. 81. — G. de Londres. — C. de Glasgow, 8 gr. 29. — G. de 

Naples (Santangelo). La tête de Pallas est calquée sur celle des di- 

drachmes de Cales. 




184. — Tête de Vulcain, à droite, coiffée d'un bonnet conique (pi- 

leus) entouré d'une guirlande de laurier; derrière, des 
tenailles; devant, VOPCANOM ou VOKANOM. Grènelis 
au pourtour. 

^ Jupiter dans un bige au galop, à dr., lançant la foudre. 

A l'exergue, AISERNI(NO) ou ARERNINO- 

Litra. JE* »/». 5^15. 

G. de Berlin, 7 gr. 76. — G. de Naples. 

185. — Mêmes types ; mais la tête de Vulcain tournée à gauche ; 

devant, VOKIANOM ou VOKANOM. 
A AISERNINO ou AI^ERNINO- 

Litra. &*^. 1—5. 

G. de France, 8 gr. 20 (c*), 5 gr. 72, 5 gr. 92, 5 gr. 55 (Luynes), 4 gr. 53. 

» G. de Berlin, 7 gr. 38; 7 gr. 43. — G. de Naples et GoU. Santangelo. 

— C. de Londres. — G. de Glasgow, 7 gr. 97. 

186. — Mêmes types que le n* 185 avec les légendes VOKANOM 

etijAI$ERNNIO(^c). 
Litra. JE*-». 3—8. 

G. de France, 6 gr. •* GoII. Santangelo. 

187. — Mêmes types, tête à g. ; devant, VOPCANOM ; derrière, 

tenailles. Grènetis. 

i{ Jupiter conduisant un bige vers la dr. et lançant la foudre; 
les chevaux couronnés par une petite Victoire qui vole au- 
dessus, à dr. ; à Texergue, AI^EI^NINO- 

Litra. JE.4-5. I--5. 



116 



SAMNIUM 



i^ Guerrier debout à g. (cuirasse, casque à aigrette, cnémides, 
bouclier et lance] tenant, de la main dr. étendue, une pa- 
tëre. Grènetis au pourtour. 

Litra. ^* */s-5, 15—40. 

C. de Berlin, 7 gr. 71 et 6 gr. 50. — G. de Fraoce (Luynes), 6 gr. 96. 
— C. de Londres. — C. de Naples. — C. de Milan. 



FRENTANIENS 



Les Frentaniens, d'origine sabellique, occupaient la région entre 
les Apennins et TAdrialique, circonscrite par l'Apulie, le pays des 
Marrucins et le Samnium. Tite-Live (1) nous apprend qu'en 319 av. 
J.-C, ils étaient en armes contre Rome, mais que Tan 304, avec les 
Marses, les Marrucins et les Péligniens, ils envoyèrent des députés 
au Sénat pour obtenir un traité de paix et d'alliance. A Tépoque 
de rinvasion de Pyrrhus et pendant la seconde guerre punique 
ils restèrent fidèles à Rome. 

Nous possédons des monnaies de trois villes : Frentrurriy Larinum 
et Pallanum, 

Frentrum prenait son nom du fleuve sur la rive duquel elle était 
située, le Frenter (aujourd'hui Fortore) ; les historiens ne font 
pas mention de cette ville; mais le nom donne à croire qu'an- 
ciennement elle était la capitale des Frentaniens. 

Sur la monnaie nous voyons d'un côté une tête de Mercure dont 
le culte était très répandu parmi les populations pastorales du 
Latium et du Samnium; de l'autre, Pégase prôt à prendre son vol; 
des deux côtés on lit la légende Frentreei en lettres osques. Le 
style de ces monnaies est très joli, mais porte les signes caracté- 
ristiques du travail d'art des « mixobarbari ». 

Larinum (aujourd'hui Larino) a été considéré par quelques 
auteurs anciens (2) comme appartenant à TApulie (Daunia), par 

1. IX, 16. 

2. Etienne de Byzance dit Aaptva irô).iç Aauviwv; voyez aussi Mêla, II, 4, 66. 

9 



118 FRENtANIÉNS 

d'autres(l) comme faisant partie du pays des Frentaniens. César (2) 
|| distingue le territoire de Larinum de celui des Frentaniens et de 

I TApulie. Sous Auguste, Larinum fut incorporé à TApulie (2« ré- 

§ gion); maïs plus tard, une interpolation du Liber Coloniarum met 

I Larinum parmi les civitates regionis Samnii, avec les autres villes 

j frenlaniennes (3). 

I Ses monnaies sont très variées. Les premières émissions, à 

/ légende grecque, AAPlNnN (vers 260 av. J.-C), imitent gauche- 

i ment les types campaniens à la tête d'Apollon; mais vers 250 av. 

J.-C, le monnayage cherche ses modèles plutôt du côté de 
TApulie et porte des inscriptions osques, PADINOD et PADINEI; 
après 217 la monnaie devient très abondante, et nous y trouvons 
représentées des légendes locales^ notamment celle d'un hérosfren- 
tanien, armé de toutes pièces, lançant son cheval. On suppose 
que ce type fait allusion à Opsidius, préfet des Frentaniens, qui 
se distingua dans la bataille du Liris contre Pyrrhus (4).Cavedoni 
fait remarquer que dans la dernière série des monnaies de Lari- 
num, il y a. toujours quelque rapport entre les types de l'avers et 
du revers. 

\ Ces pièces, b'ien qu'appartenant à une époque de décadence, 

l; ont une grande originalité de dessin et beaucoup de caractère : 

i' voyez les traits énergiques et vivants de la tète de Mars ou d'un 

j^ jeune héros, coiffée du casque samnite à plumes (5) ; voyez ce 

dauphin qui se retourne en sautant de l'eau; il y a là une étude 
magistrale. Le petit Centaure courant à dr., la nébride au vent, 
une grosse branche sur l'épaule, est aussi d'une belle allure et 
fait penser aux plus jolies terres cuites grecques du iii« siècle 
av. J.-C. Tous ces dessins étaient copiés sur des ouvrages célèbres 



I 1. Pline, m, XI, 105 (cfr. 103) : Larinales cognomine frentani] Plol., III, 1, 65. 

i 2. B. C, I, 23. 

3. Voyez Mommsen, C. /. L., toI. IX, p. 69. 

4. Flor., 1, 18 : Apud Heracleam et Campanule fluvium Lirim, Laevino consule 
• (280 av. J.-C.) prima pugna quae lam alrox fuit ut Frenlanae praefectus Obsi- 
» dius inveclus in regem lurbaverit coegenlqne proiectis insignibus praelio exce- 
\ dere. Voyez au&si Denys d'Halicarnassc XVIII, 2. 

5. Chez les peuples italiques, les Samnitcs en particulier, les casques étaient souvent 
ornés de plumes ; les vases lucàniens nous en ont fourni de nombreux exemples. 

,' C'est de là que l'usage s'en propagea à Rome. Valèrc Maxime décrivant Tapparition de 

I ^ Mars Gradivus en 282 av. J.-C' dit que son casque était orné de deux plumes (VaU 

Max., I, 8, 6). 



FRENTANIENS 119 

de Tépoque, mais cela ne détruit pas le fait que le graveur était 
un artiste de réel mérite. 

Pallanam. Les monnaies à Tinscription Palacinu sont d'attribu- 
tion douteuse. L. Sambon (1) les donnait à une ville (Palacium) 
présumée en Ombrie. Garrucci (2) lisant la légende d'une façon 
erronée (Palacnu au lieu de Palacinu) pense aux Péligniens qui 
se seraient appelés Palini ou Paligni et dont le nom aurait été 
ainsi correctement écrit par Diodore (3). Il est resté un souvenir 
du culte de Jovis Palanus. 

Les Itinéraires (4) mentionnent une ville du nom de Pallanum 
dans le pays des Frentaniens, entre Histonium (Vasto d*Aimone) 
et Anxanum (Lanciano). Romanelli (5), Zannoni (6j et Caraba (7) 
mettent cette ville près d'Atessa, dans les environs du Monte Pal- 
lano, et on cite le bourg moderne S. Maria di Palazzo où Ton a re- 
cherché remplacement d'iuvanum ; mais il est difficile de faire 
rentrer cet emplacement dans le tracé de la route qui de Larinum 
conduit à Ortona. 

1. HechercheSj p. 64* 

2. 0. C, p. 77. 

3. XX, 90. 

4. Tab, Peut.; Rav. 4, 51 ; 5, 1. Mommsen, C. /. L, vol. IX, p. 204. 
3. Vol. III, p. 43. 

6. Car ta del Regno di Napolit fol. 4. 

7. Ann, Inst, 1854, p. 27. 



120 



FRENTANIENS 



MONNAIES DE BRONZE 



Frentrum (vers le milieu du m* s. av. J.-C). 

195. — Tête de Mercure à gauche, coiffée du pétase ailé; devaul, 
h3QTM3a8 (Frentreei); derrière, le caducée. 

]{ Pégase à gauche, prenant son vol; dessous, trépied; à 
Texergue, 1-30111308. 

Lilra. &* */*-5. 6 — avec légendes lisibles jusqu'à 20. 

C. de Berlin, 7 gr. 62, 7 gr. 84. 7 gr. 60, 7 gr. 15, 7 gr. 16,6 gr.50. 
— G. de France (Luynes), 6 gr. 67. — C. de Turin, 6 gr. 34. — C. de 
Naples. 




Pallanam (vers le milieu du m« s. av. J.-C). 

196. — Têle imberbe de Yulcain à dr., coiffée du pileus conique ; 
derrière le cou, les tenailles. Cercle au pourtour. 




196 



i| Tète ailée de Méduse de face ; deux serpents autour du cou. 

Autour : PAL A C INV- Grènetis. 

Obole. JE3. 50—100. 

G. de Milan. — Ane. Coll. Borghesi (J. Sambon, CaL, p. 3, n» 32, pi. I). 
— C. de France (Luynes), 3 gr. 90. 



FRENTANIENS 121 

197. — Tête de femme (Minerve) à dr., coiffée d'un casque à 
visière orné d'un dragon ailé ; sur la calotte, un griffon. 

Grënetis au pourtour. 

PALA 
i^ Dans une couronne de chêne : riNV 

Unique. &K 100. 

Musée Kircher, Rome. 



Larinom (vers 268 av. J.-C). 

I. — l'ypes campaniem avec inscription grecque, 

198. — Tête laurée d'Apollon, à gauche; devant, AARINflN* 
Grènetis au pourtour. 




1^ Taureau androcéphale marchant à dr., la tête de face, cou- 
ronnée par une Victoire. 
Lifra (dessin sommaire). -£* V*-». 30--60. 

C. de Naples. — C. de Londres, 5 gr. 28. 

II. — Types aputiens avec inscription osque en caractères latins 
(vers 250 av. J.- G.). 

199. — Tête de Minerve à dr., coiffée d'un casque italique à ai- 
grette et à plumes latérales. Grènetis. 




i{ Foudre ; au-dessus, MDINOD (Larinor). Cercle au pourtour. 

Lilra (?). -£•* (flan épais). 15—40. 

G. de Naples (Coll. SaDtaogelo), 7 gr. 15. — Coll. Maddalena. 



122 



FRENTANIENÇ 



200. — Tête de Minerve a. g., coiffée d'un casque corinthien. Grè- 
netis. 




i\ Cheval libre galopant à dr. ; au-dessus^ un astre à seize 

rayons; dessous, PADINEI (Larinei). 
Litra (?). J^\ 25—50. 

C. de Naples (CoU. Saotangelo), 8 gr. 52. 

lll. — Types locaux, — Système décimaly fin du m* s. av. J.-C. 

Les variations dans le style et le poids indiquent que rémission 
de ces monnaies a eu une assez longue durée. 
201. — Tête de héros à dr., coiffée d*un casque corinthien à ai- 
grette et orné de plumes. Grènetis. 
^ Cavalier à gauche avec casque conique à panache, bouclier 




rond à épisème et lance en arrêt ; le cheval court à toute 
vitesse. Au-dessus, V ; au-dessous, PADINOD; à l'exergue, 
#•###. Grènetis ou cercle. 

Quelquefois, une étoile en contremarque. 

Quincunx. iE«. 2— 8. 

C. de Berlin, 13 gr. 45, 12 gr. 63, H gr. 30. — Turin (avec V?), 
11 gr.61, lOgr.35, lOgr.ll. — C. de France. — C. de Glasgow, 13gr.76. 



202. — Mêmes types; le V manque au i^ 
Quincunx. 

G. de Berlin, 10 gr. 75, 9 gr. 95. 



i£5 V«. 2—8. 



FRENTANIENS 



123 



203. — Tête de Jupiter à dr., couronnée de chêne. Grènetis. 

i^ Aigle à dr., les ailes éployées, le foudre aux serres ; à dr., 
PADINOD; au-dessus, V; à Texergue, ••••. Grènetis. 
Quelquefois, une étoile en contremarque. 
Triens. iE6.5— 10. 

C. de Berlin, 10 gr. 73. — C, de Glascow, 8 gr. 25. 

204. — Mêmes types ; la tête de Jupiter est couronnée de laurier. 
Triens. JE*-». 2-5. 

C. de France (LuyneB; dans le champ, cootremarque : étoile dans un 
cercle), 11 gr. 30. — C. de Berlin, 7 gr. 70, 7 gr. 05, 6 gr. 53. 

205» — Tête barbue d'Hercule à dr., coiffée de la dépouille du lion. 
Grènetis. 




T^ Centaure barbu courant à dr., une branche sur Tépaule ; 

dessous, PADINOD; dessus, V; à Texergue, •••. 
Ouadrans. iÇ/ «/*"5. 3—5. 

C. de Berlin, 9 gr. 03. 

206. — Mêmes types; centaure imberbe; manque le signe V. 
Quadrans. J^^ V*-*-* V2. 2-5. 

C. de Berlin, 6 gr. 63 et 5 gr. 34. — C. de Turia, 6 gr. 06. 

207. — Tête de femme voilée et laurée, à dr. (Thétis?). Grènetis. 




^ Dauphin sautant à dr. ; au-dessous, PADINOD et ••; y. 

Cercle au pourtour. 
Sextans. ;e3.4 i/2.4_3. 

G. de Berlin, 5 gr. 01, 3 gr. 62. 



124 FRENTANIENS 

208. — Mêmes types, sans le V. 

Sextans. JE» «Z^-* */2. 0,50-2. 

C. de FraDce. — C. de Berlin, 5 gr. 15 et 5 gr. 68. — C. de Glascow, 
4 gr. 56. 

209. — Tête laurée de jeune homme avec barbe naissante (on di- 

rait un portrait : Opsidius?) à dr. ; derrière, V ou <. Grè- 
netis. 




i^ Corne d'abondance chargée de fruits et d'épis; autour, 

PADI — NOD et marque de valeur, •. 
Uncia. JE^ i-î.io— 20. 

c. de Berlin, 3 gr. 73. — C. de Glasgow; 3 gr. 88. 

210. — Mêmes types, sans V. 

Uncia. &^-^ V». 10-20 

C. de Berlin, 3 gr. 38 et 3 gr. 82. — C. de Naples (Coll. Santangelo). 

211 . — Tête de Diane à dr., l'arc et le carquois près du cou. Grènetis. 




ij Chien courant à dr.; au-dessus, un flambeau ; p.,r|7^r|; ^ 

Texergue, V. 
Semuncia. iE«.20— :W. 

G. de Londres. -- Coll. Santangelo (Naplee), 3 gr. 80. 

212. — Tête laurée de Jupiter à dr. 

^ Croissant et astre ; au-dessus, (rA (?)• -^• 

Garrucci, XC, 37. 



GUERRE SOCIALE 

Gorfininm — Aesernia (90-89 av. J.-C). 



MONNAIE D'OR 



Minias Jegins 



213. — Tête de femme (Libéra) à dr., couronnée de lierre. 

i^ [nstruments du culte de Bacchus : la ciste recouverte de la 







'^y^:.:'m 



213 ^ 

nébride et le thyrse paré de bandelettes ; à Texergue, IHI • 
^11-31 ' 1111(1) (Minatius Jegius fils de Minatius). 
Statère (système attique). Unique. Or. 

G. de France (Layoes), 8 gr. 47. 

Plusieurs DumismateB ont considéré comme fausse cette monuaie 
publiée par Friedlftoder {Aimali deir InsL Arch.^ 4846 et Osk. Mûnz., 
73). Garmcci est persuadé de son authenticité et croit qu'elle a été 
frappée par Mioatius Jegius pour soutenir le courage des confédérés, 
leur rappeler les promesses de Mithridate et faire croire qu^ils avaient 
reçu de l*or d'Asie. Les mêmes types à peu près se trouvent sur un 
denier romain de G. Yibius (attribué à Tan 38 av. J.-G.), et aussi sur 
des monnaies de bronze d'Amisus Ponti, du i» s. avant Tèrc (Hunter, 
pi. XI, 4; Head, H. N,, p. 425). Le style de Taureus de Minius Jegius 
est même identique à celui de quelques monnaies d'argent d'Amisns. 

1. La lettre osque ^ donne un son intermédiaire entre t et e; mais il est difficile 
de préciser ce son devant la terminaison is. 



126 guerre: sociale 



MONNAIES D'ARGENT 



I. — Avec noms de consuls. 

Q. Pompaedios Silo. 

214. — Tête de femme à droite (ritalie), couronnée de laurier et 
parée de bijoux ; derrière, ITALIA- Grènetis au pourtour. 
^ Huit guerriers debout (quatre de chaque côté) prêtant ser- 
ment sur un jeune porc que soutient un homme agenouillé. 
Al'arrière-plan, une enseigne militaire. A Texergue^Q-SILO* 
Grènetis. 
Denier. Unique. ?^* </« (PI. 11). 300- 

C. de France, 3 gr. 45. 



G. Papius Matilus. 

215. — Buste déjeune guerrier, à dr., avec barbe naissante (Mars?), 
coiffé d'un casque à plumes; entre le casque et Tai- 
grette, %; derrière Taigrette, VN3ThD (Veitelio). Grènetis. 




^ Quatre guerriers, deux de chaque côté, prêtant serment sur 
un porc que soutient un personnage agenouillé. A l'exer- 
gue, • > • HnNNn • > (g. paapii g.). 

Denier (dessin soigné). iS.* 15—30. 

. €. de Berlin, 3 gr. 96, 3 gr. 73. — C. de France, 3 gr. 90. - C. de 
Glasgow, 3 gr. 87 et 3 gr. 62. — G. de Milan. — C. de Naples (Coll. 
Santangelo). — G. de Tarin, 3 ^v, 74, etc. — G, de Londres 3 gr. 9î; e\ 
3 gr. 63, 



GUERRE SOCIALE 127 

216. — Tête de femme à dr., parée de bijoux et coiffée d'un casque 

à ailerons décoré d'une crête ondée qui se termine par une 
tête de griffon; derrière, une guirlande; dessous X ITAPIA 
(a) ou X ITALIA [b). Grènetis. 

^ Les Dioscures (étoile au-dessus de la tête, lance à la 
main dr.) sur des chevaux allant en sens contraire et qui 
se cabrent; les cavaliers retournent la tête pour se parler 
(type du denier de C. Servilius M. f.) A Texergue, • > • 
inTïFin • > • Grènetis. 

Denier. JÇL*. 100-150. 

(a) C. de Berlin, 3 gr. 50. — (6) C. de France, 3 gr. 95. 

217. — Même tête, derrière une couronne; dessous, X ^l-TVHl {à) 

ou X 9JhTVW [b). 
^ Comme au n^ précédent. 
Denier. R.* (pi. II). 100-150. 

(a) C. de BerUn, 3 gr. 71. — (a) C. de Naples et (b) Coll. Santangelo. 
— (a) C. de France, 3 gr. 60. — (6) Luynes, 3 gr. 90. — (a) C. de 
Londres, 3 gr. 91 et 3 gr. 70. 

Comparez avec le n» 228. C<*8 monnaies sont d'un dessin très soigné. 

218. — Tête de femme à dr., parée de bijoux, avec casque orné 

d'ailerons. Au pourtour, entre deux cercles de grènetis, 
^hTVm • > • HTTNnTT • > (g. paapiei. g. muteil.). 

1^ Guerrier debout, de face (la tête à dr.), tenant d'une main sa 
lance, l'autre sur la poignée de son épée; il pose le pied 
gauche sur un objet indéterminé ayant cette forme )00( 
A ses pieds, à dr., un taureau vu de face et à mi-corps; 
dans le champ à g., VNSThD (de h. en b.). Grènetis au 
pourtour. 

Denier (dessin soigné). al*. 150—200. 

C. de Naples. — Coll. Santangelo. 




219. — Tête de femme à g., parée de bijoux, avec casque à aigrette, 
la calotte richement décorée; devant, ^hTVttl • > (de b. 



128 GUERRE SOCIALE 

en h.) {a) ou sous le cou, ^hTVItl • > • {à). Grènetis au 

pourtour. 
1^ Guerrier debout comme au n^ précédent ; à dr., un taureau 

couché et une lettre d'émission R, j etc. ; à g., HIlklISN^ 

(de b. en h.) = safînim. 
Denier (dessin sommaire). A* (pi. II). 80-150. 

G. de Berlin (R et t), 3 gr. 90 et 3 gr. 95. — C. de Naples (R). — 
G. de France (4), 3 gr. 80. — Laynes (S), 3 gr. 19. — G. de Londres 
(t), 3 gr. 96 et 3 gr. 94. 

Millingen {ConM.^ p. 187) pense qne cette monnaie a pu être frap- 
pée par les Samnitee restas seuls à combattre et qne pour cela, au 
lieu dltalia, on a inscrit Safinim. 

220. — Tête de jeune guerrier (Mars?), à g., le casque paré d'une 

aigrette, de plumes et d'ornements au repoussé; devant, 
4VTTi48m3 - ^l-TVm (Muteil. embratur=Mutilus Impe- 
rator). Grènetis. 

i^ Deux guerriers debout, en regard, la tête nue, tenant une 
lance et un glaive, prêtant serment sur un jeune porc que 
tient un homme agenouillé (type des monnaies d'or du 
ni« s. av. J.-C. à la légende ROMA et des deniers de Ti. Ve- 
turius); à l'exergue, >• inRRn>* Grènetis. 

Denier (style variable, quelquefois sommaire). 

iîl^ (pi. II). 30—50. 
G. de Berlin, 3 gr. 11, 3 gr. 95. — C. de Glasgow, 3 gr. 80. — Goll. 
Santangelo. — G. de Naples. — G. de Turin, 3 gr. 53. — G. de France*, 
3 gr. 90. - G. de Londres, 4 gr. 04 et 4 gr. 01. 

221. — Mêmes types. Légendes : 4VTR44hN3 - ^IhTVm. 

ij inNïin>- 

Denier. A*. 30—50. 

G. de Berlin, 3 gr. 49, 4 gr. 04. 




222. — Tète de femme à dr. (Libéra), couronnée de lierre; de- 
vant, aVTRQaMÈ • ^HVW (quelquefois Tinscriptioti 



GUERRE SOCIALE 129 

commence au-dessus de la tête et finit sous le cou). Grè- 

netis. 
i| Taureau à dr., achevant d'un coup de corne une louve qui 

s'est affaissée. A Texergue, innnn>* 

Denier (style variable). Jfii* (pi. 11). 150—200. 

C. de Naples. ~ Coll. Santangelo. — G. de France, 3 gr. 68. — G. de 
Londres, 3 gr. 83 et 3 gr. 72. 

223. — Même tête, inscription, QVT ROSktia • MhTVW. 

1^. Mêmes types; le taureau et la louve sont tournés àgauche. 

M*. 150—200. 
G. de Berlin, 3 gr. 87. — C. de Gotha. — G. de Londres. 



Numerius Lucias. 

224. — Tête de femme à g., couronnée de laurier ; devant, étoile; 
derrière, VH3TH3. Grènetis. 
^ Guerrier debout, de face (la tête à dr.), tenant de la main 
• dr. une lance, Taulre sur la poignée de son épée; à ses 




pieds, à dr., taureau couché, de face. Au pourtour, QUI 
WDV^ • IM (ni. luvki. mr); à Texergue, une lettre d'émis- 
sion : fl ou 8. Grènetis. 
Denier (dessin sommaire). iSL*. 150—200. 

G. de Berlin, 4 gr. 05 et 3 gr. 8. — G. de France (Luynes). — G. de 
Glasgow, 3 gr. 64. ^ G. de Naples (Santangelo). 



II. — Avec inscriptions VH3Th3 ou ITALIA seulement. 

a) Inscription osque. 

225. — Tête de femme à g., laurée et parée de bijoux; derrière, 
VN3ThD. Grènetis. 



130 GUERRE SOCIALE 



i^ Guerrier debout, de face (la tête à dr.) tenant de la main 
dr. une lance et posant le pied sur un objet indéterminé 
(volumen?); à dr., un taureau couché. A Texergue une 




lettre d'émission, R (1) ou p| (2), g (3), > (4), fl (5), 3 (6), 
I (7), I (8), >| (9), KM (10), V\ (11), n (12), * (E et ^) (13). 

Denier. ^*' 3-10. 

Le style de ces pièces est très variable ; quelques-unes sont 
de dessin assez joli; d'autres de travail très barbare. 

(1) C. de Berlin, 3 gp. 7. — C. de Naplea et Coll. Sanlangelo. — C. 
de Glasgow, 3 gr. 81. — C. de Milan. - C. de Londres, 3 gr. 15. 

(2) C. de Berlin, 4 gr. 45. 

(3) G. de Berlin, 3 gr. 82. - C. de Milan. — Coll. Santangelo. - C. 
de Londres, 4 gr. 27. 

(4) G. de Berlin, 3 gr. 88, 4 gr. 03. - C. de Naples. - Coll. Santan- 
gelo. — C. de Milan. — G. de Londres, 4 gr. 02. 

(5) C. de Berlin, 3 gr. 84, 3 gr. 48. - Coll. Santangelo. - C. de 
Londres, 3 gr. 88. 

(6) C. de Berlin, 3 gr. 28. — G. de Londres, 4 gr. 04. 

(7) C. de Berlin, 3 gr. 75. — C. de Turin, 3 gr. 56. — C. de Londres, 
3 gr. 58. 

(8) G. de Berlin, 3 gr. 93, 4 gr. 03, 3 gr. 70. - G. de Naples et Coll. 
Santangelo. - C. de Milan. - G. de Londres, 3 gr. 87 et 4 gr. 08. 

(9) C. de Turin, 3 gr. 38. 

(10) C. de Berlin, 3 gr. 82. - G. de Naples et Coll. Sanlangelo. -C. 
de Milan. - C. de Turin, 3 gr. 47. - C. de Londres, 4 gr. 07. 

(11) C. de Berlin, 3 gr. 74, 4 gr. 02. - G. de Milan. - G. de Londres, 
3 gr. 62. 

(12) C. de Berlin, 3 gr. 76. — G. de Londres, 3 gr. 69. 

(13) C. de Berlin, 3 gr. 74, 3 gr. 95. - G. de Londres, 4 gr. 21. 

226. — Tète de Bacchante à dr., dans une couronne de laurier. 

i^ Taureau à dr. terrassant une louve; au-dessus, N; des- 
sous, VN3ThD (a) ou VN^3Th3 (A). Grènetis. 

Denier. ^*- ^00. 

(a) G. de Londres (Ane. coll. Blacas). - (6) G. de Naples (Santan- 
gelo). 

227. — Tête de femme à dr., parée de bijoux, avec casque orné 



GUERRE SOCIALE 131 

d'ailerons et d'une crête ondée terminée par une tète 
de griflfon; devant, X. Grènetis. 




^ Les Dioscures à cheval, tenant leurs lances en arrêt et galo- 
pant vers la dr. ATexergue, VH3ThD(a) ou VN3Th3 W- 
Denier (dessin soigné). iç,*. 30—50. 

(a) C. de Berlin, 3 gr. 84, 3 gr. 95. — (6) C. de Frauce, 3 gr. 60 et 
(a) Coll. Luynes. — (a) Coll. Santangelo. — C. de Londres, 3 gr. 82. 



b) Inscriptions latines. 

228. — Tête de femme à dr., parée de bijoux avec casque orné 

comme précéd. ; derrière une couronne; dessous X ITAHA. 

Grènetis. 
j^ Les Dioscures à cheval allant en sens contraire (type des 

deniers de Idigens Servilia) ; à l'exergue, ITAI^IA- 
Denier (dessin soigné). iSL*. 200. 

C. de France, 3 gr. 50. 

229. — Tête de femme à dr., la chevelure retenue par un bandeau; 

collier de perles au cou. Grènetis. 




^ La Victoire assise à dr. et tenant une palme à la main; à 
Texergue, ITAPIA- Grènetis. 
Types de la gens Porcia. 
Denier (dessin soigné). Unique. i&^. 200. 

C. de France, 3 gr. 96. 



132 GUERRE SOCIALE 

230. — Tête de femme à dr., parée de bijoux et couronnée de lau- 

rier; devant, X» 

1^ L'Italie, assise à g., sur un monceau de boucliers, tenant 
de la main dr. une lance ; Tépée sous le bras g. Derrière 
elle, la Victoire debout qui la couronne. A l'exergue |TA- 
LIA; dans le champ, une lettre d'émisssion : C (l)» E (2), 
F (3). 

Denier (dessin variable). A*. 15 — 30. 

(1) C. de Naples. — (2) C. de France (Luynes), 3 gr. 95. — C. de 
Berlin, 3 gr. 76. — (3) C. de Berlin, 3 gr. 75, 4 gr. 06. 

231. — Mêmes types; derrière la tète féminine, la légende ITALIA 

et à Texergue du i^, une lettre d'émission : A (1), B (2), C (3), 
3 (4). F (5). 
Denier. iSL*. 15—30. 

(1) C. de Milan. — C. de Naples. — C. de France (Luynea), 3 gr. 98. 

(2) G. de Naples. — C. de Berlin, 3 gr. 82. — (3) C. de Naples. — 
(4) C. de Londres, 3 gr. 82. — (5) C. de Londres, 3 gr. 86. 




232. — Mêmes types; derrière la tête, ITALIA; devant XV|. Grè- 

netis. 

^ A l'exergue, une lettre d'émission, D ('l)f E (2), F (3), G ou 

a (?) (4). Grènetis. A*. 20—30. 

(1) G. de France (Luynes), 3 gr. 96 et C. de Parme. — (2) C. de 
Milan. — C. de Londres, 3 gr. 58. — (3) G. de France, 3 gr. 85. — 
(4) C. de Berlin, 3 gr. 92 et G. de France (Luynes). 

233. — Tête de femme à g., laurée et parée de bijoux; derrière, 

ITALIA. Grènetis. 
i^ Huit guerriers, à tête découverte, debout (quatre de chaque 
côté) prêtant serment sur un porc que soutient un jeune 
garçon agenouillé. A l'arrière-plan, une enseigne militaire. 
A l'exergue, une lettre d'émission : A (1)» B (2), C (3), 
D (4). E (5), I (6). M (7), N (8), 0(9), P (10), Q(ll), V (12). 



GUERRE SOCIALE 133 

Style variable; quelques-uns de travail très sommaire. 

Denier. iÇl*. 5—15. 

(1) C. de France, 3 gr. 95. — C. de Naples. 

(2) C. de Naples. 

(3) C. de France, 3 gr. 53, 4 gr. 05. — C. de Berlin, 3 gr. 96. — C. de 
Londres, 4 gr. 03. 

(4) C. de Milan. — G. de Berlin, 3 gr. 91. 

(5) G. de BerUn, 3 gr. 93 (Gat. Berlin, pi. II, 20). 

(6) C. de France, 3 gr. 75. 

(7) G. de Naples. — G. de Milan. — C. de Berlin, 3 gr. 81. — G. de 
Londres, 3 gr. 98. 

(8) G. de Naples. — G. de Milan. — G. de Berlin, 3 gr. 76. — G. de 
Londres, 4 gr. 16. 

(9) G. de Naples. — G. de Londres, 4 gr. 01. 

(10) C. de Berlin, 4 gr. 09. — G. de Londres, 3 gr. 73. 

(11) G. de Naples. — G. de Berlin, 3 gr. 76. — G. de Londres, 
3 gr. 93. 

(12) G. de Naples. 

Garrucci (XCI, 2) a lu P sur une pièce; c'est peut-être P. 

234. — Mêmes types; quelquefois la tête est diadémée ; au revers 

six guerriers et à l'exergue deux lettres : AX (a) — CT {à) 
- QSW. 
Denier. iîL^ 15-30. 

(a) G. de Berlin, 3 gr. 81. — G. de Naples. — {b) G. de Berlin, 
3 gr. 91. .— (c) G. de Milan (six guerriers). 

235. — Mêmes types; à l'exergue du revers, un chiffre, || (a), 

III W, Mil (c), V (rf). 
Denier. A*. 5—15. 

(a) G. de Naples. - (b) G. de Berlin, 3 gr, 75, 3 gr. 85 (devant la 
tôte, I). — (6) C. de Naples. — G. de Berlin, 3 gr. 70. — (d) G. de 
Londres, 4 gr. 11. 




236. — Mêmes types; la tète à droite; à Texergue un chiffre : 
'I' (a), III (6), lin (c). 
Denier. ^*- 5—15. 

(a) G. de Londres, 3 gr. 62. — (6) C. de Naples. — G. de Londres, 
3 gr. 98. — (c) G. de Londres, 3 gr, 98. 

10 



134 GUERRE SOCIALE 

237. — Mêmes types; la tête à droite; quelquefois six guerriers au 
ij; à l'exergue, deux lettres : BV ou un chiffre. 
Denier. JR*. 15—30. 

C. de France (Luynes), 3 gr. 80. —G. de Berlio, 3 gr. 91. 



III. — Sans inscriptions. 

238. — Tête de femme à g., laurée et parée de bijoux. 

^ Huit guerriers (quatre de chaque côté) prêtant serment sur 
un jeune porc que tient un homme agenouillé. A Tarrière- 
plan^ une enseigne militaire; à Texergue, un chiffre d*émis- 




sion : || (a) ou |||| {b) ou A (c) ou X (d) ou |||X {e) ou ||||X if) 
ouAX(?).ouXX(A). 
Denier. JSL*. 5—15. 

(a) G. de Naplee. — G. de Milan. — G. de Beriln, 3 gr. 95. — G. de 
Londres, 3 gr. 82. — (6) C. de Milan. — G. de Berlin» 3 gr, 94. — G. 
de Londres, 3 gr. 80. — (d) G. de Berlin, 3 gr. 71. — (e) G. de Milan. 

— (/•) G. de Londres, 3 gr. 62. — {g) G. de France. — (h) G. de 
Londres, 3 gr. 80. 

239. — Buste de femme à dr., casquée et avec Tégide (Pallas) ; der- 
rière vole une petile Victoire qui la couronne. Grènetis. 

i^ Deux guerriers se donnant la main ; celui de g. tient une 
lance ; celui de dr. semble être descendu d'un navire dont on 
voit derrière lui la proue. (On a suggéré que ce type pourrait 
faire allusion à Tambass^Ede que les confédérés envoyèrent 
à Mithridate et aux secours promis par le roi. (Voyez 
L. Sambon, Bech,y p. 192). A Texergue, un chiffre : | (a), 
Il (*), III (c), llll {d)y A {e), illlA (/). Grènetis. 

Denier. I^\ (PI. II.) 20-30. 

(a) G. de France» 4 gr. — (6) G. de Milan. — G. de Londres, 4 gr. 02. 

— GoU. Santangelo (Naples). — (c) GoU. Santangeio. — (d) G. de Ber- 
lin, 3 gr. 92. — (e) GoU. Santangelo. — G. de Berlin, 3 gr. 65. — G. de 
Londres, 4 gr. 22. — (/) G. de Naples. 



GUERRE SOCIALE 135 

240. — Même busle de Pallas couronnée par la Victoire, mais 
tourné à g. Grènetis. 

i^ Guerrier debout de face, la tête à dr., tenant une lance de 
la main dr. et appuyant le pied g. sur un objet indéter- 
miné ; à sa droite, un arbre dont les branches soutiennent 
quatre boucliers; à sa g., un taureau vu à mi-corps et s*é- 
lançant vers la dr. A l'exergue, un chiffre d'émission : 
IIIIV (a), XI (*). 

Denier. iSl*. 20—30. 

(a) C. de France (Luynes), 4 gr. 08. — (6) C. de France, 3 gr. 95. 




241. — Buste de Dioscure à dr., le pilos lauré et surmonté d'une 
étoile. 

^ Femme casquée et armée de la lance et du bouclier (Pallas). 
Elle guide vers la droite un bige au galop; au-dessus, T ('') 
ou étoile et III {b) ou tête de bœuf et deux globules (c) ou 
tête de satyre {d) ou tète de bélier et 2 {e). 

Denier. iÇL*. 20—30. 

(a) C. de France, 3 gr. 65. — G. de Berlin, 4 gr. 21. — G. de 
Londres^ 3 gr. 83. — (6) L. Sambon, Recherches, — G. de Londres, 
4 gr. 21. — (c) G. de France, 3 gr. 91. — C. de Londres, 3 gr. 75. — 
C. de Berlin, 4 gr. 02. — (</) G. de Turin. — (e) G. de France, 3 gr. 95. 
— G. de Berlin. 



1 \ 



242. — Buste de femme à g., avec casque (aigrette nouée en 
tresse) et cuirasse ; derrière, |. Grènetis. 
^ Guerrier nu dont la tête et le corps sont couverts d'une 




136 



GUERRE SOCIALE 



peau de bête. H pose la maia dr. sur la iéte d'un aaimal 
(loup?) couché à ses pieds. Grënetis. 
Denier. A\*. 100—120. 

C. de France, 3 gr. 95. — Coll. Maddaleua. — C. de Londres, 3 gr. 89. 




Denier romain rappelant la réconciliation entre Rome et les Italiotes 
(82 av. J.-C). 



CAMPANIE 



Le monnayage de la Campanie est un des plus intéressants 
que Tantiquité nous ait légué. Le sol fertile de cette contrée a été 
de bonne heure convoité par divers peuples : Grecs, Étrusques 
et différentes tribus sabelliques se le sont alternativement dis- 
puté (1); enfm les Romains s'y sont peu à peu implantés en 
maîtres. Mais l'élément hellénique réfugié dans Neapolis^ la ville 
enchanteresse, dura toujours malgré les infiltrations de la race 
sabellique et continua d*exercer en Italie, même sur la puissante 
Rome, Tinfluence de sa culture intellectuelle et artistique, tandis 
que le reste de la Campanie était habité surtout par des mixo- 
barbari. 

L'histoire de la Campanie^ pendant le v* et le iv« siècle, est très 
mouvementée; mais, en même temps, très peu connue. Presque 
toute l'érudition documentaire nous est transmise, confuse et 
fragmentée, par les annalistes du siècle d'Auguste qui, souvent, 
ne semblent pas avoir puisé aux sources directes. 

La monnaie, très abondante, ayant des types variés, des lé- 
gendes en idiomes divers, portant de nombreuses traces des 
vicissitudes politiques et commerciales, peut, dans ces condi- 
tions, être d'un grand secours pour Thistorien et l'archéologue. 

Au point de vue de l'art, elle comporte aussi un enseignement 
précieux. D'abord sous l'influence ionienne, ensuite par des 
exemples attiques et surtout syracusains, les graveurs campa- 



1. Et hoc qaoque certamen humanae voluptatis tenuere Osci, Graeci, Umbri, Thu- 
sci, Campani (Pline, 111, ix, 8). 



138 CAMPANIE 

Qîens aiTivent à un très haut degré de perfectionnement; mais, 
au cours de la seconde moitié du w^ siècle, l'invasion samnite 
arrête brusquement leurs progrès. Nous assistons, alors, aux 
évolutions si intéressantes d'un art renaissant au milieu d'élé- 
ments disparates, parmi des populations mixtes, sous la domina- 
tion des rudes montagnards du Samnium. 

Nous étudierons d'abord les monnaies de Cumes et de Neapolis^ 
les deux grands foyers grecs ; ensuite celles des populations 
Samnites ou osques et des municipia de création romaine. 

En voici le classement : 

I. — Cumes. 

II. — Neapolis. 

III. — Monnaies des Samnites-Campaniens : Cumes ou Palaepo- 
lis(?) — Nola — Hyria — Fensernum — Aliphae (Samnium, près de 
la Campanie) — Fislelia (limites du Samnium et de la Gampanie). 
— Monnaies incertaines h légende osco-étrusque IDN9H- 

IV. — Monnayage de villes osques ou helléniques après l'inva- 
sion romaine : Nuceria — Compulteria (sur la limite du Sam- 
nium] — Capoue — Atella — Calatia — Velecha — Caiatia — 
Venafrum (?) — Suessa Aurunca — Cales — Teanum. 

V. — Monnaies frappées par les Romains pour avoir cours en 
Gampanie, dans le Samnium et en Âpulie.- 




CUMES 



Les anciens ont toujours considéré Gumes comme une des pre- 
mières colonies helléniques détachées sur la côte occidentale de 
l'Italie; mais il n'est pas aisé de déterminer, d'après leurs témoi- 
gnages contradictoires, la date de sa fondation. C'est pourquoi 
quelques historiens ont proposé de la fixer au x» siècle (1); 
d'autres (2), après un examen plus critique des textes et du pro- 
duit des fouilles de la nécropole, au vm* seulement, peu avant le 
grand mouvement de colonisation qui eut lieu à cette époque. 

Strabon (3) dit qu'elle fut fondée par des émigrés de Chalcis en 
Eubée, unis à d'autres de Cymé (d'£olie?) ; peut-être, d'après 
Scymnus de Chio (4), faut-il admettre que deux groupes diffé- 
rents de colons occupèrent Cumes successivement; d'abord celui 
de Chalcis, puis celui de Cymé qui donna le nom de Kuiatj à la 
ville. On a même pensé à Cymé d'Eubée (5). 

Ces questions resteront toujours incertaines. 

Ce fut, au dire de Tite-Live (6), après un long séjour dans les 
îles voisines, les Pithécuses, que les Chalcidiens parvinrent à 
s'établir sur la côte. Ce peuple, occupant les deux rives du détroit 



1. Gurtius, Hist. Grecque, I, p. 544. 

2. Beloch, Campanien im Alterthvm, 2» éd., p. 55. Helbig (1884, L'Épopée ho- 
mérique) suivant Max Duncker (1881) pense que Cumes a été fondée après Naxos de 
Sicile, c'est-à-dire après 735 av. J.-C. Thucydide (vi, 3) cite en effet Naxos comme la 
plus ancienne colonie grecque en Occident. 

3. Strabon, V, 4. 

4. 236-239. 

5. Holm, Arch, Storico prov, Nap., I. 

6. Vlll, 22. 



140 CUMES 

de Messine, avec les importantes colonies de Rhegium et Zancle, 
s'était assuré la route libre entre la Sicile et la Campanie; aussi 
fut-il un des premiers, et pour longtemps, le principal intermé- 
diaire entre les Grecs de l'Archipel et les populations sicules et 
italiotes. Aux Chalcidiens se joignirent, de bonne heure, les Co- 
rinthiens et les Samiens, et un établissement de ces derniers est 
signalé tout près de Cumes, à Dicaearchia (Puteoli) (1). D'un autre 
côté, les commerçants rivaux, Milésiens et Phocéens, se servaient 
de Sybaris, pour aborder les principaux marchés de Tltalie. Mais 
ce passé lointain n'a qu'un faible rapport avec le monnayage de 
Cumes. 

Cumes semble avoir commencé à frapper monnaie dans les 
premières années du v* siècle^ sous la domination du tyran Aris- 
todème Malachos. La monnaie la plus ancienne est une drachme 
de 5gr. 42, correspondant à 4/3 du distatère euboico-attique (2) et 
ayant, d'un côté, la dépouille d'une tète de lion entre deux hures 
de sanglier (3), suspendues en guise d'anathema et, de l'autre, un 
coquillage bivalve, une moule (mytilus gallo-provincialis) (4), si 
toutefois il ne s'agit pas du coquillage dit vulgairement a jambon^ 
neau », si fréquent sur les côtes de l'Italie (5). 

Mais bientôt ou changea le système monétaire (6) et l'on frappa 
d'abord des didrachmes et des oboles euboïques, puis des di- 
drachmes et des oboles de poids phocéen. Il y eut même une 
longue hésitation entre ces deux systèmes. Le butin des fouilles 
de la nécropole de Cumes indique que cette ville était large- 



1. Etienne de Byzance. — Mommsen (C. /. L , t. X, p. 182) met en doute cet éta- 
blissement. 

2. Imhoof-Blumer, Annuaire de Ni/m., 188 ^ p. 94. On a proposé aussi d'y voir 
une drachme éginétique de poids réduit. (Head, Hist. Num., XLII, p. 30. Voyez aussi 
J. Friediander, Zeit. fur Sum„ 1881, p. 99 s.). 

3. J. J. Barthélémy (ilcarf. des Inscr. et B.-L., t. 47) et Mionnet (I, p. 114, n<» 139) 
ont cru yoir sur cette monnaie une grenouille. 

4. Imhoof-Blumer et Keller, Tier und pflanzen-bilder, p. 53. Les lacs Arerne 
et Lucrin étaient renommés pour la culture des coquillages (Hor., Epode, 2«, 49 ; Sat. 
H, 4% 32). 

5. Les Romains confectionnaient des draps avec le long byssus qui recouvre ces 
coquillages. 

6. Vers 490 av. J.-C. presque toutes les colonies chalcidiennes d'Italie et de Sicile 
(Rhegium, Zancle, Naxos, Himera), sous rinfluence du commerce attique, abandon- 
nèrent le système chalcidien ou éginétique pour le système euboïque. 



CUMES 141 

ment approvisionnée par les commerçants d'Asie-Mineure et 
d'Athènes; mais il est probable que plusieurs produits Tenaient 
par des voies indirectes : par la Sicile, par Velia, par Rhegium 
et jusque vers 4ÎX) par les Phéniciens. D'un autre côté, Cumes 
répandait au loin ces produits. On comprend donc aisément son 
hésitation dans le choix d*un système monétaire. Elle semble 
même pour quelque temps avoir frappé simultanément des mon- 
naies selon le système euboïque et d'autres selon le système pho- 
céen. C'est celui-ci qui finit par prévaloir. 

Au système euboïque appartiennent une rarissime monnaie au 
type de la tête de nymphe (1), les rares didrachmes et plusieurs 
oboles au type de la tête de Pallas coiffée du casque corinthien (2). 
Une drachme du G. de Berlin pourrait aussi s'y rattacher. 

On a frappé aussi, à Cumes, au début du monnayage, des demi- 
oboles en or, du système attique, pesant G gr. 35. Longtemps on 
a douté de l'authenticité de ces pièces; mais nous pouvons les 
comparer aux monnaies d'or contemporaines et similaires de 
rÉtrurie (3). Head (4) fait observer que, sur la base d'un rapport 
entre Tor et Targent de 1 : 15, la demi-obole d'or de Cumes cor- 
respond exactement au statère primitif de 5 gr. 44; ce qui permet 
de l'attribuer aux premières années du v' siècle. 

Le monnayage de Cumes n'a jamais été abondant; c'est tout au 
plus à la fin, vers le dernier quart du v^ siècle qu'il prend un cer- 
tain développement. 

Les types des monnaies primitives ont donné lieu à de nom- 
breuses dissertations. On a proposé plusieurs explications pour 
celui de la dépouille de lion entre deux hures de sanglier. Millin- 
gen (5) et L. Sambon (6) ont rappelé la prétention des Cumains 



\. Voyez le n<» 2*>2. Comparez les monnaies du trésor d'Auriol. 

2. Quelques exemplaires à ce type, d'un très joli dessin, me semblent devoir Hee at- 
tribués à une date un peu plus récente que celle qui leur est assignée par Head. 

3. Voyez notre dessin n® 3, p. 37. (Étrurie) Garrucci donne le dessin d'une monnaie 
dV du C. de France, de la valeur d'un diobole attique, ayant d'un coté une tôte de 
Nymphe ; l'authenticité de cette pièce a été mise en doute. 11 existe un coin faux de 
Becker, décrit par Pinder, mais c'est une mauvaise copie de la monnaie du G. de 
France. 

4. Hist, Num,^ p. 31. Voyez aussi : Hill, Handbook, 

5. Ane, coins, pi. I, p. 4. — ConsJd., p. 121. 

6. Recherches, p. 137, n. 1. Pausanias (VIII, 21). 



142 CUMES 

de posséder dans le temple d'Apollon les défenses du sanglier 
d'Erymanthe. Cavedoni (1) proposa d*yyoir une allusion à />i- 
caearchiay occupée par des Samiens, c'est-à-dire un type d'al- 
liance entre Samiens et Gumains. A cet avis se rangea plus tard 
Millingen. Avellino (2) avait pensé à la fable de Circé et de la 
métamorphose des compagnons d'Ulysse, ce qui lui valut l'appro- 
bation de Garrucci. 11 n'est pas besoin de dire que toutes ces 
conjectures seront également incertaines tant que nous n'aurons 
pas d'autres éléments pour en juger. 

. Je donne le dessin d'un intéressant didrachme au type de la 
tête féminine, appartenant au système euboïco-attique (8 gr. 42). 
Cette monnaie existe en deux exemplaires au C. de Naples (coll. 
Santangelo) et a été frappée probablement dans les premières 
années du v« siècle. 

Le dessin de la tâte est d'un archaïsme plein de charme, la 
chevelure, disposée sur le front et sur les tempes en deux rangs de 
boucles, tombe sur la nuque en une natte qui, relevée par des 
bandelettes, se replie sur elle-même en forme d'co ; l'œil est en 
amande, le nez légèrement retroussé, la bouche souriante, la 
lèvre inférieure un peu avancée, le menton proéminent (3). 

Ce didrachme montre à quel haut degré de perfectionnement 
s'acheminait la glyptique à Cumes, sous l'inQuence ionienne. 

On est très embarrassé pour donner un nom à la plupart des 
tètes féminines dessinées sur les monnaies du vi' siècle et du com- 
mencement du V% de même que pour les nombreuses statues fé- 
minines du VI» s., dépourvues de symboles ou d'accessoires précis. 
Pour les têtes des monnaies de Cumes, Eckhel(4) a proposé le nom 
de la Sirène Parthénope; d'autres, moins perspicaces, ont pensé 
aux Sibylles (5) ; Millingen (6) y a vu la personnification de la ville 



i. BulleL InstiL, 1840, p. 9. 

2. Ad Italiae numos, Suppl., p. 11-12. 

3. Parmi les têtes féminines dessinées sur les monnaies de cette époque, il y en a 
une qui présente une grande analogie avec celle de Cumes; c'est une petite pièce 
(1 gr. 18) à revers incus, qui faisait partie du trésor d'Auriol (Voyez De la Tour, 
Atlas, pi. Il, 10). Le beau didrachme (Cnide?) publié par Poole (Gat. du C. de Lon- 
dres) et attribué par lui et par Head à Velia (Lucanie) doit être aussi mentionné. 

4. D. iV. K., t. 1, p. 111. 

5. Poole, Cal. British Muséum, p. 87. 

6. Syll, of anc. coinSf Londres, 1837, p. H, et Consid,; Dressel, Cal, Berlin, p. 89. 



CUMES 143 

de Cumes et a été le premier a constater que quelques-unes de 
ces têtes sont entourées de Tinscription KVME» tandis que au 
revers on lit : KVMAIO^. 

Les Gumains ont donc mis sur leur monnaie Timage d'une 
nymphe Cyméy qu'ils vénéraient comme déesse tutélaire de la 
ville (la Tu/ïj zoXew;), de même qu'à Neapolis on mettait, avec une 
signification analogue^ la tête de la Sirène Parthénopeet à Terina, 
celle d'une Ligée-Niké. 

Les didrachmes à la tète de Minerve, appartenant au système 
euboîque, ont été étudiés par Millingen (1) et par sir H. We- 
ber (2). Le revers de ces monnaies est très intéressant. Les 
anciens avaient observé que des crabes parasites qui s'abritent 
dans les coquilles des mollusques, s'alliaient à ceux-ci et parta- 
geaient avec eux leur nourriture. Millingen attira l'attention sur 
les passages d'Aristote (3), de Pline (4), d'Elien (5), d'Athénée (6) 
relatifs à cette particularité de la vie du crabe (crabe icivvoTiQpr^ 
ou mvvoçuXa^). Athénée et Pline disent que le crabe parasite aver- 
tit le mollusque de l'approche d'un ennemi, en touchant la co- 
quille avec ses pinces. 

Plus tard Millingen changea d'opinion, probablement à cause 
de la dimension du crabe qui n'est pas celle d'un crabe parasite 
et il préféra y voir la représentation d'un ennemi du mollusque. 
Il cite à l'appui un passage d'Oppien (7), oQ il est fait mention 
d'une croyance courante au w^ siècle, sur le merveilleux instinct 
du crabe qui, pour s'emparer de l'huître, attendrait patiemment 
que la coquille s'enlr'ouvrit pour y glisser un caillou. 

Sir H. Weber pense que, sur lamonnaie de Cumes, le crabe fait 
un effort pour ouvrir la coquille avec ses pinces. 

Dans tous les cas, ce type est un exemple bien intéressant dans 
l'histoire de l'art, de l'observation attentive de la nature. 



i. Médailles grecques inédites ^ Rome, 1812 et Syll. of, anc, coins, 1837, 
p. 11 et 12. 

2. Ined, greek coins, Num, Chron., 1896, part 1. 

3. De animalibus, lib. V, cap. 13. 

4. N. H., IX, 66. 

5. De natura animcUiumt 111, 29. 

6. Deipnosoph., 111, 38. 

7. Halieat, 11^ 169-180. 



144 COMES 

Nous connaissons trois types de cette monnaie, le premier de 
la coll. Evans (1), de style archaïque, porte autour de la tête de 
Pallas Tethnique, ^OIAMV>l, le second (2) de la coll. Weber, de 
dessin sommaire, montre, autour de la tête de Pallas, le nom de 
la ville au nominatif, KVME; le troisième (3) (C. de France — 
G. de Milan) d'époque plus récente et de très joli dessin a, autour 
de la tête la légende KVMAIOA/- I^a tète de Pallas, sur les pre- 
mières émissions, est calquée sur celle des monnaies corin- 
thiennes. 

Des parasites ou des ennemis du mollusque sont représentés 
aussi sur d'autres monnaies de Gumes. Sur un didrachme ar- 
chaïque nous voyons une plante attachée à la coquille (4), ce 
pourrait être une indication sommaire dubyssus dont sont recou* 
verts plusieurs coquillages; sur d'autres, on voit un rat d'eau 
guettant le mollusque (5); sur d'autres encore, une espèce de 
mouette ou de canard (6). Le canard noir (l'oedemia nigra) est 
très friand du mytilus^ d'où, en France, le nom vulgaire de 
« cane moulière ». 

Très longtemps, pour la frappe des monnaies de système pho- 
céen, on s'est servi simultanément de deux types différents : celui 
de la dépouille de lion entre deux hures de sanglier et celui à la 
tête de nymphe; au revers, toujours le coquillage bivalve, excepté 
dans un seul cas où Ton a mis d'un côté la tête de la nymphe et 
le nom KVME ! de l'autre, la dépouille de lion et les hures de san- 
glier (didrachme unique de la coll. Luynes) (7). 

Sur quelques types se manifeste l'influence des Syracusains, 
prépondérante en Gampanie, depuis que, intervenant en faveur 
des Gumains menacés par les Étrusques, ils avaient écrasé dans 
les parages de Gumes, les flottes de leurs principaux rivaux, les 
Étrusques et les Garthaginois (474 av. J.-G.)- Sur un didrachme 
de cette époque, nous voyons une copie du célèbre décadrachme 



1. No 290. 

2. N« 293. 

3. NO 294. 

4. No* 253 et 238. 

5. N» 263. 

6. No 276. 

7. N» 256. 



GUMES 145 

syracusain, le Démarétion (1), et c'est le seul exemple où, sur la 
monnaie de Cumes, la tête féminine soit couronnée de laurier. 
Sur une autre monnaie, plus récente, le coquillage épisème de 
Cumes est entouré de quatre dauphins se pourchassant, type 
constant des monnaies syracusaines(2). 

L'art de la glyptique, à Cumes, après quelques nobles essais, 
commence à se styliser, puis, vers 460, à s'appauvrir complète- 
ment : le dessin des têtes devient maigre et sommaire. Cette pé- 
riode de décadence artistique est suivie, après une vingtaine 
d'années, par un renouveau d'art; mais ce nouvel épanouissement 
est arrêté de rechef par des Inûuences étrangères ; au lieu du style 
hellénique pur et idéaliste auquel devaient conduire les modèles 
attiques et syracusains, nous voyons sur les monnaies un style 
bizarre qui a certainement beaucoup de caractère, mais qui con- 
traste avec la technique et le sentiment des Hellènes. Les ins- 
criptions y sont souvent fautives : KYMION et ^OIW/iV>l (3) — 
Y>IMAIO< (4) — KYMAON (5) — IOY>l (6); nous retrouvons ces 
mêmes caractéristiques dans le monnayage samnite de Nola, d'Hy- 
ria^ etc. Des effets à peu près analogues se produisirent en Sicile, 
pendant l'invasion carthaginoise. 

Ce trouble dans les traditions artistiques de la vieille cité chal- 
cidienne n'a pu venir que des Samnites. Les annalistes du siècle 
d'Auguste, généralement si mal renseignés sur l'histoire ancienne 
des colonies grecques, nous disent que Cumes, cherchant à arrêter 
l'invasion samnite, succomba et fut presque entièrement détruite 
et que ses habitants se réfugièrent à Naples. Les uns placent cet 
événement à l'année 428 [Denys d'Halicarnasse (7) — Diodore (8) ] ; 
les autres, à l'année 420 [Tite-Live (9)]. 

Strabon (10), après avoir répété ces indications, nous donne un 



1. No 259. 

2. NO 269. 

3. N* 282. 

4. N* 285. 

5. No 286. 

6. CaL du Briiish Muséum (Poole), p. 90, no 33. 

7. 15, 6. 

8. XII, 31 et 76. 

9. IV, 37 et 44. Voyez E. Pais, Storia di Roma, II, p. 210. 

10. V, 14, 4. 



146 CUMBS 

renseignement contradictoire, disant que les Samnites s'étaient 
mélangés à la population grecque; de son temps encore, il y au- 
rait eu des traces d'institutions grecques. 

On a déjà fait remarquer que ces historiens ont décrit d'une 
façon très confuse les événements de Tinvasion samnite, entre- 
mêlant leur récit de légendes. 11 est très probable que la popula- 
tion grecque de Cumes, en tombant sous la domination des en- 
vahisseurs, n'ait pas été complètement détruite ou chassée; mais 
qu'elle ait conservé, au contraire, pour quelque temps encore, 
son organisation municipale et même son monnayage (1). La 
phrase de Velleius (2) : Cumanos osca mutavil vicinia^ nous semble 
faire allusion à une lente transformation. Ce fut aussi l'avis de 
Millingen (3) : « Malgré un tel revers de fortune (occupation par 
les Samnites) la fabrication des monnaies ne fut pas discontinuée et 
nous en avons, quoiqu'en petit nombre^ qui sont certainement posté' 
rieures à l'époque en question, > Ce numismate pensait même que 
les monnaies de Cumes pourraient descendre jusqu'à l'an 377 
av. J.-C. A mon avis, qn a eu tort de rejeter complètement son 
hypothèse. 

Parmi les types de cette époque, je citerai les suivants : Tête 
de femme à g. i^ Scylla à dr., le bras tendu en avant avec un geste 
de menace; devant elle, le coquillage bivalve de Cumes (4). Le 
monstre est hideux ; sa poitrine est couverte d'écaillés, derrière 
son dos se dressent deux têtes de chien ; sa queue est armée de ten- 
tacules. L'ethnique est suivi des lettres M, initiales d'un magistrat. 
Sur une seconde monnaie, de style sommaire, nous voyons, au re- 
verS;Une autre divinité marine, moitié homme, moitié poisson (5); 
c'est vraisemblablement Glaucus. On a pensé aussi à Aegéon. 

i. Il se peut aussi que Cumes ait été troublée par des dissensions ciyiles. Les Sam- 
nites ont pu massacrer la race dominante et s*appuyer sur des groupes de mécontents. 

2. 1, 4. 

3. Sylloge^ 1837, p. 14, et Consid,, p. 128. Minermi croyait aussi que Cumes 
avait continué la frappe de ses monnaies après l'occupation samnite (Oss,, p. 3^). 
Presque tous les autres numismates : Mommsen, Garrucci, Head, Evans, sont de Tavis 
contraire et même se basent sur le style des dernières émissions de Cumes, arrêtées 
rigoureusement à Tannée 421, et sur la supposition que Thurium ait frappé monnaie 
dès la première année de son établissement, pour classer chronologiquement les autres 
monnaies du sud de Tltalie. 

4. No 277. 

5. NO 279. 



GUMES 147 

Sur une troisième monnaie, d'un style plus soigné, ou, pour 
mieux dire, plus grec, est représenté au-dessus de la coquille, 
Cerbère tricépha]d^(l). Scymnus de Chie(2), dans son poème 
géographique, dit qu'on montrait près de la ville de Gumes, voi- 
sine du lac d'Averne, un Kerberion célèbre par son oracle souter- 
rain et qu'Ulysse était venu le consulter. Cette pièce et une autre 
de même style, ayant au revers, au-dessus de la coquille, un grdn 
d'orge (3), portent derrière la tête de la nymphe, la lettre î, ini- 
tiale d'un maître monnayeur. A cette même époque, des initiales 
de noms de monnayeurs apparaissent sur les monnaies des Sam- 
nites-Campaniens, à Hyria et à Neapolis. 

On a souvent appelé l'atlention sur la ressemblance du dessin 
des monnaies des Samnites-Campaniens à la légende KAMPA- 
NOM* avec celui de certaines monnaies de Cumes. C'est à tort que 
Ton attribue à Capoue les monnaies à la légende KAMPANOM ; 
elles ont pu être frappées à Cumes ou à Palaepolis (Parthénope). 
On connatt quelques didrachmes aux types de Cumes de style 
excessivement sommaire; c'est probablement de la fausse mon- 
naie de la fin du v* siècle. Il y en a deux qui ont donné nais- 
sance à de nombreuses hypothèses. L'une d'elles est au musée de 
Naples; Fiorelli et Garrucci y ontlu$|^311V><pour KVMENI^; 
l'autre est au musée Brera, à Milan, on y a lu Fiskinis ou Fislinis 
et Garrucci a proposé d'y voir une alliance entre Cumes et 
Fistelial 

Je crois qu'il n'y a rien à tirer de ces inscriptions, elles sont 
l'œuvre de faussaires ignorants et les populations de ces régions 
devaient être singulièrement incultes pour qu'un dessin aussi 
barbare ait pu les tromper. L'inscription de la pièce de Milan a 
été retouchée au burin et, par conséquent, ne peut plus fournir 
d'indication utile. 

Un dernier didrachme de Cumes imite les types de Neapolis : 
d'un côté, une tête féminine parée de bijoux; de l'autre, le tau- 
reau androcéphale couronné par la Victoire (4). On a pensé que 
cette monnaie pourrait avoir été frappée à Naples, Fan 4S81, 



1. No 290. 

2. y. 340, éd. Muller. 

3. No. 291. 

4. No 298. 



1 



148 



CUMES 



quand cette ville accueillit les transfuges de Cumes; on Ta attri- 
buée aussi à Tannée 327, parce qu'on y voyait une allusion au 
pacte conclu alors entre les Napolitains et les Samnites (1) ; mais 
ces deux dates sont également invraisemblables car les types 
de cette pièce sont calqués sur ceux des monnaies frappées à 
Naples vers 350-340. Cumes, en 343, secoua le joug des Samnites; 
c'esl à ce moment qu'elle a dû frapper ce rarissime didrachme 
aux types napolitains. 

1. Voyez L. Sambon, Recherches, p. 137. 




Lécythe de style attique, trouvé à Cumes. 
Musée de Naples. 



GUMES 



149 



MONNAIES D'OR 



(Après 500 av. J.-C.) 



243. — Casque corinthien à g. Grènelis. 

^ Moule (pointe à g.), autour KVME (t;^)- Grènelis. 

Demi-obole attique. Unique, at»/». 300. 

C. de LoQdres, gr. 35. 



243 



Le G. de France possède la monnaie suivante dont rauthenticité 
a été contestée par quelques auteurs (1). 

Tête de femme à dr., les cheveux dans une sphendoné (style 
archaïque). Gros grènelis. 




243(1 



A>l 



^ Moule (pointe à g.); autour KVME - rrz- Gros grènetis. 

ME 
Diobole attique. Douteuse /^. 

C. de France, 1 gr. 37. 



1. Percy Gardner, Num. chron., 1886, p. 168. Cotte monnaie est publiée comme 
authentique dans la R. N., 1903, pi. XIX. On y transcrit KVMEO» et effective- 
ment on dirait quil y avait un O sur la pièce; mais la forme Ku(i.éb)v, employée à 
une époque si reculée, est impossible. Il existe un coin de Borker qui est une mau> 
vaise copie de la monnaie du G. de France. Garrucci {èlon, Halia ant.^ p. 81) men- 
tionne un exemplaire au C. de Turin, provenant probablement de ce coin faux. 

il 



150 CUUES 



MONNAIES D'ARGENT 



I. — l>ëpoaille de lion entre deux hures de sanglier. 

à) Drachme de 5 gr. 42 (1/3 du statère euboïque ou drachme 
éginétique de poids affaibli, système des colonies chalci- 
diennes d'Italie et de Sicile) (après 500 av. J.-C). 

244. — Dépouille d'une tête de lion, de face, suspendue entre 
deux hures de sanglier de profil. Gros grènetis. 




^ Moule (pointe à g.); autour KVME ? ! ttz)' Gros grènetis. 

ME ' 
Aire concave. 

Drachme (flan épais). Unique. I^^ 150. 

C. de France*, 5 gr. 42 (c*). 



b) Drachme enhoïque(?) (vers 480 av. J.-C). 

245. — Dépouille d'une tête de lion entre deux hures de sanglier. 
Grènetis. 
i^ Moule (pointe à g.) ayant sur la coquille, àdr., la lettre ^. 

Autour, légende boustrophédon, . Grènetis, 

Drachme (joli travail archaïque). iS.* */*■' (pi. Il) . 80 - 150. 
C. de Berlin, 4 gt. 02. 



GUMES 



151 



c) Didracbmes phocéens (vers 480-400 av. J.-C). 

246. — Dépouille d'une tête de lion entre deux hures de sanglier. 
Grènetis. 




^ Moule (pointe à g ); autour, ^OIAMV>l ( >.,^,1,, V 

Didrachme. iîL*-* «/2. 40— £0. 

C. de France*, 6 gr. 58 (cette monnaie semble fourrée). 

247. — Dépouille d'une tête de lion entre deux hures de sanglier 

(beau dessin). Grènetis. 
^ Moule (pointe à g.) ; autour, KVMAIO^- Grènetis. 
Didrachme. P^* </* 40—80. 

C. de Berlin, 6.gr. 2 (fourrée?-. 

248. — Dépouille d'une tète de lion entre deux hures de sanglier. 

Grènetis. 
1^ Moule (pointe à g.) ayant sur la coquille, à dr., la lettre y\. 

Autour, KVM AIO^- Grènetis. 
Didrachme. N.*^l^-^. 50-80. 

Coll. sir II. Weber, 1 gr. 60. Comparez avec les n*»" 245 et 310. 

249. — Dépouille d'une tête de lion entre deux hures de sanglier. 

Gros grènetis. 




i^ Moule (pointe à dr.), entourée de quatre dauphins se pour- 
chassant. 



1 



152 GUMES 

Didrachme. Unique. A**/^. 150. 

C. de Londres* (8), 7 gr. 66. Compare* ayec le n<» 269. 

250. — Dépouille d'une tête de lion entre deux hures de sanglier. 

Gros grènetis. 
ij Moule (pointe à dr.); au-dessus, un grain d'orge; autour, 

KVMAION {a) ou KVMAIOV^ (*) (commençant en haut). 

Gros grènetis. 

Didrachme (style sommaire). iîL* */^. 25—40. 

c. de LoDdres, 7 gr. 04. — C. de Berlin* (19, 20), 7 gr. 54, 7 gr. 10. 
— G. de France (Luynes), 6 gr. 97. 

251. — Dépouille d'une tête de lion entre deux hures de san- 

glier. Grènetis. 

i^ Moule (pointe à dr.); au-dessus, conque marine; au-des- 
sous, KVMAION. Grènetis. 

Didrachme (style sommaire). A* */*. 40—60. 

G. de Naples (Santangelo, 822). 



II. — Tète de la nymphe Cymé. 
a) Système eaboïque (après 490). 

252. — Tête de la nymphe à dr. (relief très saillant, beau style 
archaïque)^ Tœil de face et en amande sans prunelle, la 
chevelure ondée et tombant sur la nuque en tresse nouée 
eu forme d'co ; sur le front, deux rangs de boucles. Grène- 
tis. 




252 



^ Moule (pointe à g.), surmontée d'un canthare; autour, 
KVMAION (rétrograde). Grènetis. 

Didrachme [ivès beau style archaïque). P^* (pi. 11). 150— 200. 
c. lie Naples (Coll. Santangelo, 8 gr. 42 et 8 gr. 10 -fortement oxy- 
dée). 



CUMES 153 



b) Système phocéen (480 — vers 400 av. J.-C). 

253. — Tête de femme à dr., l'œil de face, la chevelure ondée 

et serrée par une bandelette tombant sur la nuque en chi- 
gnon bursiforme. Cercle saillant guilloché (comparez les 
monnaies de Tarente). 
^ Moule (pointe à dr.), surmontée d'une plante marine; au- 
tour, en boustrophédon : — ^^^ — . Le tout dans une 

K y 

aire concave. Cercle et grènetis. 
Didrachme (beau style archaïque). iS.*. 60 — 120. 

G. de Londres, Vgr, 58. 

254. — Têle identique à la précédente. Cercle saillant guilloché. 
i^ Moule (pointe à dr.), entourée de Tinscription, en boustro- 




ON 

phédon : ; au-dessus, un dauphin à dr. Cercle et 

lAMVDI 
grènetis. 

Didrachme (beau style archaïque). iïL* (pi. IIJ. 60— i20. 

G. de France* (Luynes), 7 gr. 67 

255. — Tête de femme à dr., Toeil de face, sans prunelle ; la che- 
velure ondée, retenue par un rang de perles et nouée der- 
rière en forme d'co. Autour, légende rétrograde, 3MV)I 
(commençant aux lèvres). Cercle et grènetis. 
^ Moule (pointe à dr.), surmontée de deux oiseaux aquatiques, 
Tun becquetant, l'autre lissant ses plumes. Autour, légende : 

— -— - . Cercle et grènetis. 
IAMVjI 

Didrachme (beau style archaïque). JÇL*. 60—120. 

G. de Berlio, 6 gr, 75 (oxydée). — G. d'Arolseu. 



154 



CUMES 



256. — Tête de femme à dr., Toeil de face, la chevelure ondée et 
ceinte d'un rang de perles; tresse nouée derrière en forme 
d'(\); devant, KVME. Cercle et grénetis. 




t^ Dépouille d'une tète de lion, de face, suspendue entre 

deux hures de sanglier, de profil. Grénetis. 
Didrachme (beau style archaïque). Unique. iîL*. 300. 

C. de France (Ltiyaes), 6 gr. 85, 

257. — Tête de femme à dr., Toeil de face, la chevelure ondée; 
deux rangs de boucles sur le front, chignon bursiforme ; 
collier. Devant, traces de la légende, KVM€* Cercle et 
grénetis. 




i\ Moule (pointe à dr.), sur laquelle est perché un oiseau (à 
dr., la tète tournée à g.); autour, légende rétrograde, 
^OIAMVJl (commençant en bas, à g.). Grénetis. 

Didrachme (bon style archaïque). iSL'. BO— 80 

C. de Milan*. 




^38 



258. — Tête de femme à dr., semblable à celle du n° précédent ; 
mais de dimensions plus petites, l'œil de profil. Devant, 
3MV3I. Cercle et grénetis. 



cuMts 155 

f| Moule (pointe à. dr.), surmontée d'une plante marine (com- 

IO(piMt«)N 
parez le n° 253); autour, -— . Cercle et grènelis. 

Didrachme (assez bon style archaïque). N^^ *'^-*. 50—80. 

G. de Naples* (Saatangelo), 7 gr. 60. 

259. — Tête de femme k dr. (imitation du Démarétlon) (1), parée 
de bijoux (collier et boucles d'oreilles de cette forme Q). 
La chevelure ondée, tombant sur la nuque en chignon 




bursiforme, est ceinte d'une couronne de laurier. Devant, 

ICVME (de h. en b.). Grènetis. 
ïj Moule (pointe à dr.); autour, ^OIAMVDI (commençant en 

haut, à g.). Cercle et grènetis. 

Didrachme (bon style archaïque). Unique. 

AV (pi. II). 100. 
C. de Londres*, 7 gr. 80. 

260. — Tête de femme à dr., de petite dimension; la chevelure 

ondée, tombant en chignon bursiforme. Grènetis. 

i^ Moule (pointe à dr.), surmontée d'un astre à six rayons; 

V v"*») Dl 
autour, la légende rétrograde, . Grènetis et cercle. 

Aire concave. 
Didrachme (style archaïque maigre). A'**. 30—60. 

C. de Berlin (2), 7 gr. 68. 

261. — Tête de femme à. dr. ; la chevelure ondée et serrée par 

un rang de perles; chignon tombant sur la nuque et nouée 
en forme d'(\). 
i) Moule (pointe à dr.); au dessus, un gland et un globule; 

autour, — .Greneiis. 

1. CeUe pièce a été frappée probablement en 474 après la victoire sur les Carlha- 
ginois. 



156 GUMES 

Didrachme (assez bon style). A^ */«*. 30—60. 

C. de France (Luynes), 7 gr. 50. 

Les pièces décrites sous les n<>' 262-268 sont d'un style archaïque 
négligé, elles offrent un relief très bas ayant une allure d'esquisse 
et sont souvent de frappe défectueuse (1). 

262. — Tète de femme à dr. ; la chevelure ceinte d'un large ban- 

deau et relevée vers le sommet de la tète ; boucles d*oreille 
de cette forme : Q et collier. Cercle et grènetis. 

i^ Moule (la pointe à dr.), surmontée d'une sauterelle, à dr. ; 
au-dessous, IAMV3. Grènetis. 

Didrachme (dessin maigre). A^ */***. 30—60. 

C. de Berlin (4), 7 gr. 24.^ Ane. Coll. Sambon, 7 gr. 39 {Recherches, 
pi. X, 5). 

263. — Tête de femme à dr., diadémée, la chevelure ondée et 

formant chignon ; boucles d'oreille de celte forme, Q ; 
collier de perles. Grènetis. 

i^ Moule (pointe à dr.); au-dessus, rat d'eau, à dr., semblant 

guetter le mollusque; autour, légende rétrograde : 

lAMVX (commençant dans le haut, à g.). Cercle et grène- 
tis. 

Didrachme (dessin maigre). A* */* 30—60. 

I G. de Londres (4), 7 gr. 52. 

264. — Tête de femme à dr., parée de bijoux (boucles d'oreille : 

Qj ; la chevelure ondée et disposée en gros bourrelets 
autour du front et des tempes. Grènetis. 

i^ Moule (pointe à dr.): au-dessus, rat d'eau à gauche; au- 
dessous, IAMV>|. Cercle et grènetis. 

Didrachme (dessin maigre). A* */*. 30—60. 

G. ;de Naples (Santaugelo). 

265. — Tête de femme à gauche, les cheveux relevés par un 

large bandeau; derrière, une cigogne. 
^ Moule; au-dessus, une mouche; autour, KVMAION- 

1. On trouve le même slyle sur des produits industriels de la première moitié du 
V «^siècle. Comparez avec certains vases de style atlique trouvés en Italie. 



CUMES 157 

Didrachme (dessin maigre). jSL* */«. 30—60. 

Ck)ll. Seltman. — Ane. Coll. Bunbury (Cat 1896, 1, lot 30). 

266. — Tête de femme à gauche, les chevenx dans un kékry- 
phale. 




i^ Moule (pointe à dr.); au-dessus, une chouette; autour, 

^^^-^■-"-^>'. Grènetis. 
AION 

Didrachme (style sommaire). A* 30—60. 

C. de France* (Luynes), 7 gr. 07. 

267. — Tête de femme à droite, diadémée, la chevelure ondée et 

formant chignon; boucles d'oreille de cette forme : %^, 
collier. Grènetis. 

^ Moule (pointe à g.); au-dessus, une tête barbue de Satyre; 
autour, KV MA ION (commençant en haut, à dr.). Grène- 
tis. 

Didrachme (style sommaire). A**/*. 30—60. 

C. de Londres (5), 7 gr. 62. — C. de Florence. 

Au musée de Berlin on conserve un didrachme d'un style 
excessivement curieux : 

268. — Tête de femme à dr., les traits presque monstrueux, Tœil 

très grand, avec indication des cils. 

lAMV^I 
ij Moule (pointe à dr.); autour, . Cercle et grènetis. 

Didrachme (style d'imitation, très rude.) JSL* V^-». 30. 

C. de Berlin (7), 7 gr. 6. 

Le type des monnaies décrites sous les n°« 269-27-2 dérive 
évidemment de celui du Démarétion (V. Head, Syracuse, pi. I, 11 
et 12), mais c'est une interprétation plus récente de la monnaie 
syracusaine et qu'il faut, je crois, placer après 470. 



I 



■ 



158 eu M ES 

269. — Tête de femme à dr., parée de bijoux (boucles d*oreille 

de celte forme V» collier) ; la chevelure ondée, serrée par 
une bandelette et tombant sur la nuque en chignon bur- 
siforme. Devant, KVMAION ; derrière, une pousse de 
laurier. Grènetis. 




i^ Moule (pointe à dr.), entourée de quatre dauphins se pour- 
chassant. 

Didrachme (bon style de transition). jSL (pi. H). 100—150. 
C. de France' (Liiynes), 1 gr. 37 {c*). — C. de Milan. 

270. — Tête semblable à celle du n* précédent; autour^ 

KVMAION. 
i{ Moule (pointe à dr.); au-dessus, un arc; au-dessous 

KVMAION (commençant à dr.). 
Didrachme (bon style de transition). JS.* */*-*. 40—80. 

G de Naples (Santangelo), 7 gr. 62. — C. de Londres (3), 7 gr. 60. 

27.1. — Tète de dessin semblable à celui du n** précédent; la che- 
velure nouée derrière en forme d'<\) ; autour KVMAION 
ou KVMAIOM. 
^ Moule (pointe à g.); au-dessus, un poisson, à g. Double 
cercle. 




Didrachme (bon style de transition). R^^. 40—80. 

C. de Naples* (Santangelo), 7 gr. 74. — C. de Berlin, 7 gr. 67. 

272. — Même tête à dr. ; autour, KVMAION. 



CUMES 



159 



ij Moule (pointe à dr.) ; au-dessous, un mollusque, le nautilus; 

autour, KVMAION. Grènetis. 
Didrachme. I^\ 40-80. 

C. de Naples (Santangelo), 7 gr. 47. — Coll. Huoter, Glasgow, 
7 gr. 64. 

Les monnaies qui suivent conseryent la raideur archaïque; 
Naples également, vers 435, frappait des monnaies de style rude 
et figé. A ces émissions succèdent celles qui semblent indiquer 
rinfluence des Samnites. 

273. — Tête de femme à gauche, les cheveux courts et ondes, 
i^ Moule (pointe à dr.) ; au-dessus, pistnx à g. ; au-dessous, 
VlOIAMV>|. Gros grènetis. 




Didrachme (bon style de transition), R.^. 40 — 80. 

C. de Londres* (10), 7 gr. 49. — Goll Arolsen. 

274. — Tête de femme à gauche, les cheveux ondes. 

^ Moule (pointe à dr.); au-dessus, un hippocampe; au-des- 
sous, ^OIAMVX- Gros grènetis. 
Didrachme (bon style). R<^'^ */^ (pi. II). 40-80. 

C. de Milan. — G. de France (Luynes), 7 gr. 09. 

275. — Tôle de femme à gauche, la chevelure ondée. 

v{ Moule (pointe à g.) ; au-dessus, un poisson, à g.; autour, 

KYMAION. Gros grènetis. 
Didrachme (bon style). iS^^ 40—80. 

G. de Londres (9), 7 gr. 57. 




276. — Tète de femme à gauche, la chevelure ondée et ornée 
d*un diadème. 



160 



GUMES 



i^ Moule (pointe à g.), sur laquelle est perchée une mouette 

(la cane moulière?); autour, KVMAI^^! Gros grènetis. 
Didrachme (bon style). A*. 40—80. 

C. de BerliQ* (6), 7 gr. 48. — G. de France, 6 gr. 55 (c*). 

277. — Tête de femme à gauche, les cheveux ondes et relevés au 

sommet de la tête, boucle d'oreille de cette forme : ^. 
i^ Monstre Scylla, à dr., le bras dr. étendu en avant^ l'index 




levé et faisant un geste d'avertissement; devant, une 
moule; au pourtour, KYMAIO^ — M. 
Didrachme (style des mixoharbari). iÇL*-^ */-. 150—200. 

Coll. Fox puis C. de Berlin* (17), 7 gr. 60. — C. de Londres, 7 gr. 53. 

278. — Tète de femme à dr., la chevelure ondée et ornée d'un 

diadème. 
F^Scylla à dr.; au-dessous, une moule (pointe à dr.) etTins- 

cription, ^OIAMV>|. 
Didrachme (assez bon style). A» (pi. II). 150—200. 

G. de France (Luynes), 7 gr. 18. — Coll. AroUen. 

279. — Tète de femme à dr. comme celle du n*" précédent. 

i{ Divinité marine à dr. (buste humain et queue de poisson). 




— Glaucus(?); au-dessous, une moule (pointe à g.) et KY- 

MAIOA^. Gros grènetis ou sans (Luynes). 

Didrachme (style des mxxobarbari), Rc> (pi. III). 150—200. 

C. de Naples (Santangelo), 6 gr. 98.— C. de Milan* (de style négligé 
et fourrée). — G. de France (Laynes), 7 gr. 52. 



CUMES 



161 



280. 



— Tête de femme à dr., la chevelure ondée et arrangée en 

bourrelets, 
ïj Moule (pointe à g ); au-dessus, un grain d'orge (1); autour, 

légende rétrograde : MOIAMY>l (a) ou Mo|AMY>l (A). Grè- 

netis(2). 
Didrachme (dessin souvent sommaire, style des mixobar- 

bari). ^^-^ 20-40. 

ia et 6) C. de Berlin (10 à 12), 7 gr. 40; 7 gr. 47; 6 gr. 06 (fourrée). 

G. de France, 7 gr. 42. — GoU. Hunier, Glasgow (5), 6 gr. 95. 11 y en a 

une au C. de Londres (35), fourrée et qui a perdu complètement son 

revêtement d'argent ; une autre (33), également fourrée, a l'inscription 

IOY>l. 




2g 1 



281. — Tête de femme à dr., la chevelure frisée et ornée d'un 
diadème, 
i^ Moule (pointe à g.) ; au-dessus^ un grain d'orge ; au-des- 
sous, KYMAIO^. Grènetis. 
Didrachme (style des mixobarbari^ quelquefois très som- 
maire). iSL*-3. 20—40. 
C. de France* (Luynes), 7 gr. 06. 




282. — Tète de femme à dr., la chevelure ondée et ornée d*un 
diadème (imitation maladroite de certaines monnaies de 
Terina). 



1. Comparez le revers à celui des dernières émissions des monnaies au type de la 
dépouille de lion entre deux hures do sanglier. 

2. Ces monnaies et les suivantes portent généralement les traces d'une longue cir- 
culation. 



I 



162 CUMES 

i\ Moule (poÎDle à g.); au-dessus, ud grain d'orge; autour, 
MOIMAV>l (ou KVYWION) (a) ou KYWION {sic) (b), Grè- 
neiis. 

Didrachme (style des mixobarbari). ?^* */--'^, 20—50. 

(a) C. de Fraoce*, 7 gr. 30 et 7 gr. 10. — [b) C. de Berlin, 7 gr. 3. 

283. — Tête de femme à dr., la chevelure ondée et ornée d'un 
diadème. 




i^ Moule (pointe à dr.) ; au-dessus, un grain d'orge ; à dr., K ; 

à g., le reste de la légende : YMAIO^* 
Didrachme (bon style). iSL* ^'^-^ (pi. II). 20-60. 

C. de Berlio* (16), 7 gr. 58. — C. de Fraoce (Luynes), 7 gr. 40. 



284. — Mêmes types. 

^ Légende : >iYMAI ; la moule à g. Grènetis. 
Didrachme (style barbare). 
G. de Liondres, 7 gr. 48. 



JÇl». 20. 



285. — Tête de femme à dr., la chevelure ondée et ornée d'un 
diadème. 




285 



1^ Moule (pointe àdr.); au-dessus, un grain d'orge; à dr., 

Y>IMAIOI (IvJi;.aTcç)(l). Grènetis. 
Didrachme (assez bon style). iïL^ ^-*/*. 40—60. 

c. de Naples* (Santangelo), 7 gr. 32. ^ 

1. cfr. NOAAION ou NOAAIOI; KAI/.PANON ou KAMPANOL 



CUMES 



163 



A côté des monnaies de style bizarre que nous venons de 
décrire et qui nous paraissent Tœuvre de mixoharbari^ on trouve 
des monnaies de bon style grec (n°» 286 à 291) trahissant l'ad- 
miration pour les monnaies de la grande cité hellénique, Thu- 
rium. 

286. — Tête de femme à droite, la chevelure ondée et ornée d'un 
diadème. 




i| Moule (pointe à dr.); au-dessus, un poisson, à dr. ; au-des- 
sous, KYMAOW [a) ou KYCOAION (*). Grènetis. 
Didrachme (bon style grec). iSL*-5. 30—60.. 

(a) C. de Glasgow* (3), 7 gr. 09. — {b) C. de Berlin, 7 gr. 40. 




287. — Même tête, à dr. 

i^ Moule (pointe à dr.); au-dessus, un astre à seize rayons; 

au-dessous, KYMAIO^- Grènetis. 
Didrachme (bon style). R.^ */*-5. 30-60. 

C. de France* (Luynes), 7 gp. 13 (c*). — G. de Londres (12), 6 gr. 58 
(fourrée). — C. de Berlin, 6 gr. 93. 




. -— Même tête, à dr. 
i^ Moule (pointe à g.); au-dessus, un crabe; au-dessous, 
KYMAION. Grènetis. 



164 CUMES 

Didrachme (boa style). A* '/^-^ 30—60. 

C. de LoDdres (13), 7 gr. 22. — C. de France* (Luynes), 7 gr. 40. — C. 
de Florence. — C. de Naples (Santangelo). — Coll. Maddalena puis 
Seltman. Cette monnaie est généralement en mauvais état de conser- 
vation par suite d'une longue circulation. Le dessin de la tète est 
identique à celui de quelques monnaies napolitaines frappées vers 
420. 

289. — Même tête à dr. 

^ Moule ; au-dessus, une chouette (?). 

Didrachme. iS.*. 

Âne. Coll. Bunbury (Voyez Catalogue 1896, 1, lot 31). 

290. — Tête de femme à dr., semblable à la précédente ; der- 

rière, J. 




^ Moule (la pointe à dr.); au-dessus. Cerbère, à dr., avec 
trois têtes, dont deux tournées à dr. et la troisième à g.; 
au-dessous, KTMAIO^. Grènetis. 

Didrachme (bon style). iSL». 100-— 150. 

G. de Londres* (il), 7 gr. 35. — Aûc. Coll. Bunbury. — C. de Naples. 

291. — ■ Même tête à dr. ; derrière, J. 

i| Moule (pointe à dr.); au-dessus, un grain d'orge; au pour- 
tour, KYMAIO^. Grènetis. 




Didrachme (bon style). N<^. 20—40. 

C. de Londres (4), 7 gr. 42. — G. de France* (Luynes et anc. fonds) 



PI. II 





IS9 



^ 



192 




<êm 



160 




«^9 




214 






JE. 




18 j 










W^ 








^5» 








259 







283 



A. Sam BON 








Pbototjpie Berthaod, Pant. 



\ 



CUMES 



Î65 



m. — Tète de Pallas. 

o) Sjstème enboïque (vers 490 — après 480). 

- Tête de Pallas à dr., coiffée du casque corinthien; au 
pourtour, MOIAMV)! (ICAW derrière la tête, MOIA devant). 
Grènetis. 




ij Crabe (pinnotkeres) guettant une moule (mytilus gallo-pro- 

vincialis). Aire creuse. 

Didrachme (beau style archaïque). A* *^*. 200. 

Coll. A. Kvan8, 8 gr. 33. [Coll. Norihwick, puis Bunbury (Cat. 1896, 1, 
no 32)]. 

. — Tête de Pallas à dr., coiflfée du casque corinthien. Au 
pourtour, gMV>l (KVM devant, Ê derrière). Cercle sail- 
lant (1). 




i^ Crabe guettant une moule (pointe à g.). Aire creuse. 
Didrachme (style archaïque sommaire). jR* */«. 200. 

Ck)ll. Weber% 8 gr. 25. 

294. — Tête de Pallas à dr., coifTée du casque corinthien (très 
beau dessin). Au pourtour, KVMAION* Grènetis. 

1. Comparer avec les monnaies primitives de Tarente. Evans, « Horsemen » o/* 
Tarentumt pi. 1, 5 et 6. 

12 



166 



CUMES 



ï{ Crabe guettant une moule (poiate àdr.). Aire creuse. 
Didrachme (beau style). ^* V«. 100—200. 




C. de Milan*, 8 gr. 37. — C. de France (Luynes), 8 gr. 45. — CoU 
Weber, 7 gr. 48 (sic). 



b) Système phocéen (vers 420 après 400). 

295. — Tôte de Pallas à dr., coiffée d'ua casque athéoien à ai- 
grette et à couronne d'olivier. 




2tt!i 



i^ Moule (pointe à dr.); au-dessus, chien tenant un serpent 

entre ses pattes; autour, KVMA(ION)* Grènelis. 
Didrachme. ;r*-* U^. 60 -120. 

G. de Londres* (6), 7 gr. 28. — C. de Berlin (18), 7 gr. 46. 

296. — Tête de Pallas à gauche, coiflfée du casque athénien à ai- 

grette, orné de laurier et d'une chouette. 
i{ Moule (pointe à g.); au-dessus, un grain d'orge; autour, 

MOIAMV>l et O. Grènelis. 
Didrachme (style des mixobarbari). isi* V2 (pi. m), 60—120. 
C. de France (Luynes), 7 gr. 15. 

297. — Tête de Pallas à droite, coiffée du casque athénien à ai* 

grette et orné de laurier, 
ri Moule (pointe à dr.); au-dessus, un serpent; autour, 

^OIAMV>l- Grènetis. 
Didrachme (style des mixobarbarï). R^ i/2. 60—120. 

C. de Naples, 7 gr. 38. 



N>I>LÉS 167 



IV. — At€C types napolitains. 

Syhtème phocéen (vers 343). 

298. — Tête de femme àdr., parée de bijoux, la chevelure ceinte 

d'un bandeau. 
ij Taureau androjcéphale marchant lentement vers la droite 

(la tête de face) ; une Victoire (volant à dr.) le couronne. A 

rexergue, KYMAION. 

Didrachme (style sommaire). JÇl^Mî-s (pi. III). 300. 

C. de France • (Luynes) 7 gr. 50. — Adc. Coll. Garrucci (?), légende 
confuse. — L'exemplaire de la GoU. Lauria publié par Minervinl 
[Osserv.yp, 31^ pi. 111, n« 3) a riascription KYMAION. On connaissait 
déjà un exemplaire dans la Coll. Northwick de Londres (Mionnet, 
t. I, p. iU-115). Sur Tex. de la Coll. Luynes les deux dernières 
lettres sont coupées par le bord, mais je ne Crois pas qu'il y a Vd 
signalé par Garrucci. 

Oboles et subdivisions (après 500 — après 420). 
I. — Avec tête de Pallas. 

299. — Tête de Pallas à dr., coiffée d'un casque corinthien sans 

aigrette. Grènetis au pourtour, 
i^ Coquille (moule) ; au-dessus, les lettres KV, séparées par 

une petite coquille (pétoncle); au-dessous, MË^> Grènetisau 
pourtour. 
Obole euboïque. A** */*. 12—20. 

G. de Berlin, gr. 70. — C. de Londres (cassée). — C. de Naples 
et Coll. Santangelo, gr. 19. 

300. — Tête à dr. comme précédemment (joli style), les cheveux 

longs s'échappant de dessous le couvre-nuque. 
v{ Coquille; au-dessus^ une petite coquille (pétoncle); au 

pourtour, KYMAION- Grènetis. 
Obole euboïque A*** */«, 12—20. 

C. de Berlin, gr. 69. 

301. — Tête à dr. comme précédemment. 






168 NAPLÈS 

i^ Coquille sur laquelle est la lettre W (surfrappe?) ; au des- 
sus y>[ ; dessous, AM- Grènetis. 
Obole euboïque. A»-' */*. 12-20. 

C. de Loodres, gr. 78. 

302. — Même tête à dr. Gros Grèaetis. 

i^ Coquille sur laquelle est la lettre M; au-dessus, KVM* 

Grènetis. 
Obole euboïque. JR*-* */*. 15-20. 

c. de Naples* (Santaogelo), gr. 82. 

303. — Même tête à dr. Grènetis au pourtour. 

^ Coquille; au dessus, V>| ; dessous, un grain d'orge. Grènetis 

au pourtour. 
Obole euboïque. A*-* */«. 12—20. 

G. de Naples (Santangelo), gr. 70. 

304. — Tête à dr. comme précédemment (style plus avancé). 

i^ Coquille; au dessus, KVM; dessous, un grain d'orge. Grè- 
netis au pourtour. 






Obole phocéenne. iSi*-» */«. 42—20 

G. de Londres, gr. 52. — C. de France* (Laynes), gr. 67. 

305. — Tête à dr. comme précédemment. 

Coquille; au-dessus, un oiseau; aux côtés 7:A (KV). Grène- 
tis au pourtour. 
Obole phocéenne. iSL*-* */*. 10—15. 

C. de Berlin, gr. 62. 

306. — Tète à dr. comme précédemment. Grènetis. 
i{ Coquille; au-dessus, un serpent. Grènetis. 

Obole phocéenne. A*-* */«. 12—20. 

G. de Naples* (Santangelo), gr. 62. ' 

307. — Tête à dr. comme précédemment. Grènetis. 

^ Coquille; au-dessus KA ; au-dessous, dauphin. Grènetis. 
Obole phocéenne. iÇL *-^ */^ 12—20. 

G. de Naples (Santangelo), gr. 52. 



GUHES 1Q9 

308. — Tête à dr. comme précédemment (style variable ; parfois 

cheveux longs ou double couvre-nuque). 

i^ Coquille; au-dessus, V>l ou »| ou Y>|. Grènetis au pour- 
tour. 

Obole phocéenne. jçi*-* »/*. 5—15. 

C. de Londres. — C. de Berlin, gr. 51, gr. 53. 

309. — Même tête à dr. 

1^ Coquille ; au-dessus, KV ou KY. Grènetis au pourtour. 
Obole phocéenne (quelquefois style sommaire). 

jç^i-i i/î. 4«.io. 

C. de Londres. — C. de Berlin, gr. 51, gr. 53. — C. de France 
(Luynes), gr. 60. 

310. — Tête de Pallas. 

t{ Roue à quatre, rayons ; des globules dans les espaces. 
1/4 d'obole? A*/*. 8—15. 

c. de Londres, gr. 14. 

II. — Avec un casque corinthien (après 500 — vers 480). 

311. — Casque corinthien sans aigrette, à droite. Grènetis au 

pourtour. 
]^ Coquille; au-dessus, KV; au-dessous "ME. Grènetis. 
Obole. R}. 15—30. 

G. de Berlin, gr. 68 (oxydée). 

312. — Même casque» à dr. 

^ Coquille; au-dessus, V>l ; sur la coquille, M (comparer 

avec le n*" 247). Grènetis au pourtour. 
Obole. R.^ */2. 15—30. 

c. de France* (Luynes), gr. 76. 





312 314 



313. — Mêmes types sans T^ sur la coquille. 

1/8 d'obole? A*/*. 5—10. 

G, de Londres, O.gr, 08 et gr. 07. 



170 



GUMES 



314. — Même casque, à gauche. 
^ Coquille (sans îûscription). 
1/4 d'obole. 

C. de fieriiQ% gr. 12. 



iSl*/^ 10—20. 



III. — Avec an daaphio (après 500— vers 480j. 

315. — Dauphin à dr. ; dessous, V>|. 

^ Roue (?) à trois rayons; dans chaque canton, un globule. 



315 



1/4 d'obole. 

G. de Londres*, gr. 14. 



A*. 15-30. 



316 — . Dauphin à dr. 

i^ Roue a quatre rayons, un globule dans chaque canton. 
1/4 d'obole. iSl»/«. 5-10. 

C. de Londres, gr. 14. 




Scylla. — Applique de bronze trouvée dans la Grande-Grèce. 
(Ane. Coll. Gréau.) 




Panorama de Naples. 



NAPLES 



MONNAIES D'ARGENT 

Les documeats littéraires relatifs à la fondation de Neapolis 
sont obscurs et souvent contradictoires. La version la plus pro- 
bable que l'on puisse en dégager semble la suivante : une ville 
nommée Parthénope aurait existé dès une époque fort lointaine 
sur la colline de Pizzofalcone, qui domine le golfe de Naples ;.ce 
pouvait être un ancien comptoir des Egéens de Rhodes (1). Les 
Gumains l'auraient colonisée au cours du vP siècle; mais ensuite, 
préoccupés des rapides progrès de leur colonie, eux-mêmes 
l'auraient détruite (2). Après 474 av. J.-C. j les Gumains se seraient 



1. Strabon, XIV, ii, § 10. Cf. BusoU, Griech, Gesch., 1, p. 395. Sur sa situation 
▼oyez Gapasso, Napoli o Palepoli, 1855, p. 2; et Pais, Slor. di Roma, ii, p. 472. 

2. Lutat. apud Philarg. in Virg., Georg,^ IV, 564. Mommsen (C. /. I., vol. X, 170) 



172 NAPLES 

trouvés dans la nécessité de redonner Tessor à celte colonie, 
pour empêcher probablement que d'autres peuples ne vinssent 
s'y installer et y créer un débouché qui paralysât leur propre 
commerce. La nouvelle ville s*étendit aux pieds de la colline 
Pizzofalcone, le long de la mer, et elle fut peuplée par les Gu- 
mains et par un noyau de Pithécusains ; on lui donna le nom 
de Neapolis(l). Aux colonisateurs de la première heure, d'autres 
s'ajoutèrent successivement : un nouveau contingent de Ghalci-» 
diens (2), puis des Athéniens (3), et la ville, grâce à son heu- 
reuse position, prospéra rapidement. 

Affranchie vers 450 du joug de Gumes, elle subit tour à tour 
rinfluence d'Athènes et de Syracuse, échappant néanmoins à 
toute domination. Entre 420-390, menacée par les Samniles, qui 
avaient envahi la Gampanie et s'étaient emparés de Gapoue 
(Vulturnum) et de Gumes, elle dut subir leur ingérence mili- 
taire (4). Les Samnites occupèrent probablement vers 390 l'an- 
cienne Parthénope dont ils firent une citadelle, destinée à tenir 
les Napolitains sous leur joug (5). 

Le monnayage napolitain commença vers 460-450. Le dessin des 
didrachmes appartenant aux premières émissions est maigre et 
dur (6) ; on y voit deux types, l'un à la tète de Pallas, coiffée 
du casque athénien, à calotte sphérique ornée d'une guirlande 

met en doute le récit de Lutalius ; mais celte tradition semble avoir un fond de vérité. 
Voyez £. Pais, Slor, délia Magna Grecia, et G. de Pelra, Le origini di Napoli, 
R. Acad. Arch.j Naples, 1903. 

1. Strabon, V, iv, 7, — Lutat., loc, cil, — Scymnus de Chios, 251-252. — Plin., 
N, H,, UI, IX, 62 : « Neapolis Chalddenaium et ipsa Parthénope a tumulo Sire^ 
nis appellaia ». 

2. Strabon, V, iv, 7. J'ai proposé de voir dans ces Chalcidiens un noyau de Rhe- 
giens abandonnant leur ville après l'expulsion d'Anaxilaus. (Le Vicende poliliche di 
Neapolis, Acad., Naples, 1903. 

3. Strabon, V, iv, 7. Un fragment de Timée de Tauromenium mentionne l'arrivée 
à Naples d'un amiral athénien, Diotime, et l'institution des courses aux flambeaux, 
fieloch {Campanien, p. 28) et Ë. Giaceri, VAlessandra di Licofrone, p. 240 mettent 
vers 440 la colonisation attique de Naples; ils mettent en relation avec l'ingérence 
attique le nom de Phalërc (Lycophron, Aiexand., v. 717, 721. Etienne de Byzance, 4»a- 
>T)p). De Petra, origini di Neapolis, pense que Diotime vint à Naples vers 426-425. 
Voyez aussi L. Gorrera, Le più antiche moneio di Napoti, 1902. 

4. Strabon, V, iv, 7. 

5. A. Sambon, Le Vicende poliliche di Neapolis, Acad, Arck. Napoli, 1903. 

6. Presque partout, vers 450-440, lart italique subit un recul et devint maigre et 
dur. Les exemples athéniens donnèrent un nouvel essor artistique. 



NAPLES 173 

d^olivier^ Tautre à la tête féminine, la chevelure ceinte d'un ban- 
deau et relevée derrière ou tombant en chignon bursiforme sur 
la nuque. Ces deux types furent créés vers la même époque et 
parfois on en faisait un usage simultané (cf. n»* 318 et 369). La 
tête féminine (la Sirène Parthénope) a été probablement calquée 
sur celle des monnaies de Syracuse (style de transition^ règne 
de Hiéron 1*'). Le taureau androcéphale qui se voit au revers de 
toutes ces pièces est d'un dessin analogue à celui des derniers 
didrachmes de Laos et de quelques monnaies poseidoniates an- 
térieures à 450. Il représente probablement le dieu fluvial Aché- 
loUs, père des Sirènes (1). 

L'inscription de Tethnique est, dans sa forme complète, 
>VEOPOAITEZ» souvent rétrograde ou boustrophédon, quelque- 
fois commençant en ligne horizontale à Texergue et se terminant 
en colonne verticale (xtovr^Scv). Sur la monnaie la plus ancienne 
au type de la tête d'Athéna, on lit à l'avers : NBOPOAIJIKON 
(rétrograde) = « frappe napolitaine », et, au revers, A^EOPO- 
AITEZ (rétrograde) = peuple napolitain. Vers 430-425, nous trou- 
vons la terminaison en HZ ; à cette époque aussi commença 
l'usage du dialecte dorique (n® 373). 

Ces monnaies suivent le système phocéen et leur poids balance 
entre 7 gr. 66 et 7 gr. 34. 

De petites monnaies (oboles, ^ oboles et quarts), dont quelques- 
unes remontent aux premières années du monnayage, nous 
montrent des types identiques à ceux qui ornaient les pièces de 
Gumes vers 460 : d'un côte, la tête de Pallas coiffée du casque 
corinthien ou seulement un casque corinthien; de l'autre, un 

1. Ovid., MeL, XIV, 87-88 : Aeheloiadum Sirenum; SU. UaL, XII, 33-34 : Par- 
thénope Acheloias, On a fait remarquer que les Teleboi qui s'établirent à Gapri 
(Virg., Aen., VU, 733-5; Tac, Ann., IV, 67) se retrouvent dans les petites îles 
(Teleboides), entre l'Acamanic et l'ile de Leucas (Plin., Hist, Nat., IV, xn, 53). Il 
est intéressant de constater qu'au iv^ s. Naples avait encore des rapports commer- 
ciaui avec TAcarnanie, car les types de quelques monnaies napolitaines de cette 
époque imitent ceux des monnaies de l'Acarnanie (n»» 419-422) cf. Imhoof-Blumer, 
Mûnzen die Akamaniens, N. Z. Wien, 1878, p. 14. 

La représentation du taureau anthropoïde est fréquente sur le monnayage sicilien; 
en Italie nous pouvons citer un didrachme incus de la ville chalcidienne Rhegium (vers 
500) et les monnaies de Laos. Un didrachme métapontin de la première moitié du 
v« s., à la légende A^eXoio aeOXov rappelle des jeux institués en honneur de ce dieu, 
qui eat représenté sous forme humaine, le front garni de cornes. 



174 NAPLES 

coquillage (le mytilus gallo-provincialis) (n*' 397-402). Une seconde 
série, plus nombreuse, présente, à l'avers, la tète de Pallas coiffée 
du casque corinthien ou une tête féminine et, au revers, la partie 
antérieure du taureau androcéphale dans l'attitude de la nage, 
comme sur les litrae de Gela (n'" 403-419). 

Cette protomé du taureau androcéphale se voit également sur 
un didrachme de la collection de Luynes (didr. phocéen de 
7 gr. 60). Au lieu du nom du peuple, on y lit celui de la ville, 
JH0nH3N, en dialecte ionique (n° 317). Il paraît avoir élé frappé 
vers 460 et offre une grande ressemblance avec des monnaies de 
Gela. L. Sambon et Head Tout exclu de la série napolitaine (1) et 
en effet le style est différent de celui des monnaies primitives de 
Neapolis. S*il est napolitain, sa frappe a dû dépendre de circons- 
tances exceptionnelles où la ville de Gela aura joué un rôle impor- 
tant. 

Nous venons de citer un didrachme de Neapolis frappé vers 
450 av. J.-G. au type de la tête d*Athéna, le casque orné d*olivier, 
entourée de l'inscription ^EOPOAITIKOWj ©t nous y avons vu 
une allusion aux premières luttes entre Athènes et Syracuse. 

D'autres monnaies d'une époque plus récente attestent l'in- 
fluence athénienne sur Neapolis, affranchie probablement à cette 
époque du joug de Cumes et des Syracusains. Ces pièces se 
divisent en deux groupes : les unes, de dessin maigre et dur, 
semblent appartenir aux années 430-425 et répètent à peu près 
les mêmes types du didrachme à la légende ^EOrOAITIKO^; 
les autres, d'un joli dessin attique, où Tinfluence de Thurium 
est manifeste, peuvent être attribuées aux années 415-350(2). 



1. L. Sambon {Recherches j p. 142) écrit : « Le style de ce didrachme rap- 
pelle celui des anciennes monnaies de Syracttse et de Gela. Cest aussi pourquoi 
la légende NEHPOAIZ fait peut-être allusion à Vune des vicissitudes poli- 
tiques de Gela dont V histoire ne fait pas mention. J'ai possédé longtemps un 
charmant diobole de Naxos avec la légende NEOPOAI — (aujourd'hui au G. 
de Berlin) — au sujet duquel on ne peut faire aussi que des conjectures ». Gar- 
rucci {Italia Anty p. 83.), Bechtel {lonische inschriften, p. 2) et de Petra (La data 
di due monete greche. Atli del congresso storico, Roma 1903) la croient napolitaine, 
ie ne puis souscrire à l'opinion de de Petra qui la croit frappée en 424 av. J.-G. 

2. Un fragment de Timée de Tauromenium, qui écrivait pendant la première moitié 
du iii^ s., nous apprend que Diotime, amiral athénien, vint à Naples pendant la 
guerre entre Athènes et Syracuse, et, sur Tordre d'un oracle, fit faire des sacrifices à 



NAPLES 175 

Je me demande mâme s*il ne faille pas écarter complètement Tidée 
de rinûuence attique pour ces dernières et y voir seulement Pin- 
fluence de Thurium qui avait abandonné la politique athénienne. 
Quelques-unes de ces monnaies sont de dessin sommaire et nous 
verrons qu'elles furent frappées en grande partie par les Samnites- 
Campaniens, soit dans des ateliers voisins de Neapolis, soit à 
Naples même. 

La première série présente d'un côté la tête d'Athéna coiffée 
d'un casque à calotte sphérique et sans aigrette ; au revers, le tau- 
reau androcéphale debout. Nous y voyons souvent dans le champ 
un épi de blé ou un grain d'orge, indices de la fertilité du sol, 
comme sur la monnaie de Gumes, qui, à la même époque, meltait 
sur toutes ses émissions un grain d*orge. L'inscription est souvent 
répétée des deux côtés, comme sur les monnaies primitives; cette 
inscription est tantôt en dialecte dorique, NEOPOAITAl (1)> 
tantôt en dialecte ionique, NE0P0AITH2; elle est tantôt rétro- 
grade, tantôt en deux lignes allant en sens inverse (boustrophé- 
don}, la terminaison étant superposée. 

La deuxième série se compose de monnaies de joli style, 
inspirées des remarquables monnaies des graveurs Histor et 
Molossos de Thurium, quelques-unes même peuvent-être mises à 
côté des œuvres de ces maîtres sans que la comparaison leur 
fasse du tort. Les inscriptions sont NEOPOAITE^, NE0P0HTE5, 
NEOPOAITHZ; le retour aux lettres P, E long et S étant dû à une 
affectation d'archaïsme qui semble prévaloir à cette époque (2). 

la Nymphe Parlhénope et institua la course aux flambeaux selon les rites athéniens. 
Thucydide (1, 45) mentionne un amiral de ce nom peu avant la guerre du Péloponèse 
et on a proposé d'interpréter le fragment de Timée comme faisant allusion à une 
ambassade envoyée p ur décider les Napolitains à prendre part à Tcxpédition contre 
Syracuse. De Petra (Le origini di Napoli, R. Acad. Arch. Nai.oHj 1903, p. 9) 
pense que Diotime vint à Naples vers 426-425 et voudrait faire coïncider avec cette 
date le commencement du monnayage napolitain au type de TAlhéna Thurienne. 
Mais Thucydide (VI, 88; cf. VI, 103; VII, 53, 5i) nous apprend qu'une trirème athé- 
nienne visita la côte campanienne pendant l'hiver 415-414 av. J.-G. et la seconde série 
au type de Pallas me semble dater de cette époque ; après 410 il ne faut pas donner 
à ce type une signification d'ingérence athénienne, il faut plutôt le mettre en relation 
avec l'importance de la grande colonie panhellénique Thurium. 

1. Ahrens., De dial. dor,^ p. 192. 

2. Dressel croit les monnaies de cette série antérieures à celles que je classe aux 
années 450-430 et son attribution se base sur la composition de la légende^ qui est : 
NE0P0AITA2 et NEOnOAITHI sur une de ces séries; NEOPO- 



! 



176 NAPLES 

Oa trouve aussi les formes suivantes sur des monnaies de dessin 
sommaire, frappées par les Samnites, après 390 av. J.-C. : 
NEOPOHT^, NEPOHTEi, TH^NEPOAI (s^e). 

Une monnaie duC. de Naples est très instructive pour la classi- 
tication de ces pièces; elle a d'un côté la tête de Pallas de joli style, 
le casque orné d'une chouette (type de Nola-Hyrîna), et de l'autre 
le taureau androcéphale debout de style archaïstique entre deux 
lignes d'inscription boustrophédon^ ^EOPOHTHZ(l). 

Le monnayage au type de la tête de Pallas s'est prolongé jusqu'au 
milieu du iv* siècle ; une des dernières émissions nous montre la 
tête de Pallas avec le casque orné d'une branche d'olivier sur 
laquelle perche une chouette et, au revers le taureau androcé- 
phale couronné par la Victoire (n®* 394 et 395). 

Pendant qu'on frappait ces deux séries de monnaies à l'effigie 
de l'Âthéné attique, on ne discontinuait pas la frappe des mon* 
naies au type de la tête féminine (la Nymphe Parthénope). Nous 
en possédons une nombreuse série dont les types subissent les 
mêmes modifications de style que l'on observe dans la série à la 
tète de Pallas. Vers la fin du v* siècle, on remit en honneur un 
type qui ornait le revers de quelques-unes des pièces primitives 
(n® 318) ; c'est-à-dire la Victoire volant au-dessus du taureau et 
le couronnant; le taureau marche lentement et tourne la tête 
vers le spectateur. Le dessin de ces nouvelles pièces (n^ 334, 
pi. III) est identique à celui des premières émissions au type de 
Thurium (n» 374, pL 111). 

Quelques monnaies du commencement du iv* siècle, sont de 

HTE$, NEP0UTE5, NEOPOAITHI et NEOPOAITAI sur l'autre; 

mais remploi simultané des lettres H* A» Z et E long, 1^, ^, n*a rien qui doive 
surprendre si Ton pense que la population de Naples était composée d'éléments do > 
riens et ioniens qui déjà avaient subi certaines transformations et auxquels vinrent 
s'ajouter vers la fin du v« siècle les Samnites. Du reste, nous trouverons encore 
après 405 av. J.-C, sur des monnaies au type de la tête féminine, les formes 

NEOPOAITHI — NÊOPOHTH$ — NE0P0HTE5 et NEO- 

POAITAZ employées alternativement, et nous verrons aussi pendant une grande 
pai-tie du ive s. les formes NEYPOAITHZ, NOVROAITHl, NHO" 

POAITAI, NI0P0AITH2, NEPOAITHI, ÏHTIAOHOaM, 

NEOPOAITEflN qui nous indiquent clairement le mélange des races et l'in- 
fluence exercée par des éléments étrangers, 
i, ^0% 377 et 378. 



NAPL£S 



477 



vérilables chefs-d'œuvre. Les têtes, il est vrai, sont inspirées des 
remarquables types que Gimon venait de créer à Syracuse, entre 
410 et 390; mais l'artiste qui a gravé les coins napolitains n^a pas 
fait œuvre stérile de copiste ; tout en subissant Tinfluence du 
maître sicilien, il a donné à la nouvelle image l'empreinte de 
sa personnalité, par la vigueur de Texécution et le charme de 
l'expression. Ce graveur nous a laissé entre autres deux coins 
remarquables (1) : 

Sur le premier (n° 335), nous voyons la tête de la Nymphe 
presque de face, les traits empreints d'une douce sévérité, la 
chevelure éparse autour du visage ; au revers, le taureau andro- 
céphale et l'inscription NEOPOUTH^, NEOPOUTE^, NEOPO- 
HTA$ en bouslrophédon ; sur le second (n* 344)^ nous voyons 
une tête féminine de profil, la chevelure ceinte d'un bandeau 
noué au front; au revers le taureau androcéphale couronné par 
la Victoire. Le burin de cet artiste ne semble pas non plus étranger 
à quelques coins au type de la tête de Pallas(â) (cf. n* 385). 

La monnaie napolitaine arrivée à un si haut degré de perfec- 
tionnement devient vers 390-380 subitement barbare de style, 
défectueuse de frappe; elle présente des inscriptions fautives (3). 
Un grave événement a dû troubler la ville. Ce ne peut être que 
l'invasion samnite. 



1. Evans croit qae Cimon lai-méme ait gravé ces coins, Syracusan médaillons, 
Num, Chron., 1890, p. 75 s. Ces monnaies, ayant eu une longue circulation, se 
trouvent toujours en mauvais état de conservation. Malgré leur affectation d'archaïsme 
elles ne paraissent pas antérieures à 390. Naples est restée longtemps sous Tinfluence 
de modèles grecs de la seconde moitié du v« siècle, et il ne faut pas attribuer aux 
progrès de la glyptique campanienne une marche aussi rapide que celle accomplie 
en Grèce, à Syracuse, même à Thurium. C'est vers 390 qu'apparaît un signe dis- 
tinctif, une nouvelle technique pour donner de l'expression à rœil, la pupille rendue 
par un cercle avec un globule au centre. 

2. A. Sambon, La Cronologia délie monele di Seapolis, Riv. Num. It.^ 1902. 

3. Ces monnaies de dessin sommaire nous présentent un curieux mélange d'éléments 
ioniques et doriques en voici quelques exemples : NEYPOAITHZ» NOY- 

POAITHZ, NHOPOAITA2, NIOPOAITH2, NEPOAITHI; 

quelquefois même l'inscription est rétrograde. II faut y voir non seulement le 
mélange de races différentes, mais encore la confusion produite par Tarrivée 
des Samnites et de mixobarbari. Voyez les formes NEYTTOAITHZ et NEY- 
POAUnN dans Bechtel, lonische Inschriflen. 



1 



178 NAPLES 

Naples était habitée par une population fort mélangée et à 
cette époque, au dire de Strabon (1), elle était déchirée par des 
discordes civiles. Strabon (2) nous apprend aussi que les Samnites 
profitèrent de ces discordes pour obliger les Napolitains à parta- 
ger avec eux le gouvernement de la ville. Mommsen (3) a fait 
remarquer que ce renseignement semble acceptable, car dans 
une inscription napolitaine, près des noms grecs, se trouve celui, 
osco-campanien, de Mamercus, et au moment de l'occupation do 
Naples par les Romains, les magistrats suprêmes de Naples étaient 
un grec, XapCXeux; et un osque, Nufji^idç. 

Ce savant n'a pas examiné les monnaies; elles fournissent des 
preuves encore plus convaincantes de l'ingérence samnite, qui 
doit probablement être placée entre 390 et 326. 

Il est vrai que plusieurs de ces monnaies sont peut-être des 
contrefaçons de didrachmes napolitains frappés à Nola; mais 
j'ai fait observer dans un mémoire : La chronologie des monnaies 
de Neapolis, que quelques-unes, celles dont le revers porte une 
légende contrefaite et un type de dessin sommaire, ont reçu sur 
l'avers l'empreinte d'un vieux coin napolitain, et il est évident que 
les Samnites n'auraient pas pu se servir de ces coins s'ils n'avaient 
pas eu en leur pouvoir l'administration de Neapolis. Mais le 
trouble artistique si nettement exprimé par le monnayage napo- 
litain ne dura pas longtemps à Naples même, et les monnaies de 
dessin sommaire portant la légende NEOPOAITHZ) qui semblent 
en prolonger la durée^ ont probablement été frappées dans des 
ateliers samnites voisins de Neapolis, à Nola surtout. 

Nous possédons des monnaies dont l'avers a été frappé avec le 
même coin, tandis que les revers sont tantôt anépigraphes, tantôt 
inscrits : NEOPOAITHI ou NHAAinN (n«' 355 à 360 et fig. à 
p. 179). 11 y a même un curieux détail qui rend absolument cer- 
taine Videntité des coins employés pour la tête : c'est que le dessin 
a été ou modifié ou retravaillé sur un ancien type, dont il reste 
des traces. Voici la reproduction de ces curieuses pièces. 

Quelques-unes de ces monnaies (n« 349) frappées par les Sam 



1. V, 246. Voyez Pais, Sioria délia Magna Grecia. 

2. V, IV, § 7. 

3. C. /. L., Tol. X, 170. Voyez aussi Pais, Sioria di Roma, vol. I, p. 2. 



NAPLES 179 

Dites au type napolitain, ont des signes simulant des lettres 
qu'on a prises pour phéniciennes; il est difficile de dire si ces 
sigaes sont une imitation barbare de Tethnique NEOPOAITHIi 
ainsi que le pense Garrucci (1), ou un essai maladroit de rendre 
une inscription punique, ainsi que le croyaient de Luynes et 




L. Sambon, en vue du commerce avec les établissements cartha- 
ginois de la Sicile, vers la fin du v« siècle et le commencement du 
iv«. Il est certain que, dans l'un ou l'autre cas, ces inscriptions sont 
dépourvues de sens. Le dessin de ces monnaies n'est pas mauvais, 
tandis que d'autres imitations, bien plus barbares, ont des inscrip- 
tions parfaitement lisibles, même souvent correctes. 11 n'y a donc 
pas de doute que cette inscription n'ait été défigurée avec inten- 
tion et dans un but purement commercial. 

A côté des monnaies à légende illisible, nous en trouvons qui 
sont anépigraphes, quelques-unes peut-être de coin napolitain 
(n° 347), d'autres sortant probablement de l'atelier de Nola. Je 
crois que la monnaie au type du taureau à face bovine signalée 
par Minervini (*i), L. Sambon (3) et Dressel (4], n'est qu'un exem- 
plaire de frappe défectueuse de notre dessin n* 354 représentant 
le taureau androcéphale. C'est parmi ces monnaies, et à une 
époque assez récente (340 av. J.-C?) (5), qu'il faut ranger l'inté- 
ressant didrachme de la coll. de Luynes ayant la tête de face de 
Junon, semblable à celle des monnaies d'Hyrina, de Poseidonia 
et de Crotone, et au revers le taureau androcéphale couronné par 



1. 0. C, p. 84, n« 6. 

2. Osservazioniy p. 11, pi. IV, 5. 

3. Recherches, p. 156, n- 5. ' 

4. Catalogue de Berlin, pi. VI, no 90. 

5. Plusieurs monnaies de style rude, frappées par les Samnites ont été attribuées 
à une époque antérieure h 400, tandis qu'elles appartiennent k la moitié du iv« siècle 
et même jusqu'à 340. 



1 



180 NAPLÈS 

la Victoire et accompagné de l'inscription : TA YKI fil (comparer 
à rinscription OA YM PI sur une monnaie de frappe napolitaine) 
et d'une inscription défigurée du nom ethnique. Nous en repar- 
lerons à propos de Tatelier de Nola. 

J'ai dit que le trouble artistique produit à Neapolis par Tingérence 
Samnite n'avait pas duré longtemps, et en effet nous voyons repa- 
raître bientôt des coins d'un art exquis. On trouvera aux n" 363, 
364 et 365 de la troisième planche quelques exemples d'évolution du 
type à la tète féminine de style purement hellénique qui prennent 
place parmi les plus gracieuses monnaies de la première moitié 
du iv« siècle. Vers 350, nous voyons apparaître sur ces monnaies 
des initiales, soit de graveurs, soit de maîtres de la Monnaie : 
r» 0> E- La. lettre f se trouve également sur des mqnnaies d'Hy- 
rinaet de Fensernia, de dessin presque analogue, la lettre O sur 
des émissions contemporaines de Nola. Il y avait donc encore des 
rapports étroits entre Tatelier monétaire de Neapolis et ceux des 
populations sabelliques de la Gampanie. 

Pendant la seconde moitié dû iv« siècle, Naples frappait de 
nombreuses monnaies qui nous indiquent l'importance de ses 
relations commerciales avec Tarente. Nous trouvons d'abord des 
oboles (n»' 427-434) ayant d'un côté une tête d'Apollon ou une tète 
virile au col massif, les cheveux courts (Hercule?) et au revers 
Hercule agenouillé étouffant le lion. On sait que les oboles à ce 
type, inaugurées par Tarente et Héraclée après 380 av. J.-C, 
furent frappées pendant un laps de temps assez considérable et en 
très grande quantité et qu'elles prirent le caractère de monnaies 
fédérales des villes helléniques de l'Italie du sud, leur type étant 
Tépisème d'Héraclée, siège du conseil fédéral des Hellènes. 

Les monnaies napolitaines à ce type sont pourtant peu nom- 
breuses et quelquefois elles sont de style médiocre ou même bar- 
bare; elles ont les lettres suivantes, probablement initiales des 
maîtres du monnayage : O, AY? API ou APT- Leur frappe ne 
peut être antérieure à 340-330 av. J.-C. Mais la monnaie la plus 
intéressante de cette période est certainement un didrachme 
(n* 396) de la Coll. Santangelo (Musée de Naples), ayant d'un côté 
la tête d'Apollon et l'inscription NEOPO; de l'autre Vhippokon- 
liste lançant une javeline, type si fréquent sur les monnaies ta- 
rentines depuis l'époque de l'arrivée du roi Spartiate Archidamos, 



NÀi>LES 18i 

c|est-à-dire peu avant 338. Il est donc probable que cette mon- 
naie a été frappée vers 330-32& pour marquer Talliance entre 
Naples et Tarente. 

A la fin du iv* siècle doivent être attribuées quelques rares oboles 
dont les types font allusion aux cultes en honneur : sur l'une 
d'elles (n* 422) nous voyons une tète juvénile de fleuve entourée de 
son nom, ^EPEIOO^ (S^zeiOoç — Sebethus) et, au revers, une 
figure féminine ailée assise près d'une source, sur une hydrie 
renversée. On a rapproché la figure du revers de la Nympha 
Sebethis de Virgile (Aen. VII, 735); mais selon Garrucci elle peut 
tout aussi bien représenter la nymphe Parthénope. Cette figure 
a été copiée sur celle des monnaies de Terina. 

Une deuxième monnaie nous montre la tête laurée d'Apollon 
et au revers la tète du taureau androcéphale, ornée de bande- 
lettes. Ce type a été imité de celui des monnaies de TAcarnanie (1). 

Personne n'ignore la dissertation d'Eckhel : De tauro cum fade 
humana^ dans laquelle, se basant sur un passage de Macrobe, il 
proposait de voir dans ce symbole Bacchus Hébon, riicifavéoraTôç 
Ôeiç des Napolitains. Cette conjecture, acceptée par L. Sambon, 
Head et quelques autres, fut combattue par Minervini (2), de 
Luynes, Millingen, de Witte, de Longpérier (3), Garrucci, qui 
voyaient dans le taureau androcéphale des monnaies napoli- 
taines une représentation de fleuve et surtout de l'AchéloQs (4). 

II est difficile de nier l'importance du culte de TAchéloûs à 
Naples, et les rapports avec l'Acarnanie constatés par la ressem- 
blance des deux monnaies que je viens de citer, nous montrent 
que ce culte devait être en honneur vers le milieu du iv* siècle. 
Mais d'un autre côté il est possible que les Napolitains, donnant 
un caractère local à cette image, aient perdu de vue Tidée pre- 
mière qu'elle recelait et qu'à la fin du iv« siècle ils l'aient assimilée 
à celle de Bacchus Hébon. Macrobe nous dit que le culte de ce 
dieu avait au iv« siècle une très grande importance, et l'abondance 

1. Imhoof-Blumer, Dis Mûnzen Akamaniens, p. 14, pi. I| 20, 21, 22. 

2. Bull. Arch. Nap., 1853 et 1858. 

3. Revue Numism,^ 1866. 

4. On a publié plusieurs Tases ayant des représentations du taureau androcéphale ; 
mais les uns représentent rAchéloOs, les autres Dionysos (Musée Blacas, pi. 32. — 
Brit. Nus., F. 194). 

13 



182 NAPLES 

des sujets relatifs aux mystères dioaysiaques sur les vases cam- 
paniens vient à l'appui de son dire. L'image du taureau andro- 
céphale, à la grande barbe soigneusement frisée, à la démarche 
hautaine que nous trouvons sur les didrachmes de la fin du 
IV* siècle et de la première moitié du m*, peut bien convenir à 
cette divinité chthonienne de la fertile Gampanie. 

Vers 340-330 on commence à mettre sur la monnaie napolitaine 
d'une façon constante un ou plusieurs noms de magistrats moné- 
taires ou des symboles sous lesquels se cachent des noms de 
monnayeurs ou d*officiers monétaires. Il est facile de prouver 
que le symbole mis derrière la tête n'était pas un simple indice 
d'émission, car il est répété plusieurs fois sur des séries ayant 
des noms de magistrats variés : il doit donc représenter le difi'é- 
rent d'un monnayeur responsable ; quelquefois il y a deux ou 
même trois symboles et aucun monogramme. 

Une très jolie monnaie du G. de Londres, nous montre ainsi 
trois symboles choisis parmi les produits qui faisaient la richesse 
de la Gampanie : une grappe de raisin, un épi et une feuille de 
vigne (1). Une nombreuse série porte derrière la tête de la Nymphe, 
une grappe de raisin ; sur d'autres on voit un canthare, un aigle, 
un bonnet conique, un osselet, une figurine représentant Goré. 

En dehors des monogrammes ou des initiales du revers, quel- 
ques-unes de ces monnaies montrent sous le cou de la Nymphe 
le nom AIO<t>ANOYZ (àxl sous-entendu) ; d'autres, à la même 
place, ont l'ethnique. NEOPOAL qui est encore répété à l'exergue 
du revers. On trouve aussi sur l'avers les noms 2TA-.. (Siaçti- 
Xou?); APTEMI(Sc5pou); PAPME(viîou); XAPIAE(a)ç) (2). 



1. Fiorelii a t&ché de reconslruiro les noms cachés sous ces symboles. Il est vrai 
que plusieurs de ces symboles peuvent être considérés comme armes parlantes des 
magistrats ou des monnayeurs; mais la méthode de Fiorelii ne peut conduire k rien 
de certain. 

2. Ch. Leaormant suppose que le Charilaûs dont le nom est inscrit sur des mon- 
naies d*argent et de bronze est le magistrat qui en 327 ouvrit les portes de Neapolis 
aux Romains. 11 dit à ce propos : « Mais ce qui n'est qu'une conjecture devient 
une certitude^ quand on compare les monnaies d'argent qui portent le ?iom de 
CharilaHs avec la pièce de bronze publiée par Pellerin et qui joint atix types 
ordinaires de Naples la légende PDlMAinN .... il n'y a pas seulement 
ressemblance dans le travail, mais identité; ces deux pièces sont évidemment 
du même artiste. On a fait remarquer également que, sur une autre monnaie, on lit 



NAPLES 183 

L'ethnique sur cette série est souvent au singulier : NEOPO- 
AITH2 = Neapolitanus; quelques rares fois au pluriel, NEOPO- 
AITfiN ou encore au singulier, en dialecte dorique, NEOPOAI- 

TAZ(l). 

Toutes ces monnaies sont de très joli style, de cet art gracieux 
des populations helléniques de lllalie dont les peintures des vases 
du IV® siècle (surtout Apulie et Tarente) nous fournissent de si 
nombreux exemples : écho fidèle de Tart athénien qui abandon- 
nait à tout jamais cette sévérité de style qui Pavait rendu su- 
blime^ pour tomber dans la recherche maniérée du détail et dans 
la préciosité de l'expression. Les pièces de Parménidès et de Cha- 
rileoB surtout nous montrent Tapogée du style gracieux, avec ce 
goût des argutiae minutiarum^ qui annonce la fin des grandes 
inspirations. 

Ces monnaies se répartissent entre les années 340-280 av. J.-C. 
et nous montrent la ville dans une opulence rapidement crois- 
sante, augmentant sans cesse la quantité de son numéraire. 

Les récits des annalistes romains, à propos des événements 
qui se déroulèrent à cette époque en Campauie, sont assez confus. 
Les actes triomphaux signalent le triomphe de Publilius Philo, 
en 327, sur les Palaepolilani et les Samnites, et Tite-Live (2) nous 
apprend que les magistrats napolitains GharilaUs et Nymphius 
ouvrirent les portes de Neapolis aux Romains, leur livrant la gar- 
nison que les Samnites de Nola y avaient placée. 

Il semble que Naples, vers 327, ne se fût pas encore affranchie 
de ringérence Samnite, l'ancienne ville de Parthénope — la 
« palaepolis » — étant devenue un quartier osque et les Sam- 
nites de Nola la surveillant de près. 

C'est probablement à cause de cette ingérence samnite que 
deux magistrats gouvernaient la ville, l'un choisi dans la popu- 
lation grecque (Neapolitani), l'autre dans la nombreuse population 



la sigle Ni correspondant au nom de Nymphius oa Nympsius collègue de CharilaQs. 
Quant à la possibilité de trouver sur la monnaie napolitaine les noms des premiers 
magistrats de la YiUe, Garrucci fait observer que, sur une rare pièce d'argent, à la 
place où est inscrit le nom de Charilatts, c'estrà-dire sous le cou de la tète de Par- 
thénope, se lit le nom même de la ville. Je n'ose pas être aussi affirmatif. 

1. C. de Berlin, Cat. p. 108, n» 29. 

2. VllI, 22-23. 



184 NAPLES 

osque (Palaepolitani). Mais cette population osque de Neapoiis 
s'était graduellement transformée. Grecs et mixobarbari étaient 
également désireux de voir cesser Tingérence militaire des nou- 
velles tribus Samnites établies à Nola et de s'assurer une paix 
avantageuse avec la puissante Rome, dont le nom était déjà re- 
doutable en Campanie. Voilà comment je m'explique les événe- 
ments antérieurs au célèbre foedus Neapolitanurriy qui effective- 
ment assura aux Napolitains des privilèges importants et leur 
permit de donner un grand développement (1) à leur commerce 
que les troubles causés par la lutte entre Rome et les Samnites 
avaient paralysé en faveur de celui de Tarente ou de Marseille. 

Vers ]a fin du iv» siècle, Syracuse, après une assez longue pé- 
riode de déchéance, s'était relevée et était parvenue à un haut 
degré de puissance sous le gouvernement d'Agathocle ; les rela- 
tions commerciales entre cette ville et Naples devinrent dès lorS 
plus étroites, et nous trouvons sur la monnaie napolitaine des in- 
dices de ce rapprochement. Déjà avant cette époque une nombreuse 
série de didrachmes (n*»» 455 à 459) à l'inscription NEOPOAI- 
TH2 0UNE0P0AITON, ayant entre autres noms de magistrats, 
le nom grec 'OXûiJim(ou) ou le nom osque grécisé OuiXX(ou (•= VU- 
lius), nous montre une jolie tête féminine, à la chevelure capri- 
cieusement bouclée^ parée de bijoux et entourée de dauphins, qui 
fait tout de suite penser aux monnaies du graveur syracusain 
Evainète et aux nombreuses reproductions qui en furent faites en 
Sicile et ailleurs jusqu'au commencement du m* siècle. Il est utile 
de rappeler à ce sujet que les orfèvres tarentins, et même les 
potiers campaniens du m' siècle, ajoutaient au charme de leurs 
jolies coupes d'argent ou de terre en reproduisant au centre l'em- 
preinte des monnaies syracusaines d'Evainète (2). Pendant les 
dernières années du iv« siècle ou les premières du m«, on frappa 
à Naples de petites monnaies d'argent de la valeur d'un triobole 

1. Dès lors rÉtrurie, le Latium, le Samnium, TApulie deviDrent tributaires du com- 
merce napolitain. Naples n*ayait peut-être jamais joui d'une indépendance absolue; 
d'abord sous le joug de Cumes, elle fut ensuite obligée de senrir les intérêts de Syra- 
cuse ou d'Athènes ; peu après 400 elle dut livrer la citadelle de Palaepolis aux Samnites 
et leur accorder une part dans le gouvernement de la ville. Les Romains, avant même 
de marcher contre Naples, en 327, s'étaient probablement assuré le concours de Cha> 
rilaUs. 

2. Voyez A. Evans, Syracusan « Medallions », p. 114 sq. 



NAPLES 185 

(poids maximum 1 gr. 80) pouvant s'échaoger facilement contre 
deux litrae siciliennes, et avec Tintention manifeste d'établir un 
rapport facile avec le numéraire sicilien. Head place ces mon- 
naies avant 340 ; mais elles ont une grande analogie avec des 
pièces syracusaines frappées au point culminant de la puissance 
d'Agathocle, à tel point que, longtemps, on les a considérées 
comme syracusaines. 
On en connaît deux types : 

1) Tête d'Apollon; devant, NEOPOAITflN. ^ Coq; dans le 
champ, une étoile ou X (n** 553). 

2) Tête d'Apollon; devant, quelquefois, NEOnOAITHN. ^ Bige 
au galop; dans le champ, quelquefois, le symbole de la triquètre; 
à l'exergue AI ou XA ou PAK (n"*' 554 à 559). Ces monnaies sont 
restées en circulation très longtemps — celles au type du coq 
surtout — car presque tous les exemplaires qu'on a trouvés 
jusqu'ici sont fortement usés. 

Après 280 le dessin des monnaies napolitaines commence à 
perdre de son charme. Nous assistons aussi à une modification 
dans le type, la tête de la Nymphe étant toujours tournée à gauche 
sur les didrachmes. Les premières émissions à ce type portent les 
noms suivants : TNAIOY (osque) ; EY — AOY (osque) ; EYZ — 
TAP — EPI. L'ethnique NEOPOAITUN est quelquefois inscrit 
sur une large base saillante, sous le taureau androcéphale. C'est à 
ce moment que font leur apparition les premières monnaies cam- 
pano-tarantines, destinées à avoir cours dans le Samnium et dans 
l'Apulie, et il est intéressant de constater que ces premières émis- 
sions portent les sigles EY comme leurs modèles napolitains (1). 
Vers 270-250 — même plus tard — ont été frappées en très grand 
nombre des monnaies d'argent ayant derrière la tète (toujours à 
gauche) un symbole, et, au revers, sous le taureau, une ou deux 
lettres initiales du maître fermier du monnayage napolitain. On 
trouve les sigles Ey Bl> IZ» A- Les pièces àlasigle IZ sont les plus 
abondantes. Nous verrons, en étudiant les monnaies de bronze, 
le rôle important de ce monnayeur IZ.... Quelques-unes de ces 



1. Ëvans {The « Horsemen » of Tarentum, p. 170 et 171) pense que les premières 
émissions campano-tarantines eurent lien quelques années avant l'expédition de Pyr- 
rhus ; mais que Ton continua la frappe de ces monnaies fongtemps après. 



1 



186 NAPLES 

pièces — spécialement celles à la sigle Bl — sont d'assez joli 
dessin; d*autres, au contraire, de dessin très sommaire; toutes 
attestent un art appauvri et dérivent d*un modèle stylisé. 

A la même époque on voit la première drachme. On en con* 
natt avec les sigles, Bl, II» A; quelques-unes, à la sigle |1, au 
lieu d'un symbole derrière la tète, ont, comme les monnaies de 
bronze contemporaines, les lettres consécutives de l'alphabet, 
servant à désigner Tordre des émissions (1). Mommsen fait cesser 
brusquemment le monnayage d'argent de Neapolis à l'année 268. 
Evans (2) a déjà fait remarquer que cette brusque cessation n'est 
pas vraisemblable. Il est probable que Naples a continué a frap- 
per des monnaies d'argent jusqu'à Tan 250 et même jusqu'à la 
conclusion de la première guerre punique (vers 241 av. J.-C). 

1. Head (Hist. Num., p. 33) mot i apparilion de la drachme avant 3i0 : « To the 
second (400-340) and third (340-268) pcriods belong atso the drachms weighing 
59-48 grs, with inscr, NEOPOAITHI and NEOPOAITflN ». 

2. Horsemen of Tarentum^ p. 171. 



NAPLES 187 



MONNAIES DE BRONZE 



La monnaie de bronze fait son apparition vers 340 et on en 
continue la frappe jusqu'après 200. L. Sambon (1) pensait que 
toutes ces pièces étaient des oboles. Mommsen (2) et Head (3) 
soutiennent qu'elles sont toutes réglées sur la litra sicilienne. 
Gabrici (4) croit que les monnaies antérieures à 315 sont des 
oboles, les autres des litrae. Je pense avec Gabrici qu'on a com- 
mencé par frapper des monnaies de bronze selon le système hel- 
lénique et que la litra a été introduite seulement vers les dernières 
années du iv^ siècle ou les premières du m* ; mais je ne suis pas 
d'accord avec lui pour l'identification de ces espèces. 

Dans la longue période de ce monnayage, la litra a subi des ré- 
ductions qu'il est. difficile de dater ; mais je crois qu'on a frappé à 
lafinduiv'siècleet jusqu'à 270 av. J.-C. des litrae de 14 à 10 gr. et 
surtout des hémilitrae pesant de 6 gr. à moins de 4 gr., et que vers 
270 on a fixé à 7 gr.le poids de la litra. Vers le milieu du in« siècle, 
le rapport entre l'argent et le bronze était probablement à Rome 
de 1 : 120; mais il est impossible de déterminer les fluctuations 
de ce rapport avant ou après cette date. Ces monnaies napolitaines 
de bronze n'avaient peut-être qu'une valeur conventionnelle. 

Fractions d'obole. 

340 — vers 270 av. J.-C. — a) Tête d'Apollon, i^ Protomé du 
taureau androcéphale nageant. 

Litrae et Hémilitrae. 

Vers 315 — 270 av. J.-C. — b) Tête d'Apollon, i^ Taureau an- 
drocéphale debout; au-dessus, un symbole. 

1. Recherches^ p. 145 et 154. 

2. Hisl. de la monnaie rom,^ éd. Blacas, p. 108. 

3. HisL Num.t p. 34. 

4. Lincei, Noiizie Scavi, déc. 1900, p. 654. 



188 NAPLES 

Litrae de poids rédait et fractions. 

Après 270 — 250 av. J.-C. — c) Tête d'Apollon. i{ Taureau 
androcéphale couronné par la Victoire. 
Après 260 — 200. — (^ Tête d'Hercule, ij Trépied. 

Après 240 — 200. 

e) Tête d'Apollon. ^ Lyre et omphale. 

f) Tête d'Apollon. ^ Taureau androcéphale couronné par la 
Victoire. 

g) Tête d'Apollon. i$ Protomé du taureau androcéphale. 
h) Buste de Diane, i^ Corne d'abondance. 

i) Tête de Dioscure. ^ Dioscure ou stratège à cheval. 

a) et g) Tète d'Apollon, i^ Protomé dn taureau androcéphale. 

Les premières émissions au type de la protomé du taureau 
androcéphale portent les inscriptions : NEOPOAITEON — 
NEOPOAETEnN — NEYPOAITnN - NEOPOAITH2 — 
ZHTIAOnOSM; leur dessin affecte un archaïsme plein de 
charme. On attribue à l'année 326, c'est-à-dire à l'occasion du 
foedas Neapolitanum, la frappe d'une monnaie à ce type et à la lé- 
gende, POMAinN (n° 610 et 611) (1). Entre 320 — 280, les émis- 
sions à ce type sont d'un style excessivement gracieux. L'ethnique 
est tantôt au singulier, NEOPOAITHI» tantôt au pluriel, NEO- 
POAITflN; on y voit les sigles suivantes, A, AIO, K et AIO> /E, 
A, et la comparaison des pièces à la sigle AIO avec les didrachmes 
portant le nom AIOOANOYZ (n»437 à 441) permet de conclure à 
la contemporanéité des deux séries. Sur quelques exemplaires, le 
taureau est représenté nageant dans les ondes; il a souvent une 
étoile sur l'épaule, et derrière, une lyre; sur d'autres (n° 579) le 
taureau tourne la tête, face au spectateur; souvent la protomé 
du taureau est surmontée d'un dauphin, indice du commerce 
maritime. 

1. Sur quelques exemplaires, la légende 'Pcopiaibiv est défigurée. On a aUrihué à 
Naples les pièces à la légende osque ^||fl>lFlttl I111NV>IR, Akun^m Makdiis 
parcequc sur un exemplaire on a lu les traces du nom NEOPOAITHI autour de 
la tête. Il faudra attendre d^autres exemplaires pour savoir si cette inscription n*cst 
pas due à une surfrappe. 



NAPLES 189 

Une charmante variété anépigraphe (n* 586) nous montre d'un 
côté la tête d'Apollon entourée de dauphins, de l'autre la protomé 
du taureau androcéphale nageant et surmontée d'un dauphin. Le 
type de l'avers est calqué sur les monnaies syracusaînes de la un 
du IV* siècle et du commencement du m*. 

Une autre variété (n^* 597), pouvant dater de 300 porte d'un côté 
la tête d'Apollon à gauche, de l'autre, la partie antérieure du tau- 
reau androcéphale courant, une jambe fléchie, tel qu'il est 
représenté sur les monnaies de Thurium. 

Après 268, à la suite de la réduction sextantaire de l'as romain 
et de l'acheminement vers l'as oncial, le numéraire de bronze de- 
vint sûrement, en Campanie et ailleurs, une simple monnaie d'ap- 
point sans valeur intrinsèque réelle. I^a litra à cette époque ne 
pesait pas plus de 7 gr. ; elle faiblit encore jusqu'à près de 4 gr. On 
introduisit plusieurs types nouveaux; mais le type k la protomé 
du taureau continua d'être frappé (la tête à g., le taureau à dr., 
dans les premières émissions ; puis indifféremment à dr. ou à g.). 

Les dernières émissions à ce type portent les sigles suivantes : 
2etl; r;yf>; Eel A; NY; NYetBI; AO et Bl; NE et Bl; X, A 
et IZ; ME; AH; 01; A* 

b) ^ Taureau androcéphale debout ; au-dessus on symbole. 

La série à ce type prend fin vers 280 — 270 ; c'est dire que 
presque tous les exemplaires sont d'un joli dessin. On y trouve 
les sigles suivantes : M et E ; <t> et AlO sur des litrae; AIO; M et 
MA0M;E;A; K; A; ^; Ol et BI; Ol et^;>1> et a; ^ etM; 
Ol, TAet^:; Z et E; H, XAPI et IVE; A et E; iP et E; /E et |2; 
l'osque CIBI (Vibius) et |2; C| et K; E et la lettre osque n ; /p 
et A0; MIA; E et AO; IH et AIO sur des hemi-litrae. 

Les inscriptions sont NE0P0AITH2, NEOPOAITflN, NEH- 
nOAIT et NEYPOAITflN; cette dernière est une forme io- 
nienne. (Voyez Bechtel, lonische Inschriften), 

On connaît quelques exemplaires à ce type, dépourvus de 
l'ethnique; ils ont la sigle, AE. 

Une variété très intéressante nous montre la tête d'Apollon 
entourée de dauphins et le taureau surmonté d'un trident (n® 650). 
Il est utile de comparer cette monnaie avec les didrachmes n^' 455 
à 459 et avec la petite pièce de bronze n* 586. 



190 NAPLES 

Ces types font allusion au commerce maritime de Naples et à 
ses relations avec Syracuse (1). 

c) i| Taureau androcëpbale couronné par la Victoire. 

Ces monnaies ont été frappées de 270 à 240 env. Leur poids 
assez constant de 7 gr., supérieur à celui des monnaies des années 
précédentes, nous prouve qu'elles appartiennent h une réforme 
monétaire. Le poids de la lilra était tombé jusqu'à 6 gr. La 
réforme consista à mieux régler le poids de ces pièces et à em- 
pêcher — pour quelque temps — l'affaiblissement du poids. 

Un grand nombre de ces pièces portent constamment la sigle 
12 accompagnée d'autres lettres variables. La sigle |2 se trouve 
encore sur des litrae en bronze de Suessa, Compulteria, Aesernia 
de la même époque et au même type napolitain. On a proposé 
plusieurs interprétations de cette sigle 12; les uns ont pensé k 
une alliance politique, les autres à une convention commerciale, 
et on a même suggéré de compléter ces deux lettres par des mots 
comme 'IS6p^07coç, ISéTHAoç, 'IS6voii.cç, exprimant l'uniformité des 
lois qui réglaient la frappe des monnaies (2). Ces pièces appar- 
tiennent évidemment à une alliance monétaire contractée dans 
un but uniquement commercial, et il est probable que la sigle I2 
désigne le monnayeur napolitain qui avait l'exploitation de ce 
monnayage, et les autres sigles celles de magistrats monétaires 
chargés du contrôle ; la sigle I2 est précédée ou remplacée par 
Ml ou M. 

Les émissions à la sigle 12 et celles à la sigle Ml sont refrap- 
pées sur des monnaies de Cales, de Suessa, d'Aesernia, de Tea- 
num. Il n'est pas question de quelques refrappes fortuites, mais 
bien de refrappes systématiques et « en masse ». Une trouvaille 
faite près de Pietrabbondante (Bovianum Vêtus) dans le Samnium 
a fourni plus de 80 pièces refrappées. 

Quelques exemplaires, refrappés par mégarde d'un seul c6té, 
ont été considérés jusqu'ici comme indiquant une alliance entre 
Naples et Suessa ou Cales (3), Je crois, au contraire, que ces 

!. Voir A. Sambon, Vicende politiche di Neapolis, Acad. Naples, 4904. 

2. Cavedoni, Bull. Inst, 1830, p. 197. 

3. Minervini Osservazionit p. 69, pi. VI, n» 11; Carrucci, Ilalia anl., p. 19, 55. 



NAPLES 191 

refrappes indiqueat la cessation de la convention commerciale 
intervenue entre Naples, Gales, Suessa, Teanum et Aesernia. 

d) Tète d'Hercule. ^ Trépied. 

Quelques monnaies à ce type ont le dessin soigné elles ont les 
sigles Bli Kl, M, NY ; d'autres sont dessinées sommairement. 
Les émissions furent très abondantes et on trouve ces monnaies 
fréquemment dans la nécropole de Cumes (tombes du m* s.); 
dans les fouilles d'Étrurie, etc. 

Le culte d'Hercule était très répandu en Campanie : nous 
voyons la tête d'Hercule sur les monnaies de Teanum etdeCapoue. 
A Naples une inscription mentionne ce culte (1). 

e) ^ Lyre et omphalos. 

Ces monnaies, d'un dessin très sommaire, pesant de 7 à 5 gr., 
me semblent des litrae de poids réduits. Elles ne paraissent pas 
antérieures à 250 av. J.-C. Leur type fait allusion aux célèbres 
jeux gymniques et aux concours de musique qui eurent Heu 
avec un grand éclat à Naples tous les cinq ans (2). Sur plusieurs 
exemplaires on voit une Victoire posant une couronne et des ban- 
delettes agonistiques sur la lyre (n°" 721 et 722) et quelquefois le 
flambeau des lampadarques. On trouve sur ces monnaies les sigles 
suivantes : NY, APA, AY, AH, IPPO et A-P, in et çni, XAI, 
PO, 01, A, AA, I, HPA, A2. 

f) Buste de Diane, i^ Corne d'abondance. 

Les premières émissions à ce type sont également d'un joli des- 
sin. Les belles pièces ptolémaïques à la corne d'abondance ne 
sont peut-être pas étrangères aux choix du type, qui se répan- 
dit rapidement en Italie (Iguvium, Tuder, Larinum, Rome, Paes- 
tum, Vibo Valentia, Thurium et Copia). On lit sur ces monnaies 
les sigles suivantes : APA, A Y, IP, PO, Ol, A et 0Y, X et 0| 
qui se retrouvent toutes dans la série e, 

et 86;, Dressel {Cat. Berlin, p. 147) ont cru à cette alliance politique et les histo- 
riens les ont sniTis (Pals, Storia di Roma, II, c. vu, c. 242). 

1. Sogliano, Il culto di Ercole a Napoli, Archivio Slorico Napolilano, 1876, 
p. 565. Voyez aussi Correra, Rio. Num, IL, 1903, p. 191. 

2. Strab., V, iv, § 7. 



192 NÀPLES 

g) Tête de IMoscttre? i( Dioscure (?) ou stratège à ckeral (1). 

Le culte des Dioscures, transmis par les villes Ghalcidiennes 
de Sicile, s'était répandu en Ilalie; les Napolitains avi^ient érigé 
un temple en honneur de ces divinités (2) ; mais faut-il voir les 
Dioscures dans ces types? Garrucci en doute. Les premières émis- 
sions sont d*un dessin soigné, mais la facture du plus grand 
nombre des monnaies à ce type trahit la décadence ; les sigles 
NY. APA, AY, AH, in, XAI, PO, <t>l, 2, HZ, AI dénotent leur 
affinité avec les séries e et f. 



1. Garrucci ne croit pas que ces types fassent allusion aux Dioscures; le Dioscure 
n'aurait pas le parazoniun mb axiila, mais la lance ; il pense à une statue érigée en 
rhonneur de Pyrrhus vers 473. C'est peut-être un stratège victorieux, comme sur la 
monnaie de Tarente (Evans, pi. X, n« 7). 

2. On conserve à Naples les torses des statues de Castor et Pollux qui ornaient le 
centre du fronton de ce temple. 



NAt>tBS 193 



MONNAIES D^ARGENT 

PREMIÈRE PÉRIODE 
(450-340 av. J.-C). 

Influences sicilienne et attique alternantes. — Influence des 
œuvres de Kimôn de Syracuse et des maîtres graveurs de Thu- 
rium. — Ingérence Samnite. — Alliance avec Tarente. 

I. — IMdraclimes à tète de Nymphe. 

a) (Vers 460). 

317. — Tète de femme à droite, parée de bijoux, la chevelure 
ceinte d'un cercle perlé; chignon bursiforme sur la nuque 
et trois rangs de boucles sur le front. La tête est entourée 
d'une guirlande de laurier. 




1^ Partie antérieure du taureau androcéphale, à dr., dans 
l'attitude de la nage. Légende rétrograde ÏNOIHSkl» ainsi 

disposée : . 

^ M EHL 

Didrachme phocéen (bon style de transition. Influence des 

types de Gela). Unique. A *. 500. 

G. de France (Laynes), 7 gr. 60. 

b) (Vers 450-400). 
318. — Tête de femme à dr., la chevelure ondée et retenue par 



194 



NAPLES 



un bandeau; une tresse est nouée derrière en forme d*c\). 
Grènetis. 

i{ Taureau androcéphale marchant lentement vers la gauche; 
au-dessus, une Victoire volant à g. et le couronnant. Ins- 
cription rétrograde, J3T IA0n03M, commençant à Texer- 
gue et finissant devant le taureau. 

Didrachme (style maigre). A* >/2 (pi. m). 60—100. 

G. de Berliu* (acquisition nouvelle), 7 gr. 34. — Coll. Maddalena, 
7 gr. 53. — C. de Naples (acquisition nouvelle). 





319. — Mêmes types. Devant la tête de la Nymphe, lAOlOSM; au 

i{, au-dessus du taureau androcéphale, lAOHOiM; ^ 
l'exergue, un poulpe. 
Didrachme (style maigre). JSL * */*. 20—40. 

C. de Naples (Santangelo), 7 gr. 66. — Coll. Sambon* (Paris), 7 gr. 

320. — Tête de femme à dr. ; la chevelure, ondée et ceinte d*un 

cercle de perles, tombe sur la nuque en chignon bursi- 
forme; devant, ÏHTIA0n03M. Grènetis. 




^ Taureau à face humaine, allant à g. Légende boustrophé- 

ono3M 



don 



AlTHi 

et se terminant à Texergue 
Didrachme 



, commençant à dr., au-dessus du taureau, 



A *-*!/*. 20-40. 



C. de France, 7 gr. 52. — Coll. Seltman*, 7 gr. 71. 

321. — Tête de femme à dr., la chevelure retenue par un cercle 
perlé. Cercle en bordure. 



NAPLES 195 

^ Taureau aadrocéphale debout, arrêté à droite; au-dessus^ 

NEOrO; à Texergue, un poulpe. 
Didrachme. iSl * */«. 20—40. 

C. de Gotha, 7 gr. 35. — C. de Napleâ (Santaogelo). 

322. — Tête de femme à dr.; devant, IA0n03M» Cercle. 

i^ Taureau aadrocéphale à g. ; au-dessus, n03M; & Texergue, 

pistrix. 
Didrachme. " A ^ */«. 20—40. 

C. de Naples (Santoogelo), 7 gr. 20. — C. du Vatican, 7 gr. 36. 

323. — Tète de femme à dr., devant, IA0n03M. Grènetis. 

^ Taureau aadrocéphale à gauche; au-dessus un épi (dessin 

sommaire). 
Didrachme. A ^ ^1^ */2. 20—40. 

Coll. Sir H. Weber*, 7 gr. 21. 





324. — Tête de femme à dr., diadémée, la chevelure ondée. 

(Comparer avec les monnaies de Cumes n^ 283.) 
i{ Taureau androcéphale debout à droite, sur une base perlée; 

au-dessus, HTIA0n03M 
Didrachme. B. ♦•* */*. 20—40. 

C. de France*, 7 gr. 42. — G. de Berlin, 7 gr. 17. 

325. — Tête de femme à dr., la chevelure courte et ondée. (Cette 

tèle a servi de modèle pour des monnaies Samnites à la 

légende KAMPÀNOI) 
^ Taureau androcéphale à g. ; au-dessus, A0n03k1* 
Didrachme. A * */2, 20—40. 

G. de France (Luynes), 7 gr. 30. 

326. — Même tête. 

^ Taureau androcéphale allant à g., la tête baissée; au- 
dessus, NEOPO- 



196 ^AI^LfcS 

^ Didrachme. 

C. de Londres (6), 6 gr. 97 (c»). 



5g:*Vî. 25— 50* 



"327. — Tête de femme à dr., la chevelure ondée et diadémée. 
(Comparer avec le n* 288 de Cumes.) 
^ Taureau androcéphale à g.; au-dessus, lAOHOSkl; ^ 
Texergue, ua graîa d'orge. (Le taureau est calqué sur 
celui de pièces plus anciennes (vers 430) au type de la tête 
dePallas, n*«366à369.) 
. Didrachme. iSl * */« (pi. 111). 15—30. 

C. de BerliD, 7 gr. 40. — Coll. Sambon, 7 gr. 90. 




328. — Tète de femme à dr., semblable à celle du n° précédent, 
i^ Taureau androcéphale (de style plus récent), allant à droite ; 

au-dessus, NEOPOA» 
Didrachme. À * */*. 15—30. 

C. de Berlin (Coll. Imboof-BIumer), 7 gr. 31. — C. de Londres (5), 
7 gr. 40. — Coll. de Gotha. — CoU. Ward, 7 gr. 87. — G. de Naples 
(Santangelo) de dessin barbare (Voyez Garrucci, pi. LXXXIV, 30). — 
C. de France (Luynes), dessin sommaire, 7 gr. 70. 

329. — Tête de femme à gauche^ de dessin semblable à celui de la 

tête du n° précédent; derrière, A« 
i{ Taureau androcéphale à dr. ; légende boustrophédon, 
NEOPOAI(T) 

entre les jambes. 
Didrachme. j5L». 30—50. 

C. de Londres (4), 7 gr. 19.. 

330. — Tête semblable à celle du n* précédent, aucune lettre 

dans le champ. 
i| Taureau androcéphale allant vers la dr., la tête baissée; au- 
dessus, NEOrOHT. 



-, en partie au-dessus du taureau, le reste 



NAPLE3 197 

Dîdrachme. A * */«. 25—50. 

G. de Gotha. 

331. — Téie de femme à dr., la chevelure dans un kékryphale. 

1^ Taureau androcéphale à. dr., la tète de face; au-dessus, 
une coquille bivalve (pecien) et plus haut, ea demi-cercle, 

(M)EOnOHTE$. 
Didrachme. iSl». 40—60. 

C. de Londres (3), 1 gr. 32. 

332. — Tête de femme à dr., la chevelure ondée. (Comparer 

avec les monnaies de Cumes). 

i{ Taureau androcéphale courant à dr., la jambe gauche flé- 
chie, la tête baissée; au-dessus, (NEO)nOPITE(^)- 

Didrachme. jSL«. 40—60. 

c. de Naples* (Santangelo), 7 gr. 03. 




333. — Tête de femme à gauche, la chevelure ondée. (Comparer 

avec les monnaies de Cumes). 

i^ Taureau androcéphale courant à dr., la jambe gauche flé- 
chie, la tête baissée; au-dessous, A^- 

Didrachme. R,^. 40—60. 

G. de Naples* (Santangelo), 7 gr. 50. 

0) (Vers 415). t^ Taureau androcéphale couronné par la Victoire. 

334. — Tête de femme à dr., la chevelure dans une sphendoné 

et la partie non couverte flottant en arrière. 
^ Taureau androcéphale, la tête de face, allant lentement 
vers la dr., couronné par la Victoire qui plane dans les 
airs. A l'exergue, NEOPOHTE^. 

14 



498 NAPLES 

Didrachme (beau style). iSL * */* (pi. III). 40—60. 

G. de Berlin* (11), 7 gr. 33 et Coll. Imhoof-Blumer, 7 gr. Ck>mparer 
avec le no 370. 



d) (Vers 405). i^ Tète de la Nymphe de face. 

335. _ Tête de femme presque de face (légèrement tournée à 
dr.), diadémée, la chevelure flottante et encadrant le vi- 
sage. 





^ Taureau audrocéphale allant à g. Inscription boustrophé- 

, NEOPOM,. NEOPOM,,, ,. , 

^^^ • — ^TTr — (^^ — ^3T — ( )' ^^ partie au-dessus 
<HT <3T 

du taureau, le reste à Texergue. 
Didrachme (très beau dessin). A *-» (pi. m), 60—150. 

(a) C. de Londres (il), 7 gr. 36 et 5,66 (fourré). — C. de Berlin, 
7 gr. 30 et (Imboor-Blumer), 7 gr. 43. — C. de Naples. (Santangelo\ — 
Coll. Maddaleoa, 7 gr. 50. — Ane. Coll. Bunbury. (Cat. n» 37, 337 fcs). 
— Coll. Fortunato, Naples. — (6) C. de Naples, 7 gr. 12. — Coll. San- 
tangelo. — (b?) C. de France (Luyaes), 7 gr. 45. 



e) (Vers 400-360). Tète de Nymphe de profil. — i^ Taureau 
androcëpliale couronné par la Victoire. 

336. — Tête de femme à dr., la chevelure dans une sphendonéf 
une partie s'échappant par derrière en boucles capri- 
cieuses (très beau dessin), 
i^ Taureau androcéphale marchant lentement vers la gauche, 
la tête de face, couronné par la Victoire qui plane dans 
les airs. A l'exergue, sous une double ligne quelquefois 
perlée, NEoPoAITHZ, en très petits caractères. 



NAPLES 199 

Didrachme. JSl * */î. 15—40. 

C. de France et (Coll. Luynes). — C. de Berlin (24), 7 gr. 48. — C. 
Londres (32), 7 gr. — Coll. Sambon*, Paria. 




337. — Tête de femme à dr., identique à celle du n*» précédent 
(probablement le même coiu). 
^ Taureau androcéphale allant à dr., la tête de face, cou- 
ronné par la Victoire; entre les jambes du taureau, une 
pousse d'olivier. 




A Texergue, NEOAITHO {sic) (le revers est de dessin som- 
maire). 
Didrachme. isi * V2. 15—30. 

G. de France, 7 gr. 32. — Coll. SamboD, 7 gr. 30. 

338. — Tête de femme à gauche, la chevelure ceinte d'une sphen- 

doné. 
t{ Taureau androcéphale à g., la tête de face, couronné par 

la Victoire ; à Texergue, NEOPOAIT, sous une ligne perlée., 
Didrachme. A * */î. 15—30. 

C. de France. — C. de Naples (Santangelo). 

339. — Tète de femme à dr., semblable à celle des no» 336 et 337. 
1^ Taureau androcéphale à g., couronné par la Victoire; à 

l'exergue, ZHTIAOno3M ou ZHTN0n03M (le revers de 
dessin sommaire et même barbare). 
Didrachme. JE* V2. 8-20. 

C. de Naples, 6 gr. 16. — Sautaogelo, 7 gr. 18. — C. de Berlin (28)i 
5 gr. 33 (fourré). 



^ NAPLfcS 

340. — Tête semblable à celles des noi 336 et 337 ; mais de style 

plus avancé, 
ij Taureau androcéphale à g., couronné par la Victoire. A 

Texergue, sous une double ligne, NEOPOAITHI. 
Didrachme. jçl* V*. 8—20. 

C. de Londres (33), 7 gr. 46. 

341. — Tête de femme à dr., la chevelure ceinte d'un bandeau 

noué au front (o7çwôoff(pev96vY3), avec broderie (une grecque); 

elle est parée de bijoux (collier, pendants d'oreilles). 

Cercle. 
T^ Taureau androcéphale marchant vers la gauche, la tête de 

face, couronné par une Victoire qui plane dans les airs. 

A l'exergue, NEOrOAITHL 
Didrachme. SL* */«. 40—40. 

C. de MilaD. — Coll. Sambon, 7 gr. 23. 

342. — Tête identique à celle du n» 341 ; souvent du même coin. 
i| Taureau androcéphale marchant vers la droitey couronné 

par la Victoire; à l'exergue, NEOnOAITHl- 
Didrachme. A* */« (pi. III). 10—40. 

c. de Berlin, 7 gr. 12. — Coll. Sambon, 7 gr. 20. 

Les coins de l'avers des n^ 341 et 342 sont d'un dessin exquis; 
mais ils ont été employés avec des revers de valeur artistique 
très inégale dont nous donnons la description aux n<» 343-349. 11 
est probable que ces coins du revers ont été gravés dans Tatelier 
samnite deNola. On s'est même servi assez longtemps d'un même 
coin de l'avers, déjà usé et rouillé, qui certainement provenait de 
l'atelier de Naples. (Voyez ce que j'ai dit de ces monnaies à 
p. 177-180). 

343. — Tête identique à celle du n<» 341. 

ij Taureau androcéphale' à dr., couronné par la Victoire; à 
l'exergue, une inscription défigurée ^EaHOa (dessin som- 
maire). 

Didrachme. A* */«. 10—25. 

C. de France (Luynes), 7 gr. 50. 

344. — Tête identique à celle du n^ 341. 



NAPLES 



201 



ij Taureau androcéphale à gauche^ couronné par la Victoire ; 

à Texergue, rHTIA0n03M (dessin sommaire; comparer 

avec le n*» 335). 
Didrachme. jÇL* V^. 10—25. 

C. de LoDdreB (35), 7 gr. 35. — C. de Berlin (27), 7 gr. 29. 

345. — Tête identique à celle du n^ 341. 

ij Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire; à 

rexergue, NIOPOAITHI [sxcy dessin très sommaire). 
Didrachme. jç^* */2. 10—25. 

Ck>Il. SamboQ*, 7 gr. 18. 




346. — Tête identique à celle du n<> 341 (souvent de coin rouillé). 
v{ Taureau androcéphale à g., couronné par la Victoire; sous 

le taureau, f; à Texergue, NEOPOAITHl- 
Didrachme. -fi^ * */^ 8—20. 

C. de Milan, 7 gr. 15. 

347. — Tête identique à celle du n» 341 (coin rouillé). 

v{ (Ânépigraphe). Taureau androcéphale à g., couronné par 
la Victoire ; sous le taureau f. (Comparer avec les mon- 
naies samnites à la légende YDINA») 

Didrachme. A* */^ 10—20. 

Coll. Sambou% Paris, 7 gr. 42. 

348. — Tête identique à celle du n® 341 (coin souvent rouillé). 

^ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire ; sous 

le taureau, P; àTexergue, NE0P0AITH2. 
Didrachme. A* */*. 10—20. 

C. de Berlin* (20 et 21), 7 gr. 15 et 7 gr. 11. 

349. — Tête identique à celle du n» 341 (quelquefois de coin 

rouillé. — Coll. Santangelo). 



1 



202 NAPLES 

t\ Taureau androcéphale à dr., couroané par la Victoire; à 
Texergue, légende défigurée qu'on a prise pour une imi- 





tation de caractères puniques en vue du commerce avec les 

Carthaginois de Sicile. 

Didrachme. içi * */^ 20—50. 

C. de Naples (Santaogelo 1128), 7 gr. 18. — C. de Berlin, 1 gr. 16 
(aDC. coll. Fox). — G. de Londres, 7 gr. 16. — Coll. Maddalena, 7 gr. 45. 

Sur les monnaies suivantes (n<>« 350 à 354) la télé semble aussi 
une imitation samnite du type napolitain. 

350. — Tête semblable à celle du n« 341. 

ij Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire ; à 

rexergue, ZHTIAOHOaH. 
Didrachme. A * */2. 10—20. 

G. de Glasgow, 7 gr. 29. 

351. ^ Tâte semblable à celle du n» 341. 

^Taureau androcéphale à g., couronné par la Victoire; à 

l'exergue, NHOPOAITAI. 

Didrachme. A* */«. 15—30. 

G. de Naples, 7 gr. 05. — G. de Londres (39-41), 7 gr. 47; 7 gr. 30; 
7 gr. 08. 

352. — Tète semblable à celle du n^ 341. 

i^ Taureau androcéphale à g., couronné par la Victoire; à 

l'exergue, NEYPOAITHl (dessin très sommaire). 
Didrachme. A * */^ 15—30. 

G. de Londres (37), 7 gr. 07. 

On trouve aussi des contrefaçons tout à fait barbares, sortant 
probablement de l'atelier de Nola. Voir surtout les n*»» 353 et 
354. 



NAPLE8 



203 



353. — Imitation barbare de la tête du n^ 341. 

i^ Taureau androcéphale à g., couronné par la Victoire; à 

rexergue, (N)OYnOAI. 
Didrachme. A* «/2. 15—30. 

C. de Naples (SantaDgelo), 5 gr. 83. 

354. — Imitation barbare de la tête du n<> 341. 

^ Taureau androcéphale (qu'on a décrit à tort comme ayant 




354 



la tête bovine) à g., couronné par la Victoire ; à l'exergue, 
légende défigurée ; MaT. 
Didrachme. F^* J/2. 20—30. 

C. de Berlin (Nola), 7 gr. 23. — Coll. Sambon. 

355. — Tête de femme à gauchcy la chevelure dans un^ sphendoné 
(sans broderie). Ce type a été gravé sur un ancien coin, 
dont il reste des traces, formant comme un voile devant le 
menton de la Nymphe. 




i^ Taureau androcéphale à dr., la tête de face, couronné par 
la Victoire qui plane dans tes airs; entre les jambes du 
taureau, r ; devant, une grosseur de métal provenant d'un 
défaut du coin; à l'exergue, NEOPOAITHX (coin du revers 
no 344). 

Didrachme. R.^ «/2. 10—20. 

C. de Milan, 7 gr. 34. 

356. — Tête identique à celle du n® 355 (du même coin). 



204 NAPLES 

i^ Taureau androcéphale à g., couronné par la Victoire; à 
rexergue, NEYPOAITHI (dessin sommaire; coin du 
n« 352). 
' Didrachme. JSL ♦ */^ 15— 20. 

G. de Londres, 7 gr. 37. 

357. — Téie identique à celle du n^ 355 (du même coin). 

i{ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire ; à 
l'exergue, NIOPOAITHl {sic; dessin sommaire; coin du 
no 345). 

Didrachme. iSL* */^ 10-20. 

G. de Milan^ 5 gr. 90. 

358. — Tète identique à celle du n^ 355 (du même coin). 

i^ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire ; à 
rexergue, NE0P0AITH2 Qoli dessin). 




Didrachme. JSl* */«. 10—20. 

C. de Milan*, 7 gr. 35. — G. de Naples, 7 gr. !8. 

359. — Tète identique à celle du n^ 355 (du même coin). 

ij Taureau androcéphale à g., couronné par la Victoire; sous 
le taureau, O (la même lettre se trouve sur des émissions 
de Nola); à Texergue, NEOPOAITHI. 

Didrachme. iSi * V». 10—20. 

G. de Naples. — Coll. Sambon, 7 gr. 25. 

360. — Tête identique à celle du n"» 355 (du même coin). 

^ Taureau androcéphale à g., couronné par la Victoire (base 
à double ligne) ; à Texergue, NHOPOAITAI (dessin som- 
maire , lettres mal formées). 

Didrachme. r.^ */«. 15—30. 

G. de Glasgow, 7 gr. 37. 



NAPLES 205 



/) Vers 370-340. 

361. — Tête de femme à dr., la chevelure dans une sphendoné 

sans broderie. 

^ Taureau androcéphale à g., la tête de face, couronné par 
la Victoire; devant, T; entre les jambes, un petit dauphin 
à dr.; à Texergue, NEOPOAITHI (bon dessin). 

Didrachme. A * V2. 10—20. 

C. de BerliD, 7 gr. 38. — Coll. Sambon. 

362. — Tête de femme à dr., parée de bijoux (collier, pendants 

d'oreilles); les cheveux renfermés dans Yopisthosphendoné. 
^ Taureau androcéphale à g., la tête de face» couronné par la 

Victoire; sous le taureau, O; à Texergue, NEOPOAITHI. 
Didrachme. -SL * */*. 10—20. 

C. de Londres, 7 gr. 48. — C. de Berlin, 7 gr. 35. 

363. — Tête* de femme à dr., parée de bijoux (collier, pendants 

d'oreilles) les cheveux dans Vopisthosphendoné brodée, 
i^ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire; à 

l'exergue, NEOPOAITHI. 
Didrachme (très beau dessin). JSl ^ ^/^ (pL lU). 15—30. 

Ane. coU. Wotoch. 

364. — Tête de femme à dr., parée de bijoux^ d'un style très 
gracieux, la chevelure bouclée est ceinte d'une sphendoné. 

^ Taureau androcéphale à dr., de dessin élancé, couronné 
par la Victoire. A l'exergue, sur une base saillante, NEO- 
POAITHI. 

Didrachme (très beau dessin). iSL* */« (pi. Ul). 15—30. 

Ane. coll. Wotoch. 

Les exemplaires des n<^ 363 et 364 que nous avons reproduit 
à la planche III sont jusqu'ici les plus belles pièces connues de 
cette période. 

365. — Tête de femme à dr., de grande dimension, parée de bi* 

joux, la chevelure bouclée et ceinte d'un large bandeau; 
quelquefois, derrière, E* 



206 NAPLES 

i^ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire ; à 
Texergue, NEOPOAITHZ (quelquefois sur une base sail- 
lante. 

Didrachme. A * */î-5 (pi. ni). 15—40. 

C. de France*, 7 gr. 45. — C. de Berlin (12-17), 7 gr. 35; 7 gr. 14 ; 

6 gr. 75; 7 gr. 05; 7 gr. 51; 7 gr. 28. — C. de Londres, 7 gr. 47 ; 

7 gr. 39; 7 gr. 16; 6 gr. 85. — C. de Naple8,7 gr. 15, etc. — C. de 
Glasgow, 7 gr. 29. — C. de Milan. — Santangelo (1123-26); sur un 
exemplaire de cette collection on Ut sur le bandeau APTEMI ; mais 
les lettres semblent aToir été retrayaiUées après coup. Cette pièce 
SB trouve rarement en bon état; des exemplaires à F. D. C, étant 
donnée la beauté du dessin, peuvent atteindre un prix élevé. L'exem- 
plaire da C. de France reproduit à la pi. III est un des plus beaux 
connus. 




366. — Mêmes types; sous le taureau, N- 

Didrachme. iSL * */2. 15—40. 

G. de Glasgow, 6 gr. 58 (fourré). — G. de Milan^ — G. de Berlin 
7 gr. 41. — G. de France, 7 gr. 25 (c*). 

367. — Tête de femme à dr., la chevelure ceinte d'un large ban- 

deau. 
i\ Taureau androcéphale à g., couronné par la Victoire; à 

rexergue NEOPOAITH. 
Didrachme. iSL * «/«. 20—40. 

GoU. Sambon*, 7 gr. 32. 



g) Vers 330-320. 



368. — Tète de femme légèrement inclinée en avant, parée de 
bijoux, la coiffure ondulée et ceinte d'un bandeau, 
i^ Taureau androcéphale àdr., la tête de face, couronné par 
une Victoire qui plane dans les airs. A Texergue, NEO- 
POAITH!. 



NAPLES 207 

Dîdrachme. iSL**/«. 20— 40. 

C. de France*, 7 gr. 84. 




II. — Didrachmes à tète de Pallas 

a) (vers 450 av. J.-C). 

369. — Tête de Pallas à dr., coiffée d'un casque à calotte sphé- 

rique, sans aigrette, orné d'olivier; au pourtour, NEOPO- 

AITIKOW (rétrograde). Grènetis. 
^ Taureau androcéphale marchant vers la g. ; au-dessus de 

sa tête, une sauterelle. Légende rétrograde, en partie à 

Texergue, le reste devant le taureau, J3-TIAOn03^\« 
Didrachme phocéen. Unique. iSi * */*-^. 300. 

CoU. A. Evans, 7 gr. 55. 

b) Vers 430-420 av. J.-C. 

370. — Tête de Pallas à dr., coiffée d'un casque athénien sans ai- 

grette, orné d'olivier; autour du cou, 0(TÔ3VfJ. 
i( Taureau à face humaine, à g. ; au-dessus, On03W • 
Didrachme (style maigre) (1). A *■* */*. 25—50. 

C. de France, 7 gr. 55. 

371. — Tête de Pallas à dr., coiffée d'un casque athénien orné de 

laurier; autour du cou, OHOSM. Grènetis. 

IH 
i^ Taureau androcéphale debout à g. ; au-dessus, ^EOPOAIT; 

à Texergue, un épi. 
Didrachme. iSL ^ (pi. III). 25-50. 

C. de Berlin*, 7 gr. 58 et 7 gr. 59. 

1. Comparer avec le n» 273 (Gumes). 



NAPLES 



372. — Tête de Pallas à dr., comme celle du n*» précédent; au- 
tour du cou, On03M- Grènetis. 
i| Taureau androcéphale à dr. ; au-dessus, un épi; à Texergue, 

On03M. 
Didrachme. jÇL ♦■». 25—50. 

G. de Berlin (CoU. Fox), 7 gr. 59 




373. — Tète de Pallas à dr., comme celle du n* précédent ; mais 
sans inscription. Grènetis. 
i^ Taureau à face humaine à g. Au-dessus, ^EOPOAITAZ en 
dialecte dorique. Quelquefois à l'exergue, un épi. 



Didrachme. 



;ç^4-5i/t. 25— 50. 



G. de Berlin (Coll. Fox), 7 gr. 04 (épi à Texergue). — G. de Naples* 
(Santangelo), 7 gr. 35. 



c) (415 — 380 av. J .-C). Imitation des types de Thurimn. 

374. — Tête de Pallas, à dr., coiffée d'un casque athénien à ai- 
grette et orné d*une couronne d'olivier. (Comparer celte 
tête avec celle du n* 334). 





^ Taureau androcéphale marchant lentement vers la g., la 
tête (de profil) légèrement inclinée; au-dessus, NEOPO- 
HT; à l'exergue, continuation de la légende, ^ (coquille) 
a ; entre les jambes, IA* 



KAt>LES 209 

Didrachme. A * */2-5 (pi. III). 30-6(). 

C. de Berlio*, 7 gr. 53. 

Cette monnaie est d*an dessin ezquid ; c'est dire qu'un exemplaire 
de conservation irréprochable pourrait dépasser de beaucoup le 
chiffre que nous avons fixé. 

375. — Tête de Pallas à dr., semblable à celle du n* précédent. 

(Comparer avec les monnaies des Samnites-Campaniens). 
^ Taureau androcéphale allant à dr., au-dessus, NEOPOPI- 

TE^ ; entre les jambes, E (coquille) M- 
Didrachme. Al * */*. 20—40. 

c. de France (Luynes), 7 gr. 30. — Coll. Sambon (Paris), 7 gr. 47. 

376. — Tête de Pallas à dr. comme celle du n* précédent. 

ij Taureau androcéphale marchant lentement vers la g. ; lé- 
gende en boustrophédon, , au-dessus du tau- 
reau et à l'exergue. 

Didrachme. iSL*-s. 20-40. 

c. de Londres (7), 7 gr. 28. — C. de Naples, 7 gr. 07. 

377. — Tête de Pallas à dr. coiffée d'un casqué à calotte sphéri- 

que ornée d'une branche de laurier sur laquelle perche 

une chouette. 
i{ Taureau androcéphale marchant lentement vers la gauche ; 

dessus, NEOPOVM à l'exergue, ÏHT. 
Didrachme. Iè.*-\ 30-60. 

C. de Naples*, 7 gr. 79. 

378. — Même tète tournée à gauche. 
j{ Comme celui du n® précédent. 

Didrachme. A*•^ 30—60. 

C. de Naples (Santangelo), 6 gr. 

379. Tête de Pallas comme au n^ précédent. 

^ Taureau androcéphale marchant vers la gauche. Légende 
^EOPOAI 

JHT 

Didrachme. -R*-^ 20—40. 

c. de Naples, 7 gr. 30 et Coll. Santaugeio (Fiorelli 885). 

380. — Tête de Pallas à dr. semblable à celles des no« précédents, 
ij Taureau androcéphale courant impétueusement à dr., la 



210 



NAPLiâ 



\ 



} 



jambe fléchie; au-dessus, NEOPOUTE^. (Comparer avec 
les didrachmes de Thurium par Histor). 
Didrachme. jR*-». 20-40. 

G. de Berlin, 7 gr. 11. 

381. — iMémes types; inscription rétrograde et boustrophédon, 

TiAonoan 

E$(6xerpe) ' 

Didrachme. A^^ 20-40. 

G. de FraDce, 6 gr. 50 (fourré), joli style. 

NEOPOH 



382. — Mêmes types; inscription en boustrophédon, » , 

(de g. à dr.) au-dessus du taureau et (de dr. à g.) à Texer- 
gue. 
Didrachme. A*-». 20-40. 

G. de France, 6 gr. 05 (fourré}. 

383. — Mêmes types. Inscription NEOPOAIT^ . 

Didrachme. /gi*-». 20-40. 

G. de Berlin, 7]gr. 30. — G. de Glasgow, 7 gr. 30. — G. de Londres 
(10), 7gr.07. 

NEOPOAIT 

384. — Mêmes types. Inscription xtovvjSov : H^^u-des- 

2 
iBL*-5. 20-40. 



sus et devant le taureau. 
Didrachme. 
Garracci. 



385. — Mêmes types. Inscription x , au-dessus et der- 

rière le taureau. 




Didrachme. JR*-s (pi. III). 20-40. 

G. de Berlin (Goll. Imboof-Blumer}, 7 gr. 43. 



NAPLES 



211 



386. — Mêmes types. InscripUoa NEOPOAIT^ j,^ g^^g j^ ^^^ j^ 

M sous la jambe fléchie du taureau. 
Didrachme. iSL^s. 20—40. 

G. de Londres (9), 7 gr. 51. 

387. — Mômes types. Inscription JIA0n03(M)^ y^^ derrière, le 



M entre les jambes du taureau. 
Didrachme. 

G. de France (Luynes), 7 gr. 60. 



iÇL*-5. 20-50. 



388. — Tête de Pallas à dr. (Comparer avec les monnaies des 
Samnites-Campaniens). 





^ Taureau androcéphale debout à g. ; inscription 

au-dessus du taureau et à Texergue. 
Didrachme. 

Coll. Maddalena*, 7 gr. 14. 



yEOPOAl 
H T ' 

iÇL*-5. 20-40. 



d) Monnaies au type de Pallas^ de style sommaire; contrefaçons 
des Samnites ou œuvres de faussaires antiques. 



389. — Tête de Pallas à dr., coiffée d'un casque athénien orné 

d'olivier, 
i^ Taureau androcéphale à dr., « procumbens » ; lajambe gauche 

(ant.) fléchie. Au-dessus, ^EOPOUTE^; à Texergue, un 

poisson. 
Didrachme. A. 15—30. 

Garrucci. 

390. — Tête de Pallas à dr., comme précédemment. 

i^ Taureau androcéçhale courant à dr., lajambe droite flé- 



212 



NAPLES 



chie. Au-dessus WEOrOmTE^(l) ou ^E0P0UT^(2); à 
l'exergue, dauphin. 
Didrachme. A. 45—30. 

(1) G. de France, 7 gr. — (2) Ane. coll. Bompois, 7 gr. 35. 

391. — Tête de Pallas à dr., comme précédemment. 

1^ Taureau androcéphale courant à dr., la jambe gauche flé- 

A^EPOHT. 

chie ; au-dessus et devant, 3 

(dupkii) ^ 

Didrachme. içi. 15 — 30. 

C. de Londres, 7 gr. 45. Voir les oboles avec NE PO (n<>" 414 et 416). 

392. — Tête de Pallas àdr., comme précédemment; derrière, un 

globule. 
^ Taureau androcéphale debout, à dr. ; au-dessus, TH^^E- 

noAi. 





393 



Didrachme. 

Coll. Maddalena*, 7 gr. 44. 



iSL. 15—30. 



393. — Tête de Pallas à dr. 

1^ Taureau androcéphale courant à dr., la Jambe gauche flé- 
chie; au-dessus, MEOPOUT^. 
Didrachme de style très barbare. i^. 15 — 30. 

Coll. Sambon* (Paris), fourré. — Garelli. 



e) Tète de Pallas. i^ Victoire couronnant le taureau androcéphale 

(Vers 340). 

394. Tête de Pallas à dr., coiffée d'un casque athénien à aigrette, 
orné d*une couronne d'olivier sur laquelle perche une 
chouette. 
^ Taureau androcéphale à dr., la tête de face, couronné par 



NAPLES 



213 



une Victoire qui vole au-dessus de lui ; à Texergue, NEO- 
POA... 
Didrachme. j^, 100—150. 

G. de Naples*, 6 gr. 70. 




395. — Tête de Pallas à dr., comme au ù*» précédent. 

^ Taureau androcéphale à gauche, la tête de face, couronné 
par une Victoire qui vole au-dessus de lui; à Texergue, 
A^EOrOAIT. 

Didrachme. jç^. 

Ane. coU. Garrucci. 

m. — Didrachmes au type de Thippokoiitiste de Tarente. 

396. — Tête laurée d*Apollon à dr., la chevelure bouclée ; devant, 

NEOPO. Grènetis. 
i^ Hippokontiste sur un cheval au galop vers la dr., lançant 




de la main dr. un javelot; il a le corps nu, un manteau 
court attaché à Tépaule flotte au gré du vent. 
Didrachme. JR». 300. 

C. de Naples* (CoU. Santangelo), 2 ex. doat un foarré. 

Fiorelli {Oss, 1843, pi. I, 3) a publié une monnaie analogue sur 
laquelle il a lu les lettres osques, 8E probablement au lieu de NE* 
Millingen (Cens,, p. 131) attribue ces pièces à Tan 328 av. J.-C. 
(Gfr. Tite-Live, Vlll, 27). Comparez le n« 427. 

!5 



214 NÂPLES 



iV. — Oboles et sabdivisions de la 1'® période 
(vers 450-327). 

a) Types de Gumes (450 — vers 380). — (Casque corinthien ou 
iéte de Pallas au casque corinthien. — Coquille bivalve. — 
Dauphin et roue). 

S97. — Tête de Pallas à dr., coiffée du casque corinthien ; devant, 
^E (a) ou derrière, M (*)• Cercle. 
1^ Coquille bivalve (pointe à g.) ; au-dessus, tf. Grènetis. 
Obole. A«. 10—20. 

(a) C. de Naples (Fiorelli, 969), gr. 52. — (6) C. de France, gr. 57. 

398. — Casque corinthien (visière k dr.). Cercle. 

^ Coquille bivalve (pointe à g.); au dessus, H {a) ou NE{à). 

1/6 d'obole. A*/». 10-20. 

(a) Coll. Santangelo, Fiorelli (mon. ined. I, 3), gr. 10. — (6) C. de 
France, gr. 07. 

399. — Tête de femme à dr., la chevelure ceinte d*une bandelette. 
i\ Coquille (pointe à dr.); au-dessus, ^E* 

1/6 d'obole. R.^/K 10-20. 

C. de Londres, gr. 09. 

400. — Tète de Pallas à dr., coiffée du casque athénien. 
^ Coquille (pointe à g.) ; au-dessus, ^EO- Grènetis. 
1/6 d'obole. 

C. de France (Luynes), gr. 10. 

401. — Dauphin à dr. 

i^ Roue ; globules dans les interstices. 
1/4 d'obole. JSL*/^. 10—15. 

C. de Londres, gr. 14. 

402. — Tête de Pallas à dr. 

^ Roue avec des globules dans les cantons. 

1/4 d'obole, iSL*/*. 5— 15. 

G. de Londres, gr. *16. — Fouilles de Piedimonte d'Alife (Dressel, 
Hisl.elc, Auf8(U»e fur E. Curliuf^ 1884.\ gr. 20, gr. 123 (c«) et gr. 10. 



NAPLES 215 



b) Types d'oriçine Sicilienne (450 — vers 360). Prolomé du tau- 
reau androcéphale (Gela) — X et légende (Eryx). 

403. — Tête de Pallas à dr., coiffée du casque corinthien ; devant, 
3li ; derrière, O- Quelquefois grènetis ou cercle. 
i| Partie antérieure du taureau androcéphale, à dr., dans 
l'attitude de la nage (voyez les lilrae de Gela). La coupure 
du corps est ornée de globules (i) ; légende : n03N (l'N au- 
dessus du taureau ; 03 devant et n dessous). 
Obole. iSL^ 10—20. 

G. de Londres (16), gr. 53. — G. de France* (Luynes), gr. 70. 





397 404 

404. — Mêmes types ; devant la tête de Pallas, 3^ ; derrière, O; siu 

^9 03V\ (l'N derrière, EO devant la protomé du taureau). 
Cercle des deux côtés. 

Obole; A*. 10-20. 

G. de Londres (17), gr. 61. 

405. — Mêmes types; devant la tête de Pallas, 3^t derrière, O; 

au 1^, au-dessu9 de la protomé du taureau androcéphale, 
traces d'inscription (NEO ou UEO?) 
Obole. Ai-**/MO— 20. 

G. de Berlin*, gr. 62. 

406. — Tête de Pallas à dr., comme au numéro précédent; de- 

vant» 3M ; derrière, O. 
i^ Partie antérieure du taureau androcéphale à gauche ; au^ 

dessus, ^; devant, 3 (3M)- 
Obole. A4-»*/î. 10-20. 

G. de Londres (19), gr. §7. 



1. Cf. Calpurnius Nemesiantis, Bucol. Ed. y Vl, 40-41 : a dorso quae ioium cir- 
cuit aNum. Alternat vitreas lateralis cingula bal las. 



i 



216 NÀPLEà 

407. — Mêmes types; derrière la tête de Pallas, O (03>A). I*as 

d'inscription au ij. 
Obole. iSLi-i4/MO-20. 

C. de Londres (18)» gr. 61. 

408. — Même tête de Pallas à dr. Pas d*inscription. 

v( Protomé du taureau androcéphale à droite. Pas d'ins- 
cription. 
Obole. A*. 10—20. 

C. de Londres, Ogr. 61. 

409. — Tête de Pallas à dr., de style plus avancé, coiffée du 

casque corinthien à double couvre-nuque, d'où s*échappent 
des cheveux longs. Autour, 03(M) ou NEO* 





i| Protomé du taureau androcéphale, à gauche ; au-dessus, 

0J03^. 

Obole. At-n/î. 10— 20. 

C. de Berlin (136)% gr. 65. 

440. — Tête de Nymphe à dr. ; derrière, A* 

T^ Partie antérieure du taureau androcéphale à dr., dans 

Tattitude de la nage ; sur son épaule est perché un oiseau 

(héron?) se lissant les plumes; au-dessus, NE; au-dessous, 

vestiges de lettres. 

Obole. iBL* */«. 20-30. 

C. de Londres (21), gr. 65. 

411. — Tête de Pallas à dr., coiffée d'un casque athénien à 

ailerons, 
ij Protomé du taureau androcéphale à gauche; au-dessus, 
NEOP. 

Obole. Jçii-4 */«. 10—20. 

G. de Londres (97), gp. 54. — Avellino, Op., II, 3, 6. 

412. — Tête de Pallas à dr. (style sévère) coiffée du casque 

athénien à aigrette et orné de laurier. 



NAPLES 217 

^ Proiomé du taureau androcéphale, à droite. Pas d'ins- 
cription. 
Obole. iîl*. 10—20. 

G. de Londres, gr. 53. 

413. — Tête de Pallas à dr., de style encore plus récent, coiffée 

du casque athénien à aigrette et orné de laurier. 
i{ Protomé du taureau androcép. à dr.; au-dessus/on03>A* 
Obole ou litra? JSi* */*. 5-15. 

G. de Londres, gr. 63 et gr. 53. — Fouilles de PiedimoDte d'Âlife 

(Dressel), gr. 65. 

414. — Mêmes types. Inscription : NEOP ou NEOPO {à) ou 

NEPOW. 
Obole ou litra ? A * */*. 5—10. 

(a) G. de Berlia (138), gr. 61. — G. de Glasgow, gr. 63. — G. de 
Londres (95), gr. 70. — (b) G. de France, gr. 12. 

415. — Mêmes types de style sommaire, quelquefois le casque de 

Pallas sans la guirlande d^olivier. 
Obole ou litra? iS. * */«. 5-10. 

G. de Berlin (137), gr. 54. — G. de France (Luynes), gr. 78. 

416. — Mêmes types; mais la tête de Pallas est tournée à gauche. 

Au i^ NEOP. 
Obole ou litra? A**/*. 

Garelli, LXXII, 2. 

417. _ Mêmes types (bon style); mais la tête de Pallas est à 

droite, tandis que la protomé du taureau est tournée à 
gauche. Inscription : NEOPO ou On03M. 
Obole ou litra? iS. * */*. 5—15. 

G. de France (Luynes), gr. 56. — G. de Naples (Santangelo) 896. 

418. — Tête de Pallas à dr., coiffée du casque athénien. 

ï{ Protomé du taureau androcéphale à droite. Inscription : 
ÎTOAITE 

G n 

^ N" 

Ob^e ou litra. Al* *^*- 15-30. 

G. de Londres (94), gr. 74. A comparer avec les no« 560-562. 

419. — Tête de Pallas à dr., coiffée du casque athénien. 



218 NAPLES 

i^ Les lettres NE séparées par le sigae X (1)> peut-être 

une marque de valeur (hémiobole). 
1/2 obole. A«/6. 15—30. 

C. de Berlin, Ogr. 28. — Miaerviai {Buil, Arch. Nap,, VI, lav.VII, 5) 

c) (Vers 400— 380). — Taureau nndroeépbale couronne 
par la Victoire. 

420. — Tête de Nymphe à dr., la chevelure ceiate d*un bandeau. 
^ Taureau androcéphale marchant vers la droite et couronné 

par la Victoire qui plane dans les airs. Sous le taureau, 
vestige de lettres; à l'exergue, IA0n03N. 
Obole. JSi«» 3/*. 30-50. 

C. de Berlin (i4i), gr. 63. 

d) (Vers 380-340). — Types imités de Terina. 

421. — Tête de Nymphe à dr., la chevelure tlôf tante; devant, 

^EOPOAITHI. 

i^ Nymphe assise à gauche, tenant un caducée (?) de la main 
g. abaissée et une couronne (?) de la main dr. posée sur le 
genou. 

Obole ou liira. A'-» V». 15-40. 

G. de Berlin (450-152), gr. 73; gr. 65; gr. 50 (c«). — C. de 
France, gr. 74 et Coll. Luynes, gr. 70. — C. de Naples Quelques 
auteurs ont décrit à tort la tête de l'avcrit comme celle d'Hercule. 

422. — Tète de jeune dieu fluvial, à dr., une corne au front et 

une bandelette autour des cheveux. \u pourtour, ^ EP 





El 00 S (commençant près des lèvres et finissant sous le 
menton). 

1. Voyez sur le signe X les observations de Fricdl&nder (Osk, MUnzen, p. 27) et 
de Dressel {Hist. und pkiL Aufsdtze filr E Cw^tins, p. 252). On trouve ce signe 
sur des monnaies d'AUifae et de Fistclia ; mais déjà avant, en Sicile, sur des monnaies 
d'Eryx. 



NAPLES 219 

^ Nymphe ailée, assise, à dr., sur une urne renversée, les 
ailes éployées, se retournant et levant la tète; au pourtour, 
N EO TOUTE $ (commençant près de l'aile, à g.) 

Obole. iS.i-i3/4. 15_40. 

C. de Naples gr. 61 et Coll. Saataogelo (895), 0,67 et 0,13. — C. de 
Berliu* (153-155), gr. 66; gr. 62 el gr. 50 (c*). — Ane. Coll. Gar- 
rucci. — PhUipseD.O gr. 58. — L'iascripllon ^EPEIOO^ a élé lue 
correctement pour la première fois par Garrucci, Bull, Arch, Nap.^ 
1852, n. 3. La légende est presque toujours effacée ou hors du flan. 

é) (Vers 350 — 340). — Types imités des monnaies d'Acarnanie. 

423. — Tète virile imberbe, laurée (Apollon?), à dr. 

i{ Tète de face du taureau androeéphale (l'Achéloos), les 

cornes parées de bandelettes (infulae); au-dessus, NEO- 
Obote. A*. 15—40. 

G. de Berlin (142), gr. 68. — Coll. Santangelo (Naples), 920-921. 

424. — Mêmes types; inscription^ NE. 

Obole. A»/*. 15—40. 

G. de Londres (44), gr. 67. Avellino, Op., III, pi. 3, n. 8. 

425. — Mêmes types, sans inscription; les cornes de l'Achéloos 

dépourvues de bandelettes. 
Obole. A». 15-40. 

G. de Londres (45), gr. 59. 

426. — Mêmes types; derrière la tête d'Apollon et au-dessus de 

celle de l'Achéloos, un X- 
Obole. JSl*. 15-40. 

G. de Naples. Garelli, LXXX, 144. 

f) (Vers 340-327). - Types imités de Tarente. 

427. — Tête virile imberbe laurée (Apollon) à g.; quelquefois der- 

rière, O (style très gracieux). Grènelis. (Comparer avec le 
didrachme au type de Ihippokontiste, n° 396). 
ij Hercule à genoux, àdr. (les deux genoux en terre), étrei- 
gnant dans ses bras le cou du lion qui essaye de le mordre; 
dans le champ, la massue; au pourtour, NEOnOAITHN 
(la dernière letlro à Texergue). 



220 NAPLE8 

Obole. A**«. 5— 15. 

C. de Berlin* (148), gr. 59. 

428. — Même tête à dr., de style différent. 

1^ Hercule à genoux à gauche (les deux genoux en terre) étrei- 

gnant le lion. 
Obole. A*-* */«. 5-15. 

G. de Berlin (147), gr. 59. — C. de Londres (140, gr. 59. 

429. — Tête virile imberbe à dr. (cou massif, traits énergiques, 

cheveux courts ceints d'une couronne de laurier — 
Hercule?); quelquefois, derrière le cou, A* 

v{ Hercule à genoux, àdr., (les deux genoux en terre), étran- 
glant le lion; dans le champ, la massue; au pourtour, 
NEOrOAITON. 

Obole (joli style). A** */t. 5-15. 

C. de Berlin (145), gr. 56 et (146), gr. 44. — G. de France 
(Luynes). gr. 70. 

430. — Tête virile imberbe laurée, à dr.; devant^ quelquefois,^. 
.i{ Hercule àgenoux^à dr., (seulement le genou dr. en terre)^ 

étreignant le lion; dans le champ, la massue; au pourtour, 
NEOrOAlinN. 
Obole. jSLi */«. 5-15. 

G. de Berlin (144), gr. 51. — Phllipsen, gr. 50. 

431. — Tête imberbe laurée à dr.; devant, NEOPOAITON. 
^ NEOn Hercule étouffant le lion; à t'exergue NV* 

Obole. JSii */*. 5—15, 

Collection Sambon, gr. 53. •» Milllogeo, Ane. Gr, CoinSf pi. 1, 6. 

432. — Même tête à dr. Gros grènetis. 

^ 3kl Hercule à genoux, à dr., étranglant le lion; dans le 

champ, la massue. 
Obole (style sommaire). jçii i/«, 5—15, 

C. de France (Luynes), gr. 52. 

433. — Tête virile imberbe À g. ; derrière, une pousse d'olivier 

(comparer avec le n*» 337). 
i^ Hercule à genoux à dr., étouffant le lion; au pourtour, 
inscription défigurée iS^OAIIIA^I (style sommaire). 



NAPLES 


221 


Obole. 


A* */î. 5-15. 


C. de Berlin (149), gr. 48. 





434. — Tête, à g. ; quelquefois, derrière, Y. Grènetis. 

^ Hercule à genoux à dr. (derrière, massue) étouffant le lion . 

Au pourtour, (NEjOPOAIT. Grènetis. 
Obole. Al i/i. 5—15. 

C. de FraDce (Luynes), gr. 50. — C. de Naples, 1098 et Santangelo, 

917. — C. de Londres (138 et 139), gr. 56 et gr. 38. 

DEUXIÈME PÉRIODE 

(325 — vers 241 av. J.-G.). 

Le « Foedus Neapolitanum ». — Commerce maritime et rela- 
tions avec la Sicile. — Apogée du style gracieux. — Rapide dé- 
cadence artistique. 

I. > Didrachmes au type de la tète de Nymphe tournée à droite. 

(Vers 325-280) 

435. — Tête de femme à dr., la chevelure bouclée et ceinte d'un 

bandeau (joli style, traits fins, cou effilé); derrière, une 

grappe de raisin; sous le cou, un épi, 
^ Taureau androcéphale marchant à dr., la tête de face, 

couronné par la Victoire qui plane dans les airs; sous le 

taureau, une feuille de lierre\ à Texergue, NEOPOAITHI. 

Didrachme. - N.^ */«. (pi. III). 10—30. 

C. de Londres (u* 49), 7 gr. 48. — G. de Glasgow (19), 7 gr. 49. — 

C. de Milan, 7 gr. 48. — Carelli (Avellino, Adn., n« 100), 7 gr. 44. 

436. — Mêmes types et même légende; derrière la tête de la 

Nymphe, une grappe de raisin. Pas de symbole au i{. 
Didrachme. A* */*. 5—15. 

Coll. Sambon. — C. de France, 7 gr. 45. 

437. — Tête de femme à dr., semblable à celles des n<" 4:i5 et 436 

(traits fins et maniérés, avec un sourire gracieux); der- 
rière, une grappe de raisin; sous le cou, AI0<t>AN0Y2, en 
très petits caractères. 



222 



NAPLES 



^ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire; à 
l'exergue, NEoPOAITHI {a) ou NEOPOAITHn {sic) (b). 

Didrachme. iSL* */*. 5—15. 

(a) C. de France, 7 gr. 55. — C. de Glasgow (15), 7 gr. 35. — G. de 
Naples, 7 gr. 30 et 7 gr. 47. — (6) C. de Naples (Saolangelo). 

438. — Mêmes types; même symbole. Sous le cou de la Nymphe, 
AIO<t>ANOYZ; au revers, sous le taureau, le monogr. p 
(n et A); à Texergue, NEOPOAITHI {a) ou NEOPO- 
AITHn (sic) (6). 
Didrachme. iÇL* W2. 5—15. 

(a) C. de Berlio (30 et 31), 7 gr. 48 et7 gr. 59. — C. de Londres (47), 
7 gp. 56. — C. de Naples. — Coll. SanlaDgelo (984). — C. de Glasgow, 
6 gr. 83. — (b) C. de Naples (Santangelo}, 974. 



439. — Mêmes types; le nom AI0c|)AN0Y2 tnanque. 



Didrachme. 

c. de France*, 7 gr. 33. 



jSl**/2. 5-15. 





440. — Mêmes types; même symbole. Sous le cou de la Nymphe, 

AIOOANOYZ; au revers, sous le taureau, AI; devant, OE; 
à Texergue, NEOPOAITHZ ou NEOPOAITflN (Carelli). 
Didrachme. JSL* '/*. 5—15. 

G. de Naples (Santangelo), 975, 976. 

441. — Mêmes types; même symbole. Manque le nom AIO<t>A- 

N0Y2. Au i^, sous le laureau, AI; devant, OE; à Texergue, 
NEOPOAITHI (a) ou NEOPOniTHI {sic) {b), 
Didrachme. iSL* «/2. 5_20. 

(a) C. de Glasgow (36j, 7 gr. 17. — (b) C. de France, 7 gr. 20. — 
C. de Naples (Santangelo), 977-8. 

4i2. — Tête de femme à dr., semblable à celle des n°« 435-441 ; 
derrière, une grappe de raisin; sous le cou, NEOPOAITHZ. 
i^ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire; à 
rexergue, NEOPOAITHI- 



NAPLES 223 

Didrachme. f^* 1/2. 20—30. 

C. de Londres (46), fourré. — Carelli, LXXVI, 79. 

443. — Mêmes types; même symbole. Sous le cou de la Nymphe. 

NEOPOAI; au revers, sous le taureau, PA en monogr.; à 
Texergue, NEOPOAITHd). 
Didrachme. iïL* «/^ 20—30. 

C. de Naples (Santaagelo, 973), 7 gr. 12. 

444. — Mêmes types; même symbole. Sous le cou de la Nymphe, 

NEOPOAIT; au revers, sous le taureau, p; à Texergue, 
NEOPOAITAI. 
Didrachme. /SL* */i. 20-30. 

G. de Berlin (29), 6 gr. 94. 

445. — Mêmes types; même symbole. Sous le cou de la Nymphe, 

NEOPOA?; au revers, sous le taureau, PA en ligature, 
à l'exergue, (NEOP)OAITEZ ou NEOPOAITfîN. 
Didrachme. iSL* «/«. 20—30. 

G. de Naples (SaDtangelo), 985 et 986. 

4i6. — Tête de femme àdr., semblable aux précédentes, mais de 
dimension plus grande; derrière, une grappe de raisin; 
sous le cou, O- 
i^ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire; 

sous le taureau, O; à Texergue, NE0P0AITH2. 
Didrachme. iS.* »/«. 5—20. 

c. de Naples (SaataDgelo) 979-80, 7 gr. 38. — G. de Londres (54), 
7 gr. 17. — G. de France, 7 gr. 10. 

447. — Tête de femme à dr., parée de bijoux, la chevelure 

bouclée et ceinte d'un bandeau; derrière, un canthare, 

souvent sous le cou, AI* 
1^ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire qui 

plane dans les airs; à Texergue, sous une ligne perlée, 

NEOPOAITH2 en 1res petits caractères. 
Didrachme. A* V2. 3—15. 

G. de Londres (50), 7 gr. 35. - G. de Berlin (32-34), 7 gr. 45; 

7 gr. 10 (fourré) ; 7 gr. 47. -- G. de Naples (1008-9). — Coll. Santan- 

gelo (945-58). — G. de Milan, 6 gr. 78. - G. de Glasgow (20), 7 gr. 18. 

— G. de France, 7 gr. 35. — Garelli, LXXVI, 80. 

4i8. — Tête de femme à dr., comme celle du n" précédent; mais 



224 • NAPLES 

de dessin légèrement différent; derrière, un aigle; sous le 

cou, AI ; devant, une couronne. 
i\ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire qui 

plane dans les airs; au-dessous, un dauphin] devant, AOî 

à Texergue, NEOrOAITHL 
Didrachme. iÇi**/^3-15. 

C. de Berllu (35-36), 7 gr. 20 et 7 gr. 41. — G. de Londres (55), 

7 gr. 50. — C. de Naples (1058). — Coll. Sanlangelo (936-66), 7 gr. 52 etc. 

— G. de Milan, 7 gr.43.— C. de France, 7gr. (c*). — Carelli, LXXIV, 60. 

449. — Tête de femme à dr., semblable à celle du n° précédent; 
derrière, pileus; souvent devant, H ou 2H (Carelli). 
^ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire qui 

plane dans les airs; au-dessous, ^ (a) ou 'f [à) ou H^ (c) ; 

à l'exergue, NEOnOAITHI et quelquefois, NEOrOAITfiN. 

Didrachme. iÇL* «'2. 3—15. 

[a) G. de Londres (76), 7 gr. 47. — C. de Naples. — Coll. Santangelo 

(994-99). — (6) G. de France, 7 gr. 40. — C. de Berlin r54), 7 gr. 21. 

— C. de Londres (77), 6 gr. 95. — (c) C. de Berlin (35), 7 gr. 12." 




450. — Tête de femme à dr., semblable à celle du n** précédent. 

Aucun symbole. 

ij Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire qui 
plane dans les airs; entre les jambes du taureau, OA YM 
PI; àFexergue, NEOPOAITHI. 

Didrachme. N^^ »/2. 5—20. 

C. de Londres (53) fourré. — C. de Naples (1035-36). — Coll. San- 
tangelo (1093-94). — C. de Berlin (37), 7 gr. 39. — C. de France, 
7 gr. 15 (fourré). 

451. — Tête de femme à dr., comme celle du n® précédent, mais 

de style différent; sous le cou, OA- 
ij Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire; 

entre les jambes, O AY M; à Texergue, NEOPOAITHI. 
Didrachme. i^* */*. 5—20. 



NAPLES 



2â5 



C. de Londres (51), 6 gr. 98. — C. de Naples ({037-38). — Coll. 
Santangelo (1095). — G. de France, 7 gr. 10. — Carelli, LXXIIl, 40. 

452. — Tôle de femme à dr., semblable à celle du n° 449; derrière, 

AE. 
^ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire; 

sous le taureau, AI; à Texergue, NEOPOAITHZ . 
Didrachme. JÇL* V2. 5—15. 

c. de Londres (56), 7 gr. 61. — C. de Naples (Sautangelo), 1091-2. 

453. — Tête de femme à dr., parée de bijoux^ semblable à celle 

du n° précédent. 
1^ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire; 

sous le taureau, a; à l'exergue, NEOPOAITfîN. 
Didrachme. iSl* V^-s. 5—15. 

C. de Berlin (72), 7 gr. 32. 

454. — Tête de femme à dr., semblable à la précédente, mais de 

dimension plus grande; derrière, une grappe de raisin. 
^ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire; à 

Texergue^ NEOPOAIT... (A comparer avec le n® 446.) 
Didrachme. iîL* «/^-s 5—15. 

C. de Berlin (66), 7 gr. 52. 

455. — Tête de femme à dr., presque identique à la précédente; 

autour, quatre dauphins qui se pourchassent (ce type est 
copié des monnaies de Syracuse). Grènetis. 




i^ Taureau androcéphale à dr.^ couronné par la Victoire qui 
plane dans les airs; à l'exergue, NEOPOAITHI («) ou^ 
NEOnOAITfîN {à). 

Didrachme. B.^ ^-i/î, 5^15. 

(a) Philipseu, 6 gr. 94. — (6) C. de Berlin 116-119), 7 gr. 30; 7 gr. 48; 
7 gr. 52; 7 gr. 42. — G. de Londres (9), 7 gr. — G. de Glasgow (74), 
7 gr. 18. — C. de Naples 988-89 et Coll. Sautangelo, 922-26. — Trou- 
vaille de Bénévent (Evans), 7 gr. 28. — C. de France. 



226 NÂPLES 

456. — Mêmes types qu'au n* précédent; sous le taureau, AI ; 

devant, ©E; à Texergue, NEOrOAITHI ou NEOPOAI- 

THN (Carelli). 
Didrachrae. iSL* W^-s 1/2. 5—15. 

C. de France, 7 gr. 17 et Luynes, 7 gr. 55. — C. de Berlin (106-8), 
7 gr. 41; 7 gr. 52; 7 gr. 53. — C. de Naples 990 elSantnngclo, 927. 

457. — Mêmes types; sous le taureau, seulement OE; à Texergue, 

NEOnOAITON. 

Didrachme. jçi* «/^-s. 5—15. 

C. de France. — C. de Berlin (109-110). 7 gr. 37; 7 gr. 36. — C. de 

Londres (89), 7 gr. 34. — C. de Glasgow (75 et 76), 6 gr. 89 et 7 gr. 53. 

— G. de Naples (Coll. Santangelo) 928-33. — Trouvaille de Bénévent 

(Evans), 7 gr. 32. 

458. — Mêmes types; sous le taureau, OYIA(Wou); à Texergue, 

NEOPOAITflN. 

Didrachme. A* «/«-s 1/2 (pi. III). 5—15. 

C. de France, 7 gr. 25. — C. de Berlin (111-115), 7 gr. 28 ; 7 gr. 51 ;• 
7 gr. 52; 7 gr. 50. — G. de Londres (90 et 91), 7 gr. 75 et 7 gr. — 
C. de Glasgow (77 et 78), 6 gr. 94. — C. de Naples, 991. — Coll. San- 
tangelo (934-44). — Coll. Sambou (2 ex. avec traces d'une autre 
légende effacée sur le coin même), 7 gr. 25 et 7 gr. 50. 

459. — Mêmes types; sous le taureau, le nom OutXXiou en deux 

lignes boustrophédon : qy! A ' ^ ^'®^®^8U®> NEOPO AITÛN- 

-Didrachme. ^^, 20—40. 

Imhoof-Blumer, Wiener Numism. Zeilschr,, XVIIE (1886), p. 227 s. 

460. — Tête de femme à dr., diadémée, la chevelure bouclée; 

derrière, une petite statue d'Artémis, de face, tenant de 
chaque main une torche; sous le cou, APTEMI ou APTE 
(ApTîiJL{oj ou mieux ApiefAiScipou). Grènetis. 

i^ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire; 
sous le taureau, N ou M; âi 1 exergue, NEOnOAITnN(a) 
ou NEnPOAITnN(ô) (Les didr. avec FNAIOY ont aussi 
NEfinOAITHN). 

Didrachme. iîi* */2-5. 5-20. 

(a) G. de Londres, 7 gr. 40. — G. de Naples (1056). — Goll. Santan^ 
gclo (1065-66;. — G. de Glasgow (24 cl 25), 7 gr. 46 et 7 gr. 26. — 
Trouvaille de Bénévebt (Evans), 7 gr. 33. — G. de France (Luynes), 
7 gr. 02. — (6) G. de France, 7 gr. 28. — G. de Berlin (39 et 40), 
7 gr. 25 ; 7 gr. 27. — 11 existe un coin de Becker. 



NAPLES 



227 



46i. — Mêmes types; sous la tête, APTEMI; au revers, sous le 
taureau, 0È et à l'exergue, NEOrOAITHN. 
Didrachme. iÇL* */2. 3—15. 

C. de Londres, 7 gr. 25. — Trouvaille de Béuéveut (Evans), 7 gr. 32. 
— Les monnaies no» 460 et 461 étaient à F. D. C. dans la trouvaille 
de Bénévcnt décrite par. Evans (Horscnien of Tarentam App. A.)i 
Evaas croit que ce trésor a été enfoui vers 310 av. J.-C; je propose 
les premières années du iu« siècle, c'est-à-dire pendant la guerre 
entre Rome et les Samnites, et i*invasiou du Samnium de 294 à 291 
av. J.-C. 

462. — Mêmes types et même symbole; sous la tôle, APTE ou 
APTE; au revers, sous le taureau, TTYT en ligature; à 
l'exergue, NEOnOAITHN. 





462 

Didrachme. ^* *!'. 3-15. 

c. de Berlin (41), 7 gr. 34. — G. de Naples (1039-1040). — Coll. Sau- 

tangclo (1063). — C. de France, 7 gr. 42. — C. de Glasgow (26), 7^r. 33. 

463. — Tête de femme semblable à celle du n» précédent; sous le 

cou, APTEM, APTEMI ou APTEMI A; derrière, un osselet. 

1^ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire; 
sous le taureau, OE; à Texergue, NEOrOAITflN. 

Didrachme. ^* */*-^ 3-15. 

c. de Londres (58), 7 gr. 25. — G. de Naples (1022). — Coll. San- 
langelo (989-91). — Coll. Sambôn*. — Garrucci a lu sur un exem- 
plaire de sa collection APTEMlOYî je doute de l'exactitude de 
cette lecture. 

464. — Tête de femme semblable à celle du n*» précédent; 

derrière, un osselet, 
i\ Taureau androcéphale à dr., battant le flanc de sa queue, 

couronné par la Victoire qui plane dans les airs. A Texergue, 

NEOrOAITflN. 
Didrachme. ^* */2. 3—15. 

G. de Berlin (63), 7 gr. 43. — Philipsen, 7 gr. 14. 



â28 NAPLES 

465. — Tête de femme à dr. (petite et de dessin minutieux) ; der- 

rière, statuette (TArtémis courant à dr., tenant des deux 
mains un flambeau; sous le cou, rAPME(vtSo^)t en très 
petits caractères et suivant la tranche de la coupure du cou. 
i^ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire qui 
planedanslesairs. Sous le taureau, ixne abeille ',èi l'exergue, 

NEOnOAITHN. 

Didrachme. JÇL* V^ (pi. 111). 10-30. 

C. de France, 6 gr. 9!. — C. de Londres (13), 7 gr. 41. — C. de 

Berlin (42 et 43), 7 gr. 04 et 7 gr. 33. — C. de Glasgow (39), 7 gr. i6. 

— Trouvaille de Bénèvent (T. B.), 7 gr. 15. — C. de Naples, Coll. 

Santangelo (107i-3). — Philipscn, 7 gr. 02. 

466. — Tète de femme à dr., (très petite, traits excessivement 

fins, style maniéré) ; derrière, une statuette d'Artémis courant 
à dr. et tenant un flambeau; sous le cou, XAPh 

i^ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire qui 
plane dans les airs; sous le taureau, MT (en ligature); 
à l'exergue, NEoroAITHN. 

Didrachme. f^^ */«. 5—20. 

C. de France, 7 gr. 33. — C. de Berlin (48), 7 gr. Oi. — C. de 
Londres (80), 7 gr. 38. — C. de Naples (1051). — Coll. Santangelo 
(1080). — C. de Giaegow (40) fourré. — C. de Milan, 7 gr. 22. 

467. — Tête de femme à dr., semblable à la précédente ; derrière, 

un canthare; sous le cou, XA (a) ou XAPI (^)* 




1^ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire; 
quelquefois sous le taureau, K (très petit). A Texergue, 
NEOrOAITHN. 

Didrachme. iÇL* */« (pi. III). 5-20. 

(a) G. de Londres (82), 7 gr. 52. — C. de Berlin (49) 7 gr. 02. — 

C. de Glasgow (45), 7 gr. 45. — C. de France, 7 gr. 40. — (6) C. de 

Milan, 7 gr. 47. — C. de Naples, 1006-7 et Coll. Santangelo (959-62). 

— C. de Londres (81), 7 gr. 20. — C. de Glasgow (43), 7 gr. 36. 



NAPLES 229 

468. — Tête de femme à dr., derrière, un canthare; sous le cou, 

(X)AP|. 
^ Taureau androcéphale k gauche, couronné par la Victoire; 

sous le taureau, AOY (l'osque Loukies; cfr. le n* 483). 
Didrachme. , iSL* */«. 8—20. 

C. de Berlin (73), 6 gr. 38 (fourré). 

469. — Tête de femme à dr., semblable à la précédente; derrière, 

un osselet ; sous le cou X (a) ou XAPIAE {à) ou XAPIAEfl (c). 
^ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire; 

sous le taureau, K; à Texergue, NEoPoAITON- 
Didrachme. JSL* */*. 5 -20. 

(a) C. de Berlin (51 et 52), 7 gr. 21 et 7 gr. 34. - C. de Glasgow 
(42), 7 gr. 28, — (6) G. de France, 7 gr. 20. - C. de Glasgow (41), 
7 gr. 19. — (c) C de Milan, 7 gr.36. — Carelli a la sur deux exemplaires 
(LXXV, 70 et 73; p. 24 et Adn.)j XAPIAEnZ* 

470. — Tête de femme à dr. ; derrière, un canthare; sous le cou, 

Al ou AI. 
j( Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoice; 

sous le taureau, Bl; à l'exergue, NEOrOAIT(nN). 
Didrachme. A* ^/*. 5—15. 

G. de Berlin (50), 5 gr. 86 (fourré). — C. de Glasgow (22), 7 gr. 26. ' 

— Carelli, LXXVII, 100. Adn. 77 et 78, poids 7 gr. 39 et 7 gr. 49. 

471. — Mêmes types; derrière la tête, une amphore. 
Didrachme. A* »/2. 5— 15. 

G. de Glasgow (23), 6 gr. 94. 

472. — Tête de femme à dr. ; derrière, une grappe de raisin; 

devant XA en ligature ou X; sous le cou, 2TA. (On a sup- 
posé une concordance entre le symbole (oraipuXiQ) et le nom 
2TA-** qui est plutôt un nom osque). 

^ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire qui 
plane dans les airs; quelquefois, sous le taureau, K ou 
YA (?) en ligature. 

Didrachme. A* */î-s. 5-20. 

G. de Berlin (44 et 45), 7 gr. 38 et 7 gr. — C. de Naples (1003-1005). 

— Goll. Saalaagelo (981-83). — C. de Milan, 7 gr. 31. — C. de Glas- 
gow (27), 7 gr. 36. — G. de France, 7 gr. 

16 



230 



NAPLES 



473. — Tête de femme à dr. ; devaut, ^ ; derrière, une statuette 

(VArtémis courant à dr. et tenant devant elle un flambeau. 

ï{ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire; 
sous le taureau, P ; à l'exergue, NEOPOAITflN. 

Didrachme. ^ iS.**/^-«. 3-15. 

C. de Londres (60), 7 gr. 22. - G. de Berlin (53), 1 gr. 29. — C. de 
Naplea (1023-4). — CoU. Sanlaagelo (1074-78). - Le G. de Berlin pos- 
sède un exemplaire à ce type portant une forte impression d'un poinçon 
rectangulaire qui contient les lettres 3A0- 

474. — Mêmes types; devant la tête, A ou >P ; derrière, une corne 

d'abondance (a) ou un griffon [b). \u revers, sous le tau- 
reau, p. 
Didrachme. A* */^ 3—15. 

(a) C. de Londres (61), 7 gr. 41. — C. de Naples (1025-6) et Coll. 
Santangelo (1000-3). — (6) C. de France 7 gr. 37. 





475. — Tête de femme à dr. ; devant /P ; derrière, une mas%ue. 

i{ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire; 

sous le taureau, 0; àTexergue, NEOPOAITriN. 
Didrachme. ^* '^'^ 3-15. 

c. de Londres (59), 7 gr. 20. - G. de BerUn (58), 7 gr. 27. T. B - 

C. de Naples, (1018), Fiorelli lisait : XAP. - Trouvaille de Bénévent 

(Evans), 7 gr. 35. 

476. — Tête de femme à dr. ; derrière, X ou X- 

i^ Taureau' androcéphale à dr., couronné par la Victoire; 
sous le taureau, 0; à l'exergue, NEOPOAITON sur une 
base saillante. 

Didrachme. Al* V^. 3-15. 

C. de BerliQ (62), 7 gr. 07. - C. de Londres (69), 7 gr. 34. - C. de 
Naples (1019 21). — Coll. Sautaogelo (1081-85). — Trouvaille de Béné- 
vent (Evans) T. B, 7 gr. 25. 

477. -^ Tête de femme à dr.» derrière, X» 



NAPLES 231 

ij Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire; 

sous le taureau, EYZ ou EY5 ; à Texergue, NEOnOAITHN. 

Didrachme. iSL* </«. 3—15. 

C. de Londres (67-69), 7 gr. 20; 5 gr. 14 (fourré); 7 gr. 35. — C. de 
BerltQ (60-61), 7 gr. 48 et 7 gr. — G. de Naples (1041-45). — Coll. 
Santangelo (1086-90). — C. de Glasgow (35), 7 gr. 33. — G. de France, 
7 gr. 40 ; 7 gr. 38. Luynee, 7 gr. 20. 

478. — Télé de femme à dr.; derrière, un osselet; devant, le mo- 

nogr. ï(. 
i^ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire; 

sous le taureau, |^; à Texergue, NEOPOAITON* 
Didrachme. A* */^ 3—15. 

G. de Napies (1052-55), Fiorelli Interprète le monogr. tantôt KAPE» 
Untôt a<. — Goll. Santangelo (992). -r G. de Berlin (57), 7 gr. 54, 
Dressel lit 3(< — G. de Londres (72), 6 gr. 96. — G. de Milan, 6 gr. 82. 

479. — Tête de femme à dr. (style très tardif) ; derrière, sta- 

tuette de Pallas Promachos de face. 
^ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire; à 

l'exergue, NEOPOAITON. 

Didrachme. iÇL* «/«. 5—20. 

G. de Naples (989-99). — Goll. Santangelo, 7 gr. 32. — G. de France, 
7 gr. 35 (Wadd.). - Garelîi (Adn., p. 25, n» 113), 7 gr. 18. 

479 bis. — Tôle de femme à dr. ; derrière, un coq à g. 

T^ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire; 

dessous, A* 
Didrachme. -Sl*V*. 

Garelîi (LXXVII, 94). Adn., p. 25 (fonrrée), 4 gr. 61. 

Les monnaie suivantes, de style tardif^ sont anépigraphes : 

480. — Tâte de femme à dr. ; derrière, une massue. 

i\ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire qui 

plane dans les airs; sous le taureau, O* 
Didrachme. iSL* i/^. 5—20. 

G. de Berlin (103-101), 6 gr. 11 et 7 gr. (fourrés). 

481. — Tête de femme à dr.; derrière, statuette d*Athéné Pro^ 

machos à dr. (Comparei arec le n** 479). 



232 NÀPLES 

i{ Taureau androcéphale à gauche^ couronné par la Victoire 

qui plane dans les airs. 
Didrachme. A* * *. 5—20 

C. de BerliQ (105), 5 gr. 92 (fourré). 



II. — Didraefames arec tète à gauche 
(après 300-241 av. J.-C). 

482. — Tête de femme à g. ; derrière, une statuette d*Artemis 

de facey tenant de chaque main une torche \ sous le cou 

TNAIOY. 

^ Taureau androcéphale à dr.| couronné par la Victoire qui 
plane dans les airs; sous le taureau, N; ^ Texergue, NEfl' 
POAlinN [sic). (Comme au no 460). 

Didrachme (style sommaire). A**/*-*. 20— 50< 

G. de Londres (106), 7 gr. 30. — G. de Berlin (78), 6 gr. 91. — G 
de France. 

483. — Tête de femme à g. ; derrière, EY- 

i\ Taureau à face humaine allant à g., couronné par la Vic- 
toire qui plane dans les airs; sous le taureau, AOY 
(l'osque Loucies); à l'exergue, NEOPoAITnN. 

Didrachme. A* ^Z^-»- 5^20* 

C. de Londres (63), 7 gr. 35. — C. de Berlin (74-75), 6 gr. 90 et 7 gr. 
21. — G. de Glasgow (47), 7 gr. 36. — G. de France, 7 gr. 20. — G. de 
Milan. — G. de Naples Santangelo (1060-62). — Garelli, LXXIII, 38. 

484. — Tête de femme à g. ; derrière, TAP; sous le cou, EYî. 

i\ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire qui 
plane dans les airs; sous le taureau, EPI; à l'exergue, 
NEOPOAITHN) quelquefois sur une base saillante. 

Didrachme. jçl* */«. 3—15. 

G. de Berlin (79) 7 gr. 10. — G. de Londres (66), 7 gr. 27. — G. de 
Naples (1085). — GoU. Santangelo (1056-57). — G. de Glasgow (72), 
7 gr. 26. — G. de Milan. — Garelli, LXXIII, 34. 

485. — Mêmes types; derrière, EYZ; sous le cou, TAP. 

if Sous le taureau, EPI ; à Texergue. NEOPÛAITHN, souvent 
sur une base saillante. 



MAPLES 



Didrachme. 



233 
J5L * »/*. 3-15. 



C. de Londres (64-65), 1 gr. 06. — C. de Naples (i086). - Coll. San- 
tangelo (1058-59). — C. de Glasgow (73), 7 gr. 39. — Comparez avec 
lea no« 476 et 477. 




486. — Tête de femme à g.; derrière, WE; sous le cou, X (Voyez 

ces sigles sur une monnaie de bronze n® 634). 
i^ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire qui 

plane dans les airs; sous le taureau, \i; à Texergue, NEO- 

rOAITHN. 
Didrachme. A* «/*. 5—20. 

G. de Londres (83), 7 gr. 36. 

487. — Tête de femme à g.; sous le cou, X; derrière, statuette 

de Pallas Promachos. 
1^ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire; 

sous le taureau, U; à Texergue, NEOPOAI(TflN). 
Didrachme. B.* */*. 5—20. 

C. de Naples (Santangelo Kll). 





488 

488. — Tête de femme à g.; derrière, Bl ou B; sous le cou sou- 
vent, M (ces sigles se retrouvent sur les monnaies de 
bronze n'^- 590, 591, 596). 
i\ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire; 
sous le taureau, E; à Texergue, NEOPOAITnN- 



. 234 . NAPLES 

Didrachme. iSl * */î. 3—15. 

C. de Naples (1081). — G. de Londres (71), 7 gr. 35. — G. de Glas- 
gow (fourré). 

488 bis. — Têle de femme à g. ; derrière, chapelet ((rcé|ji.iJLa SeXiptyiv). 
i\ Taureau androcéphale à dr. ; couronné par la Victoire; à 

rexergue, NEOnOAITHN. 
Didrachme. A* */*. 3—15. 

Carelll, LXXVl, 9i et Adn., n» 137, 5 gr. 44. 

489. _ Tête de femme à g. ; derrière, un terme ithyphallique. 

1^ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire; 

sous le taureau, CI ; à l'exergue, NEOnOAUnN (voyez 

cette même sigle CI ou CIBI sur les bronzes n*" }. 
Didrachme. A* */*^. 3—15. 

G. de Naples (1075). 

490. — Tête de femme à g. ; derrière, Hellé sur le bélier {f) (a), ou 

un trophée (ft), ou un bouclier ovale (c). 
i| Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire; à 

l'exergue, NEOnOAUnN. 
Didrachme. iSi* */*. 3—10. 

(a) G. de France, 6 gr. 30. — (6) Garelli, 84. — (c) Carelli, 87. 

491. — Tête de femme à g.; derrière, un terme barbu. 

^ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire; à 

l'exergue, NEOnOAimN. i 

Didrachme. JSl**/«. 3— 10. ' 

G. de France, 7 gr. 22. — G. de Naples (Santangelo 1042). 

{ 

Vers 272 eurent lieu les émissions suivantes (n** 492-500) d'un 
dessin presque immuable et portant toutes au ^ la sigle Bl et 
l'inscription NEOnOAITflN. 

— Tête de femme à g.; derrière, un dauphin; sous le cou, 

ME- Grènetis. 
t^ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire; 

sous le taureau, Bl; à Texergue, NEOrOAITHN. 
Didrachme. iSL* «/«-s. 3— 15. 

G. de Naples (Santangelo) (1047), 7 gr. 30. — Ane. Goll. Bompois 

(Gat. 68), 7 gr. 32. 



NAPLES 



235 



493, — Mêmes types; derrière la tête, un bouclier à épisème (penta- 
gramme); sous le cou, ^. 
Didrachme. iS. 4 1/2-5. 3—15. 

<:. de Naples Santangelo (1049), 6 gr. 83. — C. de Berlin (80), 7 gr. 16. — 
Coll. Seltmann, 7 gr. 32. 




494. — Mêmes types et même style ; derrière la tète, un masque comique; 

sous le cou, IB* 
Didrachme. 4 1/2-5, 3—15. 

C. de Londres (102), 7 gr. 19. — C. de France, 6 gr. 90. — C. de 
Naples Santangelo (1048), 7 gr. 08. — Coll. Sambon (fourré). 

495. — Mêmes types et même style; derrière la lèle, une lyre. 
Didrachme. iS.* «/*-». 3—15. 

C. de Londres (101), 7 gr. 20. — C. de Berlin (8?), 6 gr. 53 (fourré). — 
G. de Naples; Coll. (Santangelo 1012), 7 gr. 11. 

496. — Mêmes types et même style; derrière la tête, Satyre ithyphal- 

lique à g.^ la main dr, étendue (cfr. le trépied du Musée de 
Naples). 
Didrachme, iSL* l/î-5. 3-15. 

C. de France. — C. de Berlin (84), 7 gr. 02. 

497* — Mêmes types ; derrière la tête, une aiguière (a), ou une amphore 
[h). Quelquefois la sigle Bl manque au i^. 
Didrachme. iS.4 1/*-». 3-15. 

(a) C. de Londres (105), 7 gr. 37. — C. de Glasgow (63), 7 gr. 15. — C. 
de Naples; (Santangelo 1050-51).— (h) Coll. Sambon. — C. de Berlin (83), 
5 gr. 32 (fourré). — C. de Glasgow (65) fourré. 



. — Mêmes types ; derrière la tête, simpulum, 
Didrachme. 



iSL*i/2-5. 3—15. 



498 bis, — Mêmes types; derrière la tète, une cuirasse. Au i^, sous le 
taureau, au lieu de BU ^^ sigle El* 
Didrachme. iSL* «/2 -^ 3—15. 

C. de Naples (SanUngelo), 1044. — CarelU, LXXYll, 110 et Adn,y no 123. 



236 NAPLBS 

499, — Mêmes types ; même style, quelquefois de dessin sommaire 
(voyez la gravure) ; derrière la tète, un éléphant à g. 
Didrachme. A* «/*-5. 8— 20. 

C. de Londres (103), 5 gr. 12 (fourrée). ^ C. de Naples; Coll. Santangolo 
(1017-18), 1 gr. 16 et 7 gr. 12. — C. de Berlin (85), 6 gr. 68 (bord en- 
dommagé). — C. de France (F. D. C), 7 gr. 32. — Ane. Coll. Bompois, 
7 gr. 02. 




*500. — Mêmes types ; derrière la tête, petit terme représentant un acteur 
comique, 
La sigle Bl manque au f|. 

Didrachme. iSL 4 l/î-5. 8—20. 

C. de Berlin (95), 6 gr. 91. — C. de Naples; Coll. Santangelo (1042). 

La série suivante (n^' 501-524) a presque toujours au i^ la 
sigle 12 et Tiuscr. NEOTTOAITHN; ces pièces sont souvent de 
dessin identique et ont été frappées en quantité considérable. — 
La même sigle se trouve sur un monnayage en bronze excessive- 
.ment copieux indiquant une convention commerciale entre Naples, 
Gales, Suessa, Teanum et Aesernia. 

501. — Tête de femme à g., diadémée et parée de bijoux, la che- 

velure bouclée; derrière, une Victoire stéphanéphore 

prenant son vol vers la dr., sous le cou, fX (?). 
^ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire qui 

plane dans les airs; sous le taureau, |Z; à l'exergue, 

NEOnOAITHN. 
Didrachme. iSL* */2. 5-15. 

G. de Glasgow (53), 7 gr. 27. — G. de Naples (Sant., 1054-55). — 
Carelli (Adn,^ p. 25), 6 gr. 72. Gomparez à des monnaies de bronze 
de Calés. 

502. — Mêmes types ; derrière la tête, un trident. 

Au i{, la sigle |2 manque quelquefois sous le taureau; à l'exergue, 

NEOnOAITHN. 



NAPLBS 237 

Didrachme. J5L* */«. 3—10. 

C. de Naples (1071), Coll. Sanlangelo (1019), 7 gr. 35 (sans IZ). — C. de 

Londres (126-128), 6 gr. 73; 7 gr. 28; 7 gr. 38. — C. de Glasgow (58) fourré. 

503. — Mêmes types; derrière la tète, hippocampe (a), ou Pégase {?) à 

Didrachme. i5L*V2. 3—10. 

(a) G. de Berlin (92), 7 gr. 16. — G. de Naples (1074) ; Goll. Sanlangelo 
(1041). - (b) Garelli. 

504. ^~ Mêmes types ; derrière la tète, un aigle à g., les ailes fermées, la 

tête à dr. 
Didrachme. A* l/*. 3-10. 

G. de Londres (116), 7 gr. 36. — G. de Bedin (90), 7 gr. 31. — G. de 
Naples (Goll. Sanlangelo 1033-36), 7 gr. 33. Dans une trouvaille faite ré- 
cemment près de Naples on a rencontré ce type, déjà un peu fatigué, avec 
des didrachmes à F. D. G. de Calés. (Voyez Calés). 

505. — Mêmes types ; derrière la tête, un foudre, 

Didrachme. A* */«. 3—10. 

G. de Naples (1065). — Garelli (Adn., p. 25, n» 127), 7 gr. 39. 

'506. — Mêmes types ; derrière la tête, une lyre. 

Didrachme. JS14 1/2. 3—10. 

G. de Naples (1064) ; Goll. SanUngelo (1013-14), 7 gr. 36. — G. de 
Londres (115), 7 gr. 20. 

507. — Mêmes types; derrière la tête, un héron ou un cygne (?j. 
Didrachme. iSL*l/2. 3-10. 

G. de Naples (1066); GoU. Sanlangelo (1037), 7 gr. 15. — G. de Londres 
(114), 7 gr. 36. — C. de Glasgow (56) fourré. 

508. — Mêmes types; derrière la tête, une statuette de Pallas Promachos 

à dr, (a), ou une statuette de femme tenant une patère et une 
corne d'abondance (b), 
Didrachme. A4 i/î. 3-«io. 

(a) G. de Londres (121), 7 gr. 22. — (6) Garelli, {Adn,, p. 25, n» 111), 
7 gr. 44. 

509. — Mêmes types; sous le cou, X» derrière la tête, une statuette de 

Pallas^ la lance sur Tépaule. 
Didrachme. A*V«. 3—10. 

G. de Naples (Coll. SanUngelo 1011), 6 gr. 26. 

510. — Mêmes types ; derrière la tête, une iêie de pavot, 
Didrachme. iSl* «/«. 3—10. 

C. de Londres (121), 7 gr. 29. — Garelli, Adn., p. 25, n<» 142, 7 gr. 33. 



238 NAPLES 

5H^ _: Mêmes types; derrière la tête, an épi, 

Didrachme. iSL^V». 3—10. 

G. de Londres (118), 7 gr. 06. — G. de Berlin (87), 7 gr. 21. — G. de 
Glasgow (54), 7 gr. 10. 




512. — Mêmes types ; derrière la tète, astre à huit rayons. 
Didrachme, A* l/î. 3-10- 

G. de Berlin (86), 7 gr. 15. — G. de Naples (1083); Goli. SanUngelo 
(1046), 7 gr. 28^ 

513. — Mêmes types; derrière la tète, un buste d*Hélios de face, 
Didrachme. iSL*«/2. 3—10. 

G. de Londres (122), 6 gr. 84. — G. de Berlin (93-94), 7 gr. 34; 6 gr. 51. 
— G. de Naples (Goll. Santangelo 1030-31). — Garelli, Adn., n» 12o, 7 gr. 39. 

514. — Mêmes types; derrière la tête, une aile, 

Didrachme. A^ Vi. 3-10. 

G. de Naples (1081). — G. de Londres (133), 7 gr. 30. — Garelli a lu au 

revers d'une de ces pièces, A Y2 î celle lecture est évidemment incorrecle. 

515. — Mêmes types; derrière la tête, un petit terme. 

Didrachme. iSL* */». 3—10. 

G. de Naples (1082). — Garelli, Adn,, p. 2o, n- H5, 7 gr. 28. 

516. — Mêmes types; derrière la tête, un flambeau de course, 
Didrachme. iSL4i/2. 3_10. 

G. de Londres (125), 7 gr. 33. — G. de Naples (1084) et Goll. Santangelo 
(1105). — G. de Glasgow (52j, 7 gr. 36. — Trouvaille de Naples, Gales. 

517. — Mêmes types; derrière la tête, un trépied, 

Didrachme. A ♦ i/2. 3—10- 

G. de Londres (129), 7 gr. 41. — G. de Glasgow (57), 7 gr. 26. 

518. — Mêmes types; derrière la tête, un trophée, 

Didrachme. J5l 4 1/2. 3—10. 

G. de Londres (130), 7 gr. 02. — G. de Milan, 7 gr. 12. — G. de 
Naples; Goll. Santangelo (1015-16), 7 gr. 40. 



NAPLES 230 

519. — Mêmes types; derrière la tète, un thyrse avec bandelettes. 

Didrachme. iSl*l/î. 3—10. 

G. de Berlin (89), 7 gr. 38. — C. de Londres (123), 7 gr. 31. — G. de 
Glasgow (55), 7 gr. 07. — G. de Naples; GoU. Santangelo (1020-21), 
7 gr. 36. 

520. — Mêmes types ; derrière la tête, un pentagone, 

Didrachme. A* 1/2. 3— 10. 

G. de Glasgow (51), 7 gr. 28. — G. de Naples; Goll. SanUngelo (1027) 
sans IZ* 

521. — Mêmes types; derrière la tête, un soc de charrue, 
Didrachme. Fk^ i/i. 3—10. 

G. de Naples (Goll. Santangelo), 1053. 

522. — Mêmes types ; derrière la tête, une corne d* abondance. 
Didrachme. iSl* */«. 3—10. 

0. de Londres (113), 7 gr. 28. - G. de Berlin (88), 6 gr. 63 (c«). — G. de 
Naples (1077-78) et Goll. SanUngelo (1004-7). — Trou?aiIle Naples-Galès 
(plusieurs exempl. à F. D. G.). 

523. — Mêmes types ; derrière la tête, un dauphin. 
Manque quelquefois au l( la sigle |Z, 

Didrachme. iSL i 1/2, 3—10. 

G. de Berlin (91), 7 gr. 32. — Garelli, Adn,^ n* 141, 6 gr. 98. 

524. ^ Mêmes types ; derrière la tête, un lion assis à gauche. 
La sigle |Z manque au i^. 

Didrachme. A 4 l/S. 3—10, 

G. de Naples (GoU. Santangelo), 1032. 

Les monnaies de la série suivante (525-531) ont toutes au i\ 
sous le taureau, la lettre E et à Texergue, NEOTTOAITON- 




525. — Mêmes types; derrière la tête, protomé d'un lion^ à g. 
Au ^ sous le taureau, E; à Texergue, NEOTTOAITHN. 
Didrachme. A* */*. 3—15. 

C. de Londres (108), 7 gr. 26. 



â40 



NAPLBS 



526. — Mêmes types de style différent ; derrière la tête, un canthare. 
Didrachme. iSl* «/«. 3—10. 

C. de Londres (112), 7 gr. 37. — C. de Naples. — C. de France, 7 gr. 22, 

527. — Mêmes types ; derrière la tête, épée dans son fourreau ou car* 

quois et baudrier, 
Didrachme. i5L*Vt. 3— 10. 

C. de Berlin (99), 6 gr. 96 (fourré). — C. de Londres (110), 7 gr. 06. — 
C. de Glasgow (66), 7 gr. — C. de Naples (SanUngelo), 1038-40. 

528. — Mêmes types ; derrière la tête, un trident, 

Didrachme. iSL*Vt. 3— 10. 

G. de Glasgow (67), 6 gr. 80. 

^ 529. — Mêmes types ; derrière la tête, un gouvernail. 

Didrachme. A* V*. 3—10. 

G. de Naples (1079-80). 

530. — Même types ; derrière la tête, un acrostolium, 

Didrachme. jg,* 1/2, 3—10. 

G. de Londres (111), 7 gr. 27. 

531. — Mêmes types; derrière la tête, une chouette, 

Didrachme. jç^^i 1/2, 3 lO. 

G. de Londres (109), 7 gr. 28. - C. de Berlin (100), 6 gr. 97. — G. de 
Naples et GoU. Santangelo, 7 gr. 12 et 7 gr. 10. — G. de France, 7 gr. 30. 





Les pièces de la série suivante (a** 533 à 536) ont toutes au i| 
la lettre A et Tinscr. NEOnOAITHN. 

632. — Mômes types, de style encore plus maigre; derrière la 
tête, un coq à dr. 
Au ij, sous le taureau, A; à l'exergue, NEOnOAITHN- 
Didrachme. iÇL ♦ «z*-». 5—10, 

G. de Berlin (98), 6 gr. 63. — C. de Londres (100), 6 gr. 75, 



NAPLES 241 

533. -~ Mêmes types ; derrière la tête, un cratère, 

Didrachme. iSL * */2-5, 5—10. 

C. de Naples (Coll. Santongelo), 1132. — C. de Berlin (96), 7 gr. 36. 

534. ^ Mêmes types ; derrière la tête, une fleur de lotus, 
Didrachme. iSL * U^, 5—10. 

G. de Naples (Santangelo), 1133. 

535. — Mêmes types; derrière la tête, un casque, 

Didrachme. JR 4 i/«-5. 5-10. 

G. de Berlin (97), 7 gr. 28. — G. de Glasgow. — G. de Naples (Coll. 
Santangelo) 1052. 

536. — Mêmes types ; derrière la tête, un harpon. 

Didrachme. A * t/î-5. 5—10. 

C. de Glasgow (60), 7 gr. 16. 

La monilaie suivante n'a pas d*elhnique^ elle est d'assez bon 
style, mais fourrée. 

537. — Tête de femme à g., diadémée et parée de bijoux, la che- 

velure bouclée; derrière, osselet; sous le cou, vestiges d'un 

nom. 
i^ Taureau androcéphale à g., couronné par la Victoire qui 

plane dans les airs. Quelquefois sous le taureau, N- 
Didrachme. jÇL* 4/2. 8— 15. 

C. de Milan. — C. de France, 5 gr. 70. 

III. — Drachmes (après 272 — vers 250). 

Nous trouvons sur les drachmes les sigles Bl> IZ et A» une 
seule n'a pas de sigle. 

a) Sans sigle. 

537 bis, — Tête de femme à g., parée de bijoux, la chevelure 
bouclée et diadémée; derrière, chapelet de trépied. 
^ Taureau androcéphale à dr., la tête de face, couronné par 
la Victoire 'qui plane dans les airs; à l'exergue, NE0T70- 
AITflN. (Comparez avec le didrachme n® 488 bis): 
Drachme. A3 1/2. 5^20. 

Carelli, LXXiX, 127. 



I 

I 



242 NAPLES 



à) An i^, Bl — NEOnOAITHN (no« 538 et 539 bU). 

538. — Téle de femme à g., parée de bijoux; derrière, un éléphant à g. 

Grènetis. (Comparez avec le didrachme n^ 499). 

1^ Taureau androcéphale h dr., cour, par la Victoire; sous le tau- 
reau, Bl; à Fexergue, NEOrTOAITHN. 

Drachme. A »«/«-*. 5—20. 

C. de Berlin (121), 3 gr. 22. — C. de Milan, 2 gr. 99. 

539. — Mêmes types; derrière la tê(e, un bouclier ovale (didrachme 

n<» 493). 
Drachme. Jïl 3 i/i, 5—20. 

C de Berlin (122), 3 gr. 20. 

539 bis, — Mêmes types; derrière la tête, une aiguière (didr. n» 4^7). 
Drachme. A 3 l/l, 5—20. 

Garelli, LXXIX, 132. 



c) Au i^, 12 - NEOnOAITHN (a- 540-546). 

540. — Mêmes types; derrière la tête, un dauphin (didr. n^ 523). 

Drachme. A 3 i/î. 5—20. 

C. de Berlin (123), 3 gr. 50. 

5il. — Mêmes types; derrière la tête, une cigogne (didr. n» 507). 

Drachme. A3i/î. 5-20. 

Carelli. 

542. -* Mêmes types; derrière la tête, un épi (didr. n^ 511). 
Drachme. iSL3i/î. 5—20. 

C. de Londres (119), 3 gr. 68. 

543. — Mêmes types; derrière la tête, une corne d^abondance (didr. 

n« 522). 
Drachme. A 3 1/î. 5—20. 

C. de Berlin (120), 3 gr. 46. - C. de Naples (Coll. Sanlangelo 1134). 

544. — Mêmes types; derrière la tête, un trophée (didr. n© 518). 
Drachme. A' »/«. 5—20. 

C. de Naples (Coll. Santangelo, 1135). 



NAPLES 243 

545. — Mêmes types. Aucun symbole. 

Drachme. A» i/«. 5—20. 

G. de Berlin (124), 3 gr. 38. - G. de Naples (Goll. Santangela 1129-31). 

546. — Mêmes types; derrière la tête, au lieu d'un symbole, une lettre 

d'émission, A9 By A> E* 
Drachme. A 3 i/*. 5—20. 

G. de Berlin (125 avec B), 3 gr. 14. — Garelii, LXXIX, u»» 124-126 (A- 

A, E). 



d) Au i^, A - NEOnOAITQN (n*»» 547-552). 

547. — Mêmes types; derrière la tête, une proue de navire à g. 
Drachme. iSl3 1/2. 5—20. 

G. de Berlin (126), 3 gr. 37. 

548. — Mêmes types ; derrière la tête, un cratère (didr. n» 533). 
Drachme. iSl3 i/i, 5—20. 

G. de Londres (101), 2 gr. 66 (fourré). — G. de Naples (Goll. Santangelo 
1132). 

549. — Mêmes types ; derrière la tête, un harpon (didr. n^ 536). 
Drachme. A» 1/2. 5—20. 

G. de Glasgow (61), 3 gr. 33. 




550. — Mêmes types ; derrière la tête, une fleur de lotus (didr. o« 534). 
Drachme. iSL3 i/î. 5—20. 

G. de Naples (Goll. Santangelo 1133). 

551. — Mêmes types ; derrière la tête, un masque (?). 

Drachme. i5L3 l/i. 5—20. 

G. de Berlin (127), 3 gr. 30. 

552. — Mêmes types ; derrière la tête, une clochette» 

Drachme. A3 i/x. 5—20. 

G. de Londres (137)» 3 gr. 30. 



244 NAPLES 

IV. — Trioboles (vei-s 300-282). 

.553. — Tête laurée d'Apollon à dr., devant, NEOnOAITflN 
(quelquefois la dernière lettre derrière la tête) ; sous le cou, 
lettre incertaine. 
^ Coq à dp.; derrière, X ou étoile. 

Triobole. A. 8—25. 

G. de Berlin (428-130), 1 gr. 83; l gr. 24; 1 gr. 03. — C. de Naples 
(1090) et Coll. Sanlangelo (907-9). — Carelli (Avell), i gr. 18 ; 1 gr. 38; 
1 gr. 43. -^ Coll. Seltmann. — Luyaes, 1 gr. 63. 

Gee monDaies out été longtemps en circulation et il est difficile 
d'en trouver qui soient en parfait état de conservation. 

554. — Tête laurée d'Apollon à dr. 

i^ Figure féminine (?) conduisant un bige vers la dr. 
Triobole. iR. 5-20. 

C. de Berlin (132-34), 4 gr. 11; î gr.38; 1 gr. 62. — C. de Naples 
(1092). Coll. Santangelo 910-11. — C. de Londres (93), 1 gr. 68. 





553 558 

555. — Mêmes types. 

Au l^, dans le champ, le symbole de la iriquètre, 
Triobole. iïL. 5—20. 

G. de Berlin (131), 1 gr. 48. — C. de Naples (Coll. SantaDgelo), 912-13. 

556. — Mêmes types; devant la tête d'Apollon, NEOnOAITflN. 
H Au I^, dans le champ, triquètre et à Texergue, AI* 

Triobole. iSL. 5—20 

L. Sambon (Recherches), pi. X, 18. — Carelli (Avell. )ï 1 gr. 84. 

557. — Mêmes types; devant la tête, NEOTTOAITHN- 
Au ij, à Texergue, XA- 

Triobole. jÇl. 5-20. 

C. de France. 

558. — Mêmes types ; devant la tête, NEOTTOAITHN. 
Au i^, à Texergue, PAK (1). 

1. Cfr. rinscription d'Ischia portant les noms de chefs Samnites, Paquius Numpsius 
et Mains Paculus (Mommsen, UnteritaL dialekte, Kleine inschriften, nr. XXXIX). 



NAPLE8 



Triobole. 

Coll. Sir H. Weber, 1 gr. 68. 



5245 

JR2.2 1/Î. 10-25. 



559. — Télé laurée d'Apollon à dr.; devant, NEOrOAITHN. 
Grènetis. 
v( Niké conduisant un bige au galop vers la gauche; à 

l'exergue, XA. 
Triobole (joli style). A»-* */2. 15—30. 

C. de France (Laynes), i gr. 52. ~- G. de Naples (1091). 




N* 369. 
Didrachme primitif de Neapalis. 



n 



246 



NAPLES 



MONNAIES DE BRONZE 



I. ~ Tète d*Apollon à dr. ou à gauche, i^ Protomé du taureau an* 
droc^phale à dr. ou à g. Inscriptions : NEGPOAITEnN, NEQ- 
POAETEflN («c), NEOP0AEITH {sic, Carelli), NE0P0AITH2, 
NEOPOAITHM, NEOPOAITnN et NEYPOAITfîN. 



a) 340 — vers 280. 

560. — Tête laurée (guirlande à triple rang de feuilles) d'Apol- 
lon à dr., la chevelure tombant sur la nuque et se raidis- 
sant en forme de croissant. 

i^ Protomé du taureau androcéphale à dr.^ dans Tatlitude de 
la nage; sur Tépaule du monstre, une étoile à quatre 
rayons; au pourtour, NEOP (derrière) — OAITEIl (au- 
dessus) — N (dessous). 

Fraction d'obole (style archaïstique). JE'-* et A'. 2 — 10. 

G. de Fraoce, 5 gr. 80. — C. de Londres, 4 gr. 40. — C. de Berlin, 
5 gr. 47. — Coll. Sambon, 5 gr. 30 et 4 gr. 27. — Carelli, Adn., 306, 
5 gr. 80. 





561. — Mêmes types; au i^, au-dessus du taureau, NEOH; der- 
rière, 3TI(A0). 
Fraction d'obole (style archaïstique). A^ */2. 3—10. 

c. de Londres (143;, 4 gr. TO. 



NAPLES 



247 



562. — Mêmes types. 

Au ^, NEOr — OAETEfl — N {sic). Manque Taslre sur 

l'épaule du taureau. 

Fraction d'obole (style archaïstique). /£* V*-3. 5—15. 

C. de Berlin (223), 3 gr. 67. — Carelli, Adn., n- 291 (NEOPO- 
AEITH), 5 gr. 80. 

563. — Tête d'Apollon à gauche (boucles d'oreille; guirlande à 

triple rang de feuilles), 
i^ Protomé du taureau androcéphale à dr. ; sur l'épaule, un 

aslre à quatre rayons; autour, inscription en boustro- 

phédou, NEOPO (au-dessus), ZHT (derrière), |A (sous les 

jambes du taureau). Cercle. 
Fraction d'obole (joli style). JE*. 8—15. 

C. do Milan, 5 gr. 37. - C. de Londres (147), 5 gr. 60. 





564. — Tête laurée d'Apollon à droite; cheveux retombant en 

forme de croissant^ couronne à triple rang de feuilles. 
1^ Protomé du taureau androcéphale à dr. ; sur l'épaule, un 

astre à quatre rayons; au-dessus, NE0P0AITH2- 
Fraction d'obole (joli style). & » 1/2.4 1/2 et je». 2—10. 

G. de France, 5 gr. 90. — G. de Londres (145), 6 gr. 70. — G. de 
Milan, 4 gr. 80. — G. de Berlin (223-229), 5 gr. 50 ; 5 gr. 13; 5 gr. ; 
4 gr. 43 ; 4 gr. 15. — G. de Naples et Goll. Santongelo. — Garelli, 
Adn., n«« 301-4; 6 gr.; 4 gr. 72; 4 gr. 61; 4 gr. 26. 

565. — Mêmes types, quelquefois, au-dessus de la protomé du 

taureau, un dauphin à dr. ; inscription, NEOPOAITON* 
Fraction d'obole (joli style). JE.'-*. 2—10. 

G. de France (Luynes), 5 gr. 01. — Garelli, Adn.j n^ 311, 3 gr. 54. 

566. — Mêmes types; sur Tépaule du taureau, astre à huit rayons. 
Fraction d'obole (style sommaire). JE^. 2—8 

Goll. Sambon, 3 gr. 18» 



248 NAPLES 

567. — Mêmes types; au i^, au-dessus du taureau, NEOPOAITHZ» 
écrit sur une tablette. (IL y a des exemplaire» à légeade 
défigurée). 
Fraction d'obole (bon style). jE*. 5 — 10. 

C. de Londres (146)» 3 gr. 80. 

56^. -=- Mêmes types; derrière la tête d'Apollon, A. 
Aui^, au-dessus du taureau^ NEOPOAITHZ- 
Praction d'obole (très joli style). A*. 3—10. 

C. de Berlin (224), 6gr. 01. 

569. — Mêmes types; derrière la tête d'Apollon, A- 

Au i|, au-dessus du taureau, NEYrOAITHN- (Comparez le 

n» 295). 
Fraction d'obole (bon style). &''. 3—10. 

C. de Glasgow (84), 2 gr. 42. 

570. — Mêmes types. 

Au ij, derrière la protomé, (NE)OnO; dessous, la continua- 
tion de Tethnique, AI* 
Fraction d'obole (bon style). JE^-» «/2 3—10. 

C. de Londres (i50), 2 gr. 10. 

571. — Mêmes types; derrière la tête d'Apollon, /£. 

Au i^, NE0P0AITH2» au-dessus du laureau. 
Fraction d*obole (style sommaire). JE.^-^ ^Z*-* */2. 3 — 10. 

G. de Berlin (230-231), 4 gr. 68 et 5 gr. 23. 

572. — Même tête d'Apollon à dr. 

i^ Protomé du taureau androcéphale dans l'attitude de la 
nage; sur l'épaule, partie d'un astre à huit rayons (dont 
cinq visibles); derrière, une lyre; au-dessous, des flots; 
au-dessus, NEOPOAITH2. 

Fraction d'obole (joli style). & ^ */*. 10—20. 

G. de Londres (148), 3 gr. 20. ^ G. de Milan, 4 gr. 10. ~ G. de 
France. 

573. — Mêmes types de style sommaire; inscription, NEOPO- 

MTHVlisic) ou NEOPOAITHM (Carelli). 
Fraction d'obole (style sommaire). M^. 3—8. 

G. de France (?), 2 gr. 77. — Garelli, Adn,^ n» 305, 2 gr. 56. 



NAPLES 249 

674. — Mêmes types, sans Tastre sur Tépaule du taureau et sans 
la lyre. Inscription, NEOPOAITHI. 
Fraction d'obole (très joli dessin). je*. 8 — 15. 

G. de France, 3 gr. 75. 





573 

575. — Mêmes types qu'au n» précédant, inscription : On03M- 

ZHTIA. 
Fraction d'obole (style sommaire). JÊ« */«. 2—8. 

Ck>ll. Sambon, Paris, i gr. 70. 

Cette pièce (q<> 575) montre clairement qu'on coulait le bronze 
dans des moules de pierre ayant la forme de rondelles attachées 
l'une à l'autre, et qu'au moment de la frappe on cassait l'attache. 

576. — Même tête d'Apollon k dr. (couronne de laurier à deux 

rangs de feuilles). 

i^ Protomé du taureau androcéphale à dr. ; derrière : NEO- 
POAIT; dessous, la continuation de l'ethnique HZ; au- 
dessus, un dauphin à dr. Grènetis. 

Fraction d'obole (joli style). JE. ^-^ '/2. 2-8. 

C. de BerUn (232), 4 gr. 20. — C. de Glasgow (79) 3 gr. 39. 

577. — Mêmes types sans inscription. 

Fraction d'obole (bon style). iE^ 5—10. 

G. de Londres (151), 2 gr. 90. 

578. — Mêmes types (couronne de laurier à trois rangs de 

feuilles). 
Os- NEOnOA; sous Je taureau, ITH2. 
Fraction d'obole (bon style). JE * */* ^ 2—8. 

C. de BerUn (233), 3 gr. 05. 

579. — Même tête d'Apollon (couronne de laurier à deux rangs 

de feuilles). 



250 NAPLE8 

ij Protomé du taureau androcéphale à dr., la tète de face, 
dessous, 03M; ^ E-y ^^ contiQuation de l'ethnique (OH)* 
TIA; au-dessus, uu dauphin à g. Grènetis. 

Fraction d'obole (bon style). JE ^ */«. 8—20. 

C. dd Londres (149), 4 gr. 45. 

580. —Tête d'Apollon à dr., la chevelure tombant libre sur la 

nuque (couronne à triple rang de feuilles); devant, NEO- 

rOAITHN. 
i^ Protomé du taureau androcéphale k dr.; au-dessus, un 

dauphin à dr. ; quelquefois, dans le champ, p. Grènetis. 
Fraction d'obole (bon style). JE 2 i/i-a i/î, 2—5. 

C. de Londres (180), 3 gr. 60. — Carelli, Adn,, a« 319, 2 gr. 56 ; 

1 gr. 38. 

581. — Mêmes types (souvent la couronne a deux rangs de 

feuilles) sans nom de magistrat. 
Fraction d'obole (joli style). JE «-* »/». 1—3. 

C. de Londres (188, 189 et 191), 1 gr. 75; 1 gr. 83 et 1 gr. 30. — 
C- de Berlin (242.43), 2 gr. 14 ; 1 gr. 81. - C. de Naples. 

582. — Mêmes types. 

Au if, sous la protomé du taureau, AIO* 
Fraction d'obole (très joli dessin). je* */* -^ 3-8. 

C. de Berlin (241), 3 gr. 59. — GoU. Sambon. 

583. — Même tête d'Apollon à dr.; devant, NEOnOAITHN. 
i\ Protomé du taureau androcéphale ;i dr., derrière, une 

étoile à huit rayons; quelquefois, sous la jambe g. étendue, 
a; au-dessus du taureau, un dauphin. 
Fraction d'obole (joli dessin). JE* '^^ 1—3. 

C. de Londres (190), 1 gr. 30. — Coll. Sambon, 1 gr. 55. 

584. — Mômes types; derrière la tête, K; manque au revers 

l'étoile et l'initiale. 
Fraction d'obole (joli dessin). JE* */3-» «/2. 1—3. 

C. de Berlin (214), 1 gr. 58. — Coll. Sambon, 1 gr. 34. 

585. — Mêmes types, derrière la tête, A; devant, NEOPÛAITON. 
Au ij, derrière la protomé du taureau, A. 

Fraction d'obole (joli dessin). . je* */«. 1 -3, 

C. de Milan, 1 gr. 03. 



NAPLES 251 

586. — Tète dApolloQ à dr. ; autour, quatre dauphios se pour- 
chassant. Grèoetis. 
i{ Protomé du taureau aadrocéphale à dr.; au-dessus, un 
dauphin à dr. nageant; derrière, trois globules (?). Grènetis. 
Fraction d'obole (joli dessin). jE^ V2, 3—8. 

C. de Naples (SaDtaogelo), 1156. — - Coll. Sambon. 





585 

587. — Même tète d'Apollon tournée à gauche; devant, NEOFFO- 

AITflN (de h. en b.); derrière, A ou A- Grènelis. 

^ Protomé du taureau androcéphale à gauche, dans l'atti- 
tude de la nage; au-dessus, un dauphin à g.; derrière, M; 
dessous, z. 

Fraction d'obole (joli dessin). A* y^^. 1—3. 

c. de Berlin (251), 1 gr. 45. — C. de Londres (186), 1 gr. 50. — 
Carelli, p. 28, Adn. 326-28, 1 gr. 43 ; 1 gr. 38 ; 1 gr. 28. 

588. — Même tête d'Apollon à g.; devant, NEOnOAITHN (de b. 

en h.); derrière, ^. 

i{ Protomé du taureau androcéphale nageant à droite; au- 
dessus, un dauphin à dr. 

Fraction d'obole (joli dessin). &^. 1—3. 

C. de Londres (181), 1 gr. 45. — G. de Berlin (250), 1 gr. 15. 

589. — Mêmes types; devant la tête d'Apollon, NEOrOAITON 

(de b. en h.); quelquefois, derrière, ME. 
Au i^^ derrière la protomé, 2; au-dessus, dauphin à dr. 

Grènetis des deux côtés. 
Fraction d'obole (bon dessin). JE*. 1—3. 

C. de Londres (184), 1 gr. 75. -- Carelli, p. 28, Adn. 324, 1 gr. 48. 

590. — Mêmes types; devant la tête d'Apollon, NEOTTOAITfîN 

(de b. en h.) et quelquefois derrière, ME (?)• 

Au i^, derrière la protomé, g?; au-dessus, dauphin à dr. 
Grènetis des deux côtés. 



252 NAPLES 

Fraction d'obole (bon dessin). Je*. 1 — 3. 

C. de Berlin (246-7), 1 gr. 42 ; 1 gr. 17. — C. de Londres (183), 1 gr. 18. 
-^ Coll. Sambon, gr. 67. — CarelU, Adn,, n« 331, 1 gr. iS. 

591. — Mêmes types; devant la tête d'Apollon, NEOrOAITHN ; 

derrière, ME* 

NY 

. Au t{^ derrière la protomé, g. ; au-dessus, dauphin à dr. 

Fraction d'obole (bon dessin). iE*. 4 — 3. 

C. de Londres (182), 1 gr. 35. 

592. — Mêmes types; devant la tête d*Apollon, NEOPOAITflN- 
Au i{, derrière la protomé, Bl ; au-dessus, dauphin. 
Fraction d'obole (bon dessin). JE*. 1 — 3. 

c. de Berlin (248), 1 gr. 16. 

Ces mêmes signatures NY, Bh M se retrouvent sur des monnaies 
au type de la tête d'Hercule, i^ Trépied (n^ 705 à 721); les au- 
tres sigles de cette série reparaissent sur les monnaies au type 
do la tête d'Apollon. ^ Taureau debout. 

*) Vers 270 — 250. 

593. — Tête laurée d'Apollon à dr., les cheveux noués en crois- 

sant sur la nuque. Grënetis. 

1^ Protomé du taureau androcéphale nageant à dr. Au-des- 
sus, NEOnOAITHN. 

Fraction d'obole (assez bon dessin). J&. 1 — 3. 

ColJ. Sambon, 2 gr. 65. 

594. — Tête laurée d'Apollon à dr., les cheveux noués en crois- 

sant sur la nuque. 
^ Protomé du taureau androcéphale nageant à dr. ; derrière, 

ME; au-dessus, NEOnOAITflN. 
Fraction d'obole (assez bon dessin). JE** */*. 1—8. 

C. de Berlin (236), 3 gr. 09. — C. de Londres (153), 2 gr. 20. 

595. — Mêmes types. 

Au ij, sous la protomé, E; au-dessus, NEOrOAITHN. 
Fraction d'obole (assez bon dessin). iE* */*. 1—3. 

C. de Londres (154). 



NAPLES 253 

596. — Tête d'Apollon à gauche; derrière, A ou AO- Grèoetis. 

^ Protomé du taureau à dr.; au-dessus, NEOPOAITflN; 

derrière, w7. 
Fraction d'obole (assez boa dessin). iE* */*. 1 — 3. 

C. de Londres (156), l gr.l6. — Coll. Sambon, 1 gr. 42. — GarelJI, 
p. 28, Adn, 317, 1 gr. 79. 

597. — Même tête d'Apollon à g. ; derrière, E» 

i^ Partie antérieure du taureau androcéphale courant vers la 




g., la jambe g. fléchie; au-dessus, NEOrOAITHN. Grè- 
netis. 
Fraction d'obole (bon dessin). M^, 10—20. 

Coll. Maddalena puis Philipsen, 1 gr. 93. 

598. — Même tête d'Apollon à g. ; derrière, E. 

^ Protomé du taureau androcéphale nageant à g.; devant, 

a; au-dessus, NEOPOAITHN. 
Fraction d'obole (bon dessin). jE* </*-« «/3. i— 3. 

C. de BerllD (240), 1 gr. 95 (c3). 

599. — Mêmes types. 

Au ij, au-dessus de la protomé, NEofTOAITHN et derrière, p. 
Fraction d'obole (bon dessin). JE*. 1—3. 

C. de Berlin (238), 1 gr. 90. 

600. — Mêmes types. 

Au ij, au-dessus de la protomé, NEonoAITHN (NEOPO- 

AITE, selon Garrucci, LXXXVI, 4); derrière, 2 ou E? 
Fraction d'obole (bon dessin). iE* */^* */3. 1-3. 

C. de Berlin (239), 2 gr. 18. 

601. — Mêmes types; devant la tête d*Apollon, X ou XP en mo- 

nogr. ; derrière, A. 
Au i{, au-dessus du taureau, NEOFTOAIT; derrière, 12* 



l 



254 NAPLE8 

Fraction d'obole (bon dessin). JE* W*. 1—3. 

C. de Loodreâ (455), 2 gr. 20. — C. de Napies (SantaDgelo), 1162. — 
Carelli, p. 28, Adn, 313-315, 1 gr. 95; 1 gr. 89; 1 gr. 74. 

602. — Mêmes types; derrière la tête d'Apollon, X. 

Au ^, au-dessus, du taureau, NEOTTOAITON; derrière, |2. 
Fraction d'obole (bon dessin). iE*. 1—3. 

C. de Glasgow (87), I gr. 45. 



t c) Vers 240-210. 



603. — Tête d*Apollon àdr., la chevelure nouée par derrière en 

forme de croissant. Grènetis. 
i| Protomé du taureau androcéphale à dr. ; au-dessus, NEO- 

rOA; derrière, AH. Grènetis. 
Fraction d'obole (style très grossier). JE*. 1-3. 

C. de Londres (232), 1 gr. 70. 

604. — Mêmes types; derrière la tête d*Apollon, A- 
Au i^, au-dessus du taureau, NEOPOA- 

Fraction d'obole (style très grossier). i£^. 1—3. 

G. de Londres (233), 1 gr. 95. 

605. — Mêmes types. 

Au i^, au-dessus de la protomé du taureau, 4>|. 
Fraction d'obole (style très grossier). JE*. 1—3. 

C. de Londres (234), 1 gr. 27. 

606. — Mêmes types. 

Au i{, au-dessus de la protomé du taureau, un dauphin ; der- 
rière, (|)|. 
Fraction d'obole (dessin sommaire). JE 2. 1 — 3. 

C. de Glasgow (90), gr. 90. 

607. — Tête d'Apollon à dr. comme les précédentes, mais ren- 

fermée dans une guirlande de laurier; derrière la tête, 

monogr. incert. Kl ou KT ( | )• 
^ Protomé du taureau androcéphale nageant à dr. ; sur 
l'épaule, une étoile; au-dessus, NEOTTOAITflN et plus 
haut, A Grènetis. 



NAPLES 255 

Fraction d'obole (style sommaire). JE* */2. 1—3. 

Coll. Sambon. — G. de France, gr. 90 (style sommaire), Ogr. 90* 

608. — Tête laurée d'Apollon & dr., la chevelure nouée par der- 

rière en forme de croissant. 
^ Protomé du taureau androcéphale à dr. ; au-dessus, 

ITflN 
NEOnOA. 

Fraction d'obole (style sommaire). JE*. 3—5. 

G. de LoDdres (App. 1), 1 gr. 07. 

La monnaie suivante est anépigraphe. 

609. — Télé laurée d'Apollon à g., la chevelure tombaAt libre- 

ment sur la nuque. 

^ Protomé du taureau androcéphale nageant à dr. ; au- 
dessus, un dauphin à dr. 

Fraction d'obole (style sommaire). JE*. 1—3. 

G. de Berlin (253), 1 gr. 76. 



Monnaies napolitaioes frappées an nom de Rome. 

II. — Tète d'Apollon, ij Protomé du taureau androcéphale. 
Inscription POMAinN (vers 326). 

610. — Télé laurée d'Apollon à dr. (guirlande à trois rangs de 
feuilles), les cheveux en croissant sur la nuque, 
i^ Protomé du taureau androcéphale à dr. ; sur Tépaule, 
étoile à six ou huit rayons; au-dessus, PAMAION* 




Fraction d'obole (beau style). JE*. 30—50. 

G. de Vienne, 4 gr. 85. — G. de France (Luynes), 3 gr. 20. ^ G. de 
Naples. — Glasgow, 3 gr. 14. — Goll. Imhoof-Blumer, 3 gr. 55. — Goli. 
Bignami (Gampidoglio), 2 gr. 48. 



256 NÂPLBS 

611. — Mêmes types. Légende défigurée. 

(Style sommaire). iE. 20-40. 

C. de Milan. 



III. — Tête d* Apollon, i^ Taureau androcëphale debout. 

(320 - 280). 

612. — Tête laurée d'Apollon à dr., devant, NEOPOAITHI (de 
h. enb.); derrière,»grènetis. 
^ Taureau androcéphale, la tête de face, allant à dr. ; au- 




dessus, un astre à huit rayons; au-dessous, M; à Texergue, 

E- Grènetis. 

Litra? iE»-»*/*. 10-20. 

C. de BerliD (187), 10 gr. 23. — C. de Londres (158), 10 gr. 65. — 
C. de Naples (1139), 10 gr. 15 et Coll. Santangelo (1170), 10 gr. 10. 

613. — Types, légende et sigles identiques. 

Hémilitra? (Très joli style). JE^ </2*. 2—5. 

C. de Millan, 6gr. 43. — C. de Naples (Goil. Santangelo) 1169. 

614. — Mêmes types (sans légende?); au-dessus du taureau, astre 

et croissant; quelquefois, au-dessous, M; à Texergue, E (^) 
Hémilitra? M^ V*-*. 2—5. 

C. de Naples (1140), 6 gr. 85. - G. de Berlin (221). 

615. — Mêmes types; devant la tète d'Apollon, NEOnOAITHN; 

derrière, <|). 
Au i^, au-dessus du taureau, un dauphin à dr.; à l'exergue, 

AIO (voyez le n*» 582). 
Hémilitra? iE**/«-M5— 25. 

C. de BerUn (188, anc. Coll. Fox), 10 gr. 84. 



NAPLES 257 

616. — Mêmes types et même légende; derrière la tête d'Apol- 
lon, M. 

Au i^, au-dessus du taureau, étoile d huit rayons ;k l'exergue^ 
MA {à) ou MAO {à). 

Hémililra? JE*-* 3/4. 2—5. 

(a) C. de Londres (168), 6 gr. 07. — C. de Berlin (189), 5 gr. 50. — 
(b) Ane Coll. L. Sambon (Minervini, Osserv,^ p. 68). 




617. —Mêmes types et même légende; devant, NEnPOAIT(flN) 

(style sommaire) ou NEOnOAITHN (très joli style); der- 
rière la tête, K- 

Au i^, au-dessus du taureau, un dauphin à dr. Pas de lettres 
à l'exergue. Grènetis des deux côtés. 

Hémilitra? JE ^-3 3/*. 1—3. 

C. de Berlin (204-205), 4 gr. 45 (rinscription semble NEOTTOAIT 
sic), 4 gr. 87. — C. de Londres (166), 5 gr. 25. — G. de Naples (1158-59). 
~C.de France (Luynesj NEflPOAIT, 3 gr. 90 (style sommaire).— 
C. de Berlin (206), 2 gr. 66 (style sommaire). — C. de France NEO- 
POAITfiN, 5 gr. 22. — Carelli, p. 27, Adn, 262. 

618. — Mêmes types et même légende; derrière la tête, K- 

Au i^, au-dessus du taureau, un caducée. Grènetis des deux 
côtés. 




Hémilitra? (dessin exquis, inscription en très petits carac- 
tères). JE 3-3 3/4. 1-3. 

C. de Berlin (203), 5 gr. 21 . — C. de Naples (1 165) et Coll. Santangelo 
(im-79). — Coll. Sambon. — C. de France, 3 gr. 39. — Carelli, p. 27, 
Adn. 255. 



258 NAPLES 

619. — Mêmes types et mi^me légende; derrière la télé, E- 

Au i^« au-dessus du taureau, un caducée. Quelquefois un mo- 
nogramme (AN?) à l'exergue. Grènetis des deux côtés. 
Hémililra. j£3 1/1-32/3. i_3. 

G. de Berlin (202), 3 gr. 98. — G. deNapIes (Coll. SantaDgelo), 1180. 

620. — Mêmes types et même légende; derrière la léte, A- 

Au i^, au-dessus du taureau, flambeau de lampadouque; au- 
dessous, lettre incertaine. 

Hémilitra. JE»*/*. 1-3. 

G. de Naples (Santaogelo) 1181-82. » Coll. Samboo. — Carells 
p. 27, Adn. 264, 3 gr. 33. 

621. — Mêmes types et même légende. 

Au i^, au-dessus du taureau, une massue; au-dessous, K; à. 

l'exergue, une étoile à huit rayons. 

Hémililra (dessin un peu sec). /E^ 1/*. 1—3. 

G. de Londres (167), 3 gr. 75. — G. de Naplcs (1166). — Goll. Sam- 
bon. — Garelli, p. 27, Adn. 252, 4 gr. 82. 

622. — Mêmes types; devant la tête, NEOrOAITEHN ; derrière, >|. 
Au i^, au-dessus du taureau, un épi à dr. 

Hémilitra. JE» 1/2. i__3. 

G. de Londres (178), 3 gr. 98 et 3 gr. 28. — Coll. Sanlangelo 1183. 
— Garelli, p. 27, Adn. 253-54, 4 gr. 26 et 4 gr. 

623. — Tête laurée d'Apollon à dr.; derrière, une amphore. Sans 

légende. 
v{ Taureau androcéphale allant à dr., la tête de face; au- 





dessus, une guirlande; au-dessous, AE» Grènetis. Sans 
légende. 
Hémilitra. JE** '/^ 3~8. 

G. de Berlin (219-220), 6 gr. 60; 6gr. 81. — G. de Londres, 7 gr. — 
G. de Naples (Sanlangelo), 1188. 



NAPLES 259 

624. — Tele laurée d*ApolIoD à dr. ; derrière, quelquefois O? 

Sans légende. 

i{ Taureau androcéphale, la léle de face, allant à dr.; au- 
dessus, une mouche (abeille?); au-dessous, quelquefois le 
monogr. K ; à l'exergue, NEOnOAITfîN. 

Hémililra. iE^.s 1/2, |_3^ 

C. de Londres (163), 3 gr. 15. — C. de Berlin (209), 3 gr. 93. — C. 
de Glasgow (92), 4g r. 66. — C. de Naples (CoU. Saolangelo), 1192. — 
C. de France, 4 gr. 12. — Carelli, p. 27, Adn, 270, 4 gr. 36. 

625. — Mêmes types et môme légende; derrière la tele, £• 

Au i^, au-dessus du taureau, un casque phygien; au-dessous, 
<M ou <M; à rexergue, NEOnOAITHN. 




Hémililra. j£3-3*/i. 1-3. 

C. de Berlin (210-12), 4 gp. 25 ; 4 gr. 15 ; 3 gr. 97. — C. de Londres 
(164), 3 gr. 60. — C. de Naples (1141-43). ~ G. de Glasgow (93), 3 gr. 49. 
— G. de France (Luynes), 3 gr. 45. — C. de France, 4 gr. 18. — Carelli, 
p. 27, Adn, 277, 3 gr. 74. 

. — Mêmes types et môme légende. 
Au i{, au-dessus du taureau, un trépied^ quelquefois entre les 

lettres I, E ou 1 (?), A; au-dessous, 3. 
Hémililra. JE 3. 1—3. 

C. de Naples (Coll. SanUngelo), 1187. — Carelli, p. 27, Adn. 259- 
261, 4 gr. 05; 3 gr. 79; 3 gr. 33. 

627. — Mômes types et môme légende. 

Au i^, au-dessus du taureau, une colombe^ les ailes éployées^ 

dans une couronne \ au-dessous, M« 
Hémililra. JE 3-3 1/2. 1^3. 

C. de Naples (1161-62). 

628. — Mômes types et môme légende; derrière la tôte, /p. 

Au ri, au-dessus du taureau, une grappe de raisin dans une 
couronne. 



260 



NAPLES 



Hémilitra. je«-3«/î. 1—3. 

C. de LoDdres (162), 3 gr. 30. — C. de Naples (Ck>ll. SaoUngelo), 
1190-9i. 

629. — Mêmes types; derrière la tête, ^ ou A (quelquefois la 
couronne qui ceint la tête d'Apollon est à trois rangs de 
feuilles). 



Au i^, au-dessus du taureau, un astre a huit rayons dans une 
couronne; au-dessous, A ; à Texergue, NEYTTOAITjQN (Com- 
parez les n»* 241 et 560). 

Hémilitra. JE 3 i/«^ i/a. 8-20. 

C. de Napies (1151) et Coll. SaaUngelo (1189). — C. de Londres 
(162). - C. de Berlin (213), 4 gr. 84. - C. de Glasgow (94), 6 gr. 35. 
— Coll. Maddalena, 4 gr. 21. — Carelli, p. 27, Adn. 267, 4 gr. 41. 

630. — Mêmes types. 

Au F^, au-dessus du taureau, un buste d'Bélios de face entre 
les lettres <|>-|; au-dessous^ les monogrammes 7SÀ et /E; & 
l'exergue, NEOrOAITHN. 

Hémilitra. &^ */*^ */3. 1—3. 

C. de Londres (160-161), 3 gr. 90 ; 2 gr. 95. — C. de Napies (llo6- 
57). — C. de Berlin (208), 3 gr. 87. — G. de France, 4 gr. 93. 

631. — Mêmes types. 

Au i^, au-dessus du taureau, un buste d'Hélios de face entre 
les lettres (|>-| ; sous le taureau, £ seulement; à l'exergue, 

NEOnOAITfiN. 

Hémilitra. JE 3 i/«-4. i— 3. 

a de Londres (159), 3 gr. 80. 

632. — Mêmes types; derrière la tête, Bh 

Au i^, au-dessus du taureau, un coq entre les lettres <t>-|; à 

l'exergue, NEOnOAITHN- 
Hémilitra. iE» */«. 1— îî. 

c. de Napies (1148). 



1 



NAPLES 261 

633. -- Tête laurée d'ApoUoQ à gauche; devant, NEOnOAITHN; 

derrière, Z. 
i{ Taureau aiidrocéphale, la tète de face, allant à droite; au« 

dessus, une chouette à dr. ; au-dessous, E ; ^ Texergue, un 

dauphin. 
llémililra (dessin exquis). X.^'^ */*. 1 — 3. 

G. de Londres (114), 5 gr. 30 et 4 gr. 10. — C. de Berlin (192), 

3 gr. 41. — Carelli, p. 27, Adn, 240, 3 gr. 84. 

634. — Mêmes types et même légende; derrière la tête, E- 

Au ^, au-dessus du taureau, une grappe de raisin sur une 
feuille de vigne ; au-dessous, monogramme /\ pouvant se 
lire XAPI; à l'exergue ^E (fl), ME {b) ou 3M {c). 

Hémilitra (comparez le didrachme n® 486). A^ */*. 1—3. 

C. de Londres (ni(a)-17i> (6), 4 gr. 45 et 4 gr. 15. - C. de Berlin 
(195-7), 4 gr. 15 ; 3 gr. 58 ; 4 gr. 27. — G. de Milan. — Goli. Santangèlo 
(1195). — Carelli, p. 27, Adn. 246-248 (a) 4 gr. 41 et 4 gr. 15, (b) 4 gr. 05. 

633. — Mômes types et même légende; derrière la tête, A- 
Au i{, au-dessus du taureau, un canthare; au-dessous, E. 
Hémilitra. &^-^^lK 1-3. 

G. de Berlin (198), 4 gr. 49. — G. de Glasgow (100), 4 gr. 79. — G. 
de Milan (avec A), 4 gr. 45. 

636. — Mêmes types et même légende; derrière la tête, ZP. 

Au i^, au-dessus du taureau, un foudre; au-dessous, E- 

Hémilitra. j£3-3«/i. 1—3. 

G. de Berlin (199) 4 gr. 57. — G. de Glasgow (99), 4 gr. 75. - CoU. 
8anUngelo (1198). — Garelii, p. 27, Adn. 237, 3 gr. 38. 




637. — Mêmes types et même légende; derrière la tête, /E. 
Au i^, au-dessus du taureau, une lyre; à l'exergue, |2. 
Hémilitra. A 3-3 i/t^ ^_^ 

Goll» Sambon, Paris, 4 gr, 07. 

48 



ifilPLES 

638. — Métnes types et même légeode; derrière la tète, CIBI en 

monogr. 
Au i(, au-dessus du taureau^ un hippocampe ailé; à l'exergue 

IZ. 

Hémilitra. jE»3*/«. 4—3. 

G. de Naples (1149). — G. de Berlin (193-94), 4 gr. 48 ; 3 gr. 62. — 
G. de France, 4 gr. 07. — Garelli, p. 27, Adn. 244, 2 gr. 66. 

639. — Mêmes types et même légende ; derrière la tète, E- 

Au i^, au-dessus du taureau, un bouclier rond à episème {étoile 
à huit rayons); au-dessous, a4^; ^ Texergue, une épée dans 
son fourreau, 

Hémilitra. iE^'*/*. 1—3. 

G. de Londres (!70), 3gr. 80. — G. de Berlin (200), 4 gr. 77. — GoII. 
Santangelo (1196). 

640. — Mêmes types et même légende ; derrière la tète, /p. 
Au i^, au-dessus du taureau, un bouclier; àTexergue, A<t>- 
Hémilitra. JEa-3«/«. 1—3. 

Ane. Goll. Lauria (Minervini, Otserv.t p- 68). 

641. — Mêmes types et même légende. 

Au ïj, au-dessus du taureau, une fleur entre lés lettres E-P ; 

au-dessous, ^. 
Hémilitra. JE.^-» «/«. 1—3. 

G. de Naples (Goll. Santangelo), 1197. — ÀTellino (Garelli, p. 27, 

Adn. 242) décrit un exemplaire avec vase (?) entre les lettres E'Pl 

au-dessous, ^\ à Texergue, IZ. 

642. — Tête laurée d'Apollon à gauche; devant, NEOTTOAITHN; 

derrière, A ou K. 
i^ Taureau androcéphale, la tête de face, allant à gauche ; 
au-dessus, un canthare entre les lettres E-fl; à Texergue, 

Ain. I 

Hémilitra. A 8-» */«. 1— 3. | 

G. de Londres (175), 4 gr. 65. - G. de Berlin (190), 4 gr. 03. — G. de 
Glasgow (101), 4 gr. 34. 



643. — Mômes types et même légende. î 

Au ^, au-dessus du taureau, un canthare; à Texefgue, Ml A- I 

Hémilitra. JE.3-3 «/*. 1— 3. ! 

G. de Londres (176), 3 gr. 80. — Garrucci, LXXXV, 37. ' 



NAPLES 203 

644. — Mêmes types et même légende; derrière la tôte, CI* 

Au ij, au-dessus du taureau, un aigle à gauche retournant la 

tête; au-dessous, K- 
Hémililra. JE 3-3 1/2^ 1—3. 

C. de Londres (173), 3 gr. 25. — C. de Berlia (191), 3 gr. 40. — C. 

de Naples (1163-4) et Ctoll. Santangelo (1193). — C. de France, 

3 gr. 26. 

645. — Tête laurée d'Apollon à gauche. 

ij Taureau androcéphale à droite, la tête de face; au-dessus, 
un bucrane paré de bandelettes; à Texergue, NEOTTO- 
AITHN. 

Hémilitra. jg. 3.3 i/s^ ^ 3^ 

Coll. Sambon, Paris, 3 gr. 84. 

646. — Mêmes types et même légende. 

Au ij, au-dessus du taureau, une sauterelle. 

Hemilitra. JE^ */*. 1—3. 

Coll. Sambon, Paris, 4 gr. 49. — GarcUi, p. 27, Adn, 235-6, 3 gr. 79 
et 2 gr. 87. 

647. — Mêmes types et même légende; derrière la tête, >p. 
A j ij, au-dessus du taureau, une lyre; au-dessous, E. 
Hémilitra. /Ë,3-»i/4^ 1—3. 

G. de Naples (1152). 





649 650 

648. — Mêmes types et même légende. 

Au 1^9 au-dessus du taureau, un serpent, 

Hémilitra. JE 3-3 1/2. 1—3. 

C. de Naples (Coll. Santangelo), 1194. — (Carem, p. 27, Adn. 234, 
3 gr. 54. 

649. — Tête laurée d'Apollon à gauche; derrière, E- 

i^ Taureau androcéphale à gauche, la tête de face ; au-dessus, 



264 NAPLES 

une corne d'abondance; au-dessous, la lettre osque f) ou |^; 
à l'exergue, NEOnOAlinN. 
Hémilitra. JE^-ai/i. 1^3^ 

C. de Berlin (207), 4 gr. 07. — C. de Naples (1153-5). — C. de Glas- 
gow (95;, 3 gr. 65. — CareUi, p. 27, Adn. 273. — Col). SamboD, 4 gr. 44. 

650. — Tète laurée d'Apollon à droite, entourée de quatre dau- 

phins se pourchassant. Grônetis. 
i^ Taureau androcéphale, la tête de profit^ allant à dr. Au« 

dessus, un trident; à Texergue, NEOnOAITfîN 
Litra de poids réduit? (Souvent flan épais). 

j£ 3-4 1/1-5 j/i. 3—10. 

c. de Londres (192-194), 6 gr. 90; 7 gr. 45. — C. de Berlin (21518) 
6 gr.20; 6gr. 05; 4 gr. 30; 4 gr. 39. — C. de Naples (1144-47) et Coll. 
Santangelo (1173-76). « CareUi, p. 27, Adn, 271-3, 5 gr. 33; 6 gr. 21. 

IV. — Tèle d* Apollon. 

f| Taareaa androcéphale couronné par la Victoire. 

a) Vers 270-240 av. J.-C. 

651. — Tête laurée d'Apollon à gauche; devant, NEOTTOAITON ; 

derrière, une lyre. Grènotis. 

^ Taureau androcéphale, la tête de face, allant à dr. et cou- 
ronné par une Victoire qui plane dans les airs. 

Litra de poids réduit? JE*. 1—3. 

c. de Londres (227, le n» 22'$ du Cat. de Poole, est de Nola). 

f 

633. — Mêmes types et même légende; derrière la tète une lettre d*émls< 
sion, B. 
Au f|, sous le taureau, 2 ^1 à Texergue, |2« ^^- 0,50—3. 

C. de Naples (SaataDgelo), 1201-2. 

653. — Derrière la tête, B. 

Au i^, sous le taureau, E; à Texergue, IJ. A*. 0,50 — 3, 

C. do Naples (Santangelo), 1200. — Carelli, p. 26, Adn. 187, 6 gr. 31. 

654. — Derrière la tôte, B; i*icn au i^ ou |2 sous le taureau. 

C. de Glasgow (103), 4 gr. 98. 

655. — Derrière la tête, f- 

Au l^, sous le taureau, OZ* 
C. de France, 4 gr. 36. 



NAPLES 265 

656. — Derrière la lêle, F- 

Au ^, 80U8 le taureau, |2. J^ ^* */*. 0,25—3. 

G. de Naples (1161-68) et GoU. Santangelo (1203-4). • 

657. — Derrière la tête, A- 

Au ij, sous le taureau, |2; à Texergue, Pfl. A** </*. 0,25—3. 

G. de Naples (1169-70) et Coll. Santangelo (1205). — Garelli, p. 26, Adn. 
189, 4 gr. 83. 

658. — Derrière la tête, E. 

Au l^, sous le taureau, tfB ou ME ; î^ Texergue, |2* ^*» 0,25—3. 
G. de Londres (219). — G. de Naples (1171) et Goll. SanUngelo (1206-7 
— ME ?)• — Garelli, p. 26, Adn, 186, 6 gr. 15. — Coll. Samboa (MB)i 
5 gr. 67. 

659. — Derrière la tête, Z. 

Au i^, sous le taureau, |I. JE*-4 1/2. 0,25—3. 

G. de Naples (Santangelo), 1208. — Carelli, p. 26, Adn. 192, 6 gr. 46. 

660. — Derrière la tête, H. 

Au if, sous le taureau, 01; « IVxergue, \2, i£^-* */2. 0,25-3. 

G. de Naples (1172). 

661. — Derrière la tête, H. 

Au ij, ^ ; à lexergue, |2. iB** «/«. 0,25-3. 

G. de Londres (225). — G. de Berlin (159), 6 gr. 44. — G. de Naples 
(1174), — G. de Glasgow (113), 5 gr. 15. 

662. — Derrière la tête, H. 

Au ^ seulement 12. . iS^ */«. 0,25—3. 

G. de Naples (1173) et Coll. Santangelo (1209-12). 

663. — Derrière la tête, Q. 
Au i{, sous le taureau, |2. 

G. de Naples (1175) et Goll. Santangelo (1213-14).— G. de Kranec. 

664. — Derrière la tête, |. 

Au l}, sous le taureau, |2; à Texergue, ><. JE 4-4 4/2. 0,25—3. 

G. de Londres (210). — G. de Naples (1179). — Coll. Sambon, 4 gr. 68. 

665. — Derrière la tête, |. 

Au ]^, sous le taureau, g ; à Texergue, |2 (a)» ou seulement |2 «ous 
le taureau (6). • JE*-* */^. 0,25—3. 

(a) G. de Naples (1178). — (b) C. de Naples (1176-7). — Carelli, p. 26, 
Adn. 201, 5 gr. 33. 



NAPLE8 



666. — Derrière la tête, |. 

Au ij, 80U8 le taureau, |2; à l'exergue, WE- &^ 1/2. 0,25-3. 

C. de Naples (Santangelo), 1215-17. 

667. — Derrière la tête, K. 

Au 1^, BOUS le taureau, |1; à l'exergue (?). J£4.4 i/t. 0,25—3. 

C. de Berlin (160), 5 gr. 45. - CarelU, p. Î6. Adn. 203, 5 gr. 49. 

668. — Derrière la tête, K. 

Au ij, 80U8 le taureau, BZ; à l'exergue, |2. J£44 l/î. 0,25—3. 

C. de Naples (Coll. Santengelo), 1218. - C. de France, 5 gr. 82.' 





669. — Derrière la tête, A. 

Au ij, 80U8 le taureau, |2; à Pexergue, KE. &^* i/i. 0,25-3 

6 i.t^^^^"' '"'^^ '* ^'"- ^'"'""«*'" <*^*^)- - C- ^« Gï»*«ow (104)! 

670. — Derrière la tête, M. 

Au if, 80U8 le taureau, |2; à l'exergue, KE (a) ou rieo (6). 

-S4 1/Î-5. 0,25—3. 

rJr^^; f' ^r'^T.iif ■*'' ^ «"•• **' ' «'• ^^- - C. de Naples (1181-6) et 
Co». SanUngelo (220-24). - C. de Londres (211). - (6) C. de Berlin (162) 
6 gr. 12. - CareUi, p. 26, Adn. 208, 6 gr. 26. 

671. — Derrière la têle, N. 
Au fJ, 80U8 le taureau, P. 

C. de France, 6 gr. 20. 

672. — Derrière la tête, N. 

Au if, 80U8 le taureau ou à l'exergue, |1. JE4^ l/« 25-3 

C de Naples (1187.89) et Coll. Santangelo (1225).- C. de Berlin '(165-6)', 
IZ'kI f' ^J' ■" ^- ^' ^"^"^^ (212). - C. de Glasgow (105 
et 1 12 à 1 exergue), 214, 6 gr. 87 et 6 gr. 36. 

673. — Derrière la tête, î. 

Au ij, 80U8 le taureau, |2; à l'exergue, ME- 
C. de Naples (Santangelo, 1226-7). 



J£^ 1/2 ». 0,25-3. 



M*rA l/î. 0,25—3. 



NAPLES 267 

674. — Derrière la tête, E. 

Au ij, sous le taureau, I2; à l'exergue, KE- ^^ */2. 0,25—3. 

G. de Naples (Santangelo), 1228. 

675. — Derrière la tête, r. 

Au i{, à l'exergue, |1. JB^ i/«. 0,25—3. 

C. de Berlin (167), 4 gr. 89. — G. do Naples (1202-3;. 

676. — Derrière la tête, ï; légende NEOnOAITflI («c). 

Au ^, sous le taureau, >. iE*** i/2. 0,25—3- 

G. de Naples (Santangelo), 1233. 

677. — Derrière la tête, ï. 

Au ^, sous le taureau, IZ9 à Texergue, 1^. ië.^^ t/2. 1^3. 

G. de Glasgow (109}, 5 gr. 53. — G. de Londres (217). 

678. — Derrière la tête, O. 

Au i^, sous le taureauj |2; à Texergue, X 2TT. &^ ^/^'. 025—3. 
G. de Berlin (168), 6 gr. 96. — G. de Londres (213). — G. de France. 

679. — Derrière la tête, Q. 

Au i|, sous le taureau, IZ9 à Texergue, OZ- M^* W2. 0|25— 3. 
G. de Naples (1190-91). ~ G. de Berlin (169), 5 gr. 58 (c'). 

680. — Derrière la tête, O- 

Au ij, sous le taureau, N. -«.♦-♦ */*. 0,25-3. 

Garelli, p. 27, Adn. 216-217, 6 gr. 21 et 4 gr. 51. 

681. — Derrière la tête, O- 

Au i^, sous le taureau, OZ; à Texergue, |Z. iE*-* '/*. 0,25—3. 

G. de Undres (221). — G. de Naples (1192). — G. de Glasgow, 4 gr. 34. 
— G. de France, 4 gr. 95. 

682. — Derrière la tête, P. 

Au i^, sous le taureau, |2. M^ */«. 0,25-3. 

G. de BerUn (170), 5 gr. 20. — G. de Naples (1193). 

683. — Derrière la tête, P. 

Au ij, à Texergue, |2. -^*. 1—3. 

G. de France, 6 gr. 55. 

684. — Derrière la tête, P. 

Au ij, sous le taureau, |Z; à Texergue, M. ^4-4 1/2, 0,25—3. 

G. de Berlin (171), 6 gr. 37. — G. de Glasgow (108), 5 gr. 44. 



[ 



268 NÂPLE8 

685. — Derrière la tète, P. 

Au i^, sous le taureau, |2; à Texergue, I, A*-* </«. 0,25—3. 

G. de Naples (Santangelo), 1237. 

686. — Derrière la tête, P. 

Au i^, à Texergue, |2. -«•*-* */*. 0,25—3. 

C. de Naples (1194). — G de Londres (223). ^ G. de Glasgow, 4 gr. 08. 

687. — Derrière la tôte, < ou J. 

Au i^, sous le taureau, |2. JE*^ */*. 0,^—3. 

C. de Berlin (173-75), 6 gr. 90 ; 6 gr. 50 ; 5 gr. 02. — G. de Londres (215). 

688. — Derrière la t^te, (. 

Au Y{y à l'exergue, |2. ^^ */«. 0,25—3. 

C. de Londres (224). - G. de Naples (1196) et Goll. SauUngelo (1241). 

689. — Derrière la tète, J. 

Au l^, sous le taureau, |2- i^^^ '/'. 0,25—3. 

G. de Naples (1199-1200) et Goll. SanUngelo (1250). 

690. — Derrière la tète, J- 

Au ij, à rexergue, 12- iE^* «/*. 0,25-3. 

G. de Naples (1197-98) et Goll. SanUngelo (1246-9).— G. de Berlin (176), 
5 gr. 76. — G. de Glasgow (112). 

601. — Derrière la tête, Y. 

Au i^, sous le taureau, M|. JE*-4 i/2. 0,25—3. 

(Nola?) Garelli, p. 27, Àdn. 229, 6 gr. 72. 

692. — Derrière la tête, X. ^ ♦"♦ </«. 0,25—3. 

Garelli, p. 27, Adn, 230, 3 gr. 84. 

Quelques unes de ces émissions ont servi pour la refrappe — sur une 
vaste échelle — de pièces démonétisées d*Aesernia, de Calés et de 
Suessa. Je crois que les prétendues monnaies d'alliance entre Naples et 
Suessa, Naples et Calés ne sont que des refrappes où Ton aurait négligé 
d'oblitérer un des côtés. La trouvaille de Pietrabbondante (I) a fourni 
bon nombre de ces pièces refrappées. 

. Voici la description des exemplaires qui ont été publiés comme faisant 
allusion à une alliance politique : 



1. Gabrici, Ripostiglio di Pietrabbondante, N. S., Lincei, déc. 1900. Il y avait 
plus de soixante pièces refrappées sur des monnaies de Gales ; d'autres étaient refrap- 
pées sur des monnaies d'Aesemia, de Teanum et de Nola. 



NAPLES 269 



Avec SVESANO. 

693, — Tête laurée d*Apollon à gauche; dcTant, NEOnOAITHN; der- 

rière, T- 
t^ Taureau androcéphale, la tète de face, allant à dr., couronné par 
la Victoire qui plane dans les airs; à l'exergue, (S)VESANO* 

G. de Berlin (p. i47), 6 gr. 89. 

694. — Mêmes types; devant la tête, NEOTTOAITHN. 

Au 1^, sous le taureau, |2 ; à l'exergue, ^VE5^AN(0). /E* </«. 

G. de Naples (Minerviai, Om., pi. VI, ii). 



Avec CALENO. 

695. —Tête laurée d'Apollon à g.; devant, NEOTTOAITHN ; derrière, P. 
I^ Taureau androcéphale, la tête de face, allant à dr.; au-dessus, une 

fyre ; au-dessous, C ; à l'exergue, CALENO* JE. * * '2. 

G. de Vienne (Garrucci, LXXXV, 33). 

696. — Mêmes types; devant la tête, NEOPOAITON. 

Au l^, au-dessous du taureau, un a^tre à rayons; à l'exergue, CALENO* 

G. de France (Garracci^ LXXXV^ 32). 



b) Vers 240-210 av. J.-C 

097. _ Tête laarée (rApollon à gauche. Grènetis. 

^ Taureau androcéphale, la tète de face, allant à dr. et cou- 
ronné par la Victoire qui plane dans les airs; à l'exergue, 
NEOnOAIT ou NEOnOAITHN. Grènetis. 
Litra de poids fortement réduit. iE* */î-3^ 1—3. 

G. de Berlin (f 82-84), 2 gr. 07; 3 gr. 04; 2 gr. 44. — C. de Naples 
(1208-17). 

698. — Mêmes types; derrière la tête, M ; au i^, à Texergue, NEO- 
nOAIT. 
Litra ou Hémilitra. 'A*. 1—3. 

G. de Londres (230), 1 gr. 40. 



270 



NAPLBS 



609. — Tète laurée d'Apollon à gauche; derrière, un dauphin. 
Grëneiis. 
i{ Taureau androcéphale à gauche, la tète de face et couronné 

par la Victoire ; devant, <|>| ; à l'exergue, NEOTTOAIT* 
Litra. A**/». 1—3. 

G. de Londres (229), 2 gr. 77. 





698 



699 



700. — Tête laurée d'Apollon à g. Grènetis. 

i^ Taureau androcéphale (tête de face) à droite^ cour, par la 

Victoire; devant, ^\ ; à Texergue, NEOTTOAITHN- 
Utra. JE* */«. 3-5, 

C de France, 2 gr. 33. 

701. — Tête laurée d'Apollon à droite; derrière S (ITT)- Grènetis. 
i{ Taureau androcéphale à droite, la tête de face, couronné 

par la Victoire; l'inscription NEOTTOAI — TON» commen- 
çant à l'exergue et terminant devant le taureau. Grènetis. 
Litra (style très sommaire). A« */«» */3. 1—3. 

G. de Berlin (185), 2 gr. 66. — G. de Milan, 3 gr. 03 et 1 gr. 55. 

702. — Mêmes types ; derrière la tête, AH ; au ij, devant le tau- 

reau (tête bovine?), AH; inscr. NEOTTOAITAN commen- 
çant derrière le taureau et finissant à l'exergue. 
Litra (dessin sommaire). Je* */*. 1—3. 

G. de Londres (231), 2gr. 25. 





702 



703 



703.'— Mêmes types; au v{ devant le taureau, P; à Texergue^ 
'. - NEOnOAIT. 

Litra. J£«. 1—3, 

Coll. Sambon, 1 gr. 41. 



NAPLES 271 

704. — Tétd laurée d'Apollon à droite, daos une couronne. 

i^ Taureau androcéphale, la tête de face, allant à droite et 

couronné par la Victoire; à l'exergue, NEOFFOAITnN. 
Litra ou hémilitra? iE* */". 1—3. 

G. de Berlin (186), 1 gr. 15. 



V. — Télé ymle. ^ Trépied (Après 300—260 av. J.-C). 

705. — Tête virile avec courte chevelure^ imberbe et laurée, tour- 
née à g. 
i^ Trépied; à g., NEOPO; à dr. AITHN ou NEono - AITHN 
ou NEOP — OAlinN ou NEono — AITHN ou ono3M- 
AlIflM (Carelli)). 
Hémilitra de poids réduit? (joli style). IS.^. 0,25 — 3. 

G. de Naples (1549-23). ~ G. de Londres (199-202), 2 gr. 63 ; 2 gr. 43. 





711 

On a trouvé très souvent ces monnaies dans les fouilles de 
Cumes avec des objets de la fin du w^ ou de la première moitié 
du III* siècle. 

Le style de quelques unes de ces pièces est très joli, il a beau- 
coup d'analogie avec celui des monnies de Macédoine ; on désigne 
généralement la tête comme étant celle d*Apollon, mais cette dé- 
signation est très douteuse. C'est la même tète qui se trouve sur 
les oboles avec le type de l'Héraclès étouffant le lion. 

706. — Mêmes types; derrière la tôte, un astre a 4(1) ou à 

8 rayons (2). Grènetis. 

Hémilitra (style variable). j£". 0,25—3. 

(1) G. de Berlin (212-274), 2 gr. 38 ; 2 gp. 33 ; 2 gr. 31 et (279-280) 
2gp. 41;lgr. 92. 

707. — Mêmes types ; derrière la tête, un astre à 4 ou 8 rayons ; 

entre les extrémités du trépied, Bl* 



272 NAPLES 

Hémilitra. &^K 1 -3. 

G. de Berlin (270), 2 gr. 82« — G. de Londres (195), 2 gr. 28. — Ca- 
relu (164). 

708. — Mêmes types; au revers, Kl- 

Hémilitra. &^K 1-^. 

G. de Berlin (275), 2gr. 16. 

709. — Mêmes types; derrière la tête, M. i( NY (très joli style). 

Hémilitra. JE*-3. 1-.3. 

C. de Londres (196-197), 2 gr. 80 ; 2 gr. 75. — G. de Berlin (276-277), 
2 gr. 65 et 2 gr. 21. 

710. — Mêmes types ; derrière la tête, N (1) ou n (2) ou Z (3). 

Hémilitra. JE". 1—3. 

(1) GareUi, Adn., n» 382, 2 gr. 20. — G. de Berlin (278}, 2 gr. 83. — 
(2) GareUi, Adn., n« 383, 1 gr. 84. — (3) G. de Milan. 

711. — Mêmes types, de style plus récent; derrière la tête, une 

corne d'abondance (1) ou un épi (2). 
Hémilitra. JE*. 0,50-2. 

(1) G. de Londres (203) 2 gr. 55 ; (204) 2 gr. 48 ; (205) 1 gr. 70. — G. de 
BerUn (281-282), 2 gr. 63; 2 gr. 19. - G. de Naples (1254-59). — 
(2) GareUi, Adn., n» 387. 

712. — Mêmes types ; derrière la tête, une massue (1) ou pedum(2). 

Hémilitra. JE*. 1—3. 

(1) G. de Naples (1260-63). —G. de France (Luynes), 2 gr. 75. — 
(2) GareUi, Adn,, n» 386, 1 gr. 84. 

713. — Mêmes lypes; devant la tête ; derrière (1), ou devant 
la tête, X; derrière, A (2) (style sommaire). 

Fraction de lilra. JE«. 0,50—2. 

(1) G. de Miiao, 3 gr. 50. — (2) C. de Londres 



714. — Mêmes types; derrière la tête, monogr. jp (TAP). 
Fraction de litra. A*-*. 1—2. 

GoU. Sambon, Paris, 1 gr. 33. 

715. — Tête virile à g., avec courte chevelure ceinte d*un bandeau, 
i^ Trépied et NEoPo— AITflN. 

Fraction de litra. JE* </». 1—2. 

G. de Beriin (287), 1 gr. 12. 



NAPLES 273 

716. — Mêmes types; devant la tête, une lettre, TT? ^ NEofTo— 

AITON {sic). 
Fraction de litra. iE*"* */«. 1—2. 

C. de Berlin (288), gr. 93. 

717. Tête virile à droite, imberbe et avec courte chevelure ceinte 

d'une couronne de laurier. Grènetis. 

^ Trépied et NEOnO-AITHN. 

Fraclion de litra. iE.^-* */2. 1—2. 

G. de Londres (208), 1 gr. 90. Quelquefois le style très grossier (C. 
de Londres), 1 gr. 73. — Carelli, Adn,^ n» 393, 1 gr. 18 et 394, gr. 82. 

718. — Mêmes types; derrière la tète, OPO- 
Fraction de litra. 

G. de Londres (207), gr. 82. 

719. — Même tête à dr. Grènetis. i{ Trépied ; à dr., PO ; au pour- 

tour, NEOnOAlinN. 
Hémilitra. JE*-» */s. 1-3. 

G. de Naples (Santangelo), 1 gr. 29. 

720. — Mêmes types, une massue en travers du cou. 

Fraction de litra. iE** «/«. 3—5. 

G. de Londres 



721. — Mêmes types; derrière la tête, une massue; sous le cou 
A(Y); au i^, NEOPO AimN. 
Fraction de litra. iE*. 1 — 2. 

G. de Berlin (289), i gr. 41. 



VI. — Tételaurée d^Àpollon. ^ Lyre et omphalos. 
(Après 250—200 av. J.-C.) 

722. — Tête laurée d'Apollon à dr., derrière XAI ou XAI ou XA. 
Grènetis. 
^ Lyre et omphalos; au-dessus de Tomphalos, un serpent à 

g. ; à Texergue, NEOnOAITHN et massue. 
Litra? iE^-s. 0,50—3. 

G. de Naples (1218-20). - G. de Londres (234-4). — C. de Berlin 
(261-2), 6gr. 40 ; 6 gr. 21. - Garelli, Adn., no« 342 à 346. 



274 NAPLES 

723. — Mêmes types à dr., derrière?^ Sistre (?) lyre et omphalos; 

à l'exergue, NEOHOAITnN. 
Litra. A". 0,50—3. 

SamboD, 5 gr. 83. 

724. — Mêmes types; derrière la tête, AA ou ^. i{ dans le champ» 

à g., carquois avec baudrier. 
Litra. &^\ 0,50—3. 

C. de Londres (238-9). 

725. — Mêmes types; derrière la tête, ^/M ou AH. ^ Victoire te- 

nant une couronne et des bandelettes, volant au-dessus de 
l'omphalos pour couronner la lyre ; dans le champ, flam- 
beau de course ou un sistre. 
Litra. . &^\ 0,50—3. 

Coll. SamboD, 5 gr. 83. — C. de Berlia (264-265), 6 gr. 89 et 5 gr. 08. 
— Carelli, Adn,, n* 340, 5 gr. 28. 

720. — Mêmes types; derrière la tête, AH* ^ Victoire comme 
précéd. couron. la lyre; dans le champ, à g., une palme 
ornée de bandelettes. 
Litra. it.*-5. 0,50—3. 

C. de Naples (1221-2). 

7:26 bis. — Mêmes types sans la sigle AH* Au i^ chapelet de tré- 
pied (?) 
Litra. jE.*-». 0,50—3. 

Garelli. 

727. — Tête laurée d'Apollon à gauche; derrière, I. 

1^ Omphalos et Lyre; à Texergue NEOnOAITHN et palme 

ornée de bandelettes. 
Litra. jE*-«. 0,50—3. 

c. de Naples (1223). 

728. Mêmes types; derrière la tête, HP* ^l ^ Texergue NEoiTOAI- 

TflN et palme ornée de bandelettes. 
Litra. A*-». 0,50—3. 

G. de Naples (1226). - Garelli, Adn., n» 353, 5 gr. i3. 

729. Mêmes types; derrière la tête, HPA (ou A^A-AF)- ij Dans le 



NAt>LBS 2^ 

éhamp, palme ornée de bandelettes et à Texergue, NEo- 
TTOAITHN et branche de laurier ornée de bandelettes. 
Litra. JE.*». 0,50—3. 

C. de Berlin (255-6), 6 gr. 90; 5 gr. 63.— C. de Londres (236?) yPA 
et 245 avec AP. — Caralli, 153. 

730. — Même tète à g.; derrière, casque. i{ Lyre et omphalos; à 

Texepgue NEOTTOAITfftl et trident à g., surmonté des 
lettres PO. 
Litra. iE.«. 0,50—3. 

C. de Londres (242). — C. de Berlio (258), 5 gr. 23. — G. de Naples 
(1227). — Coll. Sambon, Paris. 

731. — Mêmes types; derrière la tête, AA. i^ A Texergue, NEO- 

nOAITHN et trident à g. 
Litra. JE«. 0,50— 3. 

C. de Londres (235), 2 gr. 73. 

732. — Mêmes types; derrière la tête, innO. ^ Palme à g. de la 

lyre; à Tex., NEOTTOAITHN et au-dessous un gouvernails 
entre A — P. 
Litra. JE*-'. 0,50-3. 

G. de BerUn (257), 7 gr. 20. — Coll. Sambon, 6 gr. 33. — GareUi, 
Adn., n*» 354 à 357. 

733. — Mêmes types; derrière la tête, A2. ^ A l'exergue, caducée 

àg. 
Litra. &^^. 0,50—3. 

G. de Londres (237). ^ G. de Naples (1224). - Sant. (1274). — Ga- 
relU, Adn., no 348, 5 gr. 54. 

734. — Mêmes types; derrière la tête, AY- ^ A Tex., thyrse. 
Litra. iE*-». 0,50—3. 

G. de Naples (1225). — CareUi, Adn,, n* 359, 6 gr. 36. 

735. — Mêmes types; à Texergue, arc et carquois, 

Litra. &^. 0,50—3. 

G. de Naples (1229). 

736. — Mêmes types; derrière la tête, N ou NY* ^ A^i-dessus de 

Tomphalos, un a^oissant et deux étoiles à six rayons; à 
Texergue, trident à g. 



276 NAPLES 

Lilra. iÊ^. 0,50—3. 

C. de Bertin (259), 5 gr. 70. — C. de Londres (246). 

737. — Mêmes types; derrière, (Df. i^ A l'exergue, épi ou branche 

de laurier à g. (1) ou arc et carquois (2). / 
Litra. J£*-^ 0,50—3. 

(1) G. de Londres (240). — ]2) Carelli, Adn., no* 360 et 36i, 7 gr. 90; 
8 gr. 44. • 

738. — Mêmes types, i^ AP au-dessus de Vomphalos. 

Litra. &^\ 0,50—3. 

Coll. Sambon. — CareUi, Adn.^ n» 368, 6 gr. 

739. — Tête d*ApolloQ à gauche, entre les lettres | — TT; le tout 

dans une couronne de laurier, i^ Lyre et omphalos; au- 
dessus de Vomphaloiy un bucrane avec bandelettes autour 

des cornes; à l'exergue, NEOnOAITQN Grènetis. 

Litra. R.'^. 1—3. 

G. de Berlin (266), 5 gr. 43. — C. de Londres, 6 gr. 38. — Carelli, 
Adn., no* 349 à 352. 

740. -Mêmes types; derrière la tête, ^.^K Tex., NEOnOAITHN 

Litra. A*-». 1—3. 

C. de Berlin (267), 5 gr. 58. — C. de Naples (1231-33). 




741 



741. — Mêmes types; derrière la tête, £. i^ Dans le champ, un 
caducée. 
Litra. JE*^». 1—3. 

c. de Berlin (269 270), 6 gr. 25 et 6 gr. 24. - C. de Naplea (1234-6). 
•-^ Coll. Sambon, 6 gr. 01. 



NAPLES 277 



VII. — Buste de Diane, i^ Corne d abondance (250^200 av. J.-C). 

742. — Tête ou buste de Diane à dr., le carquois près du cou. 

Grènelis. 
^ Corne d*abondance remplie de fruits (la pointe terminée 
quelquefois en tête de fauve ou munie d'ailerons et de ban* 
delettes) ; à g. NEOPO ; à dr. AITHN. Grènetis. 
Hémilitra? JE «-3. 0,25— 3. 

C. de Berlin (293), 1 gr. 04 (avec ailerons). — C. de Londres (262), 
avec ailerons. » Carelli, Adn., n«« 414-419. 

743. — Mêmes types, NEOPO à dr. ; AITHN à g. du trépied. 
Hémilitra. &^'K 0,25-3. 

Coll. Sambon, (Joli style), 2 gr. 08. 

744. — Mêmes types. f( Dans le champ, à g., ^A* 

Hémilitra. JE «-3. 0,25-3. 

G. de Berlin (291), 1 gr. 76. — Sant. 1311. — C. de France (Luynes), 
2 gr. 05. — Carelli, no 177 et Adn., n* 422 (avec AP). 




745. — Mêmes types. ^ Dans le champ, à g., AY; bandelette au- 

tour de la corne d'abondance. 
Hémilitra. JE 2-3. 0,25-3. 

C. de Londres (255). 

746. — Mêmes types, devant le buste de Diane, AH. ^ La corne 

d'abondance se termine quelquefois en tête fauve. 

Hémilitra. I^^'K 0,25—3. 

C. de Berlin (297), 2 gr. 47. — C. de Londres (256), — Sant. (1312< 
14). — Carelli, Adn., n» 420, 2 gr. 77. 

747. — Mêmes types; derrière le buste, S» 

Hémilitra. M^\ 0,25—3. 

C. de Berlin (298-99), 3 gr. 11; 3 gr. 25. — Carelli, Adn., no421. 
3 gr. 43. 

19 



278 NAPLFS 

748. — Mêmes types. ^ Inscription NEnnOAl— TON (*»0 ; dans 

le champs, à g., PO- 
Hémilitra. iE*-». 0,25—3. 

C. de Londres (257). — Carelii, Adn,, n* 423, 3 gr. 07. 

749. — Mêmes types. f( Dans le champs, à g., <t>|. 

Hémilitra. JE*. 0,25—3. 

G. de Londres (258). 

750. — Mêmes types; derrière le buste, 9 . i^ Dans le champ, à g., 

A ou A. 
Hémilitra. A*. 0,25—3. 

Ck>ll. Sambon. 

751. — Buste de Diane t gauche, sans carquois; derrière, un 

dauphin ; devant, X- 
i\ Corne d'abondance et NEOPO— AITfiN; dans le champ, 

à dr., (t>|. 
Hémilitra. &^. 0,25—3. 

C. de France. — C. de Londres (259). 

Vni. — Tétc ▼irile. ^ Cavalier (250—200 av. J.-C). 

752. — Tête virile imberbe (Dioscure) avec courte chevelure, à 

dr. ; derrière une étoile. Grènetis. 
ï( Cavalier galopant à g. , étendant la main droite avec un geste 
de commandement ou d'encouragement; à Texergue Tins- 

-PU0„ •^^Oj^.Tn" «. s^ônôifïi °" "'"'SOI- 

Grènetis. 

Hémilitra? JE*. 1—3. 

C. de Berlin (303, 304, 306), 2 gr. 57 ; 3 gr. 55 ; 2 gr. 25. — Carelii, 
Adn,, n«« 396 et 397. 

753. — Mêmes types; sous le cheval, 2. 

Hémilitra. JE*. 1—3. 

G. de Berlin (305), 3 gr. 01. 

754. — Mêmes types; derrière la tète, astre à, 6 rayons. t| Sous le 

cheval, NY. 



NAPLES 279 

Hémilitra. JE'-*. 1 3. 

G. de BerUn (310), 3 gr. 68. — Carclli, Adn., no 407, 3 gr. 95. 

755. — Même» types, i^ A2 ; à l'exergue, un épi (1) ou une grappe 

de raisin (2). 
Hémilitra. iES-*. 1—3. 

(1) G. de Naples (1241). — G. de Londres (249). — (2) Sant. (1278) 
— Carelli, Adn,, n» 402, 2 gr. 61. — Coll. Sambon, 2 gr. 70. 

756. — Mêmes types. i{ Sous le cheval, AH- 

Hémilitra. JE 3*. 4 3. 

G. de Naples (1242). — G. de Londres (253). 

75 y. — Mêmes types, ij Sous le cheval, A Y. 

Hémilitra. jE3-4. i^s, 

G. de Berlin (308 9), 2 gr. 97 ; 2 gr. 21. - G. de Naples (1243). — 
G. de Londres (250). - Sant. (1282-5). — Garelli, Adn., n*» 405 et 406. 

758. — Mêmes types, i^ Sous le cheval, 0| ; à Texergue, massue. 
Hémilitra. jes-*^ 1_3^ 

G. de Naples (1248). — G. de Berlin (312), 3gr. 69. - G. de Londres 
(251). — Garelli, Adn.y n» 413, 7 gr. 

759. —Mêmes types, ij Sous le cheval, PO. Lég. : NEOTTOAITflN 

^„ NEOnOAIT , . V 

Hémilitra. jE^-*. 1—3. 

G. de Berlin (311), 3 gr. 93. — G. de Naples (1245-7).— Saot. (1280- 
81). — Carelli, Adn., n«>» 410-412, 3 gr. 38; 2 gr. 10; 3 gr. 28. 





760. — Mêmes types, ij Sous le cheval, ^A; à Texergue, une 

palme. 

Hémilitra. iE^-*. 1—3. 

G. de Berlin (313), 3 gr. 41. — G. de Naples (1237-9). — Sant. (1279). 
— Garelli, Adn., n»» 397 et 398, 3 gr. 43; 3 gr. 13. 

761. — Mêmes types. i{ Sous le cheval, XAI. 



280 



NAPLES 



Hémilitra. 

C. de Berlin (314), 3 gr. 



JE 3^. 1_3. 



762. — Même tète à gauche'; derrière étoile, i^ Même cavalier ga- 

lopant à g. A rexergue, NEOPOAimN. 
Hémilitra. AK 1—3. 

Coll. SamboD. 

763. — Mêmes types; derrière la tète, |n (1) ou astre et |n (2); une 

couronne de laurier encadre la tête, i^ NEOPOAITfl'^. 
Hémilitra. I^^. 1-3. 

(1) C. de Berlin (301), 4 gr. H. — (2) Coll. Sambon, Paris, 2 gr. 62, 
— C. de Londres (254). 



764. — Mêmes types, i^ 



NEOPOAIi 

Hémilitra. 

C. de Berlin (302), 3 gr. 16. 



JE. 3-*. 1-3. 




Contornlat de basse époque romaine. 
(Musée de Vienne). 



Angers, imp. Orientale A. BURDIN et C'% 4, rue Garnier. 



PI. III 






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A. Sam BON. 



Pliotolypie BertIiRuil, l'an» 



LES 

SAMNITES-CAMPANIENS 



Classiflcation. 

I. — MONNAIES A LA LÉGENDE KAMPANOZ. 



II. — HYRIA. III. — VESERIS. IV. — NOLA. 



V. — ALLIFAE. VL — FISTELIA. 



VII. — IRNTHIENS. 



^ 




O oo0.uQ ^ 

Guerriers italiques sur un Tase du iv*-iii* siècle av. J.-G. 



MONNAIES A LA LÉGENDE KAMPAN02 

(Cames oa Palaepolis). 

L'histoire de l'occupalioa de la Campanie par les Samniles est 
presque inconnue et nous ignorons absolument quelles étaient, à 
l'époque de cette invasion, les conditions de la majeure partie 
des villes campaniennes. 

Cumes semble s^étre trouvée souvent en antagonisme avec sa 
propre colonie, Naples, et, à différentes reprises, les deux villes 
furent asservies à Tun des puissants peuples qui se disputaient 
Thégémonie sur les côtes de la iMéditerrance. Syracuse, dans sa 
lutte contre Athènes, n'avait pas pu étendre son influence en 
Campanie autant qu'elle Taijirail voulu ; mais elle y avait assez de 
puissance pour arrêter, à son tour, les ambitieuses visées de sa 
rivale, qui, pour quelque temps, entraîna Naples dans le rayon 
de son influence. 

Des auteurs anciens (1), évoquant de lointaines et confuses tra- 
ditions, nous parlent d'une domination étrusque en Campanie, 
domination encore redoutable vers la seconde moitié du v« siècle, 
surtout à Vultumum, et qui aurait été enrayée par les Sam- 

1. Veil. Paterculus, I, vu; cfr. K. 0. MOller, Die Elrusker, EinL, W, !; 
t. I, p. 168. — Strabon, V, p. 242. — Polybe, II, xvii, 1. — Pomp. Mêla, II, iv : 



28i IIONNAlES A LA LÉGENDE KAMPANOl 

niles(l). Ces rudes moatagaards se seraient emparas d'abord de 
Vulturnom — en 438 av. J.-C. selon les uns, en 424 selon d'autres 
annalistes — surprenant par un stratagème habile la garnison 
étrusque (2). 

Sans nier, avec Niebuhr, le fait d'une lointaine occupation 
étrusque, il nous faut considérer les peuples occupant ces régions 
comme n'ayant, vers la seconde moitié du v* siècle, aucun rapport 
militaire avec TÉtrurie et formant déjà une race à part, qui, 
offrant une faible résistance à l'invasion, se fondra aisément avec 
la race sabellique (3) ; il apparaît clairement que, grâce à l'influence 
du commerce étrusque, prépondérante jusque vers le milieu du 
v« siècle, les vestiges de traditions étrusques se propagèrent 
jusqu'en plein iv^ siècle. Nous en avons la preuve dans le mon- 



Capua a Tiucis.... condita. — Tite-Liye, IV, 37. — Galon (apud Velleiam, I, 7), dit que 
Gapouo et Noia furent fondées par les Êlrusques vers 470 av. i.-C. ; mais rette asser- 
tion, en contradiction aiec d'autres textes, est en elle-même très inYmisemblable quand 
03 pense aux conditions des Étrusques après la bataille de Cumes. 

1. Pais croit que les Samnites, ayant détruit la Vulturnum des Étrusques, ont 
fondé la ville de Capoue (aujourd'hui Santa Maria Velere), à quelque distance de 
Vulturnum, et que Tancienne ville devenue un bourg sans importance ait pris le nom 
do CasUinum (la Capoue d'aujourd'hui) qui, d'après l'étymologie donnée par Varron 
pour Casinum, pourrait signifier « l'ancienne ville ; » le fait que les grammairiens et 
les annalistes romains cherchaient à tirer de l'osque ou du latin (a campestri agro) le 
nom de Capoue serait en faveur de cette attribution , mais il se pourrait que les Sam- 
nites eussent simplement déplacé le mouvement politique et commercial en faveur 
d'un ancien établissement grec qui portait déjà le nom de Kaicvx. 

2. Le même trait légendaire est répété pour VoUiniei (Valère-Maxime, IX, 1 
Plorus, I, xxi; Zonaras, Ann,, Vlll, yii ; cfr. Miebuhr, Rôm, GeschicfUe, I, 124; III, 
546; Strab., p. 2*2; Liv., IV, 37). 

3. Les partisans d'une domination étrusque en Campante jusqu'à l'invasion Samnite, 
ont recueilli patiemment tous les textes littéraire^ et toutes les traces d'éléments 
étrusques en Campanie. 0. MQller a commenté les textes littéraires et réuni un 
premier noyau d'éléments campano-étrusques \ Stein {De Capua velere,, p. 35) a 
indiqué les dénominations locales communes à TÉtrurie et à la Campanie; Raoul- 
Rochettc, Fouilles de Capoue {Joum, des Savants^ 1853, p. 1-16) a signalé les tradi- 
tions campaniennes qui semblent avoir une origine étrusque et les noms étrusques 
latinisés dans des inscriptions latines de Capoue (Felsioius — Velleius — Lartius — 
Maecenas -:- Volumnius) ; d'autres ont publié des vases de terre cuite trouvés à Nola 
ou à Capoue "et même à Sucssula, S. Agata de Goti et Cumes portant des graffiti 
composés d'éléments étrusques ou mi-osques, mi-étrusques (Lepsius, Inscr. umbr. 
et ose, tab. XXVI, n. 33, p. 83. — Mommsen, VnleritaL Dialekle, taf, I, 
n. 14-15. — von Planta, Gramm. d. osk.-umbr, Dialekle, II, 527-330, 638-639), 
et je citerai un nouvel exemple : un vase archaïque de la coll. Canessa trouvé à 
Capoue et portant le graffito A\\V4 A • U y a quelques années, on a trouvé à Capoue 



IfONNAIES A LA LÉGENDE KAMPANOZ 285 

Dayage des Hyriètes et des IrnthieDs, dont les légendes sont com- 
posées eu partie d'éléments étrusques^ — dans le goût artistique 
des industries locales, — dans le plan de construction de villes* 
comme Pompéi qui rappellent les plans des villes étrusques. 
Même les monnaies à légende osque de Gapoue, au up siècle av. 
J.-C, mélangent des éléments grecs, étrusques et latins. 

L'effort le plus sérieux pour arrêter l'invasion des Samnites 
aurait été fait par les Gumains, et les envahisseurs, au dire de 
Strabon (1), se seraient vengés cruellement, vers 428 ou 420. 
Strabon (2) nous apprend aussi que Naples même, probablement 
quelques années plus tard, dut subir le joug des Samnites. 

L'invasion Samnite parait donc avoir été facilitée par les jalou- 
sies et les discordes des villes campaniennes, par la lutte absor- 
bante entre Athènes et Syracuse, par la lenle infiltration, en 
Gampanie, de Samnites serfs ou mercenaires à une époque anté- 
rieure (3). 

Il y a grand intérêt à suivre de près les indices fournis par les 
monnaies, sur le- mouvement commercial et sur l'organisation 
politique des Samnites en Gampanie; c'est pourquoi j'ai cru utile 
de grouper ensemble toutes les monnaies campaniennes de ce 
peuple, contrairement à la classification adoptée par mes devan- 
ciers. 

Nous avons déjà étudié une série de monnaies qui nous sera- 



une plaque en terre cuite publiée par Buecbeler dans le Rhein, Mus., 1900, p. 1-8, 
et ayant une longue inscription étrusque de la seconde moitié du v« siècle ou du 
commencement du iv*; mais Tauthenticité de cette pièce n'est pas au-dessus de 
tout soupçon. Ces indications peuvent pourtant s'expliquer également par Tinfluence 
du commerce étrusque. 

D*un autre côté, si TÉlrurie avait dominé au ▼* siècle une partie de la Gampanie, 
cette domination aurait eu son poids dans la lutte avec Gumes, et les fouilles de Gapoue 
nous auraient fourni des éléments étrusques autrement nombreux. JusquUci on n'a 
trouvé en Gampanie aucun monument officiel des ^4rusques et si le goût du luxe 
étranger peut expliquer la physionomie essentiellement grecque du mobilier des 
tombes capouanes, avant la domination Samnite, une occupation militaire étrusque 
aurait conduit dans la ville un nombre assez considérable d'Étrusques pour que nous 
trouvions dans quelques tombes des traces de ces inscriptions votives (A^AIOVM 
ou autres), si fréquentes dans les nécropoles d'Étrurie et d'Ombrie. 

1. V, 4. 

2. Ibid, 

3. A cette lente infiltration de l'élément samnite vers Vulturnum pourrait faire allu- 
sion le récit en partie fantaisiste de Tite-Uve sur Toccupation de Gapoue (IV, 37). 



386 MONNAIES A LA LÉGENDE KAMPANOZ 

blaient avoir été frappées à Cumes et à Naples sous la domination 
des Samaites. Nous nous occuperoas maintenant d*abord d'une 
série portant l'inscription KAMPANOZ — KAMPANON et qui a 
été frappée probablement à Palaepolis (colline de Pizzofalcone, 
Tancienne Parthénope). Il faut, ù mon avis, rejeter complète- 
ment l'attribution de ces monnaies à Capoue, si énergiquement 
soutenue par le P. Garrucci. On peut hésiter seulement entre Pa- 
laepolis et Cumes (1). Ces monnaies ont d*un côté le taureau an- 
drocéphale de Naples, de l'autre, tantôt la tète de Pallas, tantôt 
celle de la Nymphe Parthénope. Le type à la tête de Pallas est 
celui de Thurium, tel qu'il avait été imité à Naples après 415 av. 
. J.-C. ; je ne crois pas qu'il soit antérieur à l'an 400 av. J.-C, et 
il semble avoir été employé au moins jusqu'à 380 av. J.-C. Le 
type à la tète féminine imite celui des dernières émissions de 
Cumes. 

Millingen (2) avait supposé dans KAMPANOM une forme par- 
ticulière dérivée du dialecte éolique; Mommsen(3) y voyait le 

1. Ces moDDaies furent attribuées à Capoue par les auteurs suivants : Pellerin, 
Additiont, p. 18. — Eckhel, D. n. v., I, p. 108. ~ Raoul-Rochette, Fouilles de 
Capoue, p. 81 ; f attribue à Cauoue les médailles des Campanîens, non pas 
comme monnaie propre de Capoue, mais comme monnaies des GampanieiiB) 
maîtres de Capoue, — Millingen, Rec, de méd. grecques, p. 11, n. 4. — Ch. Le- 
normant, Inlr. à Véiude des vases peints, p. 89 : Nous n'hésitons pas à donner 
à la Capoue des Étrusques les monnaies d'argent qui portent la légende 
KAPPANON ou KAMPANON; et p. 47 : Les Samnites ne semblent pas 
avoir eu des monnaies qui leur fussent propres {\). — Garrucci (0. cit., p. 87) 
croit que Capoue s'appelait anciennement Kâitna et que le monnayage à la légende 
KAMPANON est antérieur à Toccupation samnite et appartient aux années 
445-435 ay, J.-C. — Head, Hist. Num., p. 27. 

Les auteurs suivants se sont au contraire prononcés pour TaUribuUon k Naples : 
Avellino, Opusc, II, 167, abandonnant l'atlrib. à Capoue (Op., II, 27; Mon, Ined., 
1-2). — Imhoof-Blumer, Wiener Num. Zeils., 1886, p. 222. — De Petra, Le Ongini 
di Napofi, R. Acad, Arch., Naples^ 1903. — Imhoof-BIumer compare une des 

monnaies à la légende KAMPANOZ avec une monnaie à la légende •^^^' mt 

(notre n. 388); mais cotte dernière pourrait sortir également d'un atelier samnite. 

On a aussi proposé de les attribuer à Hyria (Fiorelli, Oss., p. 3). La supposition 
de Friedlànder (Osk. MUnzen., p. 34) qu'elles pourraient appartenir à une colonie de 
soldats campaniens établis dans Ttle d'Ischia parait insoutenable, car Tépoque de cette 
occupation, ainsi que le démontre Tinscription d'Ischia qui nous la fait connaître, est 
bien postérieure à la frappe de ces monnaies. 

2. Consid,, p. 140. 

3. Annali di Num, de Fiorelli, I. — Raoul-Rochette lisait KAMPANO pour 



MONNAIES A LA LÉGENDE KAMPANOZ 287 

génitif pluriel d'un nom osquegrécisé, ainsi que daus AOYKA'. 
NOM,, et ^l le rapprochait du génitif pluriel ROMANOM; mais il 
semble que la dernière lettre soit un ligma couohé; nous trouvons 
encore le nominatif neutre sous sa forme purement hellénique 
dans l'inscription Ka[JL7uaviv (sou& entendu, àpY^piov), longuement 
contestée, mais aujourd'hui indiscutablement établie parnin 
exemplaire à P. D, C. de la Coll. Maddalena (PI. lV,.no 1). Nous 
ayons vu également sur les monnaies de Gumes, KYMAlOi et 
KYMAION, et nous trouverons fréquemment, sur des monnaie^ 
de Nola_de]a même époque, NflAAIOi. NflAAION et NnAAIfiN. 
Sur quelques exemplaires on îit J-OV^A'ÎMAH^TIflT'èmpTaçâiiïîé" 
son guttural >| ; sur d'autres, KAr*PANb-M» efifet d'une assimila- 
tion assez fréquente (1). 

Les didrachmes à la légende KAMPANOZ sont d'un très joli 
dessin; leur frappe n'a pas dû durer beaucoup d'années; mais ils 
semblent avoir été longtemps en circulation, car ils se trouvent 
presque toujours en mauvais état. 

On a tout lieu de croire que ce monnayage fait allusion à une 
première confédération Samnite. De là serait venu le nom de 
Campanie comme désignation de toute la région. Aussi les merce- 
naires osques partis de Gapoue en 412 av. J.-C. pour la Sicile, 
auraient-ils pris, après Toccupation d'Ëntella, d'Aetna, d'Alaesa, 
de Nacona et d'autres villes siciliennes, le nom de KaiJ.:cavot(2). 
Diodore de Sicile(3) nous dit que le nom des Campaniens \ena.ii de 
la fertilité du pays qu'ils occupaient ; il serait donc tiré du radical 
campus appartenant à la langue des Osques et des Latins ; peut- 
être aurait-il servi à désigner la région conquise par les envahis- 
seurs : les peuples de la plaine. Quelques auteurs se basent sur 
ces monnaies pour supposer que Gapoue existait déjà avant l'oc- 



KAMPANOr (sousentendu, AHMOY), comme RECINO et MESSANO; 
mais il aYait tort de séparer le M do KAMPANO* 
i. cfr. AAPPAION et AAMPAIfîN. 

2. Head, Hisloria numorum, p. 104, 119 et 139* — G. F. Hill, Coins of ancienl 
Sicily, p. 182. 

3. 'Aicb TYi; àpsn); toO itXvjffîov xeeiilvou icsdiov. Le même auteur dit que le 
peuple campanien commença à avoir un nom et une organisation propre dès Tan de 
Rome 309 (445 a?. J.-C.) : xaxoc piàv ttjv 'IraXtav xh lOvoç tôv Ka(iicavfi>v frjwiTtri 
(L. XI!, 31). 



288 MONNAIES A LA LÉGENDE KAMPANOZ 

cupaiion des SamDites, non loin de la ville étrusque de VuUur- 
num, sous le nom de Ka(iiica(l); mais nous avons vu que rien 
n'autorise l'attribution des monnaies inscrites KAMPANOM, à 
Capoue. Cette attribution aurait entraîné une conclusion très 
importante pour Thistoire de la Campanie au v* s. av. J.-C, ainsi 
résumée par Raoul-Rocliette : Les Campaniens formaient une tta- 
tion^ un état politique^ dont Capoue était la ville principale. Je 
m^efforceraî de démontrer que le siège principal des Samnites- 
Campaniens fut d'abord k Cumes^ ensuite ài Nola. 



1. Garracci, 0. C, p. 87. KlaoMo {ASneat und die Penaten, t. H, p. 1114, 
2244 c) a fait remarquer qa^il y aTait une Campanie dans l*£pire (cfr. Yarro, apud 
Sera, ad Virgil. An. III, 334; Etym. M. ▼. Kà(iico;). 



MONNAIES A U LÉGENDE KAMPANOI 289 



MONNAIES D'ARGENT 



a) Tête de Pallas (vers 400—380 av. J.-C). 

765. — Tête de Pallas à droile, coiffée d'un casque athénien à 
aigrette et orné d*une couronne d*olivier (branche à deux 
pousses) ; quelquefois, sous la tête, N- 
i^ Taureau androcéphale marchant lentement vers la droite; 
devant lui, un oiseau des marais à dr. Base à double ligne. 
Au-dessus du taureau, OMAIMAH; dessous, M {sigma 
couché, terminaison de la légende). 
Didrachme phocéen. jR*-* */2 (PI. IV). 50—150. 

C. de France, 7 gr. 55. — C. de Londres, 7 gr. 08. — G. de Berlin 
(5), 7 gr. 34. — C. de Florence, 7 gr. 40. — C. de Naples (Coll. 
Santangelo, avec N sous le cou, 610 et 611), 7 gr. 47. — Cl de Milan 
(0>^AnMAl) C», 5 gr. 97. - Coll. Lôbbecke, 7 gr. 10. — C. de Berlin 
(4). 7 gr. 30. — Carelll (Aveilino, p. 17, n» 1), 7 gr. 33. — Dressel, 
Cat. Berlitiy \U, 1, fait observer que la première lettre de la légende 
du no 4 de ce catalogue, qui a été interprétée comme un K» semble 
retouchée au burin ; ce pourrait être un H transformé en >!• 

766. — Tète de Pallas à droite, semblable à celle du numéro pré- 
cédent; quelquefois, sTous la tète, A- 




i^ Taureau androcéphale marchant lentement vers la dr. ; 

au-dessus, KAPPAMO ; devant, M ; dessous, un oiseau des 

marais. Base à double ligne, 
Didrachme phocéen. JR*-* *'*. 50—150. 



290 MONNAIES A LA LÉGENDE KAMPANOZ 

C. de Berlif] (3), 7 g. 23. — C. de Naples (766) et Coll. Santangelo 
(MM),lgr. 40;7 gr. 55; 7gr. 10; 7 gr. 07. — a de France G», 6gr. 
80. — C. de Londres, 7 gr. 28. — Coll. Maddalena* (refrappé sor une 
monnaie de Cumes; »ou8 la tète, A)» 7 gr. 30. — Coll. Philipsen 
(sous la tète, A). — Friedlftnder (Osk, MUnzen, pi. V, 3) donne d'après 
Pellerin (Additions, p. 18) an dessin fautif de cette pièce, avec un 
pégase sur le casque}. 

767. — Tête dé Pallas à dr., semblable à celles des n*»« 765 et 766. 
i^ Taureau androcéphale marchaat lentement vers la dr. ; au- 
dessus, iOMAn>IA(«c). 

Didrachme phocéen, R.*-* */2. 100—150. . 

G. de Munich, 7 gr. 15. AvelHno {Op,, I, p. 151) et Gayedoni ont lu 
sur cette moonaie la légende ^O^AAIflA? de là Tattribution erronée 
à Arpi. 

768. ^ Tête de Pallas à dr., semblable à celle du n^" 765. 

i^ Taureau androcéphale marchant lentement vers la gauche ; 
au-dessus, KAMPANO; derrière, M; à Texergue, poisson 
à g. 




Didrachme phocéen. jçi*. 60 — 150. 

G. de Naples* (Sanlangelo, 607-609), 7 gr. 10 (exempl. de dessin 
sommaire). — C. de fieriin, 7 gr. 16. 

769. — Tète de Pallas à dr., semblable à celle du n* 765. 

i^ Taureau androcéphale marchant lentement vers la gauche. 
Base à double ligne. Au-dessus du taureau, KAMPANON- 
Didrachme phocéen. R.^ V» (PI. IV). 100-150. 

G. de Londres, 7 gr. 12. — Coll. Maddalena% 7 gr. 68. 

770. — Tête de Pallas à dr., semblable à celle du n« 765. 

f| Taureau androcéphale allant à g.; au-dessus, KAMPA- 

NO(N); à Texergue, deux branches de laurier. 

Didrachme phocéen. iÇL*^ */«. 100—150. 

C. de Berlio, 7 gr. 45. — L. Sambon, 7 gr. 49. — C. de Londres, 7 gr. 
12. 



MONNAIES A LA LÉGENDE KAMPANOZ 291 



b) Tète de Nymphe (vers 400—380 avant J.-C). 

771. — Tête de Nymphe à dr., la chevelure ondée (à comparer avec 
les dernières émissions de Cumes). 
v( Taureau androcéphale courant vers la droite, la jambe an- 
térieure de g. fléchie. Base à double ligne. Au-dessus du 
taureau, KA (en ligaturé) nPANOl; au-dessous, serpent 
àdr. 




ni 



Didrachme phocéen. isi*-* «/«. 150—300. 

C. de France, 7 gr. 40 et Coll. Laynes 7 gr. 70. — C. de Berlio , 
7 gr. 17. — C. de Naples, Coll. Saotaogelo, 7 gr. 40. 



HYRIA 



La ville osque qui inscrit sur ses monnaies Telhnique Hyiietes^ 
HyiHani, Hynnaexy est inconnue dans l'histoire. Des recherches 
minutieuses ont établi que ce monnayage a été fait à Nola; il est 
le plus abondant parmi les monnayages Samnites et les trou- 
vailles indiquent qu'il était répandu dans toute la Campanie, dans 
le Samnium (1), en Apulie, en Lucanie (2) même. 

Voici les hypothèses proposées pour TidentiOcation de cette ville 
et les principaux faits suggérés par l'étude des monnaies. 

Avellino attribua d*abord les monnaies des Hyriëles à Uyrium 
d'Apulîe (3), puis, convaincu de leur origine campanienne, à 
Sorrente(4). Millingen(5) ayant en entre les mains une trouvaille 
de monnaies campaniennes parmi lesquelles figuraient plusieurs 
pièces de Nola et d'Ilyria, attira le premier l'attention sur la grande 
ressemblance entre les monnaies des deux villes et chercha l'em- 
placement d'il yria vers Tembouchure du Sarno. Fiorelli (6) cita 
un passage d'Hygin (de limit., p. 197., Goes) où il est fait mention 
des fines Hirrensium sur la via consularis qui de Naples mène à 
Gapoue, un peu avant Voppidum Atellae, et il pensait que l'on 
pourrait lire Hyriensium ou Hyrinensium, Cavedoni (7) proposa 

i. Trouvaille de Campo Laurelli, 1854 (Sambon, RechercheSf p. 29). — TrouTaille 
de Bénévent (Eyans, Horsemen of Tarenium^ p. 214). — Trouvaille de Campobasso 
(Garrucci^ Halia Antica, p. 93). 

2. Trouvaille faite en Lucaoie (année 1865'. Sambon, Recherches, p. 36. 

3. Op. XI, 105. Rien n'empècbe de considérer Hyriutn comme un établissement 
de.s Hyriëtes Campaniens. 

4. £upp(vTov et dans quelques manuscrits de Strabon : Supatov et SOptov. Cette 
hypothèse, abandonnée dans la suite, fut reprise par Ch. Lenormant (/a/r. à Vétude 
des vases petVi/s, 1845, p. 87» n. 1) et par A. do Longpérier, A. N,, 1844, p. 247 
eiCEuvres, 11, p. 294-300 : HYPIETEZ pour lYPIENTEI- 

5. Méd. grecques inéd.^ Rome 1812 et Comid., p. 137. 

6. Ann, Num., 1, p. 33. 

7. Bu/L InsL, 1850, p. 199. 



1 



294 HYRIA 

de voir dans Nola et Hyria les noms différents d'une même ville 
habitée par deux peuples. Vers la même époque, Friedlânder(l) 
et Mommsen (2) prirent Hyria pour la Palaeopolis de Nola. Celle 
hypothèse fut combattue par Garrucci, mais acceptée par Head, 
qui alla plus loin encore, faisant commencer vers 340 av. J.-G. 
le monnayage de Nola, après la cessation complète de celui au 
nom d'Hyria (420-340 av. J.-C). L. Sambon (3) pensa à Salerne 
et au fleuve Irno. Beloch (4) rappelle à propos de ces monnaies 
une incursion des Dauniens en Campanie dont semble témoigner 
lin passage de Polybe : xi xeSti xi xatà KaicjYîv : -rtjç 8è \ieaoyoAo\) ti 
IJlW xpoç Toùç àpxTouç KaXY)V5t xal Tiavîtat xaTStxoîîji, za 5è icpoç la) 
{jLsatuji6piav Aauvioi xzt N(«)Xavo{ — In mediterraneis ad sepiehtrioneni 
sunt Calent et qui Teanum habitant^ ad ortum vero et meridiem 
JJaunii et Nolani. Il est vrai qu*on a voulu corriger Aauviot en 
KauîTvot. 

Enfin, Imhoof-Blumer (5) et Dressel (6) confirment par de nou- 
velles comparaisons le fait que les monnaies au nom des Hyrinaei 
ont été frappées dans Tatelier même de Nola. 

Le rôle joué par les Hyrîètes en Campanie était certainement 
très grand. Leur monnaie, abondante, avait un large rayon- 
nement commercial ; les types sont imités de ceux de Naples, de 
Thurium (7) et, fait important à noter, de ceux de Crotone et de 
Poseidomia. Quelle que soit la région jadis occupée par eux, il est 
évident qu'ils ont exercé une action prépond crante sur la eonfédém- 
tion des Samnites-Campaniens. 

La première monnaie frappée par ce peuple porte la légende 
HVPIETE^ et les sigles A$i- On peut la comparer avec des di- 
drachmes napolitains de style sommaire (n^* 333 el 391] et dont un 
porte au v{ ces mêmes leltres A^- Son affectation d'archaïsme 
semble indiquer une date peu antérieure à 400; mais il est pro- 



\, Osk. Mûnzen, 1850, p. 31. 

2. Bial, de la monnaie romaine^ I, p. 162. 

3. Recherches f p. 157. 

4. Archivio Storico per la prov. Napoletana, 1881. 

5. Wiener Num, Zeitschr», 1886. 

6. Betchr. der ant, Mùmen d. KÔnigl. Museen zu Berlin, lit, p. 98. 

1. Voyez au no 178 la curieuse imitation du didrachme thurien, au type de Toiseau 
battant des ailes, attril)ué à Phrygillos. 



HYRIA 295 

bable qu'il s'agil d'une des premières monnaies frappées par les 
tribus sabeliiques en Campanie^ car je ne crois pas que ces peu- 
plades aient commencé dès les premières années de leur coi^qnète 
un monnayage à leur nom, et j*hésite fortement à enregistrer la 
date 420 av. J.-C. proposée par Head (1>. 

Les plus belles monnaies d'Hyria sont copiées des monnaies de 
Grotone et de Poseidonia ayant une tête féminine de trois quarts, 
coiffée d'un stéphanos ou couronne métallique à riche décor; c'est 
la tète de Junon, qui, sous le nom d'Héra Argeia ou Areîa, avait 
un temple fort renommé sur les bords du Silarus, non loin de 
Poseidonia (2), et qui, sous celui de Héra Lakinia, était vénérée 
dans le vieux et célèbre sanctuaire au sommet du promontoire 
Lacinien, décoré par le pinceau de Zeuxis. 

La majeure partie des monnaies au type de la tête de Pallas 
offre des légendes qui n'ont presque aucun rapport avec la langue 
osque telle qu'on l'écrivait au ive et au m" siècles av. J.-C. ; elles 
sont composées d'éléments sabeliiques, mais avec quelques lettres 
plus nettement étrusques que celles qui se rencontrent dans les 
inscriptions de Crecchio et de Gupra maritima. Elles subissent 
en outre dans leurs inQexions l'influence du contact hellénique : 

HVPIETE^ - YPIANOZ ~ YDINAI — AHiat et flHIOV — 
flMIQT — TDINA et YPINA; comme sur les monnaies de Fis- 
telia, l'usage estd*écrire indifféremment de droite à gauche ou de 
gauche à droite, tandis que, plus tard, prévalut dans les villes 
osques de la Campunie la règle invariable de l'écriture de droite 
à gauche. Quelques pièces ont des points en-dessus ou en-dessous 
des lettres Y et | ; on suppose que le son de Tinitiale du nom s*ap- 
prochait de l'O etquo l'I pouvait avoir un son intermédiaire entre 
I et E ; ce qui fait penser au nom Oupeiov donné par Strabon à la 
ville d'Hyrium en Apulie. 

De *Vpix dérive 'Tpti^TYjç; mais cette forme fut vite abandonnée 
pour TptvaTo^. YPINA et YPINAI peuvent être des abréviations 
pour YPINAI02, YPINAION ou YPINAIflN. 

Nous voyons que le même coin de l'avers a servi parfois pour 



1. Head, lUsi, Num,, p. 32. On a généralement trop reculé les dates de quelques- 
unes de ces monnaies. 

2. strabon, lib. VI, p. 252. 



296 HYtllA 

la frappe de monnaies à la légende hellénique N£lAAION et pour 
d'autres à la légende hybride VDINAI (!)• C'est ce qui a fait pen- 
ser que les deux peuples habitaient la même ville ou que, h côté 
d'une ancienne citadelle occupée par les Hyriètes, un autre quar- 
tier s*élevait, occupé par une tribu Samnite et appelé Aovla-Nola. 
On sait que sur le Cippus Abelianus on lit NUvlù qui semble cor- 
respondre à Nova (2). Peut-éire même faut-il penser à la fusion 
des Étrusco-Campaniens, dont les Irnthîens auraient été les 
derniers rejetons, avec les Samniles; le conlact avec Poseidonia 
ferait penser aux alentours du Sarno. Mais dans l'état de nos 
connaissances actuelles, les hypothèses trop hardies ne peuvent 
conduire à rien. H est nécessaire de grouper les faits et les 
observations pouvant nous diriger dans la voie à suivre. 

Les Samnites changèrent souvent les noms de leurs villes ou 
du moins y substituèrent, sur les monnaies, leur nom patrony- 
mique. On peut citer, en dehors de la Campanie, Texemple des 
Mamertins à Messana et celui du nom généralisé des Samnites- 
Campaniens, à Alaesa, Entella, Nacona. C'est ainsi que vers 400 av. 
J.-C, les Samnites, maîtres de Cumes et de Palaepolis, inscrivent 
sur (eur monnaie le nom Kot\jsT:xi6ç; probablement pour le même 
motif les envahisseurs des embouchures du Sarno prennent le 
nom Tp'.^^Teç; mais les documents littéraires ne nous permettent 
pas de décider si le nom de Nola existait avant l'occupation Sam- 
nite ou s'il fut employé à une époque postérieure pour désigner 
une ville nouvelle qui se serait formée à côté de rétablissement 
des Hyrièteset aurait été admise à Pisopolitie. 

On ne peut pas étudier le monnayage des Hyriètessans exami- 
ner en même temps les autres monnaies frappées à Nola. Celles- 
ci sont de plusieurs sortes : monnaies au nom des Nolains; — 
monnaies anépigraphes ou contrefaçons de didrachmes napoli- 
tains; — monnaies au nom de Véseris, citadelle Samnite au pied 
du Vésuve et à six milles nap. de Nola. 



1. De méin%, ud coio identique à la tête de JuDon de face a serri pour le mon- 
nayage à la légende YPlNA* et celui au type de Bellérophon tuant la chimère et à 
la légende ^ENÎEP. Cfr. Imhoof-Blumer, Wiener Zeit. f, Num,^ 1886. 

2. Mommsen, Die unlerit. dial., p. 283. — FabretU, C. /. /., CCLIir, u» 2783 et 
p. 1243. 



HYRIA 297 

Priedlànder voit dans le monnayage de Nola trois périodes dis- 
tinctes : 

1** Le monnayage des Hyriètes seuls. — 2<> Avant 350 av. J.-C. : 
le monnayage simultané des Hyrinaei et des habitants de Nola. 
— 3<> Le monnayage de Nola seule. 

Cette classification me semble admissible, sauf pour les dates 
que je pense pouvoir fixer ainsi : 

1® Vers 400-380 av. J.-C. une partie du monnayage des Hyri- 
naei. — 2® Vers 380-335 av. J.-C. le monnayage simultané des 
Hyrinaei, des habitants de Nola et de ceux de Véseris. — 3® Vers 
380-327 monnayage anépigrapke. — 4* Vers 335-327 le mon- 
nayage de Nola seule. — 5'' Vers 260-250 le monnayage municipal 
de Nola sous la suprématie de Rome. 

Les monnaies des Hyrinaei sont presque toutes d'un très joli 
style. Je décris sous les n<*» 781-784 quelques rares pièces de des- 
sin sommaire. L'impression générale qu'on ressent à la vue de 
ce monnayage est que les artistes Samnites s'étaient rapidement 
formés aux enseignemenlsde l'art hellénique, et que de leurs imita- 
lions se dégage un très bon style. Certes, quelques-uns des coins 
les plus anciens sont l'œuvre de graveurs ilalioles; mais il y en a 
de fort belles qui ont un caractère particulier et sont bien l'œuvre 
d*artistes italiques ou de MixobarbaHy et l'art des Mixobarbari en 
Campanie n'est point à dédaigner. Nous verrons des manifes- 
tations vigoureuses de cet art dans les tètes féminines du mon- 
nayage à la légende NflAAIOZ- Cet art est né de la fusion d'élé- 
ments étrusques, italiotes et osques. 

Le monnayage des Hyrinaei est non seulement d'un aspect très 
agréable, il est aussi très judicieusement réglé au point de vue des 
poids et de la technique ; quelques monnaies offrent une particu- 
larité curieuse pour cette époque : un gros cercle saillant destiné 
à empêcher le frottement de la pièce (voir le n" 113). Les coins de 
ces pièces sont très jolis. 

Toutes les malversations du monnayage samnite semblent 
concentrées dans le monnayage anépigraphe ou à légendes con- 
fuses dont j'ai mis en lumière les singulières évolutions. 



21 



If 



298 



UVIIIA 



MONNAIES D'ARGENT 



i. — Didrachmes à iéle de Pallas 

(vers 400-335 av. J.-C). 

772. — Tête de Pallas à dr., coiffée d'un casque athénieo à 
aigrette et à couronue d*olivier. 
1^ Taureau androcéphale courant à dr., la tète (de proHl) 




baissée, la jambe gauche de devant fléchie; au-dessus, 
HVPIETE^; AU dessous, entre les jambes, AS4* 
Didrachme phocéen (affectation d'archaïsme). 

^4i/i-5(pi. IV). 150— 200. 

C. de Berliu, 6 gr. .)5 (c'). ^ L. Sauibou (luihoof-Bluuier, Zeit. f, 
Num. Wieti, 1886), 7 gr. 48. - C. de Glasgow, 7 gr. 29. — GoU. Sir 
H. Weber (Ane. Coll. Buabury, n« 36), 7 gr. 49. Les exemplaires de 
Berliu et de la Coll. Weber proviennent du même coin. Imhoof- 
Blumer {Zur Milnzkundt Grossgriechenlands. Zeit. /*. Num., Vienne, 
1886, p. 206) et L. Sambon {Recherches^ p. 157) peuseut que le ^ n'est 
pas une lettre; l'un propose une plante; le second, un harpon. 

773. — Tête de Pallas àdr., coiffée du casque athénien à aigrette, 

orné d'une branche d'olivier sur laquelle perche une 

chouette. Cercle saillant au pourtour. 

r] Taureau androcéphale marchant lentement vers la droite; 

au-dessus, flMIQV et flMMV(a) — AMMV(A) — flMiaV(c) 

flMiat (rf)- av\\Q\{e). 



HYRIA 



299 



Didrachme (joli style hellénique). i^^ ^. 10—25. 

a) Coll. luihoof-Blumer (C. de Berliu), 7 gr. 30 et C. de Milau, 
6 gr. 57.-6) C. de Munich, 7 gr. 29. — c) C. de Naplcs. — d) C. de 
Frauce, 7 gr. 42. — C. de Milao (fourrée), 6 gr. 57. — Carelli {Avell, 
Adn.t 4 et à), 7 gr. 23 et 7 gr. 44. — e) Garrucci, Halia Antica, p. 93. 




774. — Mêmes types; la léte de Fallas tournée à gauche] inscr., 
flMMV. 
Didrachme (joli style hellénique). A\*^. 15—25. 

Coll. Garrucci, llalia Anlica, pi. LXXXiX, 4. 




775. — Tête de Pallas à dr., semblable à celle du n° 773; mais 
sans le cercle saillant au pourtour. 




1^ Taureau androcéphale marchant vers la dr. ; au-dessus, 
YDINA ou YI^INA(«) - YPINA W - fl^li4t(c) — flVll- 

QY(d). 
Didrachme (joli style hellénique). * A\*-^. 5 — 20. 




F 



300 IIYUIA 

(a) C. de Berlio (12 et 13), 7 gr. 28; 7 gr. 32. — C. de MilaD, 7 gr. 43. 
— C. de Naples. — (6) C. de LoQdres (lO-H), 6 gr. 75 et 7 gr. 16. — 
(c) C. de France, 7 gr. 42. — (d) C. de France. 



^ 






t' 




116. — Tèle de Pallas à dr., semblable à celle du n<» 775, mais 

du style des Mixobarbari, dessin soigné, 
i^ Taureau androcéphale marchant vers la gauche ; au-dessus, 

YDINAI(a) ou YMNAlW ou Y^INAI(c) ou YDIKAI (rf) ou 

VDINAI {e) ou Yt^lNA(/*) ou Y^INA {g) ou YPIA^AW- Base 

à double ligne. 
Didrachme (bon style des Mixobarbari). A*-*. 5 — 15. 

(a) C. de Milan, 7 gr. 29. — (6) G. de France, 7 gr. 15. — C. de 
Naples. — C. de Berlin (8), 7 gr. 19. — (c) C. de Berlin (9), 6 gr. 97. — 
C. de Naples. — (d) C. de France* 5 gr. 15. — (e) C. de Berlin, 7 gr. 04. 
-» {f) C. de Naples. — {g) C. de Naples. — {h) G. de Napies. — Dans 
CHrellf, Adn, AveHini, p. 31, n^ 32 est décrite une de ces monnaies 
avec la légende Y^MYA (poids 7 gr. 08). 




777. — Tête de Pallas à dr., semblable à la précédente; style 

soigné des Mixobarbari. 
i\ Taureau androcéphale arrêté debout vers la dr. Au-dessus, 

V^INA {a) - YDINA(*) - YDINA [c) - YDINfl [d). 
Didrachme (bon style des Mixobarbari), JE*-'. 5 — 15. 

[a) C. de France, 7 gr. 12. — (*) C. de France, 7 gr, 24. — C. de 
Naples. — (c) G. de Milan, 7 gr. 13. — (d) C. de Milan, 7 gr. 43. 



HYRIA 301 

778. — Tête de Pallas à gauche, semblable à celle du n° 773 

(joli style). 
^ Taureau androcéphale à dr. ; au-dessous, un oiseau battant 

des ailes; au-dessus, f\W4W* Base à double ligne. (Le 

revers est d'un dessin médiocre, imitant le beau didrachme 

de Thurium signé <)>.) 
Didrachme. JÇ^-;?!. IV). 30-60. 

C. de Florence (Fiorelli, Osseiw , 1843. pi I, n» 2). — Coll. Sambon. 

779. — Tête de Pallas à gauche, semblable à la précédente. 

^ Taureau androcéphale marchant vers la droite; au-dessus, 
ASMia» [a] - flmaV et flMI^Y {à} - flMÎ^Y (c) - 
flMMY(rf) - RHIDY {e) — flMMY (/")• 

Didrachme (joli style hellénique). iSL*-^. 10—20. 

(a) C. de France, 1 gr. 29. — (6) C. de France, 7 gr. 50. — (c) C. de 
France, 7 gr. 32 (le taureau très petit). — (rf) G. de Naples. — (e) C. de 
Milan, 7 gr. 45. — (/O C. de Naples, Santangelo, 7 gr. 42. Uoe de ces 
monnaies est refrappée sur un didrachme & la légende NEOPO~ 
AITHZ et au type du taureau androcéphale couronné par la Victoire 
(Carelll, LXXXIV, 6. — Avellino, Op. II, IV, 8j. 

780. — Tête de Pallas à gauche. (Un de ces coins a servi également 

pour la frappe d'une monnaie de Nola à Tinscription NO- 
AAIflN. Voir Cat. de Berlin, PI. IV, n«« 49 et 49 a). 

1^ Taureau androcéphale marchant vers la g.; au-dessus, 
YDIA'AI {a) - YDI'nAI [à) — YPINAI [c) — YDINAI (d) - 
Y^IA'A(^) — tJ^INfll (/■). Base à double ligne. 

Didrachme (joli style). A** (pi. IV). 10—20. 

(a) C. de France, 7 gr. 05. — {h) C. de Berlin (5 et 6), 7 gr. 15 et 

6 gr. 77. — (c) C. de Londres (8), 6 gr. 93. — (d) G. de Berlin (7), 
5 gr. 16 (fourré). — («) G. de Milan, 7 gr. 42. — (/*) G. de France, 

7 gr. 40. 

781. — Tête de Pallas à g., semblable à celles des numéros 

précédents, mais de dessin sommaire, 
i^ Taureau androcéphale allant vers la dr. ; au-dessus, 

ANIQY- Base à double ligne. 
Didrachme (style des Mixobarbari). iÇi*^ (pi. iv). 10—20. 
G. de France (Luynes), 6 gr. 71. Garrucci signale un exemplaire k 

la légende, flUISY. 



302 HYRIA 

782. — T(He de Pallas à droite, de style sommaire. 

1^ Taureau androcéphale marchant vers la dr. ; au-dessus, 

RME^Y* Base à double ligne. 
Didrachme (style sommaire). M*-\ 10—20. 

C. de Glasgow, 7 gr. 06. 

783. — Tête de Pallas à gauche, de style sommaire. 

^ Taureau androcéphale allant vers la dr. ; au-dessus, 

fiME4Y. 
Didrachme. f^^^. 10—20. 

c. de Berlin (24 et 25), 6 gr. 75 et 6 gr. 05 (fourré»). — Trouvaille 
de CampobasBo (Garrurci). 

784. — THe de Pallas à droite, coiffée d'un casque athénien à 

aigrette et orné d*une branche d'olivier (sans la chouette). 




784 

i^ Taureau androcéphale allant vers la gauche; au-dessus, 

Y^INR- Base à double ligne. 
Didrachme (dessin sommaire). JÇL*-^. 10 — 20 

Coll. Sir H. VVeher. 

785. — Tète de Pallas à gauche, semblable au numéro 780, mais 
de style plus sec; derrière, f. 




^ Taureau androcéphale marchant vers la droite; au-dessus, 

YPIANOZ. 
Didrachme. A^ ^ 10—20. 



1 



HYRIA 303 

C. de Berlin (2-4), 7 gr. 4; 7 gr. 31 ; 7 gr. 34. — C. de Undres (12), 
7 gr. 09. — C, de Glasgow, 7 gr. 43. — Coll. Imhoof-Biumer, 7 gr. 47. 
— C. de France*, 7 gr. 42. — C. de Naples, 7 gr. 07. — Coll. Madda- 
lena (157), 7 gr. 50. - Garelli {AvtlL Àdn.) 30 et 31, 7 gr. 03 et 7gr. 08. 

786. — Mêmes types et même style; mais la tête de Pallas est 

tournée à droite; derrière le couvre-nuque du casque^ se 
voit rinitiale f. 
Didrachme. i^*-^. 

Carelli, pi. 84, i6. 

787. — Tête de Pallas à gauche, semblable à celle du n° 785 et 

de même style (quelquefois du même coin); derrière, r« 
T^ Taureau androcéphale allant vers la dr. ; au-dessus, 

AMM Y (a) — IVkiliY (*) - RMMY (c). 
Didrachme. A^^, 10-15. 

(a)C. de Berlin (15-17), 7 gr. 08; 7 gr. 27. - (6) C. de Berlin (14), 
7 gr. 35. — C. de Naples. — (c) C. de Miliin, 1 gr. 43. — C. de Naples. 

788. — Tète à g., identique à celle du numéro précédent, mais 

sans le r* 

i| Taureau androcéphale à dr. ; au-dessus, AMM Y (a) — 

flMMYW. 

Didrachme. A*-^. 10—15. 

(a) C. de Berlin (18), 6 gr. 42. — (A) C. de Londres (6), 7 gr, 40. — 
Carelli 84, 7. 

789. —Tête à g., identique à celle du n« 785; derrière, f. 

i^ Taureau androcéphale à dr. ; au-dessus, RMMY; au- 
dessous, r. 
Didrachme, iîL*-^. 10—15. 

C. de Londres (5), 6 gr. 89. — Coll. Imhoof-Blumer (Niim. Z«î/. 
Wtcn., pi. V, 4), 7 gr. — Coll. Sambon. 

790. — Tête de Pallas à g., de même style que celles des n*« 785- 

789. 

i^ Taureau androcéphale à gauche; au-dessus, AMMY; au-- 
dessous, O- 

Didrachme. iÇL*-\ 15—25. 

C lie Naples (u» 951), 7 gr. 10. 



1 



304 HYRTA 

791. — Tête de Pallas semblable à celles des n«« précédents, mais 
de style différent et tournée à droite; derrière, le monogr. 
/E ou /Z. 




v{ Taureau androcéphale à dr. ; au-dessus, flMMY; au-des- 
sous, /E. 

Didrachme (coins souvent empâtés). A***. 15 — 25. 

G. de Glasgow, 7 gr. 16. — G. de Fraoce, 6 gr. 45 (limée au bord;, 

— Garelli 84, 3 et AveU. Adn, 13, 7 gr. 33. — Les mômes sigles O et 

/E se trouvent sur des mounaies anx iuscriptions NOAA et Nfl* 

AAinN. 



II. - Tète de Nymphe de profil (vers 380—350 av. J.-C). 

792. — Tête de femme à droite, parée de bijoux, la chevelure 

ceinte d'un bandeau brodé noué sur le front et formant 
fronde par derrière (piçtaOsaçevîovtj). Comparer avec les 
monnaies de Naples n° 341 et celles de Nota n^ 799. 
i^ Taureau androcéphale marchant vers la dr. ; au-dessus, 

fl^lQY. 
Didrachme. A*-». 150—300. 

G. de Glasgow (fourrée). — Carelli, LXXXIV, 8 et Adn, p. 31, n« 14. — 
G. de Naples (Sanlangelo) fourrée. — L. Sambon {Recherches, pi. XI, 28) 
donne le dessin d'une monnaie analogue, À la légende YPANOZ {sic) 
pesant 7 gr. 08 ; je n'ai pas rencontré cette pièce. 

793. — Tète de femme à dr., la chevelure ceinte d'un large 

bandeau. C'est le style de la monnaie d'Alifae, n"" 818. 
1^ Taureau androcéphale à gauche; au-dessus, YDINRI- 
Didrachme. iE« ,P1. IV). 150—300. 

G. de France (Luynes), fourrée. — L. Sambon {Recherches, p. 157) 
cite une monnaie semblable, avec la légende YDiNA et pesant 
7 gr. 28; je ne la connais pas. 



HTRIA 305 



111. -* Tète de Junon de face (vers 380—340 av. J.-C). 

7i94. — Tête de Juoon, de trois quarts, inclinée à dr. Elle est 
parée de bijoux, la chevelure flottant autour du visage et 
s'échappant d'un haut diadème avec ornements en bas- 
relief et en ronde bosse (deux griffons et palmeltes.) (Com- 
parer Eiitey Céram.j I, pU XXIX, Dict. Daremb. et Saglio, 
fig. 4006). Souvent, à dr. de la tète, un f. 




i^ Taureau androcéphale allant vers la dr. (le taureau, d*un 
dessin vigoureux, a souvent le mouvement propre au 
bœuf attelé à la charrue, la jambe gauche de devant 
avancée, la droite de derrière traînant, le cou tendu, la 
queue arquée; on pense aux campi laboHnï). Au-dessus, 
AmSY(û) — AMiaY(^) - AmiY(c) - A\\l4Y(d) — 

AMMY(«) - n*iMY (/) — n*iiaY ou nmat(<7) - 

nMiat'(^) — flM'iaY(*). Base à une ou à deux lignes. 
Didrachme. Z^*-» (PI. IV). 40—300. 

(a) Coll. SamboD. — [h) Ane. Coll. Evans (pi. I, 3), 500 fcs. — Coll. 
Maddalena, 7 gr. 50 (651 fcs). ^ Imboof-Blumer, 7 gr. 37 et 7 gr. 36 
(avec p). — (c) C. de France et Coll. (^uyoes, 7 gr. 67 (avec F). — 
Trouvaille de Béaévent C* (Evans, Horsemen of Tarenlum^ p. 214). — 
C. de Londres (13), 7 gr. 39 (avec Tj. — Coll. Garrucci. — (d) C. de 
Vienne, 7 gr. 51. — C. de Londres (14), 7 gr. 06. — C. de Berlin. — 
(e) C. de Munich, 7 gr. 32. — Coll. Lôbbecke, 7 gr. 26. — (/) Coll. 
Imboof-Blumer, 7 gr. 36. — Cartons Rollin et Feuardent, 7 gr. 32; 
7 gr. 19; 6 gr. 88. — C. de Berlin (28), 6 gr. 75. — C. de Naples, 
7 gr. H. — (p). C. de Munich, 7 gr. 30. — C. de Berlin (26), 7gr. 25. — 
(h) C. de Berlin (27), 7 gr. 23. — {i) C. de Naples, 6 gr. «2. — L. Sam- 
bon {Recherches^ p. 157, pi. XI, n* 27) donne le dessin d'une de ces 
monnaies à la légende YPIANOZ; j'ignore où cette pièce se trouve. 



306 HYRIA 

795. ^ Télé de Junon^ de trois quarts comme précédemment; à 
dr., r. 

^ Taureau audrocéphale à g., comme précédemment; au- 
dessus, YPINA; entre les jambes, r* 

Didrachme. jÇi*-«. 100-300. 

C. de Parme. Voyez Garrucci, pL LXXXIX, 8 et fmhoof-Bliimer, 
Wiener Num. Zeitachrifl, i886, p. 210. 



FENSERNIA (Véseris?) 



Eckhel (1) fut le premier à publier la monnaie de Fensernîa; il 
Tattribua à Grotone. Avellino, lisant sur un second exemplaire 
le nom ZENZEP--M proposa une ville mentionnée par Tite-Live et 
appelée dans les différentes éditions tantôt Cerfennia, tantôt 
Censennia; ce savant ayant eu connaissance d'un troisième 
exemplaire à légende osque sur lequel il lisait Fretemum, suggéra 
ensuite 7Hfemum{i)j la ^(xepvov de Ptolémée, qu'il identifîait avec 
l'actuelle Termoli. 

Millingen(3) revendiqua Torigine campanienne de ces pièces et 
proposa de rechercher l'emplacement de Fensernum aux pieds du 
Vésuve, tout près du petit fleuve Veserisy cité par Tite-Live (4). 

Garrucci (5) et Imhoof-Blumer (6) apportèrent d'autres argu- 
ments eîi faveur de Tattribution de Millingen. Le premier fit 
remarquer que le type de la Chimère, ^rup xvsouva (Pindare, 0/. 
XIII, 128, éd. Heyne), était probablement suggéré par le souvenir 
des conflagrations du Vésuve, et, confirmant la lecture de la 
légende, mVMQS^MSS* attira l'attention sur la ressemblance 
entre Aisemia et Fensernîa — il faut y ajouter Frentei*num — ; 
Imhoof-Blumer observa que quelques émissions avaient été frap- 
pées avec les coins de l'avers des didrachmes d'Hyria ; il en conclut 
que les monnaies d^Hyria et de Fensernia ont été frappées dans le 
même atelier monétaire. 

\, D.N. V, 1, p. m. 

2. Opvscofi, 11, p. 134; lil, p. 8i (ZENZEP...) et Bull. Arck. Nap,, 1846, 
p. 25. 

3. Cona,, p. 205. 

4. L Vill, c. XIX. 

5. Italia ArUiea, p. 93. 

6. Wiener Num, Zeilschrif/, XVIfl, 1886 et X, 1878. 



308 FENSBRNIA 

II est utile de comparer le type du revers de la monnaie de 
Fensernia (Bellérophon tuant la Chimère) avec un vase campa- 
nien de la Collection Canessa (1), appartenant à la fin du iw ou au 
commencement du m* siècle. 

L'inscription de ces monnaies est tantôt en osque, tantôt en 
caractères grecs. 

' Garrucci constate que l'initiale 8 joue simplement le rôle d'as- 
pirée : Fensemum z= Sensernum ; mais il a tort de lire tantôt 
2ENZEP et tantôt $EN$EP; la légende est toujours ^ENtEP. 

1. A. Sambon, Vases antiques^ Paris, 1904, p. 4i, n» 124. 



i 



FENSERNIA 309 



MONNAIES D'ARGENT 



a) lascriplion osqac (vers 360 — 335 av. J.-G.y... 

796. Télé de Junon presque de face (légèrement tournée à dr.) 
ornée d*un haut diadème à reliefs (griffons et palmettes) 
d'où s*échappe la chevelure flottante; collier de perles au 
cou. (Comparez avec les monnaies d'Hyria.) 
ri Bellérophon sur le Pégase qui vole vers la dr. Le héros est 
coiffé du pétase et lève la main dr. armée d'une lance, 
s*apprétant à transpercer la Chimère. Au pourtour, l'ins- 
cription inviiaaiMas. 

Didrachme phocéen (style des Mixobarbari), 

R.^ «/« (PI. IV). 150—400. 

C. de FfQDce (Luynes), 7 gr. 38. — C. de Parme. — Coll. Garruccl 
(ÂDC. Coll. Fanelli). — Adc. Coll. HofTajanD. 



b) Inscription en caractères grecs (vers 380 — 335 av. J.-C). 

797. Mêmes types; la tête sur quelques exemplaires est d'un très 
beau dessin ayant une grande analogie avec certaines 
monnaies de Hyria, sur d'autres elle est du même style 
que celle du n' 790. Au revers, Tinscriplion ^EN(EP- 

On a signalé quelques exemplaires qui paraissent anépigra- 
phes; mais il se pourrait que l'inscriptioa fût restée hors 
du flan. 

Didrachme. ie.*-* va. 150—400. 

(a) C. de Londres (p. 128), 7 gr. 41. — C. de Naples. — C. de Vienne^ 
7 gr. 20. (Beau style.)— Coll. Santangelo (Naples). — Coll. Imhoof-Blu- 
mer, 7 gr. 32. (Beau style. — Voyez î^um. Zeits., 1886, Vienne, pi. V» 
9.) — C. de France (traces peu visibles de Tinscription ^ENtEP)f 
7 gr. 35. — (à) C. de BerUn, (p. 102), 7 gr. 41 ; 7 gr. 25. — Imhoof- 
Blumer (Num. ZeiU», 1886, pi. V, 10). 



310 FENSERNIA 

798. Mêmes types. Ces monnaies onl souvent dans le champ la lettre 

r, initiale du monnayeur ; elle se trouve àdr. de la tète entre 

deux mèches de cheveux, et au revers, devant le Pégase. 

Didrachme (souvent de beau style). 

ie.4^4i2(Pl. IV). 150-400. 

C. de Londrcë (p. 128), 7 gr. 13. — C. de Parme. — C. de Berlin, 
5 gr. 79 (c*). — Coll. SanUiigcIo, Naples, 122, 22. ~ 7 gr. 29. — Coll. 
Maddaleua. 



NOLJL 



La mention la plus ancienne de Nola serait celle qu'Etienne de 
Byzance (NcoXa) fait d'après Hécatée de Milet, qui écrivait vers 
520-500 av. J.-G., si toutefois il ne s'agit pas d'une interpolation 
postérieure. Nola aurait été, au dire d'Hécatée, une ville d*origine 
italique, IloXtç Âûjovcov. 

Suivant quelques auteurs latins, elle aurait été fondée par les 
Tyrrhéniens (1); d'autres lui attribuent une origine hellénique et 
parlent de l'établissement d'une colonie chalcidienne (2). 

Mommsen fait observer que le nom est purement italique : 
Novla (3), probablement Nova. Garrucci incline à croire que la 
ville, d'origine italique, a été occupée par les Ghalcidiens et 
rapidement influencée par la culture hellénique. Mais ce savant 
se méprend sur l'époque et le caractère du monnayage de Nola 
qu'il veut renfermer exclusivement dans la période de cette 
hypothétique domination chalcidienne. Quant à l'infiltration hel- 
lénique dès une époque assez reculée (v* s.), les fouilles prati- 
quées dans la nécropole de Nola l'ont suffisamment établie. On 
sait que la grande quantité de vases grecs de la belle époque de 
l'art, trouvés dans cette localité, a fait attribuer jadis à une 
fabrique indigène de nombreux vases athéniens. Mais l'opulence 
des produits attiques dont témoigne le mobilier des tombeaux, 
semble devoir être attribuée surtout aux conditions privilégiées 



1. Calo nfi. Vell. Palerc. Lib. I, cap. 7. — Solinus, cap. 2; le passage de Solin 
menlioDne Nola a Tyriis que l'oo corrige Sola a Tyrrhenis, On t proposé aussi 
a Slyriis nom d*un peuple d*Eubée (R. Rochelle, HisL colon, gr,^ t. lit, p. 119) ; 
mais la correclion semble par trop sublile. 

2. Jusliuus, lib. XX, cap. 1. - SU. llaL, lib. Xil, 161. 

3. Nàvlù sur le cippus abellamis. 



n 



312 NOLÀ 

du commerce athénien, qui, par le Sarno, pénétrait en Campanie 
et se répandait dans le Samnium et TApulie. 

Lorsque les Samnites eurent occupé Capoue, Cumes, le promon- 
toire de Sorrente. la citadelle de Palaepolis et jusqu'à Pompéïet 
Véséris au pied du Vésuve, Nola, avec le petit port de Pompéï, 
leur parut le point le plus utile pour la centralisation de leur 
activité militaire et commerciale. Dans leurs premiers essais 
d'expansion, ils recherchèrent avidement le concours des popu- 
lations helléniques et élrusco-campaniennes^ dirigeant à leur 
profit autant qu'à celui des intermédiaires le commerce de 
Poseidonia et de Thurium, alimentés principalement par Athènes. 
Parmi les annalistes du siècle d'Auguste, Denys d'Halicarnasse 
mentionne les rapports des habitants de Nola avec les Grecs, en 
plein iv« siècle : Kal a^ôSpa tsjç "EXXigvaç iawaÇojjLévwv (N(i)Xav<uv)(l). 

Le monnayage de Nola a été jusqu'ici insuffisamment étudié. 11 
remonte à l'occupation samnite et vient éclairer la période de 
cette domination, mieux que ne peuvent le faire les fouilles, mal 
connues, du siècle passé. Si nous rapprochons des textes les indices 
fournis par ce monnayage, nous pouvons établir avec une grande 
vraisemblance les faits suivants : à partir de 360 av. J.-C, on 
a frappé à Nola la plus grande quantité du numéraire Samnite, 
et on y a même frappé en nombre considérable des monnaies au 
nom des Hyriètes, peuplade osque, ou étrusco-campanienne, 
dont l'histoire nous est inconnue, mais dont l'activité commer- 
ciale — très grande, à en juger par le nombre des monnaies — 
était étroitement liée, sous la domination sabellique, à celle des 
habitants de Nola, puisque jusqu'aux dernières années de l'in- 
dépendance des Samnites à Nola, ils firent frapper leurs monnaies 
dans celle ville, les mêmes coins de l'avers servant sou\ent pour 
la frappe d'espèces à leur nom et à celui des habitants de Nola. 

Nola probablement dut être le siège d'une confédération osque 
de la Campanie, et les annalistes romains, s'appliquant à repré- 
senter la domination Samnite comme dépourvue d'organisation, 
cherchent ainsi à justifier l'intervention de Home. Nola fut non 
seulement une place forte de très haute importance, mais elle 
facilita aussi, pendant plus d'un demi-siècle, un large rayonne- 

1. Excerpl., p. 2315, cd. Rclske. 



NOLA 313 

ment du commerce athénien, et devenue, par ce commerce même, 
riche et prospère, elle accueillit avec enthousiasme la culture 
hellénique, à tel point que, longtemps, le mobilier de ses tombes 
a fait croire aux savants qu'elle était une ville essentiellement 
grecque. Cest autour d'elle que se groupe la résistance osque 
contre l'invasion romaine; c'est elle surtout qui tient pour 
quelque temps sous le joug samnite Naples, déjà prête à se jeter 
dans les bras de Rome. La majeure partie du monnayage de Nola 
doit être placée entre 360 et 325 av. J.-C. 

Voici nos observations sur ces monnaies : 

1^ Emploi de légendes purement grecques et à inflexions io- 
niques (nominatif m. NoiXaTo;, nominatif n. NoiXaTov, génitif 
pluriel Noi>Xa(0)v) ; quelquefois ces textes sont fautifs ou mélangés 
avec des éléments osques (NnAAIQIN, NiniAAnN, NOOAA..)- 

2* Le style en est très variable. La majeure partie a un carac- 
tère spécial témoignant d'un art nouveau fortement influencé par 
les modèles grecs, mais puisant dans sa jeunesse des hardiesses * 
imprévues. Sur quelques pièces, le prototype hellénique est saisi 
de près; mais les reliefs sont plus accentués, les traits plus 
capricieux, parfois d'une superbe allure (n" 800 et 801); sur 
d'autres, l'image est dessinée avec des naïvetés et des gaucheries 
un peu lourdes, quoique rarement dépourvues de charme (n^* 802- 
805). Les essais tout à fait maladroits sont rares (n^" 815). 

3** L'atelier monétaire de Nola s'est appliqué à contrefaire la 
monnaie de Neapolis, probablement pour donner une plus grande 
étendue à la circulation de son propre numéraire. Ces contrefa- 
çons sont très abondantes. 

A^ Sur les monnaies de Nola, la tête de Pallas est coiffée d'un 
casque orné d'une pousse d'olivier sur laquelle perche une 
chouette. Ce symbole semble faire allusion à Athènes dont le com- 
merce trouva un débouché important dans les villes osques à la 
fin du V* siècle et pendant le iv«; c'est à une date postérieure et 
exceptionnellement qu'il apparaît sur la monnaie napolitaine 
(n"" 394), tandis que, à partir de 360 av. J.-C. environ, il est fré- 
quent sur les monnaies des Samnites-Campaniens de Nola, Hyria, 
Allifae, Fistelia. Le premier exemple de ce symbole, en Italie, se 
voit sur les monnaies de Velia. 

C'est à une époque bien postérieure et de complète déchéance 

22 



"1 



344 NOLA 

politique et commerciale qu'appartiennent les petites monnaies 
d'argent et les litrae de bronze au type napolitain. 

Les Romains avaient écrasé en 314 av. J.-C. (1), à Nola, les der- 
niers vestiges d'indépendance. Nola, privée de sa liberté, continua 
néanmoins à être une ville osque, et, au commencement du 
iii« siècle, elle dut recevoir le privilège de frapper monnaie. Elle 
en usa ; mais son commerce était détruit, ses principales ressources 
taries, sa population amoindrie. Nola, qui avait lutté de force avec 
Rome, d'activité commerciale avec Naples, ne vivait plus que par 
le commerce napolitain, pourvoyant à ses modestes entreprises 
par de la menue monnaie aux types napolitains. La pauvreté de 
ces émissions est attestée par le petit nombre d'exemplaires par- 
venu jusqu'à nous. 

Nous donnerons la description des monnaies de cette seconde 
période de Tatelier monétaire de Nola dans notre chapitre : Mon- 
nayage des villes osques après ^invasion romaine. 

1. C. /. L., vol. X, p. 142. 



NOLA 315 



MONNAIES D'ARGENT 



1. — Avec léte de JVymphe (Imitation des types de tapies). 

(Vers 360—325 av. J.-C). 

799. — Tête de Nymphe à dr., de joli style (comparer avec le 
n* 341 de Naples), parée de bijoox, la chevelure retenue 
par ua bandeau brodé (une grecque) noué sur le front, 
i^ Taureau androcéphale allant lentement vers la gauche, la 




tète de face, quelquefois légèrement inclinée de c6té; une 
Victoire plane dans Tair et lui pose une couronne au 
front; à l'exergue, NflAAIOZ- Base à double ligne ou 
ligne perlée. 
Dîdrachme phocéen. ^^* «Z^. 20—50. 

C. de Londres (4), 7 gr. 34. — G. de Berlin (13), 6 gr. 97. — Coll. A. 
Hubert*. 

800. — Tête de Nymphe à dr., comme au n*» précédent, style 
moins gracieux, mais vigoureux, relief saillant. 

v( Taureau androcéphale (tôle de face) marchant lentement 
vers la droite et couronné par la Victoire ; à Texergue, 
NHAAIOZ. 

Didrachme. A*-* */2. 20—50. 

C. de Londres (3), 7 gr. 35. — C. de Berlin (9 et 10), 7 gr. 20 et 
7 gr. 33. — C. de France*, 7 gr. 20 (coin rouillé). La tête est frappée 
quelquefois avec un coin fortement rouillé. Garruci publie un exem- 
plaire de sa collection sur lequel il lai a semblé lire sous le con de 



k 



316 



NOLA 



« 
t 



la nymphe, >IOIAOY (KotXou). Les rnoonaies à ce type présentent 
souvent des bavures on des traces de rouille qui ont pu faire penser 
à des lettres. 

801. — Mêmes types et marne style, la léte du taureau légèrement 

inclinée de côté; à Texergue. NHAAION {à) ou NnAAION- 

Didrachme. i^L*-* y* (PI. IV). 20—50. 

(a) C. de Milan, 6 gr. 93. — (6) C. de Berlin (11 et 12), 7 gr. 28; 

7 gr. 09. — G. de France, 7 gr. 40 (très bel exemplaire). -- 6 gr. 95 

(c«J. 

802. — Tête de Nymphe à dr., sans bijoux, la chevelure ornée 

d'une sphendoné brodée. 
1^ Taureau androcéphale allant à dr., et couronné par la 

Victoire; à Texergue, NHAAION. 
Didrachme. A*-« «/«. 15-»j. 

Coll. Sambon*. 







d 



802 






\ 



803. — Tête de Nymphe semblable à celle du n"* précédent, mais 

tournée à gauche. (Le dessin de cette tête a été gravé 
sur un ancien coin dont l'empreinte n'avait pas été entiè- 
rement effacée, de sorte que la chevelure de la tète précé- 
dente fait comme un voile devant le profil de la nouvelle 
effigie. Ce même coin a servi aussi pour des émissions à la 
légende NEOPOAITHI. (Naples, p. 179 et n«»- 355-360.) 

ij Taureau androcéphale à dr., la tête inclinée de côté, cou- 
ronné par la Victoire; à l'exergue, sous une base à double 
ligne, NHAAinN. 

Didrachme. içi*-* «/*. 15-30. 

Coll. Sambon*. 

804. — Avers frappé avec le même coin qui a servi pour la pièce 

précédente. 



NOLA 317 

i{ Taureau androcéphale à g., couronné par la Victoire; à 

l'exergue, sous une seule ligne, NnAAI-- 
Didrachme. iÇL*-*V2. i5-«30. 

C. de France*, 7 gr. 10. 

805. — Tête de Nymphe à dr. (style variable)^ parée de bijoux, la 

chevelure ceinte d'une sphendoné souvent brodée; une 

grosse mèche de cheveux se relève sur le front en guise de 

corne. 

i^ Taureau androcéphale marchant vers la dr., et couronné 

par la Victoire (comparer avec le revers des n • 364 et 65 

de Naples) ; à Texergue, NOAAinN (a) ou HniAAnU [à). 

Didrachme. iSL*"^ */*. 15-30. 

(a) G. de Berlin (16-19), 7 gr. 02; 7 gr. 08: 7 gr. 26. — C. de Londres 

(dans la série de Naples). — C. de France, 7 gr. 03. — C. de Milan,— 

(6) Carelli, pi. LXXXlll elAdn. Avellinii, p. 30, n» 6. 



^10 W^P 




803 

806. — Mêmes types; le taureau à g.; à Texergue, NHAAinN (a) 
ou NnAAION(^) (slyle variable, quelquefois sommaire). 
Didrachme. ^^^ */« (Pl. IV). 15—30. 

(a) G. de Berlin (19), 7 gr. 15. - C. de Milan. — C. France, 7 gr. 19. 
— Coll. Luynes, 7 gr. 15. — (6) Ane. Coll. Maddalena. •— Coll. Sam- 
bon. 



II. — Avec tête de Pallas (360—320 av. J.-C). 

807. — Tète de Pallas à droite, coiffée d'un casque athénien à 
aigrette, la calotte ornée d'une couronne d'olivier sur la- 
quelle perche une chouette, 
ïj Taureau androcéphale debout à dr. ; au-dessus, NOAA- 
Didrachme phocéen. A*-* */* (PI. IV). 25-50. 

C. de Milan, 6 gr. 90. — C. de Berlin (8), 7 gr. 56.*— Ane. Coll. 
Bourguignon*. 



318 NOLA 

808. — Mêmes types; mais la tête tournée à gauche. 
Didrachme. iÇL*-* V*. 

Carelli, Adn, (Avelliuo), p. 30, u*» 1, 7 gr. 13. 

809. — Mêmes types, la tête de Pallas à dp. ; sous le taureau, O- 

Didrachme. A*-* V*. 25—50. 

Coll. SamboD (L'avers est frappé avec un coin rouillé). — C. de 
Naples et Coll. SantaDgelo. — C. de France, 7 gr. 22. Comparez 
avec les mounaies de Naples (n»* 359 et 362). 

810. — Mêmes types; le taureau androcéphale est tourné à g.; 

aucune lettre dans le champ. 
Didrachme. JÇL** </«. 

Carelli LXXXlll, 1. 

811. — Tète de Pallas à dr., comme au n* précédent; derrière ^, 

/E ou signe incertain ^. 
i^ Taureau androcéphale à dr. ; au-dessus, NHAAiriN (a) ou 

NnAAiniN (A) ; au-dessous, /E. 
Didrachme. I^^* */2 (PI. IV). 25—50. 

(a) C. de Berlin, 7 gr. 25. — Ane. Coll. Wotoch. — C. de Naples et 

Coll. Sanlangelo (exemplaires avec 3\ derrière la têle, Cat. 1320- 

23). — (b) C. de Milan, 6 gr. 97. — C. de Berlin, 7 gr. 28; 7 gp. 14 ; 

7 gr. 18. — C. de Frauce, 7 gr. 15; Coll. Luynes, 7 gr. 40. 




812. — Mêmes types, mais le taureau androcéphale est tourné à 

gauche; derrière la tête de Pallas, Z ou 3; sous le tau- 
reau, /E. 
Didrachme. 

Trouvaille de Bénéveot (Evans, Horsemen of Tarentum^ p. 213). — 
Carelli pi. LXXXIV, 4. 

813. — Mêmes types, sans monogramme au revers. 
Didrachme. A*^ */^. 

Carelli, Adn, (Avellino), p. 30, n»» 3 et 4; 7 gr. 03 et 7 gr. 33. 



NOLA 



319 



814. — Tête de Pallas à g., de môme type mais de style différent 
(avec ce même coin on a frappé des monnaies ayant au i^ lu 
légende YDINAI). 
i^ Taureau androcéphale à dr. ; au-dessus^ NflAAIflN ; au- 
dessous, /E 
Didrachme. N.^ 3/4-5 (pi. iv). 25—50, 

C. de Berlin (PI. IV, 49 A), 7 gr. 18. 




815. — Même tête à dr., de style sommaire (souvent frappée avec 
des coins rouilles). 
^ Taureau androcéphale à g.; au-dessus, NiniAAriN {sic); 

au-dessous, ^. 
Didrachme. iSl** V*. 20—30. 

C. de Berlin (fourrée), 5 gr. 86. — Coll. Samboo, 7 gr. Carelli cUe 
un exemplaire avec NOAAimN et /E (LXXXIll, 5). Adn, (AvelliDo) 
no 5, 6 gr. 98 et Garrucci on autre avec NOOAA • • • (p. 92; 
nos 22-25). 



Monnaies à légende napolitaine contrefaite, ou monnaies anépigra- 
phes frappées probablement par les Samnites à Nola. 

Nous avons déjà décrit quelques-unes de ces pièces (n** 343-349 
et 353-360); nous donnons ici le dessin d'une monnaie à légende 
Active frappée probablement dans l'atelier de Nola. 




Monnaie à légende napolitaine contrefaite, frappée à Nola. 



1 



\ 



320 NOLA 

Oa peut y ajouter les suivantes : 

816. — Tète de Junon Laciaia, de trois quarts vers la dr., coiffée 

d*un polos richement décoré (hippocampes» palmette). 

Grènetis. (Comparez avec les monnaies d'Hyria, n<^ 794 et 

795.) 
^ Taureau androcéphale marchant vers la dr., la tète de face 

et légèrement inclinée pour recevoir une couronne qu'une 

Victoire planant dans l'air lui pose au front; au-dessous, 

FA YKI m ; à Texergue, légende confuse. (Comparez avec 

les monnaies de Naples n«" 3i7-360). 
Didrachme phocéen. AL* «Z»-» (PI. IV). 150. 

G. de France (LuyQes). 

817. — Tète de Nymphe à dr., parée de hijoux, la chevelure ceinte 

d'une sphendoné, une mèche relevée sur le front. (Com- 
parez le didrachme d'Hyria à tète féminine PI. IV n"* 793.) 

i^ (Anépigraphe) Taureau androcéphale allant à g. (tète de 
face), couronné par la Victoire. 

Didrachme phocéen. A*^ */*. 15—30. 

G. de Milan. 

817 bis, — Tête de Pallas à g., le casque orné d'une branche de 

laurier sur laquelle perche une chouette, 
i^ Taureau androcéphale marchant vers la dr. ; au-dessus, 

légende confuse, M^AFOM (?)• Base à double ligne. 

Didrachme phocéen. iR* i/«-5, 40. 

G. de Gopenhague, 7 gr. 40. — Voyez Imhoof-Blumer, Wieti. Num. 
ZeiUchrifl, 1886, p. 224, pi. V, 15. 



ALLIFÀE 



Millingen (1) se basant sur TassertfoQ de Suidas que 'AXi6aç, 
dans sa signification de mort, était le nom d'un fleuve de TEnfer : 
'ÂX{6ac à vexpo^ f) luota^jLOi; èv aSou, proposa d'attribuer les mon- 
naies à la légende AAAIBANON à une ville, inconnue dans Tbis • 
toire, qui serait à rechercher près de Cumes, dans la région où 
les Gbalcidiens s'étaient plu à évoquer le souvenir de l'entrée 
des Enfers décrite dans TOdyssée. 

AvelUno (2) se rangea à cette hypothèse et lui donna un plus 
grand semblant de vérité en rappelant que non loin de Pouzzoles 
et de Cumes s'élevait le mont Ollibanus dont le nom pouvait être 
une corruption de 'AX{6a<;. Cb. Lenormant voyait dans Alliba une 
colonie de Cumes. Il écrivit d'abord : « Alliba qui^ après avoir été 
grecque à Vépoqae florissante de Cumes, adopta plus tard les lé- 
gendes Samniles » (3) et, ensuite, modifiant sa pensée, « Alliba 
qui sans doute ne survécut pas à Cumes sa métropole » (4). 

Friedlânder (5)^ Sambon (6) et Garrucci (7) donnèrent également 
leur adhésion à l'hypothèse de Millingen. Garrucci basait son 
attribution surtout sur le fait que les types représentés sur les 
monnaies à la légende AAAIBANON sont appropriés à une ville 
maritime; mais H. Dressel (8) a démontré par de nombreuses com- 



1. Ancienl coins, p. 7 et 8. 

2. Suppt, ad ItaL numism., p. 12. 

3. Inirod. à l'étude des vases, p. 40. 

4. Ibid., p. 87. On a même proposé de yoir dans Alliba on nouveau nom donné à 
Cumes après sa destruction par les Samnites. 

5. Osk. MUnzen, p. 25-26. 

6. Mon. de la presqu'île Italique, p. 

7. Italica Antica, p. 91-95. 

8. Hisf, und philol. Aufsdlzen zu Ehren, E. Curtius, p. 2S1 et s. 



322 ALpiFAE 

paraisoDS que le choix de types maritimes n'indique pas néces- 
sairement une ville dans le voisinage de la mer. Garrucci proposa 
pourtant de séparer le monnayage aux légendes Alliba et Alleifa, 
qui lui paraissait campaoien, de celui à la légende Alifa, Alifha, 
qu'il croyait appartenir à Alifha du Samnium. Je crois que cette 
dislioction n'est pas bonne II n'y a rien d'étonnant dans Thésila- 
tion enlre les formes Alifha, Alleifa, Alliba; l'inscriplion P||f|8PI 
d'une rare petite pièce du C. de France — qui malheureusement 
a été égarée — nous montre que la prononciation sabellique était 
Alifha; mais déjà le didrachme au type campanien et à la lé- 
gende osco-hellénique indique l'hésitation dans le choix de lettres 
dont le son correspondait au 8 sabellique, et il est avéré que le d> 
grec rendait imparfaitement ce son. 

La ville sabellique 'AXXi^at (Strabon V, m, 40) était située sur 
le versant occidental des Apennins Samniles, à proximité du Vul- 
turne, non loin de l'emplacement de la moderne Piedimonte 
d'Alife. Ultinéraire d'Antonin (p. 122 et 304) l'indique par le nom 
d'Alifas; les manuscrits de Tite-Live (VIlï, 25) portent AUiphae, 
AUifa, Atiife^ Alife et Alifoe; ses monuments ont le plus souvent 
la forme Allifae (Mommsen n°» 3939, 4757, 4770, 4778 : ORDO 
ET POPVLVS ALLIFANORVM). Lès fouilles Egg dans l'ancienne 
nécropole d'Allifae ont montré que la ville était très sensible au 
luxe des Hellènes et ouverte également au commerce étrusque et 
à celui des Grecs de la Campanie. Les oboles à la légende AAAI- 
BANON ont été trouvées en grand nombre mélangées à des oboles 
de Fistelia et à quelques pièces de Néapolis. Le didrachme à la 
légende AMOHA du Cabinet de Berlin provient de Piedimonte 
d'Alife. Ces monnaies n'ont jamais été trouvées dans le voisinage 
de Cumes. 

Le choix de types maritimes sur les monnaies d'Allifae est dû 
probablement au commerce que cette ville entretenait par le 
Vulturne avec les villes maritimes de la Campanie : Scylla et la 
moule indiquent certainement des rapports avec Cumes, qui, 
comme nous l'avons déjà dit, continua d'avoir une certaine impor- 
tance commerciale, même après l'occupation samnite, tandis que 
les dauphins, se pourchassant autour d'une tête imberbe et laurée, 
font penser à Syracuse, qui, après la défaite d'Athènes, dominait 
les marchés italiens 



ALLIFAE 3^ 

N 

Les types du didrach/ne sont ceux d'Hyria ; mais quelques 
oboles ont le sigoe X entrecoupaut la légende comme sur des 
hémi-oboles de Neapolis et de Fistelia. D'autres monnaies ont 
une tête barbue et laurée, accostée d*un dauphin ; on pourrait y 
voir une représentation de Glaucus. 

11 est probable que les habitants de la ville samnite Allifae 
ont joué un rôle important dans les vicissitudes politiques de 
la Campanie et on est même tenté d'établir un rapprochement 
entre le nom de cette ville el le patronymique des Nucérins : A^t^- 
ceria Alafatema. 



324 ALLIFAE 



MONNAIES D'ARGENT 



I. — Atcc légende Alifha (vers 360—330 av. J.-C). 

818. — Tête de Pallasà dr., coifTée du casque athéoien à aigrette, 
orné d*une couronne d*olivier sur laquelle repose une 
chouette. 

1^ Taureau androcéphale (tête de proGl) marchant lentement 
vers la g. (base à double ligne). Au-dessus, A^hO-HA* 

Didrachme campanien. A* */*. 200 — 500. 

C. de Naples (Coll. Saotaogelo), 2 exempl. dont un fourré. — Musée 
de la Propagande (aujourd'hui au Vati^ao), Rome. — C. de Berlin 
(fourré), provenant de Piedimonte d'Alife. 




819. — Tête de lion à dr., la gueule ouverte. Grènetis au pour- 
tour. 
^ L'inscription NPI8FI interrompue par le signe, J. 
Hémi-obole. A*. 100. 

Cette monnaie a passé par les collections Tnzzi de Naples, Braun 
de Rome, et De Luynes. EUe a été publiée par Prledlftnder dans les 
Annali Numism. de Fiorelli, fasc. 1, p. 10. Le duc de Luynes Tayait 
mise parmi les incertaines des Satrapes de Phénicie. On ne sait pas 
ce qu'elle est devenue. 



II. — Avec Alliba ou Allifae. 

820. — Tête juvénile à dr., laurée et entourée de trois dauphins. 
Grènetis au pourtour. 



ALLIFAE 325 

i| Monstre Scylla à dr., tenant de la main dr. abaissée un 
poulpe et de la g. étendue, un poisson; dessous, une moule; 
au-dessus, Tinscr. AAAIBANoN et AAAIBA^o^. 

Obole (joli style). iR* */^ 10 - 15. 

G. de Berlin, gr. 69; gr. 63; gr. 62; gr. 66. — 0. de Naplea 
et Coll. Santangelo. — C. de Londres, gr. 62; gr. 61; gr. 60. — 
G. de France — Coll. Maddaiena. — Garelli (Avellino, Aiin.^ i-6), 
gr. 667; gr. 63; gr. 61. 




821. — Mêmes types; inscriptions hybrides osco-helléniques : 
VAAIBAAK)^ (1) — AAM8AN0N (2) - AAIBANON (3) — 
AASAMOiV (4) - kMSMOH (5). 
Obole. (Travail sommaire.) A* */*. 5—15. 

(1) Coll. SamboD. — (2) Coll. Sanibon et G. de Berlin (?). — (3) C. de 
Milan, gr. 60. — C^) C. de Berlin, gr. 63. — (5) Fouilles Egg à 
Piedimonte d'Ali fe. ^ 

8-22. — Télé laurée et barbue à dr. (Glaucus?) ; quelquefois, de- 
vant, un dauphin. Grènetis. 
i^ Monstre Scylla à dr., tenant de la main dr. abaissée un 
poulpe et de la g. étendue, un poisson; au-dessous, une 
moule ; au-dessus, AAAIBAMOM- 
Obole. (Travail sommaire; la tête souvent empâtée.) 

;ç^i-i «/2. 10— 20. 
C. de Napleé, (772-80). — C. de Milan, gr. 57 et gr. 61. 

823. — Mêmes types; légende erronée, OIIOAA ou AIAX^N• 
Obole. (Travail sommaire.) A* «/2. 10—20. 

Coll. Weber, gr. 60 et gr. 54. 

824. — Tête laurée d'Apollon à g. ; devant, APPIBA- 

i{ Scylla à dr., la tête à double visage, tenant de la main dr. 
un poulpe et de ht g. une coquille; au-dessus et au-des- 
sous, un cygne à dr. (Dans le cygne on pourrait voir les 
démons de la mer, OaXadaaç Sa{[ji.ovs;. ) 



326 ALLIFAK 

Obole. A» «/*. 10—20. 

G. de Berlin (9)» gr. 72. — C. de Londres (6), gr. 12. — Carelli 
(Avellino, Adn.j 7), gr. 7i. 



AVec Alleifa. 

825. — Huître. 

^ Inscr.-rétrograde, I3AM aatour da signe I. 
Hémi-obole (style sommaire). i^i« 50—100. 

C. de Berlin, gr. 31. 



FISTELIÀ 



Les monnaies portant la légende osque ^V^T^IS — ^IV^T^IS 
et la transcfiption grecque (|)|2TEAIA ont donné lieu à de nom- 
breuses attributions. Ignarra [De Palaestra Neap., p. 261) et Maz- 
zocchi {Tab, HeracL, p. 590) les connaissaient déjà, mais les 
attribuaient ingénument à Paestum; parmi les arguments pro- 
duils en faveur de cette étrange conjecture, citons Tinscription 
M^^l au revers d'une monnaie incuse des Poseidoniates, et on 
peut s'étonner de voir Millingen [Consid., p. 43) faire encore 
allusion à cette inscription comme indice d'une alliance entre 
Poseidonia et Fistelia. Guarnacci [Orig. itaL, t. II, p. 227) attri- 
buait les monnaies à la légende ^V^T^IS à Fiesole. 

Avellino [Op., III, p. 86) pensa d'abord à Plistia (Tile-Live, IX, 
21) ou Plistica (Diod., XIX), la moderne Pletia, près de Saticola, 
sur la limite campanienne du Samnium, et ensuite, moins judi- 
cieusement, à Histonium, dans le pays des Frentaniens [Bull. Aap.^ 
IV, 27). Millingen [Ane. coins, 1801), Ch. Lenormant (Revue Num.y 
1844, et Introd, aux vases peints, 1845, p. 87, note), Mommsen 
[Hist. mon. rom., p. 161, note 2, et Annali Num. de Fiorelli, Rome, 
1846, fasc. I), Friedlànder {Osk. Mûnz., 1850, p. 28-33) attribuè- 
rent ces monnaies à Puteoli, Lenormant, écartant « V explication 
tentée après coup » par Strabon (V, p. 245) et donnant cours à sa 
fantaisie, bâtissait hypothèses sur hypothèses : c les restes de la 
population hellénique de Cumes, transportés à Dicaearchia, étaient 
réduits à fabriquer pour les Samnites, leurs nouveaux maîtres, des 
pièces au nom de Phistelia, nom sous lequel les Osques paraissent 
avoir désigné Dicaearchia, et qui devint le Poteoli des Latins. 
Mommsen faisait observer que Puteoli et ^VMT^IS ou Tabl. 
^IV^T^IS étaient également des formes plurielles de la 2* dé- 



328 FfSTELIA 

clinaisoQ. Tous ces auteurs indiquaient les points de contact 
avec les villes du golfe de Naples, surtout avec Gumes et Naples. 

Cependant Gavedoni, dans la réimpression des planches de Ga- 
relli, conservait Tattribution de celui-ci au Samnium, basée sur- 
tout sur les notes de provenance recueillies par ce collectionneur 
perspicace. Gette provenance ne peut plus être mise en doute, et 
Millingen {Cùnstd,^ p. 199) et Garrucci {0. C, p. 94) avançaient 
sans connaissance de cause que les monnaies de Fistelia se trou- 
vent en Campanie. C'est le commerce des antiquaires qui les 
apporte à Naples; mais leur provenance habituelle est le Sam- 
nium ou Textréme limite campanienne vers les pays des Caudi- 
niens et des Hirpins. ^ 

L'attribution au Samnium, peu à peu, commença à faire des 
adeptes. Minervini (Bull. ArcL Nap,. N. S., 111, 130) publiait le 
résultat des fouilles pratiquées dans une nécropole à Campo 
Laurelli, près de Gampobasso, où les pièces de Fistelia étaient en 
abondance; il proposait de placer à cet endroit la Furfulae men- 
tionnée par Tite-Live (XXIV, 20) et dont les manuscrits donnent 
de si diverses transcriptions : Filulae, Fugifulae^ FuifuloCy Fur- 
sulae, Fuisulae, Fulsulae, De Pelra [Condiz. délie cittâ itaL, p. 86) 
se rangea à cette hypothèse. Fabretti (C. /. 7., 1867) ne savait pas 
choisir entre la Campanie et le Samnium : dans l'introd. à 
p. ccLXiv il donne ces monnaies au Samnium ; dans le Glossa- 
rium, au nom ^IV^T^IS* il écrit : in nummo SamniticOy et au nom 
<t>IZTEAIAf i^ nummo argenteo qui pertinet ad Puteolos. L. Sam- 
bon se laissa séduire par l'attribution à Puteoli; mais il savait 
parfaitement que les monnaies de Fistelia ne se trouvaient jamais 
à Pouzzoles et rarement en Campanie; il cherchait l'explication 
de cette provenance dans les faits suivants : a Quant à la prove- 
nance samnite des monnaies de Phistelia, elle peut être aussi expli- 
quée par les révolutions dont la Campanie fut le théâtre pendant le 
quatrième siècle avant notre ère. Les Samnites obligés de fuir de» 
vant les légions romaines ne manquèrent pas d'emporter dans leurs 
montagnes toutes les choses précieuses dont ils étaient en possession. 

En 1878, la question fut reprise en faveur du Samnium par von 
Duhn {Bull. Jnst.y 1878, p. 31), qui avait eu occasion d'assister 
aux fouilles de la nécropole de Piedimonte d'Alife dont étaient 
sorties en grande abondaçce les oboles de Fistelia. Il avait aussi 



1. Millingen {Ane. coins, p. 7) a signalé une trouvaille de 700 oboles de Fistelia 
et d'Âllifae ; mais malheureusement il n'indique pas la localité. 



FISTELIA 

examiné la collection du chanoine Pacelli de Telese renfermant 

plus de 50 monnaies de Fistelia trouvées toutes dans la localité 

même, et avait eu connaissance d'un manuscrit du siècle passé : \ 

Histoire de Telese par Petrucci, donnant des indications précieuses 

sur des trouvailles de monnaies dans les environs de Telese. 

Petrucci pensait que la Fuisulae de Tite-Live se trouvait dans le 

Samnium Gaudinien, sur l'emplacement de la moderne Faicchio, 

non loin de Telese (Cfr. Trutta, Ant. Allifane, p. 26f. — Corcia, 

Storia délie due Sicilie^ t. I, 14). 

H. Dressel donna plus tard, en 1884, une notice complète des 
monnaies trouvées à Piedimonte d'Alife, s*efforçant de démontrer 
que les monnaies de Fistelia ne peuvent avoir été frappées ni 
dans le centre du Samnium, ni dans une ville du golfe de Naples; 
et que le choix des types ne peut nilllement être invoqué comme 
preuve que la ville était située près de la mer; mais il ne se 
prononça pas définitivement, et dans le Catalogue du Musée de 
Berlin (111, 1, p. 95-1894) il les classa encore à la Gampanie. 
Garrucci, en 1^85, se rangea à la première hypothèse d'Avellino, 
attribuant ces monnaies à Plistia^ près de Saticola; il fit observer 
que dans les éditions romaine et parmesane de Tite-Live, parues 
en 1472 le nom est écrit : Philistia. 

De cette investigation il ressort : 

1"" Que les monnaies de Fistelia ont été trouvées en nombre 
considérable dans le Samnium : à Alife, dans les environs de 
Telese, près de Gampobasso; les fouilles de Piedimonte d'Alife et 
la collection Pacelli de Telese, composée exclusivement de pièces 
recueillies dans la région, donnèrent des séries presque complètes 
des différents types et toutes les variétés les plus rares; c'est de 
la nécropole d'Âllifae que provient le quart d'obole ât la légende 
yUS\\$9 jusqu'ici unique (1). 

2"" Les inscriptions bilingues sont en faveur de l'attribution à 
une ville située sur la limite du Samnium vers la Gampanie. Il 
est à remarquer que, tandis que les Samnites établis en Gampanie 
écrivaient toujours à cette époque les légendes de leurs monnaies 
en caractères grecs, les habitants de Fistelia le font rarement et 



23 



330 FISTELIA 

seulement, à côté de la légende osque, sur des oboles destinées 
au menu commerce régional. Leur objectif commercial est donc 
plutôt lé Samnium même que la Campanie, car je ne pense pas 
que l'emploi officiel de l'osque en Gampanie soit aussi ancien 
qu'on Ta prétendu. 

3* Le monnayage de Fistelia est le seul qui nous ait conservé la 
véritable physionomie de l'art sabellique. 

4*^ Les monnaies de Fistelia ne se trouvent pas dans le voisi- 
nage de Pouzzoles ou de Cumes. 

Le plus grand nombre des monnaies de Fistelia ont d'un côté 
un masque viril à courte chevelure, de travail sommaire, et de 
l'autre un dauphin, un grain d'orge et une moule; mais d'autres 
monnaies offrent des types que nous retrouvons dans le mon- 
nayage de la Gampanie : la tête de Pallas de face telle que nous 
la voyons sur des as à la légende ROMA et sur les stèles osques j 

de Gapoue, la tête de Pallas et la protomé du taureau androcé- j 

phale calquées sur les monnaies de Neapolis. Deux rares mon- 
naies nous montrent une tête virile accostée de l'inscription 
Vn^ll^ (1) (rétrograde). G'est un nom de magistrat essentiel- 
lement osque zrOpsîus (C. /. L,, iX et X). 

i. Zvetaieff, Sylloge inscr. oscarum^ n. 55 upsim = Opsiorum, Cfr. H. Dressel, * 

Numism. Beitrâge aus dem Grabfelde bei Piedimonte d^Alife, 1884, p. 9. 



FISTELIA 331 



MONNAIES D'ARGENT 

(vers 380—350 av. J.-C). 



826. — Tête de Nymphe presque de face, la chevelure ornée de 
Vampyx et en partie flottante autour du visage. (Imitation 
de la monnaie napolitaine, n** 335.) 
1^ «^1 V^T^IS. Taureau androcéphale (tête de profil) marchant 

à g. ; base formée par deux lignes. 
Didrachme (joli style). jÇL* «/«-s (Pi. ly). 60—150. 

C. de Berlin, 7 gr. 22. — C. de France (Luyncs), 7 gr. 45. 




827. — Même tâte de dessin sommaire, imitation osque de la tête 

décrite au n^ 826, Collier de perles au cou. Grènetis. 

i{ Taureau androcéphale (tête de profil) marchant à g. ; au- 
dessus, 8I$TPV$; base formée par deux lignes; à Texer- 
gue, dauphin à g. 

Didrachme. ;ç^4.4 i/î-i 3/4. 10-25. 

C. de Berlin, 7 gr. 51 ; 7 gr. 32; 7 gr. 27 ; 7 gr. 45. — C. de Londres, 
7 gr. 54. — C. de Naples (657-58). — C. de France, 925-926. — Carelli 
(ÂveU., Adn., i et 2), 7 gr. 54 et 7 gr. 18. 

828. — Même tête (souvent du même coin que le n» précédent), 
i^ Mêmes types. 8RTPVR(i) — 8I$TPVI^(2). 
Didrachme. R.^* »/2 (PI. IV). 10—25. 

(1) C. de Berlin, 6 gr. 82 et 6 gp. 13 (fourrée). — C. de Londres, 
7 gr. 14. — (2) C. de Berlin, 7 gr. 68. 



332 



FI8TELIA 



829. — Tête de Nymphe à dr., parée de bijoux. (Imitation du 
n*» 341 de Naples). 
!^ Taureau androcéphale marchant à g. ; au-dessus, SI5Tl'YM. 
Didrachme. A*^ */*. 

Garrucci (PI. LXXXIX, d» 18). 





On peut attribuer aussi à Fistelia, à cause de la grande ana- 
logie de dessin, la monnaie suivante anépigraphe. 

830. — Tête de Junon, de trois quarts, inclinée à dr., la chevelure 

flottant autour du visage et s'échappant d*un haut diadème 

avec ornements en relief. 
f^ Taureau androcéphale marchant lentement vers la dr. et 

couronné par la Victoire. Base à double ligne. 

Didrachme. iSL ^Pl. IV). 

C. de Berlin (PI. VU, 101), 7 gr. 39. — Coll. Seltmin 7 gp. 45. - C. de 
Londres (13). — Coll. Santangelo. M. Poole (Cat. du British Mnseum, 
Italy, p. 94) attribuait ces monnaies à Naples, pensant qu^elles avaient 
pu être frappées pendant le siège soutenu contre les Romains en 
327-326 av. J.-C. ; M. Dressel a proposé de les attribuer à Poseidonia 
(R. Museen zu Berlin, Besch. der Antik. MUnzen^ III, i, p. 161). Je 
pense qu'elles ne peuvent appartenir qu'aux ateliers de Fistelia ou de 
Nola et que les probabilités sont eu faveur de Fistelia. Elles se trou- 
vent toujoars en mauvais état de conservation, ayant eu une longue 
circulation. 

831. — Tête virile imberbe (masque, sans cou) de face avec che- 

velure courte et bouclée. 
v{ Dauphin, grain d'orge et moule; autour de la moule, la 

lég. ^IVm^JS («) ou ^IPVT^IS [h) ou VVTI8 (c). 
Obole. jÇi. 0,50^1. 

(a) C. de Berlin, gr. 58 ; gr. 65 (2 ex.) ; gr. 57 ; gr. 62 ; gr. 52. 
— C. de Londres, gr. 52 et gr. 46. — Careili (Avellino, Adn., 14- 
20), gr. 66 et gr. 56. — (6) C. de Londres, gr. 67. — (c) Careili 
(Avellino, Adn., 21), gr. 46. 



FISTELIA 333 

832. — Même masque, de style différent. 

i( Moule et grain d'orge; au-dessus, ^IV^T^IS- 
Obole. iSL*-iV«. 1-3. 

G. de France, gr. 58. 

833. — Même masque. 

i| Grain d'orge et moule (anépigraphe?) 
Obole. A*-»i/2. 1-3. 

C. de Londres, gr. 72. 

834. — Tète virile imberbe (avec le cou) de face. Au pourtour, 

i| (Anépigraphe) Dauphin, grain d'orge et moule. 
Obole. A«-*«/«. 10-15. 

Coll. Gajaniello (Piedimonte d'Alife, foailles Egg) gr. 73. 

835. — Même tète; au pourtour, 0I2TE — AIA {a) ou <t>|2TE — 

AIA (b) ou 02TE - AIA {c) ou 0I2TEAA {d) ou 0I2TE- 

AAD {e). 
i^ Dauphin, grain d'orge et moule; au pourtour, ^IV^T^IS 

ou ^IV^T^IS. 
Obole. A«-«*/«. 3— 5. 

(a) G. de France. — C. de BerUn, gr. 68 ; gr. 59 ; gr. 53 ; gr. 62 ; 
gr. 63; gr. 65. ^ G. de Londres, gr. 77 ; gr. 64. — G. de Naples. 
— {b) CoU. Sambon. — (c) Piedimonte d*Âlife, fouille Egg. — (d) G. de 
Naples. — (e) G. de Naples (Goll. Santangelo), gr. 62. 

836. — Même tête ; au pourtour, 0I2TE — - AIA- 

T^ Moule, grain d*orge et dauphin; au-dessus, IV^Y^IS* 
Obole. A*-**/«.5— 10. 

G. de France (anc. GoU. Dapré). 

837. — Même tête; à gauche^ 0. 

^ Dauphin, grain d'orge et moule; au-dessous, ^|V 

Obole. iSL**«/«. 10-15- 

G. de Naples (Coll. Santangelo). 

838. — Même tête, de style différent; à dr., //. 

ij Moule et grain d'orge; au-dessus, ^IV^-f^lS. 
Obole. A«-* 4/«. 10—15. 

C* de France. 



334 FISTELU 

839. ^ Tête de Pallas à dr. avec casque athénien orné d'une 

branche d*olivier, sur laquelle perche une chouette, 
i^ Partie antérieure du taureau androcéphale à dr. (nageant), 

au-dessus, V43<^|$. 
Obole. A«-««/2. 25-50. 

C. de BerliOi gr. 60. 

840. — Tète de Pallas à dr. comme précéd. 

i{ Même type que précéd. ; au-dessus du taureau, ^IV4'f$l$. 
Obole. A'-» Vî. 25— 50. 

MinerYlni, Osiervazioni Numiamatiche^ Pi. IV, 7 et p. 13. 

841. — Tête virile imberbe de face; autour^ nom de magistrat. 

^||^nV = 0psiu8. 
^ *i^lV^T^I$ les lettres divisées deux par deux, dans les 

espaces d'un grand x (dessin très soigné). 
Hémi-obole. AV«, 30—60. 

Coll. A. Evans (Piedimont d'Alife, foaille Egg.). Publié par Fried- 
Iftnder (Osk, Mûnz.) et plus correctemeDt par H. Dreasel {Ntun, Bei- 
trOge au» dem Grabfelde hei PiedimonU d'Alife^ 1884, p. 8), gr. 325 ; 
gr. 275. 

842. — Tête de Pallas de face, le casque orné de trois aigrettes. 
^ -^IV4'f^l8> les lettres divisées deux par deux dans chaque 

espace entre les jambages d'un x. 
Hémi-obole. A»/*. 20—40. 

C. de Berlin, gr. 34 (PI. III, 47). — C. de France (934). 

843. — Tête virile imberbe de face; autour, ^|V4<^I8- 
^ Roue, un globule dans chaque canton. 

1/4 d'obole (dessin très soigné). A*/'. 40. 

Coll. Evans (Piedimonte, fouilles Egg. uniqae), gr. 15. 



FISTELIA 335 



MONNAYAGE ANÉPIGRAPHIQUE 



On a tout lieu de croire que les monnaies suivantes anépigraphes 
appartiennent à Fistelia. Elles ont été attribuées à différentes 
contrées; mais depuis les recherches de Carelli, c'est un fait bien 
connu qu'elles proviennent du Samnium. Aussi l'attribution de 
Waddington (Babelon, Inventaire, n« 7174 ; pi. XX, fig. 13) à la 
Lycie est absolument dénuée de vraisemblance. Dressel {Cata- 
logue-du Musée de Berlin, III, i, p. 161) les décrit sous la rubrique : 
Unbestimmte Mûnzen Campaniens und Samniums. 

844. — Tâte de femme presque de face, la chevelure flottante, un 

collier de perles au cou. Cette tète ressemble beaucoup à 
celle des didrachmes de Fistelia gravés par des artistes in- 
digènes. 

j( Lion courant à g. ; à Texergue, un serpent. Le lion est copié 
des monnaies d'Héraclée. Le revers est souvent concave. 

Obole. iÇLi-i 3/4. 0,50-1. 

C. de Berlin, gr. 64; gr. 62; gr. 59; gr. 57. — C. de Londres, 
gr. 63; gr. 66; gr. 54. — G. de Naples, etc. 

845. — Mômes types ; un astre au-dessus du lion. 

Obole. Ai-4 3/^0,50-1. 

G. de Londres, gr. 53; gr. 50. — G. de Naples. — Fouilles de 
Piedimonte d'Alife, gr. 525 et gr. 475. 

846. — Mêmes types ; le lion tourne la tête en arrière ; au-dessus^ 

un casque ; à l'exergue, un thyrse orné de bandelettes. 
Obole. iSli-*3/4. 1^3. 

G. de Berlin, gr. 58. 

847. — Mêmes types; le lion court vers la droite. A l'exergue, un 

serpent. 



336 nvnuk 

Obole. A«-»3/*. 1— 3. 

C. de Naples. 

Garrucci dte un eiempl. ayec lég. ^V4(T^l8) ; mais il a pris pour 
des lettres les extrémités des cheTeax. Voyez sur ces monnaies : 
Dresse! (HisU und phil. Àufsâize zu Ehren E. CurUui^ p. 250-258 qui 
publie un certain nombre de ces pièces recueillies dans les fouilles de 
la Nécropole de Piedimonte d'Alife et de nouveau dans la Zeitsch, fur 
Numism., XIV. 1886, p. 170. 



IRNTHIBNS 337 



MONNAIES A LA LE&ENDE loeMH 



OU iDNeh 

Irnniii (pies de Salerne?) 



Eckhel, Cavedoni et Garrucci ont lu sur ces monnaies IDN&D 
et IDN9 qu'ils interprétaient Irnor et Irno. L. Sambon et Gar- 
rucci pensent qu'il y avait une ville nommée Irnum près de Sa- 
lerne, sur les rives du fleuve Irno. Les lectures de Garrucci IDN0I 
et IDNOlco ne me semblent pas exactes. Beloch [BuiL. deW Inst,^ 
1877, p. 34 et s.) place cette ville dans le Picenum et suggère le 
nom à'Arinthe ou Arnthe, La lecture la plus probable est b^ihie 
ou Irnthni. On trouve ces monnaies toujours en Campanie; on en 
a même trouvé deux dans des tombes osques de Pompéi {Giorn. 
degli Scavi, 1874, n. 21). Le type est imité des monnaies de Nea- 
polis et de celles de Cumes; bien que d'une facture très grossière, 
il ne semble pas postérieur à Tan 300 avant J.-C. 



338 



IRNTHIENS 



MONNAIES DE BRONZE 



(vers 300 av. J.-C.) 



8i8. — Tête laurée d'Apollon à dr. 

Fj Taureau androcéphale debout à g. ; au-dessus, IDNAH («<?)• 
Fraction d'obole. JE'. 40-30. 

C. rie Lon«ire8. -• Cnrelli» 85, I, 2, 3, 4. 

849 — Mêmes types; inscr. IDN9H (<7) ou IDN&h {à) ou 
IDeNH(c)ou(IDN®)NI? W. 
Fraction d'obole. JE». 10—30. 

(a) C. de Berlin, 3 gr. 66; 2 gr, 93; 3 gr. 82; 4 gr. 04; 3 gr. 46. — 
(6) G. de FraDce, 3 gr. 20. — (c) C. de France, 3 gp. 20. — (rf) C. de 
Berlin. 





850. — Mêmes types; iascr. H®kia|- 
Fraction d'obole. 

C. de Londres. — C. de Berlin, 3 gr. 85. 



JE». 10—30. 



851. — Tête d'Apollon à dr. ; identique à la précédente. 

^ Moule ; au pourtour, trois dauphins. Grènetis. 

Fraction d'obole. JE* */*. 20—40. 

c. de Londres. — G. de Berlin, 2 gr. 42. — C. de France. — C. de 
Napies, 2 gr. 30 et i gr. 77. 



PL IV 




A. Sambon. 




LA CAMPANIE 



sous LA DOMINATION ROMAINE 



Les récits des annalistes du siècle d'Auguste sur Toccupatioa 
romaine de la Campanie ne sont pas sincères; ils reposent proba- 
blement sur des traditions confuses dans lesquelles on avait cher- 
ché à atténuer ou à supprimer tout ce qui n'était pas à l'honneur 
de Rome et souvent, anticipant la date de la soumission défînitive 
de certaines villes, ils semblent condenser en quelques années, 
et sous l'apparence de triomphes faciles, de longues et pénibles 
luttes. La soumission des Gampaniens en 343 av. J.-C. et celle des 
Sidicins, pour citer quelques exemples, sont incompréhensibles 
et l'établissement de préfets romains à Capoue en 318-314 n'est 
guère plus probable. Comme Mommsen Ta fait observer, les événe- 
ments de la première guerre Samnite sont obscurcis par un dé- 
sordre d*anecdoteset de légendes. M. Pais(1), à propos des falsifi- 
cations littéraires de cette époque, a très bien résumé les doutes 
qui planent sur les récits de Diodore, de Denys, d'Appien et sur- 
tout de Tite-Live; les monnaies confirment ces doutes. 
. Rome sut profiter habilement des jalousies des villes campa- 
niennes, mais ces villes conservèrent plus longtemps que ne le 
disent les historiens romains, un semblant d'indépendance, et 



1. Sloria d'Italia-Roma, 1, p. 64. 



'^ 



342 LA CAIIPANIE SOUS Là DOMINATION ROMAINE 

même encore à la fia du iv« siècle l'iagéreace romaine y était 
précaire. Les Romains avaient conclu probablement un traité 
d'alliance avec Capoue en 343 av. J.-C, traité qu'ils commencè- 
rent à violer dès que la résistance Samnite fut brisée ; d'un autre 
côté Talliance conclue en 327-326 av. J.-C. avec Naples semble 
avoir assuré à cette ville des avantages commerciaux de grande 
importance. La gênante suprématie samnite disparue, la concur- 
rence tarentine amoindrie, Naples s'enrichit rapidement et son 
monnayage, très abondant à partir de cette époque, est la meil- 
leure preuve de l'expansion commerciale que Rome lui laissa 
prendre sous la vigilance de ses armes. 

Mais si Naples, avec sa marine puissante et ses nombreux ba- 
teaux marchands, tenait une place prépondérante dans le com- 
merce de la Campanie et de l'Italie centrale, attirant successive- 
ment les marchands de Syracuse, de Rhodes, d'Antioche, 
d'Alexandrie, il y avait en Campanie d'autres centres très pros- 
pères par l'abondance de leurs productions agricoles et qui, tout 
en maintenant avec Naples des rapports suivis, utilisaient à leur 
profit la concurrence de villes étrangères, telles que Marseille, qui 
abordait l'Italie surtout par Vélie et Poseidonia. 

Entre le Yolturne et Naples, qui était restée bien italiote malgré 
l'infiltration des Mixobarbari, s'était condensé, autour de Topu- 
lente Capoue, que Tite-Live, à l'occasion des événements de l'an 
343, appelle urbs maxima opulentissimaque lialiae, un noyau im- 
portant de la population osque, formée des fusions successives 
d'indigènes, d'Étrusques et de Samnites. Dans les villes de Ca- 
poue, de Calatia, d'Atella et de GompuUeria (près du Samnium) 
la langue officielle était l'osque, et dans le trop-plein de la dense 
population agricole de cette contrée, se recrutaient ces merce- 
naires et ces colporteurs actifs et rusés dans lesquels revivait 
l'ancien esprit nomade d'un élément important de leur race, et 
qui propagaient de ville en ville les mœurs et les idées étrangères. 

Plus au sud, non loin des bouches du Sarno, se trouvait Nuceria 
Alfatema qu'un scoliaste place parmi les multa oppida des Pé- 
lasges, mais qui était alors essentiellement osque et qui abritait 
probablement les derniers rejetons des Samnites-Campaniens de 
Cumes, de Nola et du voisinage du Vésuve ; par le petit port de 
Pompéï, elle devait entretenir des rapports avec la Lucanie. 



LA GAMPANIE SOUS Là DOMINATION ROMAINE 343 

Strabon nous parle de son commerce utilisant le port de Pompéï : 
N(oXt)ç 8à xal NouxepCzç xal 'Axsppûv... àarfvetév êdriv i/i no(JL7CTQ(a, wapi 
Tw Dixpv^p xoTap-û xai Se^otAévo) Ta (popT(a xai èxicépLiuovTt (Strab., V, 
4; 8). 

En dehors de la Campanie, yers les confins nord-ouest, dans 
le pays mi-osque, mi-latin des Aurunces et des Ausones, avaient 
surgi, dès la fin du iv« siècle av. J.-C, des colonies romaines, éche- 
lonnées sur les grandes routes stratégiques et commerciales qui 
mettaient Rome en communication avec le sud de la péninsule. 
A côté, les turbulents Sidicins, conservaient un reste d'indépen- 
dance, malgré qu'ils fussent meurtris et ployés par la conquête 
romaine, et exploitaient le commerce avec le Samnium, plaçant 
sur leurs monnaies des inscriptions osques. Ces pays furent plus 
tard compris dans les limites de la Campanie. 

On a suggéré pour les monnaies de ces villes les dates les plus 
diverses; je croîs qu'eu général on a fait remonter trop loin les 
débuts de quelques-uns de ces monnayages. Celui des colonies 
romaines de Suessa et de Cales ne me semble pas antérieur à 
Tan 280 av. J.-C. ; il peut se répartir entre cette date et 268, 
même 250 av. J.-C. ; celui de Nucérie semble appartenir à la même 
époque. Le monnayage des autres villes osques n'est pas anté- 
rieur à l'an 268-240 av. J.-C. ; il s'éteignit vers 211 av. J.-C. 

Les droits monétaires semblent donc leur avoir été octroyés par 
Rome ou avoir été exceptionnellement exercés de plein gré parles 
villes mêmes pendant ou peu après l'expédition de Pyrrhus^ et on 
comprend que Ropie ait été à cette occasion prodigue de faveurs 
municipales tout en limitant la liberté politique des villes campa- 
niennes. 

A côté de ces monnaies, Rome avait répandu en Campanie et en 
Apulie un monnayage taillé sur le système napolitain, mais por- 
tant l'inscription ROMANO ; il devait avoir cours avec les grandes 
pièces en bronze coulé. Mommsen attribue à l'an 338 av. J.-C, 
les premières émissions de ce monnayage, et A. Evans cherche à 
corroborer cette hypothèse par les données d'une trouvaille faite 
près de Bénévent. Je considère ces monnaies comme étant beau- 
coup plus récentes, car la plus grande partie offre des analogies 
frappantes avec les monnaies de l'époque de Pyrrhus et j'hésite 
fortement à adopter rattribution de ces pièces à Capoue. J e suî 



344 



LA CAMPANIE SOUS LA DOMINATIONS-ROMAINE 



persuadé qu'une grande partie de ce monnayage a été frappé à 
Suessa et à Calés, et qu'une autre partie est même étrangère a la 
Campanie. 

Voici notre classification. Les villes sont celles qui, selon les 
limites fixées sous Auguste, faisaient partie de la Campanie : 

I. — Suessa, Cales, Caiatia. 
il. -^ Teanum Sidicinum. 
m. — Nuceria Alfaterna. 

IV. — Nola. 

V. — Capoue, Atella, Caiatia, Velecha, Compulteria. 

VI. — Incertaines (Acerra, Venafrum). 

VII. — Monnaies aux légendes ROMANO et ROMA* 




Vase en terre cuite, trouvé à Capoue. 



SUESSà 



Suessa, en grec Sde^aa et Soueaaa, était située entre le Lins et 
le Volturne, à l'ouest de Teanum; elle reçut l'épithète Aurunca 
et Tite-Live rapporte la tradition de la fuite des Aurunces à Suessa, 
événement qui expliquait ce nom. Au dire de Tite-Live, les Ro- 
mains s'emparèrent de Suessa dès Tan 414 de Rome (340 av. J.-C.)f 
après avoir défait à Tifane la ligue latine (1) ; ils y établirent une 
colonie Tan de Rome 441 (313 av. J.-C.) (2). 

Cette ville frappa dans un court délai, probablement pendant 
et peu après la guerre contre Pyrrhus, des monnaies d'argent et 
de bronze. 

Les monnaies d'argent sont des didrachmes du système napo- 
litain ; elles ont d'un côté une tête d'Apollon copiée des monnaies 
de Crotone et de l'autre un cavalier victorieux, un desultor^ con- 
duisant un second cheval, lointaine réminiscence de la belle mon- 
naie tarentine k ce môme type (3). A l'exergue on lit SVESANO 
qu'on a pris pour une abréviation de Suesanôm pour Suessano- 
rum (4), s'autorisant de la légende ROMANOM sur l'aes signatum 
du commencement du iii« s. av. J.-C. (Garrucci, pi. XXIII et XXIV, 
1); mais je préfère y voir l'ablatif de la 2* déclinaison. L'ablatif est 
fréquent sur les monnaies samnites et campaniennes : Akudunniad 
est un nom féminin à l'ablatif singulier, Fistluis est l'ablatif pluriel, 
pareil à l'otç grec, et nous verrons que l'osque Tianud corres- 
pondant au latin Tiano est également un ablatif singulier de la 
2^ déclinaison. 



1. Liv. VIII, 11. 

2. Plin. m, IX. 11; Liy. IX, 28; XXVII, 9; XXIX, 15; Vell. Paterc., ï, 14 ; Fron- 
tin, De coL, p. 237. 

3. Evans, Horsemen of Tannium, pi, III, n» 7. 

4. Laitzi^ II, 600-513. Mommsen apud Fiorelli, Ann» di Num.j I, 38 ; Aufrecht et 
Kirchhof, I, 52; 11,83. 



346 suE8Sà 

Akudunniad, AQVINO, ARIMNO, Beneventod, CAIATINO, CA- 
PÉNO, ROMANO, SVESANO, Tianud et TIANO indiqueraient 
donc tous le nom de la ville ou du peuple à Tablatif singulier, et 
pour les inscriptions CaialinOf Caleno^ Romano, Suesano, il faut 
sous-entendre a populo. 

Le monnayage de bronze est plus abondant; il se divise en 
deux séries, comme celui d^Aesernia, Tune ayant des types qui 
sont propres à Suessa, l'autre ayant des types communs à Naples 
et à d'autres villes campaniennes. 

Le type local offre d'un côté une tête de Mercure et la légende 
probom, dans laquelle Garrucci (1) voit l'indication d'un contrôle 
du métal : probum {aes^ metallum), et au revers Hercule étouffant 
le lion et la légende SVESANO* Le type du revers est calqué sur 
celui des monnaies d'Héraclée; on le retrouve sur les deniers ro- 
mains de C. Poblicius Q. f. La tète de Mercure témoigne de tra- 
ditions latines. 

Les légendes ARBOVM, PIKEOVM, PROROM et AAOÎTAÎ 
qui se trouvent dans les recueils de Pellerin, de Hunter, d'Eckhel 
et de Carelli sont erronées; il faut lire PRBOVM et PROBOM- 

Les types faisant allusion à des conventions monétaires, sont : 

1* D'un côté une tête de Pallas, comme sur les monnaies à la 
légende ROMANOi et de l'autre un coq comme sur les trioboles 
frappés à Naples vers 282 av. J.-G. Ce type est celui des villes qui 
eurent des march'és périodiques {nundinae) sur les grandes routes 
commerciales entre la Campanie, le Latium et le Samnium. 

2^ D'un côté une tête d'Apollon, de l'autre le taureau androcé- 
phale couronné par la Victoire ; c*est le type napolitain des années 
270-240 av. J.-G., et il assurait la circulation des monnaies de 
Suessa sur divers marchés du Latium, du Samnium, de l'Apulie 
et de la Campanie. La série de l'aes grave aux types de la tête 
d'Apollon et de celles des Dioscures offrent de grandes analogies 
avec les monnaies de Suessa; quelques monnaies à la légende 
ROMA semblent également calquées sur les monnaies de Suessa. 

- i. Italia antica^ p. 18. 



8UBSSA 347 



MONNAIES D'ARGENT 

(Vers 280-268 av. J.-C.) 

852. — Tête laurée d'Apollon à dr. ; derrière, ane lyre, 

1^ Cavalier (desultor), le corps nu^ coiffé du piloSy conduisant 
un second cheval vers la g. ; il tient de la main g. une 
palme ornée d'une bandelette {lemniskos); à Texergue, 

SVESANO. 
Didrachme (charmant travail, émission abondante). 

S.^. 25-50. 

C. de Berlin (1), 7 gr. 31. — C. de Londres (fourrée), 6 gr. 33. -^ 
C. de Naples (1300) et Coll. Santangelo (1372-73). — Carelli, LXIV, 6; 
Adn. (6), 3 gr..74. - C. de France (939), 6 gr. 95; (940) 7 gr. 22. 

853» — Mêmes types ; derrière la tète, triquètre (charmant travail). 

A5-« (PI. V). 30-60. 

C. de Berlin (2), 6 gr. 82. — C. de Londres (1), 6 gr. 82. — Coll. Mad- 
dalena. — C de Milan. — Carelli, LXIV, 7; Adn, (7), 7 gr. 23. — C de 
France (Luynes 232). 

854. — Mêmes types; derrière la tête, un croissant, 

^ Inscr. ^VE^ANO (aouTcnt de travail négligé). R.^ t/2. 30-60. 
c. de Berlin (3), 6 gr. 78. — Coll. Santangelo (1369). — Carelli, LXIV, 2. 

855. — Mêmes types; derrière la tèle, un fer de trident, 

^ iSVE^ANO (de travail sommaire). A^-S i/3. 30-60. 

C. de Berlin (4), 7 gr. 19. 

856. — Mêmes types; derrière la tête, un épi, 

i SVESANO. A 5-5 1/î. 30-60. 

C. de Berlin (5.S 7 gr. 21. — C. do Londres (8). 

857. — Mêmes types; derrière la tête, un pentagone, A 5-5 i/î^ 30—60. 

C. de Berlin (6), 7 gr. 05. — C. de Naples (Coll. Santangelo, 1371). — 
Carelli, LXIV, 10. 

858. — Mêmes types; derrière la tête, un bouclier. iSL5-5 l/«, 30—60. 

C. de Londres (5), 7 gr. 23. — Carelli, LXIV, 3; Adn. (3), 6 gr. 92. 



348 8UBS8A 

f 

859. — > Mêmes types ; derrière la tête, ua casque macédonien, 

A 5-5 «/«. 30-60. 
C. de Londres (6). — Ctrelli, Adn, (8), 7 gr. 18. 

860. — Mêmes types; derrière la tête, une chouette, A 5-5 1/2. 30—60. 

CarelU, LXIV, 9. 

861. — Mêmes types; derrière la tête, un mufle de lion, 

A5.5I/Î. 30-60. 
Garelli, LXIV, 8. 

862. — Mêmes types; derrière la tête, un trépied. Fk^^ «/*. 30—60. 

Coll. Sambon. 

863. — Mêmes types ; derrière la tête, un fer de lance ou une feuille, 

iSL5-5i/î. 30-60. 
C. de France (Luynes). 




864. — Mêmes types; derrière la tête, un trophée. A 5-5 1/2, 30—60. 

C. de Naples (1297-99) et Coll. SanUngelo (1370). — Carelli, LXIV, 1; 
Adn, (1 et 2), 7 gr. 18 et 6 gr. 56. 

865. — Mêmes types; derrière la tête, un foudre, 

i^ Les chevaux au trot. 7015-5 1/2. 30—60. 

C. de Londres (3), 7 gr. 28 (4) fourré, inscr. SVESAMO [sic). — 
Coll. SanUngelo (1368). — Carelli, LXIV, 4, Adn. (4), 7 gr. 18. 

866. — Mêmes types; derrière la tête, un astre à huit rayons, 

iÇL5-5 1/2. 30-60. 
C. de Londres, 7. 

867. — Mêmes types; derrière la tête, une aile, 

¥| Incus ; même type que Tavers par la négligence du monnayeur. 

A 5-5 1/2. 30-W. 
C. de France (941), 6 gr. 95. — Comparez le style de cette pièce avec les 
didrachmes à la légende ROM A* 

867 6i*. — Mêmes types; derrière la tête, un coquillage (pecten). 
C. de Naples (Santangelo), 1374-75. 



SUESSA 319 

868. — Tête laarée d'Apollon à gauche ; derrière, un vase à deux 

anses. 
^ Cavalier (desultor) conduisant un second cheinl vers la 

gauche et tenant une palme ornée de bandelettes ; à 

l'exergue, S VESANÔ. 
Dîdrachme. R.^ V2. 50—450. 

G. de France (942), 7 gr. 10. 

869. Mêmes types; derrière la tête, un casque (?). A 5-» «/2. 50—150. 

G. de Naples (1296). — Garelli, LXIV, 5; Adn,, 6 gr. 67. 



350 8UESSA 



r 
I 



MONNAIES DE BRONZE 

I. — Type local. 
a) Tète de Mercore. ^ Hercole ëtouffaot le lion. 

(Vers 280 av. J.-C ) 

870. — Tête de Mercure à g., coiffé du pétase ailé, avec bride 
nouée sous le menton ; devant PltKOVM ; derrière, quel- 
quefois, un dauphin. Grènetis. 

^ Hercule debout presque de face (la tête et la poitrine à dr.), 
étouffant le loin; dans le champ, entre ses jambes^ la 
massue ; à g., la légende, ^VE5AN0* Grènetis. 

Litra(?). &*-\ 8—15. 

C. de Berlin (T À 10), 5 gr. 47; 8 gr. 42; 7 gr. 73; 7 gr. 06. —C. de 
Londres (22). - G. de Naples (1301 et 1302, ^ ...VESVNO («c) et 
Coll. SanteDgelo (1377-82). - C. de France (954), 7 gr. 82. — Trou- 
vaille de Pietrabbondante, 7 gr. 46. — Carelii, LXV, 17, 18 et 21 ; Adn, 
(19), 7 gr. 33. 




871 

871. -* Mêmes types; mais de style différent. Inscr. PROKOM ou 

PROBOM. 
^ SVESANO. JE 4 et 4 i/t4J. 8-15. 

c. de Berlin (11 et 12), 6 gr. 31 ; 8 gr. 04. — C. de Londres (18). - C. de 
France (952 et 953), 7 gr. 20 et 7 gr. 70. - Coll. Sanlangelo (1383). — 
Carelii, LXV, 20; Adn., ;..OBVM, 6 gr. 21. Carelli donne aussi le dessin 
d'une monnaie à la légende PROBOVM; je n'ai jamais tu cette pièce. 

872. — Mêmes types; lég., PR^OM. JE*-». 8-15. 

C. de Naplcs (1303). — C. de France (Luynes). 



suESSÂ 351 

II. — Types campaniens. 
a) Tête de PallaB. t( Coq (Vers 270 av. J.-C). 

873. — Tête de Pallas à gauche avec casque corinthien à aigrette. 

Grènetis. 
i( Coq à dr. ; derrière, un astre à huit rayons; devant, SVE- 

SANO. Grènetis. 
Litra(?). iB*^«2. 0,50—1. 

C. de Berlin (25 et 26), 7 gr. 99 ; 7 gr. 11 et (27-28) 5 gr. 62; 5 gr. 27. 

— G. de Naples (1314-24) et Coll. Santangelo (1399<412). — G. de France 
(Luynes). — TroQTaiile de Pietrabbondante, 6 gr. 52; 6 gr. 81; 6 gr. 
34; 5*gr. 64; 4 gr. 41. — Carelli, LXV, 23; Adn. (25-29), 6 gr. 41 ; 5 gr. 
28; 4gr. 51;6gr. 67;4gr. 26. 

874. •— Mêmes types, mais de style différent ; la calotte du casque est 

ornée d'un serpent. &^ */*. 0,50—2. 

G. de Berlin (29-31, 4 gr. 99; 3 gr. 97; 4 gr. 12. — G. de Londres (16). 

— G. de Naples. — C. de France (950), 5 gr. 30. 

875. — Mêmes types; derrière la tête, une massue, JE. 4-4 1/2, 0,50—3. 

G. de Naples (1325) et Goll. Santangelo (1413). 

876. — Mêmes types, de style sommaire; au ^, devant le coq, •••E^ANU 

(sic). JE. 3-4. 1—3. 

G. de Berlin (3), 4 gr. 23. 

b) Tête d'Apollon. i{ Taureau androcéphale couronné par 
la Victoire (Vers 260-240 av. J.-C.). 

877. — Tête laurée d'Apollon à gauche; derrière, un foudre ; de- 

vant, SVESANO ou $VE^ANO (2). 
f( Taureau androcéphale à dr. ; la tête de face, couronné par 

la Victoire qui plane dans les airs ; entre les jambes du 

taureau, N* 
Litra(?). JB*-**/». 1— 3. 

Garelll, LXV, 14; Adn. (li), 5 gr. 90. — (2) Coll. Sambon, 6 gr. 49. 

878. -* Mêmes types; derrière la tête, K; au i{, sous le taureau, |Z. 

jE 4^ 1/2. 1-3. 

G. de France (949), 8 gr. 90. — TrouTaille de Pietrabbondante, 6 gr. 13. 

— GareUi, LXV, 1 ; Adn. (9 et 10), 6 gr. 72 et 6 gr. 77. 



352 



8UESSA 



879. — Mêmes type» et lëg. ; derrière la tête, M ; aa i|, P. 

JE 4^ 1/2. 1-3. 
C. de Londres (9). 

880. — Mêmes types; au ^, sous le taureau, M* &*-* ^/^. 1—3. 

C. de Berlin (il), 5 gr. 89. 

881. — Mêmes types; derrière la tête, N ; au i^, sous le taureau, M (i) 

ou N (2) ou P (3) ou II (4). & *-* «/«. 1-3. 

(4) C. de Berlin (17), 5 gr. 89. — (2) G. de Berlin (13), 6 gr. 50. — 

(3) G. de Naples (1313). — G. de Berlin (14), 5 gr. 42. - GoU. Santangelo 
(1396-1397). — Garelli, Adn, (12-14), 5 gr. 74; 5 gr. 80; 6 gr. 46. — 

(4) GarelU, Adn. (15), 6 gr. 41. — C. de Londres (11). — G. de Naples 
(1311-12). — . G. de France (948), 7 gr. 25. — Trouraille de Pielrabbon- 
dante, 7 gr. 49; 7 gr. 27; 6 gr. 60. 

882. — Mêmes types; derrière la tête, O; au l{, sous le taureau, un 

pentagone. -ffi.4-4 i/î. 1—3. 

C. de Naples (Goll. Santangelo), 1398. 

883. — Mêmes types; derrière la tête, T; au l^, sous le taureau, |2. 

JE4^1/î. 1-3. 

Trouvaille de Pietrabbondante, 6 gr. 07 et 7 gr. 49. — Garelli, LXV, 13 
(rien sons le taureau), Adn. (16), 7 gr. 18. 

884; — Tête laurée d'Apollon à gauche (sans inscription) ; souvent 
derrière, O ou patère. Grènetis. 
ij Taureau androcéphale à dr., la tête de face, couronné par 

la Victoire ; à l'exergue, SVESANO* 
Litra(?). . JE*^*/«. 0,50— 2. 

C. de Berlin (19-23), 6 gr. 16; 5 gr. 66; 5 gr. 99; 6 gr. 13; 5 gr. 74. 

— C. de Londres (14 et 15). — C. de Naples (1304-10) et Coll. San- 
tangelo (1384-94). — C. de France (943 et 944), 5 gr. 45 et 5 gr. 80. 

- CarelU, LXV, 15 et 16; Adn, (17 et 18), 5 gr. 85; 6 gr. 15. 




As campanien du iii« siècle av. J.-G. 



CALES 



Les anciens attribuaient aux Ausones une origine très lointaine 
et légendaire. Festus (1) nous dit : Ausoniam appellavit Auson 
UlixU et Calypsus filius eam primam partem Italiae, in qua sunt 
urbes Beneventum et Cales,., a quo conditam fuisse Auruncam urbem 
eliam ferunt, et Mommsen pense que lors de la fondation de 
Cumes, une branche italique et probablement latine, les Au- 
sones, tenaient la Gampanie. 

Cales (Calenum — Cales — KaXîjç) était, au iv» siècle av, J.-C, 
la principale ville des Ausones; les Romains s'en emparèrent en 
335 av. J.-C, et la cité était alors dans un état très florissant, car 
Tite-Live nous dit : praeda capta ingens est (2); Tannée suivante, 
au dire de Tite-Live, on y envoya une colonie de 2500 hommes. 
Rome utilisa Cales pour contenir la turbulence des Sidicins, mais 
cette ville située sur la via Latina, entre Teanum et Casilinum, 
était aussi bien un point de repère important pour le commerce 
qui, de la Campanie, débouchait dans le Latium, et soit par ses 
industries et son commerce, soit par la grande fertilité de son 
territoire voisin du fameux « Falemus ager », Cales continua à 
prospérer sous la juridiction romaine. Elle fabriquait des usten- 
siles agricoles (3) et des poteries à reliefs et à vernis noir lustré, 
que décoraient les Canulei, les Atilii et les Gabinii, précurseurs 
des habiles potiers d'Airetium ; ces produits en terre qu'on dési- 
gnait par le nom de Calenae^ n'étaient point à négliger parmi 
cette élégante campana supellex ou trulla campanà célébrée par 
Horace (4). 

l.Ep. p. 18. 

2. Ut. VIII, 16— Vell., 1, 14-Act. Triumpti cap. ad., 335 a. c. 

3. Cato de agric, 135. 

4. Sat., I, 6, 118-11, 3, 144. 



"H 



354 CALES 

Le monnayage de Cales n'est certainement pas antérieur à l'an 
280 av. J.-C. On a trouvé, il y a deux ans, un petit dépôt de mon- 
naies de Naples et de Cales qui semble avoir été enfoui vers 270 
av. J.-C, et dans lequel les pièces de Cales étaient à fleur de coin, 
tandis que les monnaies de Naples, n^ 504, étaient déjà un peu 
fatiguées. La tête de Pallas sur les monnaies d'argent semble co- 
piée de celle des statères d'or de Pyrrhus, frappés probablement 
à Syracuse vers 276 av. J.-C. ; on peut comparer le bige à celui 
qui se voit sur les patères à reliefs des Canulei et sur un vase 
campanien de la Coll. Canessa. Garrucci croit que les monnaies de 
bronze sont plus anciennes que celles en argent, car sur les pre- 
mières on trouve toujours l'P à angle aigu, tandis que sur les se- 
condes on voit l'p média forma ; mais il ne faut pas trop se fier à 
cette distinction. La forme de l'O si une plus grande importance 
et Dressel (1) fait observer que les monnaies de bronze au type du 
coq, ont souvent 1*0 ouvert et rarement l'O fermé; tandis que 
celles au type du taureau ont rarement l'O ouvert et presque 
toujours l'O fermé. Garrucci mentionne aussi une refrappe ayant 
le nom grec KAAE (pl« LXXX, 30) qui m'est inconnue. Du reste 
j'ai déjà mis en garde contre les lectures de Garrucci. 

On interprète généralement l'inscription latine CAPENO comme 
génitif pluriel : Caleno pour Calenôm, Calenorum (2), mais je 
préfère y voir l'ablatif; car il me semble difficile pour les inscrip- 
tions similaires et presque contemporaines de Akudunniad, Aquino, 
Arimno, Beneventod^ Caiatino, Caleno, Romano, Suesano, Tianud 
et Tiano, de les considérer tantôt comme des génitifs, tantôt 
comme des ablatifs. 

Le monnayage de bronze porte les deux types qui, par une 
convention monétaire, étaient accrédités dans le Latium et dans 
le Samnium : l"" celui à la tête de Pallas et au coq ; ^ celui à la 
tête d'Apollon et au taureau androcéphale couronné par la Vic- 
toire. 

Le monnayage au type du coq était probablement répandu et 
imité en Gaule (Voyez Blanchet, Traité des monnaies gauloises^ 
p. 192). 



i. Cat. Berlin, I, III, p. 78. 

2. Mommsen apad Fioreili, Ann, di Num., l, p. 37. 



GALES 8&â 



MONNAIES D'ARGENT 

(Vers 280—268 av. J,-C.) 



885. — Tête de Pallas à gauche, coiffée d'un casque corinthien 

à aigrette et parée de bijoux ; derrière la tête, une chouette; 

le casque est orné d'aigrettes latérales fixées à Taide d'un 

ornement en fofme de serpent. 
^ Victoire conduisant un bige vers la gauche; elle tient de la 

main g. levée les guides, et de la main dr. abaissée, le fouet. 

A l'exergue, CAPENO- 
Didrachme. iÇL* 4/2-5. 25—40. 

C. de Berlîa (3), 7 gr. 12. 

886. — Mêmes types; derrière la tête, uae corne d*abondance; sur le 

casque, aigrettes latérales, A* i/2-5. 25—40, 

G. de Londres, 7 gr. 30. — C. de Glasgow (i), 7 gr. 26. - Carelli, 
LXVII, 5. 

887. — Mêmes types; sur la calotte du casque, un griffon; derrière la 

tète, un pentagone; sous le cou, la lettre B« A* 4/*-5. 25—40, 
Goll. Sarabon. 

888. — Tète de Pallas à dr., coiffée d'un casque corinthien ; sur 

la calotte du casque, un griffon ; derrière la tète, un gou- 
vernail. 
v{ Victoire guidant un bige vers la dr. ; à l'exergue, CAPENO* 
Didrachme. i5L* »/*^. 30—50. 

G. de Berlin (12), 6 gr. 79. 

889. — Tête de Pallas à gauche, coiffée d'un casque corinthien 

et souvent parée de bijoux, 
i^ Victoire conduisant un bige vers la gauche; elle tient les 
guides de la main g. abaissée, et le fouet de la main dr. 
levée. 
Didrachme. A*. 15—30. 

G. de Berlin (l), 6 gr. 97. — C. de France, 7 gr. 18. 

25 



356 



CALES 



890. — Mêmes types; derrière la tèle, ud cantkare; sur la calotte du 
casque, un serpent, R. 5. 15 — 30. 

G. de Londres (2), 7 gr. 32. — G. de Berlin (2), 7 gr. 32. 



891. — Mêmes types; derrière la tête, un trophée. 
Goll. Sambon. 



A 5. 15-30. 



892. — Mêmes types; derrière la tête, une palmette\ sur la calotte du 

casque, une branche. i&'. 15 — SO. 

G. de Glasgow (6), 7 gr. 26. 

893. ^- Mêmes types; derrière la tête, une massue \ sous le cou, fj sur 

la calotte du casque, un serpent. R<^, 15—30. 

Garelli, LXVII, 3; Adn., 6 gr. 92. - G. de Naples ^792-3) et GoU. San- 
tengelo (640-43). — G. de Franco (562), 7 gr. 30. 




894. — Mêmes types; sous le cou, E; derrière la tête, une massue\ sur 

la calotte du casque, un serpent. /EL^. 15 — 30. 

G. de Londres (12) fourrée. 

895. — Tête de Pallas à droite, coiffée d'un casque corinlhieu 

et souvent parée de bijoux; derrière la tête, une aile\ sur 
le casque, un pentagone et une couronne de laurier; sous 
le cou, lettre effacée. 

v{ Victoire conduisant un bige vers la gauche; elle tient de la 
main dr. levée, le fouet, et de la main gauche abaissée, les 
guides. A l'exergue, CAI^ENO ou CALENO* 

Didrachme. iïL * V2-3. 15-25. 

C. de Naples (Santangelo, 654). — Goll. Sambon . 

896. — Mêmes types ; derrière la tête, une bipenne ; sur la calotte du 

casque, un pentagone, R< '. 15 — 25. 

G. de Glasgow (5), 6 gr. 90. — Goll. Santangelo, 649. — Gapelll, Adn. 
(10 et 11), 7 gr. 44 et 6 gr. 82. — C. de France (567), 7 gr. 15 et Luynes 
(157), 7 gr. 40. 



GALES 357 

897. — Mêmes types; derrière la tête, une aile; sur la calotte du casque, 

un serpent E ; sous le cou, quelquefois, H* R<^'^ ^1*, 15 — 25. 

G. de Londres (4 et 5), 7 gr. 14 et 1 gr. 30. — Garelli, Adn. (6), 
7 gr. 33. — G. de Berlin (8), 7 gr. 18. — G. de France, 7 gr. 25 et 
Luynes, 7 gr. 33. 

898. — Méoaes types ; derrière la tête, un foudre ; sur la calotle du 

casque, un serpent, iSLS. 15—25. 

Goll. Santangelo (650-51). — G. de France (564), 7 gr. 22. 

899. — Mêmes types; derrière la tète, un trépied; sur la calotte du 

casque, un griffon, iô.5, 15—25. 

Garelli, LXVIl, 8; Adn (9), 7 gr. 39. — G. de Berlin (1), 7 gr. 24. — 
G. de Londres (9), 7 gr. 10. — G. de France (566), 7 gr. 16, 

900. — Mômes types ; derrière la tête, une corne d'abondance ; sur la 

calotte du casque, un griffon (ou un dauphin) R,^. 15—25. 

Garelli, LXVII, i3; Adn. (5), 7 gr. 23. 

901. — Mêmes types; derrière la tcte, une branche de laurier; sur le 

casque, une palmette. A» (PI. V). 15—25. 

G. d^ Naples (799) et Goll. SanUugelo (653). - Garelli, Adn. (7 et 8), 

6 gr. 82 et 7 gr. 18. — Goll. Sambon. 

902. — Mêmes types ; derrière la tète, un serpent ; sur la calotte du 

casque, une aile, A', 15—25. 

G. de Londres (7), 7 gr. 30. — G. de France (571), 7 gr. iS. 

903. — Mêmes types; derrière la tête, un glaive dans son fourreau, 

A». 15-25. 
G. de Londres (6), 7 gr. 16. — G. do Glasgow (3.\ 6 gr. 93. — G. de 
Naples (797). 

904. — Mêmes types; derrière la tète, un /lambeau, A* 15 — 25. 
^ G. de Naples (798). 

90.5. — Mômes types; derrière la tête, une massue. A*. 15—25. 

C. de Londres (8), 7 gr. 06. — Goll. SanUngelo (635). — Garelli, Adn. (2), 

7 gr. 18. 

906. — Mêmes types; derrière la lôte, un arc. JS.5. 15—25. 

Goll. Sambon. 

907. — Mêmes types ; derrière la tête, un casque ; quelquefois, sur la 

calotte du casque, un astre. A^- 15—25. 

G. de Berlin (4), 7 gr. 09. — Garelli, Adn. (4), 7 gr. 33. 



358 CALES 

908. — Mêmes types; derrière la lêle, on bouclier argien, R<^. 15—25. 

GoU. SanUngelo (647). 

909. — Mêmes types; derrière la tête, un bouclier béotien. R^^. 15—25. 

Coll. S&Dtangelo (648). 

910. — Mêmes types; sous le cou, Ai derrière la tête, un glaive avec 

fourreau et baudrier, A 5, 15—25. 

C. de Londres (10), 7 gr. 29. — Coll. Santuigelo (644-5). 

911. «— Mêmes types ; derrière la tête, un glaive ; sur la calotte du casque, 

un serpeht. 

C de France (Luynes, 156), 7 gr. 40. 

912. — Mômes types; sous le cou, E t derrière la tète, un trident, 

JSL». 15—25. 
Coll. Santangelo (652). 

913. — Mômes types; derrière la tète, O; sous le cou. H; sur la calotte 

du casque, uae aile, A 5. 15—25. 

Coll. Sambon, 7 gr. 30. 

914. — Mêmes types ; derrière la tête, un fer de lance; sur la calotte du 

casque, une couronne; sous le cou, ©. A*. 15 — 25. 

C. de Naples (795-96). >- G. de France (565), 7 gr. 22. — C. de Berlin (11), 
7 gr. 31. 

915. — Mômes types; derrière la tète, une branche; sur la calotte du 

casque, un griffon; sous le cou, N. -SI 5, 15 — 25. 

G. de Berlin (11), 7 gr. 24. 

11 existe une monoaie d*argent de style sommaire aux types 
suivants : 

Tête d'Apollon (?) à dr. Grènetis. 

i^ Coq à dr. ; devant, APEMO; derrière, astre à huit rayons. 
Grènetis. 
C. de Vienne. 

Garracci propose d'attribuer cette pièce aux habitants de la 
Gaule Clvalpine. imitant les pièces au coq de Cales. 



CALES 



359 



MONNAIES DE BRONZE 



I. — Tète de Pallas. ^ Coq. 
(Vers 270 av. J.-C.) 

916. — Tête de Pallas à g., coiffée d*un casque corinthien. Grè- 
netis. 

i^ Coq debout à dr. ; devant, CAPENO (a) ou CAPENG (*) ou 
CAPENO (c) ; derrière, un astre à huit rayons. Grènetis. 

Litra(?). JE^ Vî. 0,50-2. 

{a) C. de Berlin (14-19), 5 gr. 55 ; 5 gr. 74 ; 7 gr. 15 ; 7 gr. 06 ; 4 gr. 85 ; 
6 gr. 90. — C. de France. — (6) C. de Berlin (13), 4 gr. 95. — C. de 
Naples et Coll. Santangelo. — C. de France et Coll. Luynes (185), 
6 gir. 68. — C. de Londres. — (c) C. de Berlin (20-22), 7 gr.; 7 gr. 41 ; 
6 gr. 20. 





916 a 



917. — Tête de Pallas à gaucÊe, coiffée d*un casque corinthien ; 

devant, CAPENO; derrière, A ou A. 

^ Coq debout à droite; derrière, un astre; devant, un crois- 
sant et A ou A* 

Litra(?). JE.44 1/2. 8—15. 

G. de Berlin (27), 5 gr. 30 (28 avec A)» 5 gr. 68 (39); 5 gr. 62. — 
G. de Naples (Santangelo, 680-81). — C. de Londres (29). — Coll. 
Pbilipsen. — G. de France. 

918. — Tête de Pallas à droite. 

i^ Coq debout adroite; devant, CAUSNO; derrière, un astre. 
Litra(?). i£*-* </M5— 30. 

G. de Naples (Coll. SanUngelo), 6 gr. 10. 



360 CALES 

II. — Tétc d* Apollon. f{ Taareau androcéphale. 

a) Type à la lyre (Cfr. Naples, n« 637). 

(Vers280— 268av. J.-C.) 

919. — Télé d*ÂpolIon à dr; devaat, CAPENO* Grènetis. 

^ Taureau androcéphale à dr., la tête de face. Au-dessus, une 

lyre ; à Texergue, CAPENO. 
Litra(?). JE*-^»-». 10—25. 

C. de Berlia (30), 5 gr. 49. — C. de Naples (835). 

920, — Tête d*Apollon à droite ; devant CAPE*-- ; derrière un épi. 
^ Taureau androcéphale à gauche, la tête de face ; au-dessus, 

une lyre; au-dessous, une corne d'abondance ; àTexergue A* 
Litra(?). A*^*/«. 10—20. 

c. de Naples (834). 




921. — Tête d'Apollon à gauche; devant, CAPENO; derrière, une 

massue, 
^ Taureau androcéphale à droite, la tête de face; au dessus^ 

une lyre; à Texergue, CAPENo. 
Litra(?). ^ JE*«/*-5. 0,50—1. 

C. de Glasgow (12), 6 gr. 44. *— Carelli, LXVIÏ, 24. — f. de xNaples 

(816). 

922. — Mômes types; derrière la tète, un fer de lance. 

A4 1/2-5. 0,50-1. 
C. de Berlin (31), 6 gr. 25. — C. de Glasgow (13), 1 gr. 51. — Carelli, 
LXVII, 27. 

923. — Mêmes types; derrière la lête, un foudre', au ij, sous le taureau, 

un astre à huit rayons. A* */*-5. 0,50—1. 

C. de Glasgow (14), 5 gr. 60. - C. de Naples (815). — Carelli, LXVll, 17. 

924. — Mêmes types; derrière la tète, une Victoire stéphanophore volant 

à dr. (2). JE * «/*-5 (PI. V). 0,50-1. 

Coll. Sambon, 7 gr. 05. — C. de Glasgow. 



CALES 361 

925. — Mômes types sans symbole derrière la tête ; au l^, sous le tau- 

reau, A. iE*i/i-5. 0,50-1. 

Coll. Sambon. 

926. — Mêmes types; derrière la tête, un épi; au ïj, sous le taureau, B» 

JE 4 ^/^5. 0,50—1. 
/ G. de Berlin (32), 6 gr. 60. — G. de Londres (i7<. — G. de Naples 
(SaoUngelo, 688-89). — Garelli, LXVll, 19. 

927. — Mêmes types ; derrière la tête, un casque ; au ïj, sous le taureau, 

r. A4i/2-5. 0,50— I. 

Garelti, Adn., 16. — G. de France (580;, 7 gr. île. 

928. — Mêmes types; derrière la lêle, un vase ; au i^, sous le taureau, f» 

JE4l/^5. 0,50-1. 
G. de Londres (18). — Carelli, LXVII, 23. 

929. — Mêmes types ; derrière la tête, un glaive ; au l^, sous le taureau, 

A. R* </2-«. 0,50—1. 

G. de Glasgow (11), 6 gr. 41. 

930. — Mêmes types ; derrière la tête, une grappe de raisin ; au l{, squs 

le taureau, A^ JE* </î-5. 0,50—1. 

G. de Berlin (33), 6 gr. 61. — G. de Londres (19). — G. de Nàples (818). 
— G. de France (583), 7 gr. 12 

931 . — Mêmes types ; derrière la tête, un canthare ; au i^, sous le tau- 

reau, E. .fi4t/2-5. 0,50—1. 

G. de Berlin (34), 7 gr. 25. 

932. — Mêmes types; derrière la tête, un symbole incertain; au ij, sous 

le taureau. H; " JE* 1/2-5. 0,50— 1, 

G. de Naples (819). 

933. — Mêmes types; derrière la tête, un serpent; au ij, sous le taureau, 

^' iE*i/M. 0,50-1. 

G. de France (579), 6 gr. 88. 

934. — Mêmes types ; derrière la tête, un casque ; au ij, sous le taureau, 

="=• AL4 1/Î-5. 0,50— 1. 

G. de Londres (15). 

935. — Mêmes types; derrière la tête, une amphore; au ij, sous le tau- 

reau, |. JE4 1/2-5. 0,50-1. 

G. de Naples (820). 

936. — Mêmes types ; derrière la tête, un canthare ; au FJ, sous le tau- 

reau, |. iE 4 1/1-5. 0,50—1. 

G. de Naples (82). 



1 



962 CALES 

937. — Mêmes types; derrière la tête, une branche de laurier; au ij, sous 

le taureau, 0. &A l/t-6. 0,50—1. 

Ctrelli, LXVII, 22. 

938. — Mêmes types ; derrière la tête, un symbole incertain ou A ; i^Q ^f 

sous le taureau, A. &* */*-«. 0,50—1. 

C. de Berlin (38), 6 gr. 58. — C. de France (576), 6 gr. 76. x 

939. — Mêmes types ; derrière la tète, A ; au ^t sous le taureau, M- 

A*i/«-5. 0,50-1. 
C. de Berlin (35), 6 gr. 85. — C. de Naples (822-23) et Coll. Saoltogelo 
(690). - C. de France (578). 

940» — Mêmes types; au ^, sous le taureau, P. A^ t/2-3. 0,50—1. 

Coll. SamboD. — C. de France ^582), 6 gr. 08. 

941 . — Mêmes types ; derrière la tête, un casque ; au i^, sous le taureau^ 

T. JE*i/«. 0,50— i. 

Carelli, LXVU, 18. 

942. — ^ Mêmes types ; derrière la tête, une triquètre ; au i^, sous le tau- 

reau. Y- A* </»-5. 0,50-1. 

Carelli, LXVU, 21. 

943. — Mêmes types; derrière la tète, une corne d'abondance; au i^, sous 

le taureau, Y- A 4 i/«. 0,50-1. 

C. de Naples (824). — Coll. Sambon, 6 gr. 98. 

944. — Tête d'Apollon à gauche; devant, CAPENO; derrière, un 

serpent. Grënelis. 
i^ (anépigraphe) Taureau androcéphale, à dr. la tète de face; 

au-dessus, une lyre ; sous le taureau, r* 
Lilra(î) (Très joli style). JE* «/". 0.50—1. 

C. de Berlin (42), 7 gr. 43. 

945. — Mêmes types ; derrière la tête, un coq à dr. : au l{, sous le tau- 

reau, r. -ffi.^i/2-5. 0,50-1. 

C. de Glasgow ^7), 7 gr. 41 (?). 

946. — Mêmes types ; derrière la tête, un oiseau ; au ij, sous le taureau, 

A. J£*i/«-5. 0,50-1. 

C9LTem,Adn.{2\). 

947. — Mêmes types ; derrière la tête, un aplustre ; au ij, sous le taureau» 

E. JE* «/2-5. 0,50-1, 

C. de Glasgow (9), 6 gr. 35. 



CALES 363 

948. — Mêmes types ; derrière la tète, un casque ; au i^, sous le taureau, 

I. A*V2-s. 0.50— 1. 

G. de Glasgow (10), 7 gr. 03. 

949. — Mêmes types ; derrière la tète, symbole incertain ; au i^, sous le 

taureau, d. iE* «/«-s. 0,50-1. 

G. de Londres (20). 

950. — Tête laurée d^ApoUon à gauche; devant, CAPENO; der* 

rière, une massue. Grènetis. 
i^ Taureau androcépbale à dr., la tête de face; au-dessus, 

uae lyre ; au-dessous, \i ; à l'exergue, CAPENO* 
Lilra(?). JE.* */2-5. o^5(>«4. 

C. de Naples (Sautangelo), 685. 

951. — Mêmes types; derrière la tète, un casque; au i{, sous le taureau, 

12. JE* V«-5. 0,50-1. 

G. de Berlin (41), 8 gr. — Coll. SanUngelo (687). 

952. — Mêmes types; derrière la tète, un dauphin; au i^, à Texergue, 

12. JE* 1/2-5. 0,50-1. 

G. de Londres (16). 

953. -— Mêmes types ; derrière la ièle, une massue ; au i|, à Texergue, 

12. JE*i/î-5. 0,50— 1. 

G. de Naples (Santangelo, 686). 



b) Type à l'astre (Vers 280—268 av. J.-C). 

954. — Tête laurée d'Apollon à gauche; devant, CAPENO- Grè- 

netis. 
if Taureau androcépbale marchant vers la droite; au-dessus, 
un grand astre à seize rayons. A l'exergue, CAPENO- 
Litra(?). JE M— 2. 

C. de Berlin (43), 4 gr. 62. 

955. — Mêmes types ; derrière la tète, une massue ; nu i^, un second 

astre à huit rayons sous le taureau. JE 4 1/2-5. 1 — 2« 

TrouTailIe de Pietrabbondante, 6 gr. 10; 7 gr 78; 7 gr. 02, 6 gr. 98; 
6 gr. 94; 6 gr. 53; 6 gr. 35. — G. de France (574 et 575). 



364 CALES 

956. — Mêmes types; derrière la tète, un glaive; au i^, sous le taureau, 

astre à huit rayons. &* W*-'. 1 — 2. 

Coll. SanUngelo (696-7). 

957. — Mômes types; derrière la tête, un astre; au ij, sous le taureau^ 

A. A**/2-5. 1-2. 

Carelli, LXVII, 29. — C. de Berlin (44), 7 gr. 34. - Coll. Santangelo 
(691-2). — TroaTsllle de Pictrabboodante, 7 gr. 39 et 5 gr. 14. 

958. — Mêmes types; derrière la tête, un astre; au ij, sous le taureau, 

r. A* 4/*-^ 1-2. 

Trouvaille de Pietrabbondante, 6 gr. 88 et 6 gr. 45. — Santangelo (693). 

959. — Mêmes types; derrière la tête, un astre; au i^« sous le taureau, 

A. A4 1/1-5. 1—2. 

C. de Glasgow, 6 gr. 60. •- Garelli, LXVII, 31. 

960. — Mêmes types; derrièi*e la tête, un astre; au i^, sous- le taureau, 

0. JE* »/2-5. 1-2. 

Coll. Sam bon, 7 gr. 

9ôi. — Mêmes types ; derrière la tête, un astre ; au i|, sous le taureau, 
K. A* */«. 1-2. 

Ck)ll. Sambon, 4 gr. 38. 

962. — Mêmes types; derrière la tête, un astre ; au l^, sous le taureau, 

A. J£* 1/2-5. 1—2. 

Carelli, LXVII, 30. 

963. — Mêmes types; derrière la tête, un astre; au f|, sous le taureau, 

N. JE4 1/2-5. 1—2. 

C. de Berlin (^), 6 gr. 55. 

964. — Mêmes types; derrière la tête, un astre; au i^. sous le taureau, O- 

JE 4 l/f-5. 1—2. 

C. de Glasgow (9), 7 gr. 28. — C. de Berlin (46), 7 gr. 10. — Coll. San- 
tangelo (694). 

965. — Mêmes types ; derrière la tête, un astre ; au ij, sous le taureau, 

p. A* «/î-5. 1-2. 

C. de Berlin (47 et 48), 6 gr. 74; 7 gr. 22. — Coll. SanUngelo (695). 

966. — Tête laurée d*Apollon à gauche; devant, CA^ENO* ^^^^ 

nelis. 



CALES 365 

un 



un 



i{ Taureau androcéphale à dr., la tête de face; au-dessus, 

grand astre à huit rayons; à l'exergue, CAPENO- 
Litra(?). i£* 1/2-5 1—2. 

a de Berlin (43), 4 gr. 62. — C. de Glasgow (20), 5 gr. 60. 

967. — Tête laurée d'Apollon à gauche; devant, CAPENO; der- 
rière, un petit as(re à huit rayons. Grènetis. 
^ Taureau androcéphale à dr., la tète de face ; au-dessus, ui 
grand astre à six rayons; au-dessous, T; à Texergue, CA 
I^ENO- Grènetis. 
Litra(?). iE**/2-5, i_2 

c. de France (572), 6 gr. 44. — G. de Londres (24). 



c) Sans Symbole. 

968. — Tête laurée d'Apollon à gauche; devant, CAPENO- 

i^ Taureau androcéphale à dr.^ la tête de face : au-dessous. A; 

à l'exergue, CAPENO* 
Litra(?). JE*V2-5. 1-2. 

C. de France (573), 5 gr. 92. 



III. — Tète d'Apollon. — Taureau androcéphale couronné 
par la Vicloire (Vers 260—240 av. J.-C). 

969. — Tête laurée d'Apollon à gauche (sans inscription). Grè- 

netis. 
i^ Taureau androcéphale allant vers la droite et couronné 

par la Victoire qui plane dans les airs; à l'exergue, CA- 

PENO- Grènetis. 
Litra(?). JE^ */«. 2-3. 

C. de Naples (825-6). 

970. — Mômes types; derrière la tête, un bouclier. 

JE4 1/2-5. 2-3. 

C. de Berlin (49-52), 6 gr. 10; 6 gr. 55; 6 gp. 77; 5 gr. 80. — a de 
Naples (827-33) et Coll. Santangelo (682 et 3). — C. de France (584 et 
585) et Luynes (159), 6 gr. 70. 



366 CALES 

971. — Mêmes types; derrière la iéte, un bouclier ou une patère; 

au ij, sons le taureau, A- A* */*"*. 2—3. 

C. de Naples (Saotangelo, 684). — G. de Berlin (3), 7 gr. 13. — 
Trouvaille de Pietrabbondante, 5 gr. 14. 

972. — Mêmes types; derrière la téte^ un bouclier; au t( sous le 

taureau, I. A* */*•». 2— 3. 

CareUi, LXVll, 35. 

973. — Tète laurée d*Apollon à gauche; devant, CA^ENO; der- 

rière, N- Grènetis. 
i^ (anépigraphe). Taureau androcéphale à dr. ; sous le taureau, 

N. 

Litra(?). A«. 3— 5, 

Carelli, LXVU, 36. 




Phiale de Calés en terre cuite à vernis noir, 

III« s. ET. J.-C. 



CAIATIA 



Caîatia (Kaiatia — la moderne Cajazzo) était située sur la 
rive droite du Volturne près de Suessa; elle tomba au pouvoir 
des Romains probablement avant l'an de Rome 448 (306 av, 
J.-C.) (1); sa position sur la via Latina lui assurait une certaine 
importance commerciale et nous explique son monnayage qui 
consiste en pièces de bronze, peu abondantes, au type de la tête 
de Pallas. i{ Coq, type que, comme nous avons déjà vu, était accré- 
dité par une convention commerciale, sur les marchés du Latium 
et du Samnium, vers 270 av. J.-C. C'est sous les murs de Caiatia 
que campait l'armée romaine lorsqu'elle fut attirée par les Sam- 
nites dans le défilé de Caudium. Les inscriptions trouvées à Ca- 
jazzo attestent que sous l'Empire cette ville était encore un mu- 
nicipe d'une certaine importance (2). 

C'est à Cajazzo, il y a une trentaine d'années, que fut trouvé 
un des plus riches dépôts de deniers d'or républicains découverts 
jusqu'ici. 

Garrucci publie une monnaie à la légende osco-étrusque, 
mKMITfllfl)!, refrappée sur une pièce de Nola (PL LXXXVIII, 
15). Je n'ai jamais vu cette pièce, mais je croirais volontiers que 
Garrucci avait sous les yeux une monnaie de Compulteria mal 
conservée et refrappée sur une pièce de Nola. 



1. Cfr. Diod., 20, 80 et Tite-LiTC, 9, 43, et la correction suggérée par Mommsen, 
C. /. L., 10, p. . 
3. Romanelli, toI. II, p. 430-434; Maffei, Afi^. Veron.^ p. 354. 



368 CAIATIA 



MONNAIES DE BRONZE 



(Vers '270 av. J.-C.) 

974. — Tète de Pallas à g. ; avec casque coriothien à aigrette. 

Grènetis. 
i\ Coq debout à dr. ; derrière, un astre à huit rayons; devant, 

CAIATINQ. Grènetis. 
Litra (?). JE*-* '/* et c i/i (pi. v). 20-40. 

C. de France (560), 6 gr. 15 (lég. de bas eD haut). — C. de Naples 
(790) et Coll. SaDtaDgelo (635-36). — C. de Berlin (1-3;, 5 gr. 40; 
5 gr. 89; 8 gr. 04. - CarclU, Adn., 6 gr. 21. 




976 



975. — Mêmes types; ioscr. rétrograde, ONITAlAD- 

Litra (?). JE 4-5. 20—40. 

Carelli, Adn,, 6 gr. 99. 

976. — Mêmes types; devant le coq, CAIAITINO (sic) ou CAlAh 

TNO {sic) (2). 

Litra (?). JE 4-5. 20-40. 

(1) G. de Milan, 5 gr. 76. — (2) Coll. Samboo, 4 §r. 94. 



TEANUM SIDICINUM 



TeanuDi ou Tianum, en grec Téavov (Ptol., II, 1) et Téavov 
SiSixTvov (Strabo, V, m, 9; IV, 10, 59; VI, m, H), inscrit son nom 
sur ses monnaies en osque, Tianud et Tianud Sidikinud. Celte 
ville se trouvait sur la via Latina, entre Cales et Casinum ; les 
deux temples de la Fortune érigés sur la via Latina séparaient, 
au siècle d'Auguste, les territoires de Cales et de Teanum(l). 
Teanum était située sur un terrain accidenté renommé pour ses 
aquae acidulae{2) et ses eaux ferrugineuses appelées aujourd'hui 
Le Caldarelle ; on y a trouvé il y a une dizaine d'années un petit 
dépôt (favissa) composé de monnaies républicaines et impériales 
rongées par les eaux minérales. 

Strabon nous dit expressément qu'elle était d'origine osque 
(Strabo, V, m, 9). L'an 340 av. J.-C. les Sidicins étaient en armes 
contre Rome et alliés aux Latins et aux Campaniens(3). Mommsen 
a fait observer qu'on ne peut accepter comme vrais les récits de 
Tite-Live qui nous montrent ce peuple, toujours turbulent, im- 
plorant d'abord la protection de Rome avec l'abandon spontané 
de son indépendance, puis celle des Latins, et combattant l'an 338 
av. J.-C. en faveur des Romains contre les Aurunces et l'année 
suivante, avec les Ausones et les Aurunces, contre Rome; mais 
Mommsen voudrait lui appliquer un passage de Velleius (4) 
qu'on attribue à l'an de Rome 420, una cum Campanis datam 
esse civitatem sine su/fragio parti Samnitium, Le même historien 
avait supposé dans son Hist. de la monnaie romaine {5) que Tea- 



1. strabon, V, p. 2Î9. 

2. PliD., XXXI, 2-5 ; Vilruv , VIII, 3, 17. 

3. Acta Triumph. cap. ad a. 340 a G. 
k, U i4. 

5. Ed. Blacns, III, p. 197. 



370 TE4NU1I SIDIGINUM 

Dum soit restée longtemps une ville fédérée avee droits latins, 
et les monnaies semblent indiquer cette condition. 

Le monnayage est plutôt abondant et porte généralement des 
inscriptions osques qui montrent la composition du peuple et 
l'orientation de leur commerce ; mais une piôce de bronze, assez 
abondante, portant l'inscription Tïano, nous apprend que Tea- 
num, ainsi que Cumes, obtint l'autorisation de se servir de la 
langue latine dans ses documents officiels. 

Les inscriptions osques donnent le nom de la ville à l'ablatif 
singulier de la 2« déclinaison : Tianud Sidikinudzz: Teano Sidi- 
cino. L'analogie avec les pronoms iZ/tioI, aliud pouvait faire penser 
que Tianud était un nominatif neutre; mais dans les inscriptions 
osques on n'a pas d'exemple d'un nominatif neutre en VD» la 
terminaison étant toujours en VM« Au contraire, la terminaison 
de l'ablatif singulier de la 2* déclinaison est toujours en VD : Se- 
nateis tanginûd = Senatus comulto. 

Les monnaies d'argent ont d'un côté une tête d'Hercule; de 
l'autre un trige conduit par la Victoire. La tête d'Hercule s'explique 
comme divinité des eaux minérales. Le monnayage de bronze 
offre principalement des types empruntés au monnayage napo- 
litain : on y trouve les deux types qui semblent avoir été adoptés 
dans plusieurs villes de la Gampanie, du Latium et du Samnium 
en vertu d'une convention monétaire et commerciale : 

l"" Tète de Pallas. i^ Coq. 

2<» Tête d'Apollon. ^ Taureau androcépbale. 

Quelques rares pièces portent la tète de Mercure, dont le culte 
était très répandu dans le Latium. 



TEANUM SID1C1NUM 371 

MONNAIES D'ARGENT 

(Vers 282—268 av. J.-C.) 



a) Inscription, Teanud Sidikinud. 

977. — Tête d'Hercule à dr., imberbe et coiffée de la dépouille du 
lion; devant, 5IVMNKT* Grènetis au pourtour. 




917 

^ Victoire conduisant un trige vers la gauche; le cheval de 
milieu retourne la tète ; la Victoire tient de la g. les guides 
et du bras droit levé, le fouet. A l'exergue, >IVMI>II>IR* 

Didrachme. iSl«. 300. 

C. de Naples (Santangelo, 1415), 6 gr. 90. — C. de Berlin (très 
oxydée), 6 gr. 44. — C. de Londres (fourrée), 5 gr. 59. — Coll. Luynes 
(fourrée), 5 gr. 07. 



b) Inscriptioo, Teanud. 

978. — Tête d'Hercule à dr., imberbe et coiffée de la dépouille du 
lion qui est nouée sous le menton, autour d'une massue. 

i^ Victoire conduisant un trige vers la gauche ; à l'exergue, 
flVMNH (a) ou 5|VMHhT {à) ou 5|VMNhT(c). 

Didrachme (souvent de flan très large). iSl* */*-5 */*. 50—100. 

(a) C. de Milan. ~ C. de Berlio, 6 gr. 66 (oxydée). — G. de Naples 
et Coll. Santangelo. — C. de France (956), 7 gr. 20. — C. de Londres 
(9), 6 gr. 75. — {b) C. de Berlin, 6 gr. 86 (oxydée). — C. de France 
(Laynes), 7 gr. 15. — C. de Londres (10), 6 gr. 96. — (c) G. de Berlin, 
7 gr. 18. 

26 



372 TEANUM SIDIGINUM 

979. — Tête d'Hercule à dr., comme au no précédent; mais sans la mas- 

sue sous le cou ; derrière un canthare. 
ij Mêmes types que le n» précéd. ; & Texerguc, ^VMNhT- 

JE 4.5. 50-100. 

C. de France (957), 6 gr. 73. — C. de Berlin, 6 gr, 66. — Carelli, Adn. 
6 gr. 56. — G. de Londres (8), 6 gr. 88. 

980. — Mêmes types, derrière la tête, une corne d'abondance,^ 

A 4-5 (pi. V). 50-100. 
Carelli, pi. LXVI, 4. - C. de France (Coll. Luynes), 7 gr. 20. 

981. Mêmes types, sous le cou, un arc; à l'exergue du revers, l'inscrip* 

tion ^Wmrj. -S^*^. 50-100. 

G. de Londres (7), 7 gr. 




982. — Têle d*Hercule à dr., imberbe, la chevelure crépue, coiflFée 

d*un lambeau de la dépouille du lion de Taçon que le der- 
rière de la tête reste à découvert. 
1^ Victoire conduisant un trige vers la gauche; à l'exergue, 

>IVMPIhT. 
Didrachme. Jçl*-s. 50—100- 

CareUi, pi. LXVl, 1. 

983. — Mêmes types ; derrière la tête d^Hercule, un canthare. 

A* i/«-s. 50-100. 
G. de Berlin, 6 gr. 73. 

984. ^- Mêmes types ; derrière la tête d*Hcrcule, un pedum, 

JSL4 t/M. 50—100 
c. de Berlin, 7 gr. 12. — Carelli, pi. LXVI, 2. 

985. — Mêmes types ; derrière la tête d'Hercule, une chouette, 

B.é 1/1-5. 60-100. 
G. de Naples et Coll. Santangelo, 7 gr. 23. 



TEANUM SIDIGINUM 373 

986. — Mêmes types ; derrière la tête d'Hercale, un kermès de Priape, 

AWl/i. 50-100. 
G. de Beriin, 6 gr. 92. ~ G. de France (960), 7 gr. 07. 

987. — Mêmes types ; derrière la tête d^Hercule, un héron à g. 

jSL4i/M. 50— 100. 
G. de Londres (4), 7 gr. 17. 

988. ^ Télé d'Hercule pareille à celle du n^982, mais tournée à 

gauche; derrière une feuille de chéue. 
^ Victoire conduisant un trige vers la gauche ; à Texergue, 

5|VMNhT (a) ou lég. erronée )IVMMh.. (*). 
Didrachme. JSL*-». 150—200. 

(a) C. de Londres (fourrée). — (6) Garelli (foarrée?), Adn,, 5 gr* 



'à'ii TEAHUH SIDiaKUM 



MONNAIES DE BRONZE 



I. — Atcc inscriptions osqaes. 

a) Tète d* Apollon. i{ Taareaa androcëphale ; inscription, Teanud 

on Tianud Sidikinud. (Vers 280-268 av. J.-C.) 

989. — Tête laurée d'Apollon à dr.; devant, 5|VtiRI-T ou 

^VNNIIT. Grènetis. 
^ Taureau androcéphale marchant vers la dr., la tête de 
face ; au-dessus, une lyre à quatre cordes ; à rexergue» 

Litra(?) A^VK 10—25. 

C. de BerUn, 5 gr. 82; 6 gr. 64. 

990. — Tète laurée d'ApolloD à dr. ; derant, >|VMNIT {sic, Tianud), 

Grènetis. 
tj Taureau androcéphale à dr., la tête de face; au-dessus, une étoile 
à seiie rayons; à Pexergue, ^VMI)IWR(û) ou tVMIÎIWI^ (i^). 

JÊ3i/2 4 1/2. 10-20. 

(a) C. de Berlin, 5 gr. 67. — C. de Londres. — (6) G. de France, 6 gr. 20. 
— Coll. Sambon, 5 gr. 85. 

991. — Tôte laurée d'Apollon à dr.; devant ^VMRhT; derrière, la lettre 

E. 

^ Taureau androcéphale à dr. ; au-dessus, une étoile ; à Texergue^ 

^VMWWR. -£» */*■* */«. 10—20. 

c. de Londres (2). — Coll. Sambon. 

992. — Mêmes types; devant la tête d'Apollon, 5|Vk1NNTh (sic); der* 

rière, P. iB*. 10-20. 

C. de Naples (Coll. SanUngelo, 1421). 

993. — Tête laurée d'Apollon à gauche, devant, 5IVMNIIT. Grè* 

netis. 
v^ Taureau androcéphale à dr., la tête de face; au-dessus, 
une lyre; à Texergue, 5|VMI>II>IR« 



TEANUM SIDICINUM 375 

Uira(?). -SI*. 10— 25. 

Ane. Coll. Dell'Erba. 

994. — Tète laurée d'Apollon à g. ; devant, 5iVMFlKT. Grènetis. 

ij Taureau androcéphale à dr., la tète de face; au-dessus, une lyre; 
au-dessous, la lettre N- A l'exergue, 5|Vm>IWR(a) ou $||t|KI- 

M Alt (b), JE. 3 1/2-4 l/J. 10-25. 

(a) C. de BcrUn, 5 gr. 50. — (6) C. de Londres (3). — Coll. Sambon, 
6 gr. 12. — C. de Berlin, 5 gr. 98 et 5 gr. 10. — Carelli, LXVl, 8; Adn,, 
6 gr. 15. 




995. — Tête laurée d'Apollon à g. ; devant, 5|VMNIT. 

ij Taureau androcéphale à dr,, la tête de face; au-dessus, une étoile 
à seize rayons; à Texergue, 5|Vm>l(WR). ^£3 1/2-4 1/2. 10—25. 
Carelli, LXVI, 10. 

b) Tête d'Apollon, i^ Taureau androcéphale; inscription, 
Teanud. (Vers 270-240 av. J.-C.) 

996. — Tête laurée d'ApoUoû à g.; devant, >|VMNIIT. Grènetis. 
i\ Taureau androcéphale à dr., la tête de face; au-dessus, VI- 
Litra(?). JE*. 10— 15. 

C. de France (968), 6 gr. 05. 

997. — Tête laurée d'Apollon à g. ; derrière, patère ; devant, 

>IVMNhT. Grènetis. 
^ Taureau androcéphale à dr., la tête de face, couronné par 

la Victoire qui plane dans les airs ; au-dessous, pentagone. 

Litra(?). J£*^. 2— 8. 

c. de Berlin, 6 gr. 73. — C. de Londres (14). — Carelli, LXVI, 13 et 

14; Adn. (12 et 13), 4 gr. 05, 6 gr. et 6 gr. 46. — C. de Naples et CoH. 

Santangelo. — G. de France (962, 963).] 

998. — Mêmes types ; derrière la tête d'Apollon, Z. A*-». 3—8. 

C. de Naples et Coll. Santangelo. i 



376 TEANUM SIDiaNUM 

999. — Hèm^ types ; derrière la tète d* Apollon, la lettre T- 

-£«. 3-8. 
C. de Berlin (19), 5 gr. 02. 

1000. — > Mèmef types ; derrière la tète d'Apollon, nn foudre. 

&*^\ 2-8. 
G. de Berlin (30-21), 5 gr. 02; 5 gr. 92. — G. de Naples et GoU. San- 
tangelo. » G. de France (965, 966), 4 gr. 70 ; 5 gr. OSj; 6 gr. 07 ; 6 gr. 16. 
«GareUi, LXVI, 11 et 12; Adn., no 7, 5 gr. 85; 5 gr. 95; 6 gr. 

iOOi. — Mêmes types, sans le pentagone au revers. £4-5. 2 — 8. 

G. de France, 4 gr. 40. — Garelli, Adn.^ n» 8, 5 gr. 18. 

1002. — Tête laurée d'Apollon à g. ; derrière, O ou bouclier. Grè- 
netis. 
^ Taureau aadrocéphale à dr., couronné par la Victoire; au- 
dessous, un pentagone. A Texergue, 5IVMRI-T* 
Litra(?). iB*-». 2-8. 

c. de France (969, 970, 971), 4 gr. 45; 5 gr. 65; 5 gr. 95. — C. de 
Naples et Coll. Santangelo. — G. de Berlin (22), 4 gr. 86. — C. de 
Londres (11-12). — Carelli, LXVI, 15; Àdn. (16), 6 gr. 



e) Tète de Mercure, i^ Taureau androcëphale ; inscription, 
Tianud Sidikinud. 

1003. ~ Tête de Mercure à dr., coiffée du pétase aptère, le caducée 
sur Tépaule; devant, >IV11RIT> derrière, une étoile à huit 
rayons. 
f{ Taureau androcéphale à dr., la tête de face ; au-dessus, 
une étoile à seize rayons; à l'exergue, >IVMI>il>IR (a) ou 
^Vm>IWR(6) ouTwÎKfiïÂS(c). 
Litra(?). A3*/t-4. 

(a) C. de France (973), 6 gr. 35. — C. de Londres (App. 1). — [b) C. 
de Berlin (8), 5 gr. 93. — (c) Samboo, Riv, Num. IL, 1889. 



II. — Avec inscription latine, TIANO 

(Vers 270 av. J.-C.) 

1004. — Tête de Pallas à gauche, coiffée d'un casque corinthien; 
quelquefois derrière, une chouette. Grènetis. 



TEANUM SIDIGINUM 



377 



ij Coq debout à dr. ; à g., un astre à huit rayons; à dr., 

TIANO. 

Lilra(?). iE.«. 0,50-2. 




1004 



G. de Berlin, 8 gr. 46; 7 gr. 15; 6 gr. S4 ; 6 gr. 24; 7 gr. 50; 
6 gr. 36. — G. de France (974), 7 gr. 65. — G. de Londres (16 et 17). 
— G. de Naples et Goll. Santangelo. — Trouvaille de Pietrabbondante ; 
quelques-uns refrappées avec des coins napolitains au type du tau- 
reau couronné par la Victoire et la sigle 12* 




iCs signatom du commencement da iii« s. av. J.-G. 
(réduit de 2/3). 



NUCERIÀ ALFATERNÀ 



Les Alfaiemi. — Les {S)arnsnei. — Lcg Regvini Ravalant. 

Nuceria était située sur le Sarao, non loin du petit port de 
Pompé!. Philistius (1) l'appelle Nooxpuzv icoXtv TupibY3v{aç et Conon, 
cité par Servius (2), en attribue la fondation aux Pelasges et aux 
Grecs du Péloponnèse. 

La ville fut occupée par les Romains, l'an 456 de Rome (908 av. 
J.-C.) (Liv. IX, 41). 

A l'époque où elle a frappé monnaie, Nuceria était une cité 
essentiellement osque et habitée par des tribus diverses; son 
nom se compose du radical noV' (osque 2SV{ ou DVM) ^t du suf- 
fixe -cr (3). 

Le monnayage de Nuceria ne semble pas antérieur à Tan 280 
av. J.-C, et se compose de didrachmes de poids campanien et de 
monnaies de bronze pouvant se rattacher au système de la litra. 
Les didrachmes ont d'un côté une tôle juvénile, le front orné de 
grandes cornes de bélier, et au revers un jeune héros tenant un 
sceptre, à côté de son cheval; les monnaies de bronze offrent à 
Tavers une tète juvénile et au revers deux cavaliers levant la 
main droite (les Dioscures?) ou un chien lévrier en arrêt. 

On a suggéré plusieurs interprétations pour la tète à cornes de 
bélier qui est gravée sur l'avers des didrachmes. Avellino (4) attira 
l'attention sur un passage de Svétone (5) à propos de Tancétre du 
rhéteur Epidius, familier de Marc Antoine et d'Auguste : « Hic 

1. Ap. Sleph. Byz. ; cfr. MQller, die Elr., I, 168. 

2. Ad. Aen., Vil, 738. 

3. MommseQ, Die unterit. DiaLy p. 283. — Huscbke, Die Osk.und Sab, Sprach,, 
p. 19. 

4. Num, anecd,, 22 et Numism, Italiae veteris, p. 100. 

5. De clar, rhei,^ c. 4. 



NUGEKIA ÂLFATERNA 379 

Epidiiu ortum se ab Epidio Nuncione (Nucennof) praedicabatj 
guem ferunt olim praecipitatum in foniem fluminis Sami paulo 
post cum comibus extitisse, ac statim non comparuisse, in nume'» 
roque deorum habitum. » Millingen, qui avait d'abord approuvé le 
rapprochement fait par Avellino, proposa ensuite d*y voir la 
représentation du héros Samus^ dont le nom fut donné au fleuve. 
Duchalais (1) y voyait Teffigie d'Apollon Karneios (2), et d'autres 
ont pensé au Dionysos libyen; en effet elle a une grande ressem- 
blance avec la télé de cette divinité sur les monnaies de Cyrène. 
Garrucci (3) fait observer que toutes les représentations connues 
de fleuves ont les cornes infesta, comme celles du taureau, et non 
les cornes convoluta in anfractum propres au bélier. 

Garrucci y soupçonne une légende locale. Je pense que le type 
a été fourni par des monuments cyrénéens, car les navires mar- 
chands de Cyrène devaient visiter de temps à autre le petit port 
de Pompéï et entretenir des rapports avec les populations osques 
de la plaine du Sarno. On a trouvé récemment en Galabre un 
dépôt important de monnaies d'or de Cyrène. Sur deux vases apu- 
liens, conservés à l'Ermitage, est représentée une divinité juvénile 
munie de cornes de bélier et appartenant au cycle dionysiaque (4). 

Les noms qui se lisent sur les monnaies de Nuceria sont pro- 
bablement ceux de diverses tribus osques : Nûvkrinûm Alafa^ 
ternum est au génitif pluriel = iVucermûm Alfaternûm pour A^uce- 
rinorum Alfatemorum ; Regvinûm Ravalanûm ^si également au 
génitif pluriel. Cavedoni (5) et Millingen (6) lisaient Ecvinum et y 
voyaient une allusion aux Dioscures, l^^oTai, îzTcetç; Garrucci li- 
sait Dékvinum Raanum. L'inscription ,,arnsne,, peut se com- 
pléter par Sarnsneis et, « peuple du Sarno » ; ce serait l'ablatif 
singulier, cfr. SENATEIS J AHOIHVD = Senatus consulto. Dans 
le dialecte des Nucérins on observe des différences importantes 
avec celui des Osques de Capoue; le son v est rendu également 



1. Revue Numismatique, 1850, p. 394-404. 

2. Cf. Millier, Monnaies de Vanc, AflHquBt l, p. 104. 

3. Italia Antictty p. 96. 

4. Voyez Reinach, Rép. des vases peints, p. 12 et 13, d'après le Compte rendu 
de la Commission imp. arch. de Saint-Pétersbourg, Atlas^ 1862, pi. IV et V. 

5. Bull. delV Inst,, 1839, p. 138 et 139. 

6. Cons., p. 198. 



380 



NUCERIA ALFÂTBRNA 



par D et q; lyest indiqué par ^^ 8» et sur une nombreuse série 
de didrachmes nous trouvons les inscriptions ¥t\yV\is>^VHV{ ou 
MIVM^^Pmfl dans lesquelles ^3 ou <r^ semblent indiquer une 
abréviation ou une ligature (fater). 




iEs signatam. — Refers de celui gravé à p. 341. 



NUGBRIA ALFATERNA 881 



MONNAIES D'ARGENT 

(Vers 280-268 av. J.-C.) 

a) Lëgeades : D, Nûvkrinûm Alafatemûm et i{, Sammeis. 

1005. — Tête juvénile à gauche avec longue chevelure et cornes de 

bélier; au pourtour, ItlVM^aTFI^FmFl M1VMM>I=1VM (a) 
01 IIIVM43T R^ in IIIVMM>IVM(6)oii N^NWlVm4>IWM 
M1VM4aTRa(c). 

Grènetis. 

^ Jeune héros, nu, debout, presque de face (la tête à g.) 
auprès de son cheval qui est tourné à g. ; de la main g. il 
tient un sceptre ou un thyrse. A Texergue, (^l)3kl^M4N(^)- 

Didrachme (bon style). A* «/«-s. 150—300. 

(a) C. de Florence (n« 592). — (6) G. de Berlin (1), 5 gr. 56. (laser. 

à peine visible.) Sur Texemplaire de Florence on a lu à Tezergue du 

revers tantôt ,„aras7ie..,<t tantôt ....'ar?»7i«..., ou ./aminé.,, {etc. 

V Friedlflnder, Osk. MUnz,, p. 22).-^ (c) C. de Berlin (2), 6 gr. 97. (Inscr. 

effacée.) 

b) Légendes : JS., Nûvkrinûm Alafatemûm et i^, Regvin (?). 

(D'après Garrucci). 

1006. — tète juvénile k droite avec longue chevelure et cornes 
de bélier; au pourtour, NYCK^INVhN RPNSnTE^NV. 
Grènetis. 

^ Jeune héros debout auprès de son cheval tourné vers la 

gauche*, à Texergue, kll3>D(4)- 
Didrachme. A* */*^. 

Garrucci, pi. XG, 3. Je ne connais pas cette piôce et Tinscription tra- 
cée de gauche à droite me semble bien étrange pour l'époque de la 
monnaie; la légende de Texergue que Garrncci lit MD>3 est sur 
le dessin MI33I. 



NUGERIA ÂLFATERNA 



c) Légende : D, Nûvkrinûm Alafatemûmy i^ : Aoépigraphe. 

1007. — Tète juvénile à gauche avec longue chevelure et cornes 
de bélier; au pourtour, mVM^aTNQFHN m Vm4>nVM(a) 
ou H1VMa3TN8FHN rt<Vma>IDVM (A). GrèneUs. 

i^ Jeune héros debout auprès de son cheval, tourné vers la 
gauche. 

Didrachme (style variable). iSL* V«-« (pi. V). 20-60. 

(a) C. de Naples (1286). — (6) C. de BerUn (3), 6 gr. 88 et (4) lettres 
négligées, 7 gr. 08. — C. de France (Lnynes), 6 gr. 90. — C. de 
Naples (1286-88) et Coll. Santangelo. Les lettres des inscriptions sont 
souvent si petites qn'il est diffioile de distinguer les variétés de 
formes. 





1008 



1015 



1(X)8. — Mêmes types; derrière la tète, un dauphin ; inscription, 

mvM^=imn mv>i4RVM [a) wvM$r=iR^R rwv>iaisivM 

ou mVM^rDN^N mV>l4ldVM(A) ou mVM^ 3N^N WIVmW 

(c). iSL4i/2-5. 20— 60. 

(a) c. de Milan, 7 gr. 27. — Coll. SanUngelo (1357). — (6) C. de Londres 
(2 et 3), 7 gr. 14 et 7 gr. 20. — C. de France (918), 7 gr. 12. — (c) C. de 
Berlin (5 et 6), 7 gr. 29 et 7 gr. 22. — Cfr. Carelli, Adn, (4. 5), 7 gr. 28. 

1009. -^ Mêmes types; derrière la tête, dauphin et pecien; inscription, 

VN mvnanvM. i^^m-^.2o^eo. 

Carelli, Adn. (6), 6 gr. 98. 

lOpiO. — Mêmes types; derrière la tête, une chouette; inscription, 
rWVNQ . . . tN^N hNVNiaWDVN. i^* «/^^ 20-60. 

c. de Londres (l), 7 gr. 22. 



1011. — Mêmes types; derrière la tête, un canthare ; inscription, 



NUGERIA ALFâTERNA 38^ 

W1VMDT$N^FI ;mVAai>IVM {a) ou mVM=lTtN>in 
mV>IDDVM W. ie.4 i/î-5. 20-60. 

(a) C. de France (917), 7 gr. 05. — (b) C. de Londres (4 et 5), 7 gr. 24 
et 7 gr. 22. 

1012. — Mêmes types; derrière la tète, une abeille ; inscription en carac- 
tères négligés. A 4 « /i-5. 20—60. 
G. de Londres (6), 6 gr. 55. 



384 nacaok alfatbrna 



MONNAIES DE BRONZE 



(Vers 260—210 av. J.-C.) 

1013. — Tète juvénile avec longue chevelure retenue par un ban- 
deau ; au pourtour, mVM4aTR8R^fI mVMM)llVM. 

Grènetis. 

^ Les Dioscures à cheval galopant vers la g. et levant la 

main dr. (Comparez les monnaies de Tyndaris, en Sicile) ; 

à Texergue, en deux lignes, MIVMR^N J | M mVMn>4 = 

r{€)gvinum ravalanum. 
Litra(?) iE*-* i/MO— 25. 

G. de Berlin (7-9), 4 gr. 91 ; 5 gr. 50; 5 gr. 59. — G. de Londres (7). 

— G. de Naples (1S89) et Coll. Santangelo (1358 et 59). 

1014. — Tête juvénile à g. (Apollon?); u poirbar, mvma>llVM. 
Grènetis. 

^ Chien de chasse en arrêt, à dr. ; u povtonr, mVMa3TR8R^N. 
Hémi-litra (?). & «. 10—25. 

G. de Londres (8). 

1015. - Mêmes types; au i( JtlVN^aTFISR^R I11VMM>I3VM(«) on 
ltlVl143TR8R^FI mVl1ia)l3Vl1 (b) ou mVNQaTROR^R 
I11VNM>I=IVN (c). iE».5-15. 

(a) C. de Berlin (10), 2 gr. 87. — G. de France (919), 3 gr. 24. — 
{b) C. de France (920 et 21); 3 gr. 28; 2 gr. 81 (Luynes), 2 gr. 45. — 
G. de BerUn (U et 12), 2 gr. 99 et 3 gr. 22. - Coll. Santangelo (1360-66). 

— G. de I^ndres (9). -« (c) G. de Berlin (13), 3 gr. 09. — G. de Naples 
(1290-95). — G. de Londres (10 et 11). Un exemplaire de la Coll. Santan- 
gelo est refrappé et porte les types d'un sextans romain : Tête de Mercure à 
dr. i{ Proue de navire à dr. 



NOLÀ 



Nous avons va qae Nola avait été la principale ville des Sam- 
nites-Campaniens, et nous avons étudié (p. 311 à 320) son monna- 
yage très abondant depuis environ 360 jusqu'à 326 av. J.-G. Les 
Romains s'emparèrent de Nola l'an 313 et depuis lors elle leur 
resta fidèle. Vers 270, cette ville obtint le privilège de frapper de 
nouveau des monnaies en argent et en bronze ; mais le monna- 
yage dura peu et fut très restreint; il imite les types napolitains. 



MONNAYAGE EN ARGENT 
(Vers 270 av. J. -G.) 

1016. — Tête d'Apollon à gauche; devant, NÛAAI* Grènetis. 

i{ Taureau androcéphale allant vers la dr., couronné par la 

Victoire qui plane dans les airs; sous le taureau, M* 
Litra. A*«/«. 25— 50. 

Coll. Sambon. 

1017. — Mêmes types ; devant la tète, NHAAI ; sous le taureau, 

X; à l'exergue, ML 
Litra. A« */« (pi. V). 25-50. 

G. de Londres, gr. 65. — Coll. Sambon. 

1018. — Mêmes types; devant la tête, NHAAIOII {fie); aucune 
lettre au revers. 

Litra. A* */î. 25-50. 

C. de Naples (Coll. Santangelo). 



386 



NOLA 



MONNAIES DE BRONZE 



(Vers 270 av. J.-C.) 

1019. — Tète d'Apollon à gauche; devant, NHAAI (a) ou NO- 
AAI(?) (6); derrière, A. 
^ Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire qui 

plane dans les airs; sous le taureau, Mh 
Litra. JE* */«-5. 15—25. 

(a) C. de Naples et Coll. Santangelo, 6 gr. 60. — G. de BerlÎD, 
7 gr. 45 et 7 gr. 37. — C. de Londres (11 et 12). — (6) C. de BerUD, 
7 gr. 39 et 7 gr. 14. 




1019 



1020. — Mêmes types; devant la tête, NjQAAI; derrière. A; au 
i{, sous le taureau, X; à Texergue, Ml* 
Litra. iE* ^f^. 15—25. 

C. de Berlin, 6 gr. 38. — C. de France. 



CA.POUE 



Lorsque, en 304 av. J.-C, les Samnites, pour la seconde fois, 
furent contraints de déposer les armes, la Gampanie était virtuel- 
lement sous la domination romaine; mais longtemps encore 
Rome hésita à imposer trop sévèrement ses lois, et les dange- 
reuses luttes contre Pyrrhus d'abord et contre les Carthaginois 
ensuite l'obligèrent à laisser à la plus grande partie des villes 
campaniennes un semblant d'indépendance et à chercher de se 
les attacher autant par l'intérêt que par la crainte. 

Les annalistes romains du siècle d'Auguste nous donnent un 
résumé confus et peut-être môme peu sincère des événements de 
celte époque. Voici les faits saillants de la narration de Tite- 
Live : L'ancienne ville étrusque de Vulturnum est occupée par 
un stratagème des Samnites et prend le nom de Capoue; les en*» 
vahisseurs se mélangent avec la population osque. En 343 av. 
J.-C, les Sidicins invoquent le secours des Campaniens contre le 
Samnium; mais ils sont vaincus dans la plaine qui s'étend aux 
pieds du mont Tifate, et Capoue, menacée à son tour, est con- 
trainte de se mettre sous la protection de Rome. Cela ne l'em- 
pêche pas de se ranger peu après du côté des Latins révoltés. 
Une victoire des Romains, aux pieds du Vésuve, oblige Capoue de 
se soumettre définitivement; les Romains lui enlèvent le célèbre 
Falernus ager\ ils récompensent les équités^ qui s'étaient déclarés 
en faveur de Rome, en leur accordant le droit de citoyens ro- 
mains^ et punissent les autres habitants en déclarant la ville civi* 
tas sine suffragio. En 318-314 av. J.-C, les Romains, profitant des 
discordes de la ville, décrètent d'envoyer chaque année à Capoue 
des « praefecti iure dicundo » (1). 

1. Ut. vu, 29-37; VIII, 14; IX, 20. 

27 



388 CAPOUE 

Mommsen, tout eo rejetant une partie du récit de Tite-Live, 
admet la deditio de Tan 343 et l'enyoi des préfets romains en 318; 
mais d'autres historiens pensent que la soumission de Capoue 
« urbs maxima opulentissimaque Itaiiae » en 343 av. J.-C. est impos- 
sible dans les conditions indiquées par Tite-Live, et ils supposent 
que, contrainte de prendre nettement parti pour Rome, elle put 
néanmoins stipuler à cette époque un traité d'alliance — foedus 
aequum — et que ce traité fut respecté jusqu'à l'époque de la 
bataille de Bénévent et de la prise de Tarente en 272; même 
jusqu'au temps de la guerre contre Hannibal. Du reste» Tite-Live 
se contredit et parle d'abord de Capoue comme d'une eivitas sine 
su/fragioy puis comme bénéficiant du foedus aequum (1), et on 
peut penser que dans l'histoire de la récompense des équités et 
de la punition de la plebs^ il y a simplement une notion confuse 
de l'appui donné par Rome à l'aristocratie de Capoue. La même 
incertitude règne sur la date de l'établissement des préfets 
romains. Il est impossible d'admettre celle fixée par Tite-Live, 
car les monuments indiquent que Capoue conserva jusqu'en 211 
av. J.-C. son organisation municipale sous l'autorité de ses propres 
magistrats, dont le chef était désigné par le nom de Meddix 
Tuttcus. Dans la guerre samnite de l'an 310, les Campaniens, 
sûrement en qualité d'alliés, eurent une part considérable du 
butin, et, dans celle contre Pyrrhus, leurs milices étaient com- 
mandées par leurs propres chefs. Le monnayage à légende osque, 
très abondant et dont les types font allusion soit à de pompeuses 
légendes nationales, soit au concours des Campaniens dans les 
victoires contre Pyrrhus, montre aussi que, après le départ du roi 
épirote, Capoue, loin d'être opprimée, jouissait de presque toutes 
les franchises d'une ville libre. 

La pièce la plus significative à ce point de vue est le biunx au 
revers des deux guerriers prêtant serment, selon la coutume osque 
et sabellique, sur un jeune porc. Ce type rappelle le nummus 
aureus à la légende ROMAi qui fait allusion au /bsdia campanien, 
monnaie qui est classée par les uns avant 286 (Haeberlin), par 
d'autres vers 268 (Head), par d'autres encore vers 217 (Babelon). 
L'explication de ce type sur la monnaie de Capoue est à rechercher 



1. LiT. XX IH, 59. ~ Voyez à ce sujel : Pais, Sloria di Roma. 



CAt>OUE 



38d 



parmi les exemples analogues de l'Italie méridionale, tel que le 
célèbre didrachme frappé à LocreH après 277 av. J.-C. et portant 
les légendes AOKPHN — TTI2TI2 — POMA* Le même type du 
serment se retrouve sur les deniers romains de T. Veturius et sur 
les deniers de la guerre sociale. 

Longtemps, sur Tautorité de Charles Lenormant, Raoul- 
Rocbetto, Millingen et Mommsen, on a attribué en masse, à 
Capoue, la monnaie d'argent de style campanien portant la légende 
ROMANO ou ROMA; tout récemment encore, le D' Haeberlin (1) 
attribuait la totalité de ce monnayage à Capoue, en le répar- 
tissant ainsi : 



En argent (didrachme de 
7 gr. 58). 

1) Tête barbue de Mars, i^ Buste 
de cheval. 

2) Tête d'Apollon. f{ Cheval et 
astre. 

3) Tête d'Hercule. ^ Louve. 



h 335—312 av. J.-C. 

En bronze (litrae). 

1) Tête de Minerve, i} Aigle. 

2) Tête d'Apollon. ^ Lion. 

3) Tête de Minerve, i^ Buste de 



cheval. 



11. 312— 286 av. J.-C. 



En or 

(nummus aureusz=15 didr.). 

Tête de Janus. i^ Guerriers prê- 
tant serment. 



En argent (didrachme de 6gr. 82) 
(6 scrupules). 

1) Tête de Rome, i^ Victoire. 

2) Tête de Mars. ^ Cheval. 



3) Tête de Mars, i^ Buste de 
cheval. 

4) Tête d'Apollon, i^ Cheval. 

En bronze 

(libellae et sembellae). 

1) Tête de Mars. ^ Cheval. 

2) Tête de Mars. i\ Buste de 
cheval. 

3) Tête d'Apollon, t^ Cheval. 

4) Tète de Rome, i^ Chien. 



1. Die Syslemalik der âllerlen rômischen Mùnzwesens, Berliner MQuiblftller, 
1905. 



390 CAt>OUE 



m. 286-268 av. J.-C. 



En or (pièces de 30 as) . 

Tête de Janus, XXX. ^ Guer- 
riers prêtant serment. 



Ed argent. 

Tête de Janus. i^ Quadrige. 



Nous en reparlerons plus loin; examinons ici le monnayage 
osque. Lenormant le faisait commencer vers 317 av. J.-C., mais 
aujourd'hui on a la preuve qu'il ne peut pas être antérieur à Tan 
268 av. J.-C. Head propose de le répartir entre les années 268 
et 211 av. J.-C. (1). Peut-être même faut-il en faire descendre plus 
bas les premières émissions, bien que les types les plus anciens 
soient imités des monnaies siciliotes de Pyrrhus, d'Hiéron II, et 
des villes de Tauromeoium et de Locres du Bruttium. Les poids 
originels seraient ceux des fractions de Tas triental inauguré vers 
268, si toutefois nous devons y chercher un rapport avec la monnaie 
romaine; mais il serait imprudent de se baser sur ce rapport, car 
Taes grave campanien était réglé sur des poids différents de ceux 
de Rome, et a subi des évolutions diverses. Les Gampaniens avaient 
été fidèles à Rome pendant l'invasion de Pyrrhus ; ils contribuèrent 
même puissamment au succès des armes romaines; il est donc 
tout naturel que Capoue frappât des monnaies avec son nom en 
caractères osques et avec des types rappelant son alliance avec 
Rome. Haeberlin se basant sur la supposition que Rome n'aurait 
pas souffert la frappe d'une monnaie d'argent après l'émission 
des deniers urbains en 268, attribue à la révolte des années 217- 
211 av. J.-C, la monnaie d'argent de Capoue. Cette attribution 
parait de prime abord fort probable si l'on considère cette mon- 
naie comme un didrachme de poids réduit, car le poids de 
5 gr. 80, pourrait être celui du double victoriat de poids réduit 
(victoriat de 2 gr. 92 frappé après 217 et à la suite de l'établisse- 
ment de l'as oncial et de la réduction du denier à 3 gr. 89} ; et d'un 
autre côté les deniers et victoriats romains de l'an 217 portent au 
revers des types analogues à ceux des monnaies les plus communes 
de Capoue, le bige de Séléné et la Victoire couronnant le trophée. 

l. Hist. Num., p. 29-30. 



CAPOUE 391* 

Mais il est incooiestable que, si Ton attribue à l'année 217 la 
monnaie d'argent, on devrait attribuer à la même date les pre* 
mières émissions du biunx au type du bige de Séléné, car il y a 
identité dans le dessin de la tête de Zeus gravée sur cette monnaie 
et celle qui orne l'avers de la monnaie d'argent. Pour ma part je 
suis persuadé que ces monnaies datent au moins de 263 av. J.-C. 
D'ailleurs le poids de la monnaie d'argent peut correspondre à 
celui d'un octobole attique (5 gr. 82) et doit être comparé à celui 
des monnaies frappées par les firuttiens à Hhegium et à Locres. 
Il existe en outre deux monnaies de bronze de style maigre et 
sommaire, l'une sans indication de valeur, l'autre pesant la moitié 
de la précédente et portant le signe 3, indice de la moitié. Ces 
pièces sont certainement postérieures à l'an 217 et semblent prou- 
ver que Capoue avait finalement adopté les poids de Tas romain 
(réduit au poids oncial). Head (1) et Bahrfeldt (2) donnent aussi à 
Capoue, et aux années 217-211 av. J.-C, les monnaies d'electrum 
anépigraphes ayant d'un côté le bifrons; de l'autre Jupiter dans un 
quadrige. Il est impossible d'admettre pour ces pièces l'attribution 
de fiabelon à l'an 276, quand les Romains occupèrent Rhégium. 

Quant au classement chronologique des espèces de bronze, 
nous ferons observer que Capoue n'a aucun souci de régler sa 
monnaie sur celle de Neàpolis ; son numéraire offre au contraire 
des rapports avec les monnaies du Bruttiumetde l'Âpulie. Le biunx 
bruttien au type de la tête de Mars et de la Victoire couronnant 
un trophée, pèse, comme les premières émissions du biunx ca- 
pouan, environ 18 gr. Longtemps il exista des rapports suivis 
entre lesCampaniens, les Bruttiens, les Lucaniens et lesMamertins. 

11 ressort donc de notre investigation que le monnayage osque 
de Capoue commença quelques années après 268 av. J.-C, aux 
débuts de la première guerre punique; que la tête de Zeus du 
didrachme de Locres, frappé entre 272 et 268, faisant allusion à 
la Gdélité envers Rome, servit de prototype aux monnaies de 
Capoue, que ces monnaies indiquent un commerce actif avec 
le Bruttium et la Sicile, et doivent se placer entre les années 
263-211 av. J.-C. 



1. Hist. Num., p. 28 et Num, Chron., 1884, p. 220. 

2. Le Monele romano-campané^ p. 128. 



n 



382 GAPOUE 

Le moDDayage de Capoue est très instructif au point de vue 
des croyances et des légendes du peuple Campanien. Il y a là un 
curieux mélange d'éléments étrusques, italiotes et osques. Les 
pièces qui font allusion au culte de Jupiter et de Junon sont fort 
nombreuses : dextans avec les bustes accolés de Jupiter et de 
Junon, et au ^ Jupiter dans un quadrige, lançant la foudre; 
quadrunx avec la tête de Jupiter et le foudre ailé; octobole d'ar- 
gent et le Hunx avec la tète de Jupiter (type d'un revers : aigle 
menaçante, les ailes éployées, le foudre dans les serres). La tête 
de Jupiter se trouve aussi sur des pièces dont le revers met en 
évidence la déesse nationale des Campaniens, la Diane de Tifala. 
Le culte de Jupiter devait donc être fort répandu à Capoue, et 
Raoul Rochette(l) s'est efforcé de démontrer qu'il y avait à Ca- 
poue un temple de Jupiter Capitolin, avant l'époque impériale. 
Nous savons que les matériaux du temple de Jupiter Tifatin, au 
pied du mont Tifata, servirent pour la construction de Tabbaye 
de S. Pietro, de l'ordre de Mont-Carpin, dans le village de Pie- 
dimonte, près de la ville actuelle de Caserte. Mais le plus beau 
temple de la région était celui de la déesse nationale, Diane Tifa- 
tine, et une monnaie assez commune nous montre le buste de la 
déesse et un sanglier affolé. Des plaques votives en terre cuite, 
recueillies près du sanctuaire, représentent cette divinité sur un 
cerf. 

Une série de petites monnaies semble réclamer pour Capoue un 
héros fondateur d'origine phrygienne. Ces monnaies représentent 
probablement Télèphe roi de Mysie, fils d'Hercule et d'Augé et 
père de Tyrrhenus et de Tarchon, le mythique fondateur de Tar- 
quinii (2); et on a proposé d'y voir une légende étrusque (3). On 
sait que Lycophron fait allusion à l'alliance des fils de Télèphe 
avec Enée; aussi est-ce par cette légende que Minervini voudrait 
expliquer le célèbre type de l'alliance et du serment sur une truie 
sacrifiée; mais la présence de ce même type, sur des monnaies 
portant la légende ROMA et sur les deniers de la guerre sociale, 
prouve qu'il faut y voir une allusion à des événements contempo- 

i. Fouilles de Capoue ^ p. il. 

3. SchoL Lycophron, V, 1242-4249; Philoêlrat, Heroïc,, c. ii, n. 18. 
3. Avellino, Bull, Arck, Nap,, II, 11-12; Raoal-Rochette, Fouilles de Capoue^ 
p. 94; L. Sambon, Rech.y p. 171. 



CAPOUE 393 

rains. C'est l'emblème du foedus œquum accordé par Rome aux 
Cam panions. 

Une petite monnaie, fort rare, a d'un côté la tète d'Hercule et 
au revers Cerbère tricéphale. Raoul- Roche tte y voit une allusion 
à l'oracle des morts, le vexpoiAavTeTov ou Kep6épiov de Cumes, tout 
comme, sur une monnaie d'une ville d'Epire, le Cerbère désigne 
l'oracle des morts d'Aorne. De nombreux vases apuliens et cam- 
paniens de la fin du iv« siècle, ou du commencement du m®, re- 
présentent avec les mêmes détails Hercule entraînant Cerbère 
hors de la demeure de Pluton (1). Ces types de scènes infernales 
font probablement allusion aux mystères de Samothrace, impor- 
tés dans ces régions. 

Sur une autre monnaie on voit, d'un côté une tête de Panisque 
— c'est peut-être le dieu local du mont Tifatin — de l'autre, un 
sanglier; sur d'autres est gravé un éléphant, qui fait penser au 
passage de Pausanias(2) mentionnant une tête d'éléphant qu'il 
avait vu dans le temple de Diane, près de Capoue. 

Un rare teruncius nous montre d'ua côté le buste de Cérès, de 
l'autre, un taureau. Il est tout naturel que la ville aux riches 
moissons ait eu un culte fervent pour Cérès, et de nombreuses 
inscriptions en font foi (3). 

Parmi les monnaies portant l'image d'Hercule — l'Hercule 
imberbe des Ioniens — il y en a une qui offre au revers un lion 
tenant de la patte gauche levée, un dard qu'il brise entre ses 
crocs. Un type analogue se voit sur les monnaies d'Âmyntas III, 
roi de Macédoine, sur celles de Velia, et sur des monnaies d'Apulie 
de basse époque; les monnaies de Panticapée portent un griffon 
et puis un lion brisant une lance. Un as campanien du m* siècle 
a une tête de lion vue de face, une javeline entre les crocs. Plu- 
tarque décrit un type pareil, le Aéwv ÇifT^piQç gravé sur l'anneau 
de Pompée et ce type se trouve aussi sur une cornaline gravée 
du Cabinet de France. 



i, Reinacb, Rép,, 1, p. 108, 167, 258, 401, 455. 

2. V, XII, 1. 

3. Mommsen, Inscr» Regni Neap,^ n® 3562 et 3 ; 3572 et 3. 



304 CAPOUE 



I. — Monnayftge de Capoae, urbs fœderala. 
(272—218 av. J.-C.) 



MONNAIES D'ARGENT 

(Vers 263 av. J.-C.) 

1021. — Tête laurée de Jupiter à dr. Grènetis. 

i^ Aigle à dr.y les ailes éployées, un foudre dans les serres ; 
devant, DnR>l- Grènetis. 




1021 



Oclobole attique. A» (pi. V). 150—300. 

C. de BerliQ (1), 6 gr. 03. — C. de Naples (Adc. Coll. da duc de 
Noja) n» 836. — C. de France (Coll. Luynes), 5 gr. 95. — Coll. Caja- 
niello. — Coll. Santangelo (698-700), 5 gr. 80; 5 gr. 49 et une troi- 
sième fburrée. Aroaduzzi (apud Passeri Pict. vase , t. 111, p. lxzviii) 
cite un exemplaire sur lequel il lisait erronément SQB^V'T &u 
lieu de 3TTR>I- Haeberlein attribue cette monnaie aux années 213- 
211 av. J.-C, lorsque Capoue épousa la cause d'Annibal. (Die Syal, der 
allL rômischen Mùnzerif Berliner MQnzblfttter, 1905^ p. 10). 



GAPOUE 



395 



MONNAIES DE BRONZE 

(Après 268-218 av. J.-C.) 

1022. — Bustes accolés de Junon (diadémée» le sceptre sur 
Tépaule) et de Jupiter (lauré), à dr. Grèaetis. 
^ Jupiter debout dans un quadrige au galop vers la dr., te- 




1022 



uant de la main g. le sceptre et lançant de la main dr. 

levée le foudre; à Texergue, DnN>l ou =inR>l- Grènetis. 

Dextans (bon style). A**. 100—200. 

C. de France (Luynes), 66 gr. 27, 44 gr. 75 et 42 gr. li. — L. SamboD 
{Recherches) et Carelli, Adn. (i), 57 gr. 43. — G. de Napleé (839), 
. 48 gr. 70 et Ane. Coll. Stevens. — G. de Londres, 43 gr. 93. — C. de 
Berlin (28), 42 gr. 03. 

1023. — Bifrons imberbe, lauré. Grènetis. 

i{ Jupiter dans un quadrige, au galop vers la dr. ; il tient de 
la main g. le sceptre et lance de la main dr. le foudre; à 
l'exergue, 3nR>l ou ^nF)>l' Grènetis. 

Dextans (bon style). JE. *«-**. 100—200. 

G. de France (Luynes), 35 gr. 51 et 46 gr. 60. — G. de Naples (837 
et 838), 37 gr. 09 et 39 gr. 55. — G. de Londres. Carelli donne un 
dessin erroné d'après Micali (LUalia avanli i Romani, pi. LIX, i4) et 
(Jarrucci (pi. LXXXVII, 7) a reproduit ce même dessin avec Tinscrip- 
tion fautive 3TTrT>l • Sur ces dessins on voit à c6té du Zeus une 
petite Victoire qui doit être une invention du dessinatear. Le type 



396 CAPOiJE 

de cette pièce est calqaé sur le didrachme à la légende ROMA 
DO il26. 

1034. — Tête de Pallas à dr., coiffée d*uQ casque athéaieo avec 

cimier et aigrettes latérales. Grèaetis. 

^ Pégase volant vers la droite; au-dessus, 3|nR>l et •••#. 

Grënetis. 

Quincunx (style variable; quelquefois sommaire, relief très 

bas). A« «/«-•. 30-80. 

C. de Naples (840-41), 33 gr. 90 et Coll. SanUDgelo, 18 gr. — C de 
FraDce (605 et 606), 32 gr. 56 et 22 gr. 50 et Coll. Luynes, 2& gr. 10. 
— C. de BerlÎD, 27 gr. 15. — C. de Londres (dout. acquis.). 




1023 

1025. — Tête laurée de Jupiter à dr. Grènetis. 

^ Foudre ailé; au-dessus, ••••; au dessous, DnN>|. Grè- 
netis. 




1024 



Quadrunx (beau style, relief très bas). JE^* »/«. 30—80. 

c. de France (608), 23 gr. 05; et Luynes, 26 gr. 20. — C. de 
Naples (842), 25 gr. 30 et Coll. SanUagelo (704 et 705), 27 gr. et 
26 gr. 72. — G. de Berlin (3), 24 gr. 2. 



CàPOUE 



397 



{026. — Mêmes types; sous la tête de Zeus, #### (dessin sommaire). 
Quadrunx. ^8 »/i. 3O— 80. 

C. de France (609), 26 gr. 20. 

1027. — Tête de Cérès couronnée d'épis, à dr. ; derrière, •••. 
Grènetis. 




1027 



i^ Taureau debout à dr, la tète de face; au-dessus, •••; à 

l'exergue, 3nR>|. Grènetis (bon style). 

Teruncius. JE 7. 100—150, 

C. de Naples (843 et 844), 17 gr. 80 et Carelii, Adn. (20), 16 gr. 16. 
— Coll. Santangelo (706), 15 gr. 3. — G. de France, 20 gr. 42 et 
17 gr. 70. 

1028. — Tête de Tyché avec couronne crénelée et ornée d'un 
foudre; derrière, J eistrigile. Grènetis. 
i^ Cavalier cuirassé, la chlamyde flottante, la lance en arrêt, 




1028 

sur un cheval qui se cabre, à dr. ; dans le champ, derrière 
le cheval, ^j^; sous les jambes antérieures, une conque 
marine; à l'exergue, DnR>|. 
Biunx (bon style). I^^ «/«. 80-150. 

C. de Berlin (16 et 17), 16 gr. ; 12 gr. 53. — C. de France (Luynes), 
12 gr. 90. — Coll. Santangelo (717 et 718). Comparez le reyers de cette 
monnaie avec celui des émissions syracnsaines d'Hiéron 11. 



996 . CAPOUE 

1029. — Tête laurée de Jupiter, à dr. ; derrière, |j^. Grènetis. 

i^ Aigle, à dr., retournant la tête, les ailes éployées, un 
foudre dans les serres; de chaque côté, un astre à huit ra- 
yons (indices de la valeur en onces); à Texergue, 3rTN>l« 
Grènetis. 

Biunx (bon style). iE«. 25—50. 

C. de FraDce (600 et 601), 16 gr. 69 et i2 gr. 02 et Coll. Luyoes, i4 gr. 35. 
— C. de Berlin, 13 gr. 13 et U gr. 48. - a de Naples (854). - Carelli, 
Adn. (3), 8 gr. 21. — Coll. Saotaogelo (701 et 2). — Coll. Sambon. — 
C. de Glasgow (1), 13 gr. 40. 

1(30. — Tête laurée de Jupiter à dr. ; derrière, J. Grènetis. 

1^ Deux guerriers debout, affrontés, la main droite armée 
d'un glaive, prêtant serment sur un jeune porc qu'ils 
tiennent chacun de la main g.; dans le champ, à g., l'in- 
dice de la valeur, **; à l'exergue, 3nR>|. Grènetis. 

Biunx (bon style). JE«. 25—50. 

C. de Londres, 14 gr. 45. — C. de Berlin (10), 13 gr. 48. — L. Sam- 
bon (Recherches), 16 gr. 12. — C. de Naples (849). — Carelli, Adn. (4), 
16 gr. Voyez la monnaie d*Ateila n» 1054, et les pièces en or frappées 
au nom de Rome, n« 1076-78. 

1031. — Tète diadémée d'Hercule imberbe, la massue derrière le 
cou* Grènetis. 
i^ Lion passant à dr., mordant un javelot qu'il brise avec la 




1031 



patte g.; au-dessus, ••; à Texergue, 3nR>l (sur quelques 

exemplaires la dernière lettre a cette forme : ^), 

Biunx (bon style, relief très bas). iE*. 10 — 25. 

C. de Berlin (4-7), 14 gr. 85; 14 gr. 60 ; 12 gr. 90 ; 12 gr. 56. — C. de 
Londres (1 et 2j, 14 gr. 05 et 10 gr. 22. — C. de France (613), 15 gr. 22, et 
Coll. Laynes, U gr. 72. — C. de Naples (845-848), et Coll. SanUngelo 
(707-708). — Carelli {Adn., 27-29), 12 gr. 88; 13 gr. 21 et 11 gr. 64. 



CAPOUE 



399 



1032. — Tête laurée de Jupiter à dr.; derrière, Jj. Grènetis. 

i^ Artémis lunaire ou Diane TiFatine guidant un bige vers la 

dr. ; au-dessus, ♦♦; à l'exergue, 3nN>|. Grènetis. 
Biunx (style variable). jE.«-« 1/2 (pi. V). 5—10. 

C. de France (604), 11 gr. 58, et Coll. Luyoes, 12 gr. 98. — C. de 
Londres (9 et 10), 13 gr.41 et 12 gr. 44. — C. de Berlin (11-15), 14 gr. 04; 
13 gr. 23; 12 gr. 70; 12 gr. 20; 12 gr. 30. — C. de Naples (858-869; le 
n» 869 est refrappé sur une once romaine ; voyez Garrucci, LXXXVI, 35), 
et coll. Santangelo (719-731). Quelques-unes de ces monnaies ont été 
gravées par le même artiste qui a exécuté le coio de la pièce d'argent 
(cfr. Tezemplaire no 60i du C. de France). 




1032 



1033. — Tête de Pallas à dr., coiffée d'un casque corinthien à 
double garde-nuque; derrière, *. Grènetis. 
i^ Victoire, le buste nu, marchant vers la gauche, tenant de 




1033 



la main droite étendue une couronne et de la g. une ban* 

delette; devant, *; à l'exergue, DTTN>l(l)ou ITTRDK^îc). 

Grènetis. 

Once (dessin sommaire). &^. 30—60. 

C. de France (62), 9 gr. 30 et Luynes, 7 gr. 32. — C. de Londres (13), 
7 gr. 32. — C. de Naples (881) et CoU. Santangelo (732). — Coll. Sam- 
bon. Les types de cette rare monnaie semblent calqués sur ceux 
du statëre d*or de Pyrrhus; comparez pour le style avec les monnaies 
de Gaelia. Cicéron (De divinat.y 1 gr. 43) indique Texistance à Gapoue 
d'un temple de la Victoire. 



400 cAPoufi 

1034. — Buste de Diane à dr., couronné de myrte, l'arc et le 
carquois sur Tépaule; derrière, l'indice de l'once^ • ou *. 
Grènetis. 

i^ Sanglier courant à dr. ; au-dessus, •; à l'exergue, DnFl>i 
ou 3nR>|. Grènetis. 

Once (style variable, souvent de relief très bas). ]^^. 8—15. 
C. de Berlin (18-20), 9 gr. 55 ; 7 gr. 2Ô; 7 gr. 20. — C. de Londres (3 et 
4), 7 gr. 84 et 6 gr. 60. — C. de France (614 et 615), 7 gr. 49 et 8 gr. 50 et 
Luynes, 7 gr. 20. — G. de Naples et Coll. Santangelo. — Carelli, Adn. 
(12-14), 7 gr. 03; 6 gr. 41 ; 5 gr. 80. Oa trouve le sanglier sur les stèles 
osques en terre cuite de Capoue (cfr. Mowat, Inacr. Osques, Rev, 
Arch., 1887 \ voyez aussi les monnaies coulées Garrucci. Cfr. les 
monnaies de Phintias tyran d'Agrigente et celles de Paestum). 




1034 

1035. — Tête de la Tyché de Capoue à dr., ceinte d'une couronne 

crénelée et ornée d'un foudre; sous le cou, *\ derrière, 

slrigilel Grènetis. 
}| Cavalier avec cuirasse et chlamyde, à dr.; la lance eu arrêta 

sur un cheval qui se cabre; à g., *; à dr., une conque ma- 

iHne\ à l'exergue, 3nR>i. Grènetis. 

Once (bon style, voyez le n« 1028). iE«-«. 25—50. 

c. de Berlin (25-27), 8 gr. 03; 7 gr. 13; 7 gr. — C. de Londres (11 et 
12), 9 gr. 13; 7 gr. 51. — C. de Naples (870-872). 

1036. — Mêmes types ; derrière la tête, strigile ou pedum{?); au-dessous, #. 
Once. JE». 25—50. 

C. de Gla.sgow (8), 7 gr. 06. 

1037. — Tête laurée de Jupiter à dr.; derrière, ♦. Grènetis. 

^ Victoire debout à g., couronnant un trophée d*armes; à 

dr., •; à Texergue, 3TTR>|. Grènetis. 

Once (style variable). JE* */*-5 (pi. V). 3—8. 

C. de Berlin (21-24), 7 gr. 46; 7 gr. 45; 7 gr. 51; 7 gr. 14. — C. de 
Londres (7), 6 gr. 86. — G. de France (624) et Luynes, 7 gr. 42 et 



CAPOUB 



401 



6 gr. 60. — C. de NapleB (873-80), et Coll. SaDUngelo (733-746). - 
Carelli, Adn,, 7 gr. 95; 7 gr. 33; 6 gr. 72 et 6 gr. 77. 

1038. — Buste de Junon à dr., le sceptre sur Tépaule ; elle est 
diadémée et parée de bijoux. Grènetis. 
i^ Deux idoles [xoana d'Artémis?) réunis sur une base com- 
mune, voilés; une bandelette est posée sur les deux têtes. 
Dans le champ, à g., le symbole, >K; à dr., 3nR>l- Grè- 
netis. 
Once de poids réduit (bon style). &*. 10—20. 

C. de France (629, 630 et 631), 7 gr. 25 ; 5 gr. 10 et (Luynea), 

5 gr. 70. — C. de Londres (15). — G. de Berlin (31), 5 gr. 12. — C. de 
Glasgow (9 et 10), 5 gr. 37 et 5 gr. 05. — L. Sambon (Recherches, ), 

6 gr. 26. — Carelli, Adn,, (26), 5 gr. 23. — G. de Naples (882 84), et 
Coll. Santangelo (748 et 749). 





1037 



1038 



1039. — Même tête (même coin que le n® précéd.). 

^ Épi de blé avec deux feuilles; dans le champ, à g., 3nR>l; à dr., 

le symbole D+C. 
Once de poids réduit (bon style). Je. 4. 15— 20* 

C. de France (634), 5 gr. 05. 

1040. — Tète de Junon voilée et diadémée, à dr., le sceptre sur 

Tépaule. Grènetis. 

t| Épi de blé avec deux feuilles; dans le champ, à g., DrTR>l ; 
à dr., le symbole, >K- 

Semuncia(?) ou once de poids réduit (style variable; quel- 
quefois de dessin sommaire). A*-^. 5—15. 

G. de Berlin (32), 4 gr. 69. — C. de France (635 et 636), 4 gr. 18; 
3 gr. 52 et Luyues, 3 gr. 21. — G. de Glasgow (11 et 12), 3 gr. 14 et 
2 gr. 92. — G. de Londres (17). — C. de Naples (885-93) et GoU. San- 
tangelo (750). — Carelli, Adn. (21-23), 3 gr. 79; 3gr. 54; 3gr. 41. Gfr. 
les monnaies de Paestum et celles de Neapolis en Apulie. 



1041. — Tète laurée d'Apollon à dr. Grènetis. 



i02 CAPoùE 

i{ Lyre ornée d'une bandelette; dans le champ, à g., !]nA>i- 

Grènetis. 

Semuncia (?) ou once de poids réduit (style variable). 

A»*/«-4. 3-5. 

G. de Berlin (39-41 )» 4 gr. 12; 8 gr. 84; 3 gr. 52. — C. de France 
(637), 3 gr. U et Luynes, 4 gr. 30 et 3 gr. U. — C. de Glasgow (637). — 
C. de Naples (894-900), et SaoUngelo (760-66). Carelli, Adn , (15-19) 4 gr. 
56, 3 g. 95; 3 gr. 02. 




1041 



1042. — Mêmes types; Tinscription IinR>l à dr. 

Semuncia (?) ou once de poids réduit (style rariable). 
C. de Berlin (42), 4 gr. 90. 



iE3l/l. 3-5. 



1043. — Tète déjeune Pan à dr., le pedum sur Tépaule. Grènetis. 

i^ Sanglier courant yers la dr. ; au-dessus, #. 

Once de poids réduit (bon style). iE' i/«. 40—60. 

C. de Naples (Santangelo, n» 714}. Garrucci donne le dessin de cette 

pièce avec Tinscription IinR>l à Texergne; mais sur Texemplairo 

jnsquHci unique de la Coll. Santangelo, on ne voit pas trace de ces 

lettres. 





1043 



1044 



1044. — Tête imberbe et diadémée d'Hercule à dr., la massue 
derrière le cou. Grènetis. 

i( Cerbère à droite; à Texergue, DnR>l. 
Once de poids réduit? (bon style). jE^ 40—60. 

G. de Naples (901). 

1045. — Tète imberbe d'Hercule à dr., la massue derrière le cou. 

Grènetis. 



GIPOUE 403 

]{ Biche à dr. allaitant le jeune Télèphe (à g.) et retournant 
la tête pour le lécher. Dans le champ, à dr., >K; à Texergue, 
DnR>|. Grènetis. 

Once de poids réduit (?) (bon style). &^. 40—60. 

C. de FraDce (LuyQes), 4 gr. 45. 

1046. — Tète de Télèphe (ou de Capys, le fondateur mytholo- 
gique de Capoue) coiffée d'un bonnet phrygien. Grènetis. 





1046 1047 

1^ Biche à dr., retournant la tète et allaitant le jeune Télèphe 
(à dr.); à l'exergue, DTTR>I ; quelquefois, dans le champ, 
le symbole >K. 

Semuncia (?) (bon style). A*. 15-30. 

c. de France (Luynet), 1 gr. 20. — C. de Berlin (37 et 38), 2 gr. et 
2 gr. 28. — G. de Naples (902-903), et Coll. Santangelo (769-72). — G. 
de Londres (14). - Carelli, Adn. (25), 2 gr. 05. — Coll. SamboD. 

1047. — Tête de Pallas à dr., coiffée du casque athénien. Grè- 
netis. 
i( Éléphant à dr.; à Texergue, 3nN>|. Grènetis. 
Semuncia (?) (bon style) . JE. * vs-i. 15—30. 

C. de France (Luynes), 2 gr. 52. — G. de Berlin (43 et 44), 1 gr. 44 
et 1 gr. 76. — C. de Londres (21). — G. de Naples (904), et Santan- 
gelo (773-774). — L. Sambon {Recherches et GareUi, Adn. (24), 2 gr. 87. 
— GoU. Sambon. Cfr. les monnaies de Paestum. 





1048 1049 

1048. -- Buste diadème de Junon à dr.^ le sceptre sur l'épaule. 
Grènetis. 
i( Foudre ailé ; au-dessus, le symbole >K ; au-dessous, DTTRM* 
Grènetis. 

28 



4Ô4 CAPOUE 

Semuncia (?) (boa style). JE». 20—40. 

C. de BerliQ (33), 1 gr. 64. — Coll. Sambon. — G. de NapIes(Coll. 
Santangelo 775 et 776). 

1049. — Tâte juvénile à dr., coiffée d'un casque phrygien. Grè- 
netis. 
ij Trophée; à l'exergue, DTTFM. 

Semuncia (?). je * */*. SO-60. 

c. de Naples (905), gr. 97 (bon style). 




Stèle osque trouvée à Capoue (Musée Britannique). 



GAPOUE 405 



11. — Après 217—211 av. J.-C. 

MONNAIES D'ELECTRUM 



1050. — Bifrons — « Janus geminus » — imberbe et couronné 

d'épis. Grènelis. 
^ Jupiter dans un quadrige conduit à dr. par la Victoire; il 

tient de la main g. le sceptre et lance de la main dr. le 

foudre. Grènetis. 
Style sec. // (electrum) * V2-3. 40— 80. 

G. de Berliû (10 et H, Campanische Munzen, p. 165), 2 gr. 77 et 2 gr. 
85. — C. de Naples (1353-54), et Coll. Santangelo (1460-65). — G. de 
France, 2 gr. 83. (D'Ailly cite les pesées suivantes, 3 gr. 10; 2 gr. 92 ; 
2 gr. 72 et 2 gr. 63 (F. D. G.) et Coll. Luynea, 2 gr. 85 et 2 gr. 58 (F. 
D. G.) — C. de Vienne, 2 gr. 85 et 2 gr. 70. — Rome, Vatican, 2 gr. 
80 et 2 gr. 79. — G. de Lomïres, 2 gr. 98 et 2 gr. 95; 2 gr. 78; 2 gr. 
66. — G. de Gotha, 2 gr. 95. Fr. Hultsch a fHit l'essai des deux exempt, 
du G. de Berlin; ils contiennent seulement 29 0/0 d*or et 71 0/0 
dVgent. 



406 



CAFOUE 



MONNAIES DE BRONZE 



1051. ~ Tête laurée de Jupiter à dr. Grènetis. 

i^ Aigle debout à dr., les ailes éployées, un foudre dans . 
serres; au-dessous, DTTR>i ou ?rm>i (Luynes). 




405! 



Dextans (?) (style médiocre). A» */*-*^ 80—100. 

C. de France (597), 22 gr. 42 et LuyDes 26 gr. 23. — C. de Berlin 

(29), 25 gr. 23. — C. de Naples (854) et Coll. Santangelo (101, 702), 

27 gr. et 27 gr. 80. — L. Sambon (Recherches), 26 gr. 84 et Carelli, 

Adn. (2), 22 gr. 17. 




iÛo2 



1052. — Mêmes types; au revers, à dr., un croissantj indice de la 
moitié de la valeur de la pièce principale; à Texergue, 
3nfl>l (1) ou inN>l [sic) (2). 
Quincunx(?) (style sommaire). JE'. 30—60. 

(1) c. de France (599), 13 gr. 15 et Luynes, 12 gr. 05. — G. de BerUn 
(30), 12 gr. 85. - C. de Napies (Santangelo, 747). — (2) G. de Naples 
(855). 



ATELIA 



Atella ("AteXXa) (1) était située, à mi-chemin, sur la route qui 
de Capoue meaait à Naples^ près de lendroit où fut édiûée A versa 
et entre les villages actuels de Sant-Arpino et Sant-Elpidio; on a 
trouvé en effet, à cet endroit, un grand nombre d*inscriptions et 
d'antiquités (2). Atella et Calatia étaient intimement associées à 
Capoue, et Polybe (3) les considère comme Kaicuavûv Ttveç. 

Pendant la seconde guerre punique, après la bataille de Cannes 
(216 av. J.-C), Atella fut une des premières villes à se déclarer en 
faveur d'Annibal (4); elle fut prise par les Romains peu après 
Capoue, et les habitant? furent trailés avec la plus grande sévé- 
rité (5), Tite-Live nous dit qu'Atella fut livrée aux habitants de 
Nuceria Alfaterna, ville qui avait été brûlée par Annibal. 

Les monnaies semblent toutes antérieures à l'an 217 av. J.-C, 
elles portent la légende abrégée Aderl. Les types sont semblables 
à ceux de Capoue et font probablement allusion aux victoires 
remportées par les Romains contre Pyrrhus, et au foedus aequum 
stipulé avec Rome. 

C'est dans la ville d'Atella qu'auraient eu naissance les Atel- 
lanae fabulae, comédies populaires et bouffonnes très goûtées par 
les Romains et qui, selon Tite-Live, furent introduites h Rome vers 
240 av. J.-C; on les appelait aussi osci ludi. 

1. Strab., V, iv, 11; Ptol., III, 1; Plin., III, ix, 11. 

2. Holslen, Not. in Cluv., p. 260; RomanclH, yoU III, p. 592. 

3. 3, 118. 

4. LiY., XXII, 61 ; SU, lia/., XI, U. 

6. App. Hann., 49; Ut., XXVI, 16, 33, 34; XXVII, 3. 



4Ô8 



ATELLA 



MONNAIES DE BRONZE 

(Après 250. — Vers 217 av. J.-C.) 

1053. — Télé laurée de Jupiter, à dr.; derrière, j. 

f| Jupiter debout dans un quadrige conduit par la Victoire 
vers la dr. 11 tient de la main gauche le sceptre et lance de 




lU5â 



la main dr. le foudre; sous les jambes des chevaux, ^4^flR 

ou ^43flR; à, Texergue, ••••. 

Quadrunx (assez bon style). JE^®. 80—120. 

C. de Florence, 29 gr. 60. — C. de Berlin (1 et 2), 24 gr. 38; 27 gr. 
63. — C. de Londres (i), 27 gr. 23. — C. de France (546), 25 gr. 85. 
— C. de Glasgow (1), 24 gr. 42. — C. de Naples (781-82) et Coll. San- 
tangelo (625-627). 




1054 



1054. — Tête laurée de Jupiter à dr. ; derrière, {» Cercle ou grè- 
netis très serré. 
T^ Deux guerriers italiques debout, prêtant serment sur un 



ATELLA 



409 



jeune porc qu'ils tiennent chacun de la main gauche; à g., 
{; à l'exergue, ^43flR- Grènetis. 
Biunx (style sommaire). iE«-7 (pi. V). 25—40. 

C. de Berlin (3-6), 13 gr. 53; 10 gr. 63; 11 gr. 05; 13 gr. 35. — C. de 
Londres (3 et 4), 13 gr. 58 et 11 gr. 55. — C. de France (548), 13 gr. 
92. — C. de Glasgow (2), 13 gr. 15. — C. de Milan, 12 gr. 52. — C. de 
Naples (183-87) et Coll. Santangelo (628-631). — Coll. Sam bon, 12 gr. 80. 
Garrucci (o.c, p. 90) cite un exemplaire du C. de Naples refrappé snr un 
bronze campanien : Tête de Paliasà g., devant, ROMANO- i^ Aigle 
teuant un foudre dans ses serres, ROMANO (A. M, Borb. 11, XVI, 
13). 




1055 



4055. — Tête laurée de Jupiter à dr. ; derrière, •. Grènetis. 

ï( La Victoire debout, à dr., couronnant un trophée; à dr., 
• ; à l'exergue, ^43flR. Grènetis. 
. Once (style sommaire). iE* *'*"« */*. 30-40. 

C. de Berlin (7-9), 7 gr. 53; 5 gr. 88 et 4 gr. 70. — C. de France (550 
refrappée), 5 gr. 53 et (551), 7 gr.25. — Coll. Santangelo (632-634). 




1056 



1056. — Tête d'Hélios de face; à g., •. Grènetis. 
i^ Éléphant à dr.; à l'exergue, 3flFl. Grènetis. 

Once (style sommaire). JE* */*-'. 40—80. 

C. de Londres (5), 4 gr. 50. — C. de France (Luynes). — C. de Naples 
(789). 

1057. — Tète laurée de Jupiter à dr. Cercle. 



410 ÂTELUL 

i^ Aigle debout à dr., les ailes éployées; devant, ^^gflfl. 

Cercle. 
Semuncia ou once de poids réduit (style médiocre). 

JE». 40-80. 
Aac. Coll. L. Sambon {Minervini Oss,, p. 21). 



CA.LATIÂ 



Galatia était située sur la via Appîa, entre Capoue et Béné- 
vent (1). Elle se déclara en faveur d*Annibal, après la bataille 
de Cannes, en 216 av. J.-C, mais fut reprise par les Romains en 
211 et le territoire d'Atella ayant été donné aux Nucérins, les 
Âtellani furent obligés de se transférer h Calatia. Aux x-xii" siè- 
cles, les documents font mention d'une église dédiée à S. Maria 
ad Calatiam et remplacement de Tancienne ville est indiqué 
encore par des ruines romaines entre Caserta et Maddaloni, au 
petit bourg le Galazze (2). 



MONNAIES DE BRONZE 

(Après 260, vers 210 av. J.-C.) 

1058. — Tête laurée de Jupiter, à droite; derrière, j. 

i^ Jupiter dans un quadrige lancé au galop vers la droite; il 




lance la foudre et tient de la main g. un sceptre; au-des- 
sous, ••••; àTexergue, KNPNTI- Grènetis. 
Quadrunx (assez bon style). A* */«. 50—100. 

ÂDC. Coll. Deir Erba. — C. de Naples (Santangelo, 637). 

1. Strib., V, p. 249; VI, p. 203. 

2. PellegriDi, Disc, délia Campania, toI. I, p. 372 ; Romanelli, vol. III, p. 588. 



412 



CALATIA 



1050. -- Tête laurée de Jupiter, à droite; derrière, î. Grèoetis. 
i^ Diane conduisant un bige vers la dr. ; au-dessus, • * ; à 

Texergue, |TR4R>I. Cercle. 
Biunx (assez bon style). A« «/*. 40—80. 

C. de France (Luynes), iO gr. 50. — G. de Londres (1), 13 gr. 18. 




1059 



1060. — Tête laurée de Jupiter, à droite; derrière, {. Cercle. 
^ Jupiter debout dans un bige lancé au galop vers la droite; 

il brandit la foudre et tient de la main g. les guides et un 

sceptre; à Texergue, KRlRTI- Grènetis. 

Biunx (style médiocre), iB« */« ^ 40—80. 

C. de France (Luynes), 13 gr. 65. — C. de Berlin (1), 13 gr. 47. — 
C. de Naples (Santangelo), 638. — L. Sambon (Rech,), 12 gr. 21 
L'exemplaire da C. de France est refrappé sur ane monnaie romaine. 




1060 



1061. — Tête laurée de Jupiter, à dr. ; derrière, *. 

i^ Victoire debout, à dr., érigeant un trophée; à Texergue, 

ITFHR>I. 
Once (style sommaire). R ». 30—60. 

C. de France (Lnynes), 5 gr. 12. 

1062. — Tête laurée de Jupiter, à dr. ; derrière, •. Grènetis. 



CALATIA 



413 



^ Cheval libre galopant vers la dr., au-dessous, • ; à Texer- 

gue, ITN^R>I. 
Once (style médiocre). JE* «/*. 30—60. 

C. de FraDce (559), 6 gr. 80. ~ C. de Naples (SaDtangèlo, 639). 




1061 



1063. — - Tête laurée de Jupiter à dr. Grènetis. 

i^ Fer de trident à g., TR'IR>|. Grènetis. 

Once de poids réduit (style médiocre). A* */î. 30—60. 

G. de Berlin (2), 3 gr. 15. — C. de Naples 791. Voyez sur cette mon- 
naie, CaTedoni, Bull, InsL, 1850, p. 198 et Millingen, ^nc» coins,, 1^3, 



VELECH4 

(Après 250, vers 210 av. J.-C.) 

Cette ville nous est connue seulement par ses monnaies, et 
diaprés leurs types, leurs légendes et leur provenance on la place 
en Campante. Il y a une série d*aes grave (semis, iriens, sexlans 
et once) portant les initiales CE- Garrucci (o. c, p. 37 et 90) fait 
remarquer que le nom du village de Pallica, entre \tella et Naples, 
était orthographié anciennement Polvica et Pulbica; mais il aver- 
tit que le semis n'est pas employé dans le monnayage campa- 
nien, et que l'emploi des six globules comme indication du semis 
est fréquent en Sicile. Garrucci suggère encore que les Velekans 
pouvaient avoir pris leur nom du dieu Vulcain (CEAXANOZ) 
comme les Mamertins du dieu Mamers. 

On peut penser aussi à des incursions des Volcei, près du pays 
des Hirpiniens. 



MONNAIES DE BRONZE 



1064. — Tête d'Hélios de face; de chaque côté, un globule. Grë- 
netis. 



^^U,y/\ A 




1064 



i^ Éléphant marchant à dr. ; au-dessus, CEAEXA ; à Texergue, 
deux globules. 



VELECHA 415 

Sextans (style médiocre). jE.^-? 1/2. 50^100. 

C. de Berlin (p. 164), 13 gr. 93 (refrappé sur iioe monnaie des 
Mamertiens (Messine). T. de Mars, APE02> ^ Taureau cornupète; 
au-dessus, MAMEPTINIIN). — C. de Munich (refrappé sur une 
monnaie des Mamertins). — Comparez avec Yuncia d'Atella ayant les 
mêmes types. 




1065 

1065. . Tête de Hélios de face. Grènetîs. 
i^ Buste de cheval à dr. Cercle. 

Uncia (style médiocre). iE^* */«. 30-60. 

G. de Berlin, 6 gr. 85 (refrappé sur une once : Tête tournée à dr. 

i{ Cavalier à dr.; au-dessous, ROM A 7 gr. 41 ; 4 gr. 73. — C. de France 

(Luynes), 5 gr. 52. Voyez : Friedlaender, Ann. Inatil., 1846, p. 150 ; 

Aveilino, Opusc, II, p. 4; Fiorelli, Ann. di Numism,, I. 



COMPULTERIA 



Compulteria ou Combulteria était située sur la rive droite du 
Vulturne, entre Calatia et Allifae. Tite-Live la place dans le 
Samnium et la cite parmi les villes qui se déclarèrent pour 
Annibal et qui furent reprises par Fabius Maximus (1). Le site de 
la ville a été déterminé près du village d'Alvignano. Les docu- 
ments du moyen-ège mentionnent la commune de Santa-Maria 
di Cuulture. L'inscription osque des monnaies est au génitif. 



MONNAIES DE BRONZE 

(Vers 268-240 av. J.-C.) 

1066. — Tète laurée d'Apollon, à gauche; derrière, O; devant, 

rt1VM43T^3nV>l ou VM43TP3nV>l (Luynes). Grènetis. 
i^ Taureau androcéphale marchant vers la dr., la tète de 

face, et couronné par une Victoire qui plane dans les airs. 
Litra (?) (bon style). JE*. 5— 10. 

C. de Naples (SaotaDgeio 181-82). — C. de France (414), 3 gr. iO. 

1067. — Mômes types; derrière la tête, n (1) ou h (2). JE*. 5- 10. 

(1) C. de Naplea (910-13). — (2) C. de Berlin (11), 6 gr. 32. 

1068. — Mêmes types; derrière la tète, V. JE*. 5—10. 

C. de BerUn (1 et 2), 5 gr. 20 et 5 gr. 50. — C. de Naples (San- 
tangelo, 183). 

1069. — Mêmes types; derrière la tête, bouclier ovale. 

j£4. 5_io. 
C. de Londres (3). 
* 
1. Uv. XXIII, 39 et XXIV, 20. 



GOMPULTERIA 417 

1070. — Tête laurée d'Apollon, à gauche; derrière, >|; devant, 
mVM43T^3nV>|. Grènelis. 

i( Taureau androcéphale, la tête de face, allant vers la dr., et 
couronnéTpar la Victoire qui plane dans les airs; au-des- 
sous, 12. 

Litra (?). JE*. 5—10. 

a de France (Luyues, 160), 5 gr. 64. — C. de Berlio (8 et 9), 3 gr» 
91; 4 gr. 45. ^ Coll. Santangeio (785). Coll. Sambon. 

1071. — Mêmes types; derrière la tête, O; inscription, I11VM43T- 

^3nV>l(l) ou lt1VM43TP3nV>l(2)ou VM43TP3nV>l (3); 
aui^; 12. iE*. 5—10. 

(1) C. de France (472 A), 5 gr. 64. — C. de Naple« (907-9). — (2) C. 
de Berlin (7), 5 gr. 32. — C. de France (472), 5 gr. 68. — (3) C. de Ber- 
lin (5 et 6), 3 gr. 42 et 7 gr. 31 et Luynes (161), 5 gr. 68. 




1071 



1072. — Tète laurée d'Apollon à gauche (anépigraphe); derrière, 

lettre incertaine. Grènctis. 
i^ Taureau androcéphale, la tête de face, allant vers la dr., et 

couronné par la Victoire qui plane dans les airs ; à Texorgue, 

....M43Tl3nV.. 
Litra (?). JE*. 8— 15. 

G. de Naples (Santangelo, 790). 

1073. — Mêmes types ; au i^, sous le taureau, |2 ; à Texergue, 

...M43T>l3n... JE*. 8-15. 

Friedlânder, Osk, MUnz., p. 5, pi. I, n» 2. 



ACERRAE? (Acerra) 



La moQDaie portant la légende osque ^||>l>INfN iiV>l>tR 'd été 
attribuée d'abord par Avellino à la petite ville de Marcina sur le 
golfe de Paestum, entre Salerne et Àmalfi, à cause de la lecture 
fautive Makriis{i). Millingen proposa Arpi ou Salapia(2), Gar- 
ruccî, lisant ^||>|>lNm MI>IMTSTFI sur un exemplaire du Musée 
Kircher, l'attribua à Aurunca(3). L0bbecke(4) et Dressel(5), ayant 
lu sur un exemplaire probablement refrappé, Tinscription NEO- 
rOAITUNt proposèrent de restituer cette monnaie à Neapolis. 
Dressel la décrit en effet sous la rubrique : Neapolis mit oskischen 
A/atnen (fruher Aurunca), Mais Naples n'avait aucune raison pour 
changer à cette époque le type classique de la litra et le fait 
qu'un seul exemplaire, parmi plus de dix qui sont connus, porte 
des traces de la légende NEOROAITHN prouve qu'il s'agit d'une 
simple surfrappe. 

Friediânder lisait la première partie de l'inscription Akkriy ou 
Akuru (6) ; Dressel (7) lit sur l'exemplaire de Berlin Akru ou 
Akku ; sur un exemplaire de la Coll. Santangelo à Naples, il m'a 
semblé reconnaître Akrarim; sur un autre, Akuawn. Jusqu'à 
l'apparition d'un exemplaire à légende très nette^ on ne peut 
faire que des conjectures; mais je crois pouvoir proposer l'attri- 
bution à Acerrae, F 'A^ép^at de Strabon (5. 4. 8). 

Makdiis = Magidius ou Maccius est un nom de magistrat. 
Acerrae était au nord-est de Naples^ et ce nom est resté inaltéré 



1. Op., II, p. 127. 

2. Coruid.y p. 193. 

3. BuU. arcfi. Nap,, 1852, pi. iV, 4, p. 65. 

4. ZUchr. fur Num., 1887, XV, p. 35. 

5. Gai. Berlin, III, 1, p. 148. 

6. Osk. MûnU,, p. 63. 

7. Cat. Berlin, p. 148. 



ACERRAE? (ACERRA) 419 

dans celui d'Acerra que porte uq petit village occupant l'empla- 
cement de raacieûoe cité. Strabon en parle comme d'une ville 
d*une certaine importance, prenant avec Nola et Nuceria une part 
active au commerce qui, par le Sarno et le petit port de Pompéï, 
se faisait avec la Lucanie et les navires longeant les côtes du 
golfe de Paestum. Tite-Live nous dit qu'elle fut classée dès 332 
av. J.-C, par Rome, parmi les civitates sine suffragio[\). 



MONNAIES DE BRONZE 

(Vers 270— 250 av. J.-C.) 

1074. — Tête laurée d'Apollon à gauche; derrière, patère. 

^ Dauphin nageant à g. ; au-dessus, m... V^>IR ou H1- • V>l>iR : 
au-dessous, ^||>|>|Rki1(2) et massue. 




1014 

Litra (?) (bon style). JE *. 40—100. 

C. de France, 5 gr. 40; 5 gr. 75; 5 gp. (c»). — C. de Londres (p. 75), 
5 gr. 10. — C. de Berlin, 5 gp. 74. — Musée Kircher (Rome). — Coll. 
Santangelo, 5 gr. 60; 5 gp. 46; 4 gp. 85. — Coll. Lôbbecke (C. de 
Berlin). Cette dernière pièce a à l'avers les traces du nom NEOPO* 
Al TON) dues probablement à une surfrappe. 

1. Liv. Vlll, 17; Festus, Municeps el Praefeclura, p. 127, 142, 233, éd. MûUer. 

2. Le nom Maccius est très rare, on le lit sar une iDscription trouvée à PompéY 
{Giorn. degli scavi^ 1881, p. 141). 



VENAFRUM 



L'attribution & Venafrum des monnaies suivantes est incertaine. 



MONNAIES DE BRONZE 



1075. — Tête de Pallas k g. avec casque corinthien. 

i{ Coq debout à dr. ; à g., un astre; à dr., Fg'NRF (selon 

Garrucci) et FEINFIE (selon Macdonald). 
Litra. JE. « 1/2-*. 40. 

Coll. Hanter, Glasgow et Coll. Garrucci. 

M. Macdoaald fait observer que môme en admettant la lecture de 
Garrucci, l'emploi du F ne serait pas correct pour Venafrum et on 
s'attendrait À trouver plutôt C et 8 ; mais les monnaies de Nuceria 
offrent des eiemples de F pour C ou 8* L> de Venafrum, pourtant, 
est br«f et on ne s'explique pas qull soit rendn en osque par El* 

Garrucci publie aussi la monnaie suivante, de sa collection, 
provenant d'une trouvaille faite à Frosolone dans le Samnium. 

Tête laurée d'Apollon à g.; devant, mva^NN3 (?)• 

if Taureau androcéphale à dr., couronné par la Victoire; 

entre les jambes^ K* 
(Sur la joue d'Apollon, deux globules en contremarque). 



MONNAYAGE AUX LEGENDES ROMANO 

OU ROMA<'> 



On attribue généralement à la Campanie la plupart des mon- 
naies portant les légendes ROMA ou ROMANOi et quelques 
auteurs voudraient môme concentrer presque tout ce monnayage 
à Capoue, étant donnée la grande importance de cette ville 
sous la domination romaine; mais le style des pièces est trop 
variable pour permettre une classification aussi commode. D'autres 
numismates considèrent ces monnaies comme appartenant à des 
émissions militaires, frappées, par-ci par-là, au- gré des événe- 
ments, pour la répartition du butin. Les généraux romains, guer- 
royant en Campanie, auraient employé à cet effet les ateliers 
monétaires des villes occupées par leurs armées. Cette hypothèse, 
très ingénieuse, a recueilli de nombreuses adhésions, mais elle 
nous semble inacceptable. 

A notre avis, c'est méconnaître l'esprit organisateur des Romains 
que de s'arrêter à une telle hypothèse. Nous avons vu que les 
Sammites-Campaniens, en bien des choses précurseurs des Ro- 
mains, avaient, entre 380 et 326, établi une convention monétaire 
qui devait habituer le Samnium, la Campanie et TApulie à une 
monnaie de poids et de types identiques; le commerce y trouvait 
un grand avantage et cela s'était fait sans nulle contrainte. Les 
Romains, vers 300-280 environ, suivirent cet exemple, en cher- 
chant à retendre sur une plus vaste échelle, et essayèrent de ré- 
gler le commerce des villes occupées ou alliées par une monnaie 
basée sur le système campanien, et mise dans un rapport précis 
avec les monnaies coulées de bronze du Latium. Ces monnaies 
devaient avoir cours aux mêmes conditions que celles des villes 

1. Voyez pour ce monnayage : Babelon, Desct*. hist. et chronol, des monnaies de 
la République romaine, Paris, 1885-1886 et Bahrfeldt, Le monete romano-cam^ 
pane, Riv. //. di Num., Milan, 1899. 



42â MONNAYAGE AUX LÉGENDES ROMANO OU RÛMA 

alliées» auxquelles Rome avait concédé ou confirmé le droit mo- 
nétaire; mais elles entravaient singulièrement l'extension com- 
merciale du monnayage italiote. 

La grande abondance des monnaies à la légende ROMANO ou 
ROMA (a populo romano ou a Roma) (1) montre suffisamment 
rimportance de cette première tentative; elle reçut une forme 
encore plus précise» quand, à partir de 268 av. J.-C, lors de 
Tapparîtion du denier, on frappa, pour le commerce italiote, des 
didrachmes et des drachmes d'un type unique^ et on fit peu à peu 
cesser la frappe de la monnaie autonome d'argent dans presque 
tous les ateliers monétaires encore ouverts en Italie. 

L'attribution en masse de ces monnaies à Capoue a graduelle- 
ment pris consistance sans qu'elle fût étayée par des preuves; 
même récemment Haeberlin a pensé que les Romains eurent, à 
la fin du IV» siècle, deux ateliers, l'un à Rome, pour la frappe du 
bronze, l'autre à Capoue, pour la frappe de Targent. La supposi- 
tion de Mommsen que Capoue, dès l'an 318, aurait été placée sous 
la juridiction de préfets envoyés de Home, pouvait donner à cette 
hypothèse un semblant de vérité; mais l'établissement des préfets 
à cette époque est aujourd'hui révoqué en doute et le fait que Ca- 
poue était alors une des villes les plus riches de la Campanie, 
n'entraine pas pour conséquence la frappe des pièces à la légende 
ROMANO* Les monnaies de Capoue à légende osqué, d'un style 
sec et d'une technique toute spéciale, totalement, différente de celle 
des monnaies à la légende ROMANO» appartiennent aux années 
268-211 av. J.-C. ; elles offrent un seul rapprochement important 
avec la monnaie à la légende ROMA; (:*est le type du dextans 
calqué sur le quadrigatus frappé après 268 av. J.-C. 

En outre, le monnayage en argent et en bronze à la légende 
ROMANO ou ROMA> doit être divisé en plusieurs séries qui offrent 
entre elles des diversités de style et de fabrication très sensibles. 

Je crois donc utile de remettre la question en suspens, car l'at- 
tribution à Capoue n'est qu'un pis aller. Voici quelques considé- 
rations nouvelles : 

l^' Les didrachmes au type de la tète barbue de Mars et du 
buste de cheval, de même que les bronzes au type de la tête 

1. A rapprocher des inscriptions : a populo Suessano^ a populo Calenot a Tiano, 



MONNAYAGE AUX LÉGENDES ROMANO OU ROMA 433 

de Minerve et du buste de cheval, sont imités à Cosa en Etrurie 
et par les Gaulois eisalpins. 

2' La tête d'Apollon sur les didrachmes à la légende ROMANO 
offre trois variétés ; ces trois variétés ont une anulogie frappante 
avec des monnaies de Bénévent, de Saessa et de Cales ; cette 
même tête se retrouve sur les as campaniens que certains auteurs 
ont voulu attribuer à Capoue, mais qui pourraient très bien être 
de Suessa. Non seulement la tête d'Apollon est en tout semblable 
à celle du didrachme de Suessa et des litrae de Suessa et de 
Cales; mais on trouve encore dans cette série la tête de Dioscure 
qui rappelle le desuUor de la monnaie de Suessa. Garrucci a soi- 
gneusement noté les provenances; il cite l'observation du P. Mar- 
chi que ces as se trouvent sur le littoral près de Rome (l'aes grave 
p. 64). Un exemplaire vient de Cervetri; trois de Tarquinii; qua- 
torze de Vicarello (avec un grand nombre des summultiples de la 
même série); du Fucinus on a retiré un as et plusieurs fractions. 
A Bovianum (Samnium) on a trouvé plusieurs fractions de la 
même série. 

Garrucci donne une grande importance à l'indice fourni par la 
stips de Vicarello et attribue cette série à Saura Faliscorum. Mais 
bien que l'abondance de ces monnaies démontre qu'il ne faut pas 
chercher très loin, nous ne devons pas oublier que les offrandes 
à ces thermes célèbres étaient faites souvent par des malades 
venus des régions limitrophes. 

3* Les monnaies n^» 1093-1118 avec la tête de Rome et la Vic- 
toire attachant une couronne à une palme, ont de commun avec 
les monnaies de Cales l'existence simultanée de symboles et de 
lettres; quelques-uns de ces symboles sont même de facture iden- 
tique : massue, aile, glaive dans son fourreau, flambeau, trident, 
canthare, couine d'abondance, bouclier argien, pentagone, etc. 

4° Les monnaies romano-campaniennes se trouvent rarement à 
Capoue; presque jamais à Gumes où l'on a pratiqué des fouilles 
sur une très vaste échelle, ni dans les environs de Naples. Elles 
ont été trouvées en grande abondance dans le Samnium (1), dans 

!. A. Eyans, Horsemeny p. :212, trouvaille de Bénévent, et E. Gabrici, Notizie 
scavi Lincei. 



424 MONNAYAGE AUX LÉGENDES ROMANO OU ROMA 

une partie du Latium et dans le Picenum(l), dans le pays des 
Marses(2), en Apulie(3), en Calabre etBasilicate(4) et très souvent 
ensemble avec des pièces de Suessa, de Cales et de Teanum (5). 

5"* Le type du cheval bridé ou libre sur les monnaies à la légende 
ROMANO ou ROMA a*a pas encore été expliqué; il peut faire 
allusion à l'importance de la cavalerie italiote dans les guerres 
soutenues par Rome au iii« siècle av. J.-C. Nous trouvons ce 
type en Macédoine, à Garthage et sur le monnayage des Cartha- 
ginois en Sicile (6). Une jolie petite monnaie syracusaine en or» 
frappée vers le milieu du iv* siècle porte un cheval libre, lancé au 
galop. Les monnaies des Campaniens à Entella offrent aussi le che- 
val traînant la bride arrachée. On sait que les monnaies de Tarente 
depuis le v« siècle mettaient en évidence Thabiieté des Tarentins 
dans le manège du cheval; peu à peu Tadmirable organisation 
des Tarentins pour la cavalerie se répandit dans les milices ita- 
liotes ; les jeux et les courses de chevaux trouvèrent un accueil 
enthousiaste dans plusieurs villes. Nous avops vu sur les mon- 
naies de Suessa une allusion à la course des desuUores, Rome dans 
ses guerres, surtout dans celle contre Pyrrhus et dans la première 
guerre punique, se servit de la cavalerie de ses confédérés. Jusqu'à 
l'époque des guerres samnites, Rome s'était fiée uniquement à 
son infanterie, et même le dictateur combattait à pied; la légende 
rappelait qu'en 299 av. J.-C.^ le vieux Fabius Verrucosus avait été 
le premier à enfourcher un cheval sur le champ de bataille (7). 

Ces considérations me rendent très prudent dans lattribution 
des séries romano-campaniennes, et je crois qu'il est encore néces- 
saire de réunir d'autres indices qui pourraient nous mettre sur la 
bonne voie. 

1. Nolizie scavi, 1885. — G. de Petra, Notizie scavi, 1896, trauTaille de CasU- 
gocto, p. 65-66 et trouvaille de Tortoreto, p. 366. 

2. L. Sambon, Recherches^ p. 33 et Garracci, Bull, arch.y 1860. 

3. G. de Petra, Notizie scavij 1896, p. 210, trouvaille de Garife. 

4. L. Sambon, Recherches^ p. 32, trouvaille de Basilicate. 

5. L. Sambon, Recherches^ p. 29 et 33. — De Petra, Nolizie scavi Lincei, p. 366. 

6. Des légendes sur la fondation de Carthage mentionnent la découverte d'une tête 
de bœuf et ensuite d'une tête de cheval^ à Tendroit où les fondements furent défini- 
tivement jetés. 

7. Oros., IH, 22, 8. — Un camée publié par Visconti (Opère varie, t. III, pi. Y, 
p. 435) nous montre une tête de cheval sur le bras du trône de Jupiter Capitolin. 




Fond de coupe campanienne du iii« siècle ay. J.-C. 



NOMINE ROMANORUM 



MONNAIES EN OR 

a) Après 260—203 av. J.-C. 

1076. — Bifrons imberbe, lauré — le « Janus geminus » de l'aes 
grave de VoUerra et des monnaies de Rhegium et de 
Capoue. Grènetis. 
i^ Deux guerriers debout (un Gampanien et un Romain?) prê- 
tant serment sur un jeune porc que tient un pontife age- 
nouillé; à l'exergue, ROMA. 




1076 



Aureus de six scrupules = 24 drachmes campaniennes (bon 

style). Ar4-*V2. 300—500. 

G. de BerUn (8), 6 gr. 76 (trouée). — G. de France (67), 6 gr. 85 et 
Loynes, 6 gr. 86 et Ailly. — G. de Londres, 6 gr. 87 et 6 gr. 82 (GoU. 
Payne-Knight). — G. de Vienne, 6 gr. 82. — G. de Turin, 6 gr. 80. 
— G. de Florence, 6 gr. 85. — G. de Bologne, 6 gr. 83 (trouée). — 
G. de Napies (1351 et 1352). — G. de Marseille, 6 gr. 72. — Il existe 
un coin faux. 



1077. — Mêmes types; sous le bifrons, XXX; au ij, ROM A- 
Aureus de 4 scrupules; valeur, 30 as? 



Ar3. 



426 NOHINE ROMANORUM 

C. de Londres» 4 gr. 47. — C. du Vaticao, 4 gr. 46. — Coll. Weber, 
4 gr. 49. — L*auiheQticité de cette pièce est diseutaée. Voyez Bahr* 
feldt, Le Monele Romano-Campane^ dans Riv, Num. de MilaD, 1899. 

1078. — Mêmes types; à l'exergue du revers, ROMA- 

Demi-aureus de trois scrupules = 12 drachmes campanieunes. 

Ar« 1/2. 150-300. 
c. de BerliQ (9), 3 gr. 42. — C. de Franoe (69), 3 gr. 43 et Luynes, 
3 gr. 37. — C. de la Haye, 3 gr. 42. — C. de Londres, 3 gr. 41. — C. 
du Vatican, 3 gr. 37. Il existe plusieurs coins faux. 



b) Vers 217— 2H av. J.-C. 

1079. — Tète barbue et casquée de Mars à dr.; derrière, Tiadice 

de la valeur, iX (60 sesterces). Grènetis. 
^ Aigle à dr., les ailes éployées^ un foudre dans les serres; 

au-dessous, ROMA ou ROMA ou ROMA- 

3 scrupules r= 60 sesterces (dessin soigné). iV* V^3, 60—100. 

C. de France (72 et 75), 3 gr. 39; 3 gr. 38; 3 gr. 32 (F. D. C.) et 
Luynes, 3 gr. 37 et Ailly. — G. de Berlin (1 et 2), 3 gr. 42; 3 gr. 35. 

— C. de Londres, 3 gr. 41 ; 3 gr. 36. — C. de Vienne, 3 gr. 36; 3 gr. 32. 

— G. de Glasgow, 3 gr. 36. — C. de Gopenhague, 3 gr. 36. — C. de la 
Haye, 3 gr. 35. — C. de Turin, 3 gr. 33. -- G. de Naples (1355), et Goli. 
Santangelo (1466). 

1080. — Mêmes types; dans le champ du i^, devant l'aigle, une ancre, 

Ar2i/î-3. 80—100. 
C. de France (71), 3 gr. S5 et Luynes, 3 gr. 37. — C. de Berlin (3), 3 gr. 35. 

— Vatican, 3 gr. 29. — C. de Naples (1356) et Coll. Santengelo (1467). — 
G. de Gotha, 3 gr. 30. 

1081. — Mêmes types; au revers, un bâton. iV2 1/2-». 100—120. 

G. de France, 3 gr. 36. — G. de Londres, 3 gr. 34. — Ane. Coll. Montagn. 

1082. — Mêmes types; au revers, un pentagone, AT* l/î-3. 100—120, 

G. de Londres, 3 gr. 31. — Ane. coll. Montagu, 3 gr. 35. 

1083. — Mêmes types; au revers, un fer de lance, N 2 «/2-3, 120—150. 

D'Ailly, Rech., 11, p. 412. 

1084. — Mêmes types; derrière la tête, XXXX- 

2 scrupules = 40 sesterces. N 2. 150—200. 

C. de France (Luynes), 2 gr. 25. — C. de Berlin (5), 2 gr. 24. — C. 
de Londres, 2 gr. 23 et 2 gr. 22. 



NOMINE ROMANOBUM 427 

1085. — Mêmes types; derrière la tête, XX. 

1 scrupule =: M seslerces. n^ «/si i/î. 100—150. 

C. de France (80), 1 gr. 10 et Coll. Lnynes, 1 gp. 12 et Ailly. — G. 
de Berlin (6 et 7), 1 gr. il et 1 gr. 12. ~ C. de Vienne, 1 gr. 11 et 
1 gr. 05. — Valican, 1 gr. 10 et 1 gr. 08. — G. de Gotha, 1 gr 15. — 
G. de Londres, 1 gr. 11. — G. de Naples (Santaogelo, 1468). 

1086. — Mêmes types; derrière la t6te, XX; dans le champ du revers, 
un épi. N 1 i]%, 100-150. 

G. de Bologne, 1 gr. 10. — Ane. Coll. von Moltheim, 1 gr. 12. — Coll. 
Bignami (Capitole à Rome), 1 gr. 09. — Coll. Sarli, I gr. 02. 



428 



NOMINE ROMANORUM 



MONNAIES D'ARGENT 



a) Vers 300-275 av. J.-C. 



1087. — Tête barbue et casquée de Mars, à g. (copiée de la tête 
du héros Leucippe, sur les monnaies de Métaponte); der- 
rière, des feuilles de chêne et un gland, 
i^ Protomé de cheval bridé (calquée sur les monnaies siculo- 
carthagi noises) sur une base avec l'inscription, ROMA/^0 
ou ROMA^O ou ROMANO ou ROMAATO; à gauche, un 
épi. 





1087 



1090 



Didrachme (bon style, dessin vigoureux). A*-^. 5 — 20. 

C. de France (22 à 24>, 7 gr. 07 ; 7 gr. 34 et Coll. Luynes, 7 gr. 32. — 
G. de Berlin (67 73), 7 gr. 34; 7 gr. 39; 7 gr. 40; 7 gr. 42; 7 gr. 39; 
7 gr. 32; 7 gr. 54. — C. de Milan, 7 gr. 60. — C. de Glasgow, 7 gr. 
48; 7 gr. 46. — C. de Londres, 7 gr. 45. — C. de Turin, 7 gr. 42 et 
7 gr. — C. de Gotha, 7 gr. 33. —C. de Copenhague, 7 gr. 09. — C. de 
Naples, (4387-1393) et Coll. Santangelo (1545-54). — Coll. Haberlein, 
6 gr. 68. — C. de la Haye, 6 gr. 50 (bonne conserv.). — Coll. Thor- 
waldsen, 6 gr. 40 (bonne consery.). A. Evaus {Horsemen of Tarenlum, 
p. 93) attribue ces monnaies à Tan 338; je les crois plas récentes. Le 
C. de France (Coll. Luynes) possède une pièce fausse, un tridrachme^ 
ayant d'un côté la tête de Parthénope des monnaies de Naples et de 
l'autre la protomé de cheval avec la légende ROMANO* C'est pro- 
bablement un coin de Becker bien qn'il ne figure pas dans la liste 
des coins attribués à ce faussaire. 

1088. — Tête barbue et casquée de Mars à droite. 

F^ Protomé de cheval à g., sur un socle portant des traces de 
la légende KOmm- 



NOMINE ROHANORUM 420 

Didrachme (style sommaire). I^^^IK 20. 

Ck>ll. Bignami (Gampidoglio), 6 gr. 37 (fourrée). 

1089. — Tête barbue et casquée de Mars à dr. Grèoetis. 

i^ (concave) Protomé de cheval bridé» sur un socle, à g. ; 

derrière, un épi avec deux feuilles; à dr., ROMANO- 

1/5 de drachme? iSL*. 40. 

Ane. Coll. Sangiorgio (vendue à Paris en 1869). Voyez FiorelU, 
Ann. di Num., I, p. 23, pi. I, no 9. — Bahrfeldt, Moneie Romano- 
Campane^ 1899, pi. II, 26. L. Sambon {Rech., p. 124) dit : cette pièce 
unique pesait exactement avant d'être nettoyée gr. 70. 

1090. - Tête laurée d*Apollon à g.; devant, ROMANO. (La 
forme de TA est : A> A ou A). Grènetis. 

v( Cheval libre galopant vers la dr. ; au-dessus, astre à seize 

rayons. Quelquefois, indication du terrain. 

Didrachme (beau style). iSL*-* */*-«. 8—20. 

C. de France et Luynes (130), 7 gr. 50. — G. de BerUn (43 et 44 
avec A et A)» 7 gr. 30 ; 6 gr. 97. — C. de Glasgow (avec A)» 7 gr. 35 
et 6 gr. 38 (avec flOMANO)* - C de Londres, 7 gr. 32; 7 gr. 15 
et 6 gr. 80. — C. de la Haye (A)* 7 gr. 24. — Ce type a été imité 
sur des as de Lucérie. 

1091. — Mêmes types et légende; au i| l*astre a seulement huit rayons. 

JÇ^4-4 1/2. 8—20. 

C. de Berlin (45 et 46, avec A)« 7 gr. 30 ; 7 gr. 16. — G. de Copenhague, 
7 gr. 27. — C. de Turin (A), 7 gr. 09. — C. de Londres (A), 6 gr. 84. — 
Coll. Philipsen, 7 gr. 30. Dresse! (Cat. de Berlin, 1, m, p. 56) attire Tatten- 
tien sur la grande ressemblance de la tète de ce didrachme avec celle qui 
est gravée sur les monnaies de Bénévent. On est frappé aussi de la ressem- 
blance avec des monnaies de Suessa, Teanum et Cales. Voyez pour le revers 
les didrachmes d'Arpi. 

1092. — Tête d*Hercule jeune à dr., avec barbe naissante, la 
chevelure ceinte d'une bandelette ; la dépouille du lion 
attachée au cou, la massue sur Tépaule. Grènetis. 

i^ La louve à dr. allaitant les jumeaux et retournant la télé 
pour les caresser. A l'exergue, ROMANO (on trouve les 
formes suivantes de l'A : A» A, À, A, A, A). 

Didrachme (bon style, dessin vigoureux). JSi* V^-». 5—20. 

C. de France (33), 7 gr. 14 et Luynes, 7 gr. 30 (139, avec A). — C. 
de Berlin (107-110 avec A), 6 gr. 94; 6 gr. 91; 7 gr. 29; 7 gr. 09 (111- 
112 avec A), 6 gr. 83, 7 gr. 01.— C. de Gotha, 7 gr. 20. (A). — C. de 
Copenhague, 7 gr. 20. — G. de Londres (avec A^ 7 gr. 16; 7 gr. 06; 



430 NOMINE ROUANORUM 

7 gr. — C. de la Haye (avec A\ 6 gr. 83. — C. de Turin (avec A)» 
6 gr. 71. — Coll. HaeberliD (avec A)» 7 gr. 15. — Musée Restner, 
IlanDover (avec A) y 7 gr. 16. — Coll. Bahrfeldt (avec A)? 6 gr. 35. 
A noter la ressemblance de la tête d'Hercule avec celles des monnaies 
syracusaines onx époques d*Agathocle et de Pyrrhns ; le type de la 
louve se trouve sur une monnaie de Cydonia, en Crète. A. Evans 
{florsemen of Tarenlum^ p. 93) attribue ces monnaies à Tan 310 ; je 
les crois plus récentes. 

1093. — Télé de déesse à dr. (Minerfe?) coiffée d'un casque phry- 
gien, en cuir, terminant dans le haut par une tête de 
griffon; derrière, coime d'abondance. Grènetis. 
1^ Victoire debout à dr.^ attachant une couronne à une 
palme; à gauche, ROMANO; à dr. une des lettres sui- 
vantes : A ou A (a), A(6), H(c), I(d), I ou H (e), A (^), 
M {g), O (A), P (t), 2 0'), T (A) ou BB (/), AA (m), 21 (n). 




1093 

Didrachme (beau style). A* */*-5. 8—20. 

(a) C. de Berlin (118), 6 gr. 50 (avec au i^« A)* — ' C. Londres, 6 gr. 
48. — C. de Naples (1389-99, avec A). — (6) G. de Naples (1400). — 
(c) Catalogue Seyfer, II, p. 1, n. 3. Voyez. Bahrfeldt, Monete Romano- 
Campane, 1899, p. 20. — (d) C. de Vienne, 6 gr. 59. — (e) C. de Ber- 
lin (119), 6 gr. 59. — C. de Milan, 6 gr. 50. — C. de Copenhague, 6 gr. 
33. — if) C. de Berlin (120), 6 gr. 68. - C. de France (30), 6 gr. 61. 
{g) Coll. Santangelo (1541). - (h) C. de Hambourg, 6 gr. 80. — (t) C. 
de Naples (1402\ — {fj C. de Londres, 6 gr. 63. — (*) Coll. Gamicci, 
6 gr. 40 et C. de Londres, 6 gr. 62. — (Z) C. de Berlin (121), 6 gr. 46. 
— C, de Glasgow. — (m) C. de Glasgow (29), 6 gr. 65. - C. de Berlin 
(122), 6 gr. 62. - (n) C. de Glasgow (31), 6 gr. 63. 

1094, — Mêmes types; derrière la Icle, un pentagone; au ij, dans le 
champ, la lettre f- A* V*-^. 10—20. 

Coll. Haeberlin, 6 gr. 55. 

1095. — Mômes types; derrière la tête, une massue\ au ri, dans le champ 

HH («) ou 00 (b) ou CICÏ (c). A * i/i-5. 10-20. 

(a) C. de Vienne, 6 gr. 44. — C. de Naples (1405). — Coll. Santangelo 

(1542). — {b) C. de Londres, 6 gr. 54. — (c) C. de Berlin (127), 6 gr. 44. 



NOMINB HOMANORUM 431 

1096. — Mêmes types; derrière la lête, un chien à g.; au i^, dans le 

champ, K (a) ou FF (b). -SL * */«. 10—20. 

(a) Coll. Haeberlin, 6 gr. 74. — (b) G. de Glasgow (33). 6 gr. 49. 

1097. »- Mêmes types; derrière la tète, un (rident; au l^, dans le champ, 
K. A* «/«-S. 10-20. 

Coll. Gamicci, 6 gr. 40. 

1098. — Mêmes types; derrière la tète, un sceptre; au ij, dans le champ 
i (a) ou 00 {b). «.* i/î-5. 10-20. 

(a) Babelon. — {b) G. de Turin, 6 gr. 45. 

1099. — Mêmes types ; derrière la tète, une aile ; au f|, dans le champ, 

O. A4 i/2-5. 10-20. 

G. de Vienne, 6 gr. 78. 

1100. — Mêmes types; derrière ta tète, un caducée; au l^, dans le 
champ, T («) ou A A (A). A* «/*». 10—20. 

(a) GoU.Thoraaldsen.— (6) G. d'Amsterdam. — G. de France (25), 6 gr. 44. 

1101. — Mêmes types; derrière la tête, un bouclier; au l{, Y (a) ou X(^) 

ou rr(c). A^i/î-s. 10—20. 

(a) Gol. Lôbbecke. — [b] Aiccio Gatalogua, p. 13, n" 42. Bahrfeldt, o. c, 
p. 21. — (c) G. de Naples (1404). 

1102. — Mêmes types; derrière la tête, un anneau; au i|, dans le champ, 

y. A4 i/i.5. 10—20. 

G. de Londres, 6 gr. SI. 

1103. — Mêmes types; derrière la tête, un glaive avec fourreau; au ijj 

dans le champ, Clia) ou \\{b) ou MM (c) ou ZZ{d) ou 00 (e) 
ou nn (/). ' A4 i^2.5. 10—20. 

(a) G. de Gotha, 6 gr. 61. — (b) G. de Berlin (123), 6 gr. 51. — G. de 
France (29), 6 gr. 63. — G. de Gotha, 6 gr. 40. — (c) G. de Gotha, 6 gr. 
32. — G. de France (31), 6 gr. 52. — G. de Parme. — {d) G. de Berlin 
(125), 6 gr. 58. — GoU. loiliooNBlamer. — G. de France (28), 6 gr. 62 
et Luynes (131), 6 gr. 69. — (e) Gol. Lôbbecke, 6 gr. 67. - (f) G. de Ber- 
lin (127), 6 gr. 44. 

1104. — Mêmes types; derrière la tête, un timon; au l{, dans le champ, 

cï (a), rr w ou 00 (c). a 4 1/Î-5. 10-20. 

(a) G. de Naples (1403). — (b) G. de Vienne, 5 gr. 72. — (c) G. de Naples 
(1406). 

1105. — Mêmes types; derrière la tête, un carquois; au l|, dans le 
champ, MM. A4 i/î-S. 10-20. 

G. de Londres, 6 gr. 45 



432 NOlfflNE ROMANORUM 

1106. — Mêmes types; derrière la tête, une fleur sur sa tige; au i^, dans 

le champ, EE- A* i/»-». 10—20. 

G. de Pesaro, 

1107. — Mêmes types; derrière la tète, un astre; au l|, dans le champ, 

EE (a) ou II (6). A* t/«-5. 10-20. 

(a) G. de Pesaro. — G. de France (27), 6 gr. 54. — (6) G. de Vienne, 
6 gr. 62. — GoU. Sarti. 

Ii08. — Mêmes types; derrière la tête, un épi; au l^, dans le champ, 

EE (a) ou KK [h) ou A A (c). A* i/«-5. 10-20, 

(a) C. de France (26), 6 gr. 62. — [b) G. de Turin, 6 gr. 60. — (c) Coll. 
Haeberlin, 6 gr. 63. 

il09. — Mêmes types; derrière la tête, un vase; au l|, dans le champ, 
HH. A 4 1/*-». 10-20. 

GoU. Lobbecke, 6 gr. 70. 

1110. — Mêmes types; derrière la tête, un trépied; au ^ dans le champ, 

©0 (a) ou 00 W ou XX (c). A* 1/^5. 10-20. 

(a) Riccio Gat., p. 13, n» 46. — Bahrfeldt., o. c, p. 21. — (b) G. de 
Milan, 6 gr. 50. — G. de France (32), 6 gr. 65. — (c) Riccio Gat., 2 suppl. 
p. 2, n. 3. 

1111. — Mêmes types; derrière la tête, une ancre; au i{, dans le champ, 

Il («) ou YY (b) ou XX (c). A* W«-5. 10-20. 

(a) Riccio. Gat., p. 13, n. 45. — (6) G. de Glasgow (32), 6 gr. 32. — 
G. de Naples (1407). — (c) G. de Milan, 5 gr. 82. 

1112. — Mêmes types; derrière la tête, un bâton noueux; au l^, dans le 

champ, MM. A* */*-5. 10-20. 

Babelon. 

1113. — Mêmes types; derrière la tête, une grappe de raisin; au ^, dans 

le champ, MM («) ou ZE {b). A4 1/2-5. 10—20. 

(a) G. de Berlin (124), 6 gr. 30. — (b) G. de Londres, 6 gr. 61. 

1114. — Mêmes types; derrière la tête, une feuille de vigne; au ij, dans 
le champ, Zl- A 4 i/W. 10 - 30. 

GoU. Gnecchi, 6 gr. 35. — Goll. Bignami (Gampidoglio). — Voyez Bahr- 
feldt, 0. c, pi. I, no 2. 

1115. — Mêmes types; derrière la tête, un croissant; au ij, dans le 

champ, pp. iSL* </2-5. 10-20. 

G. de Berlin (126), 6 gr. 45. — G. de Londres, 6 gr. 60.^ G. de Gotha, 
6 gr. 54. 



NOMINE ROMANORUH 433 

{lie, — Mêmes types; derrière la tète, ua casque \ au l^, dans le champ, 
y^y^. A* 1/2-5. 10— 20. 

Coll. HaeberliD, 6 gr. 26. 

1117. — Mêmes types; derrière la tête, un therme de Priape; au i^, dans 
' le champ, <t>0. ^^ */«^. 10-20. 

Riccio. Cat., 2 suppl. p. 23, n. 5. 

1118. — Mêmes types; derrière la tête, un flambeau', au if, dans le 
' champ, yy (a) ou flfl [h). ^^ '^^' 10^20. 

(a) C. de Naples (Sanlangelo, 1543j. — (6) C. deNaples (Santangelo, 1544). 



b) Vers 280—268 av. J.-C. 

1119. — Tète laurée d'Apollon à dr. Grèûetis. 

ij Cheval libre galopant vers la gauche et se cabrant (indi- 
cation du terrain); au-dessus, ROMA* Cercle. 
Didrachme. JR^*i^.5-20. 

C. de Golha, 6 gr. 70» - C. de Glasgow (5), 6 gr. 62. - G. de Lon- 
dres, 6 gr. 46. - G. de Berlin (54-56), 6 gr. 66; 6 gr. 60. - C. de 
Turin, 6 gr. 66. - G. de la Haye, 6 gr. 56. — G. de Gopenhague, 
6 gr. 51. — G. de Fiance (19), 6 gr. 24 et Luynes, 6 gr. 53 et 6 gr. 73. 
— C. de Naples (1317-79) et GoU. Santangelo (1525-33). 




1122 

1121, — Mêmes types. 

Drachme. A'. 5—20. 

G. de Berlin (58 et 59), 3 gr. 18; 3 gr. 16. — G. de Turin, 3 gr. 21. 
— C. de Gopenhague, 2 gr. 90. — Coll. Lôbbecke, 3 gr. 12. — G. de 
France (20), 3 gr. 21. 

1122. — Tête casquée de Mars, à dr., avec barbe naissante; 
derrière, une massue. Grënetis. 

^ Cheval libre galopant vers la dr. (indication du terrain) ; 
au-dessus, une massue (couchée); au-dessous, ROMA- 
Cercle. 



43i 



NOHINE ROMANORUM 



Didrachme (dessin vigoureux). 



iSL*^*/*. 5— 20. 



C. de Berlio (74-76), 6 gr. 36; 6 gr. 72; 6 gr. 70. — C. de Londres, 
6 gr. 61 et 6 gr. 29. - C. de Turin, 6 gr. 59. — C. de Glasgow (16), 
6 gr. 51. — G. de Naple? (1383-84) et CoU. Santaogelo (1559 et 1560). ~ 
Coll. Lôbbecke, 6 gr. 60. — C. de France (17), 6gr. 54 et Luynes (143), 
6 gr. 22. 

1123. — Tête casquée de Mars, à dr., avec barbe naissante; sur 

ia calotte du casque, un griffon. Grènelis. 

i^ Protomé de cheval bridé; derrière, faucille; au-dessous, 
ROMA ou ROMA. 

Didrachme. B.*^ */*. 5-20. 

C. de BerUn (81-84), 6 gr. 42 ; 5 gr. 83 ; 6 gr. 63 ; 6 gr. 26. — G. de 
Londres, 6 gr. 71 ; 6 gr. 67; 6 gr. 61 ; 6 gr. 54. — C. de Turin, 6 gr. 
66; 6 gr. 61; 6 gr. 58. — G. de Gotba, 6 gr. 30. — C. de Glasgow (15), 
6 gr. 54. -^ G. de la Haye, 6 gr. 59. — G. de Napies (1385) et Sant- 
aogelo (1555-1556).—. G. de France (16), 6 gr. 60 et Luynes (135), 
6 gr. 47. Comparez la tète de Mars de ces pièces avec ceUe d* Achille 
sur les monnaies de Pyrrhus. 

1124. — Tête casquée de Mars imberbe, à dr. 

t\ Protomé de cheval bridé, à dr. ; derrière, une faucille; au- 
dessous, ROMANO (sic). 
Didrachme. SL^ *-* (fourré). 25. 

GoU. Uaeberlin, 5 gr. 68. 





1124 



1125 



1125. — Tête casquée de Mars à dr., avec barbe naissante. 

i^ Protomé de cheval bridé, à dr.; derrière, une faucille; au- 
dessous, ROMA. 
Drachme (poids graduellement diminuant). A^. 5—20. 

G. de Berlin (85), 3 gr. 21. — G. de Londres, 3 gr. 94; 2 gr. 98 et 
2 gr. 88. — G. de Vienne, 3 gr. 25. — G. de Gotha, 3 gr. 30 et 3 gr. 15. 
— G. de Copenhague, 3 gr. 08. — G. de Turin, 3 gr. 02. — G. de France 
et Luynes (136), 3 gr. 15. — G. de Napies (1386) et Coll. Santangelo 
(1558). 



NOMINE ROMÂNORUM 4% 



Après 268, vers 200 av. J.-C. 

1126. — Bifrons — <i J^anus geminus » — imberbe et lauré. Grè- 
netis. 
^ Jupiter dans un quadrige lancé au galop vers la dr. et 
conduit par la Victoire; il tient de la main dr., un sceptre 
et lance de la main g., le foudre ; à Texergue, sur une 
tablette rectangulaire, ROMA ou RoMA ou ROMA ou 
ROMA ou ROMA (lettres incuses). Cercle. 




1126 

Didrachme (style variable, quelques-unes de très beau style 
hellénique). A* */2-5; s-a (pi. y). 2—10. 

D'Ailly distingue une vingtaine de variétés à légende incuse. 

G. de Londres, 6 gr. 96; 6 gr. 75; 6 gr. 65; 6 gr. 64; 6 gr. 63 ;6 gr. 
54; 6 gr. 39; 6 gr. 38;6gr. 29; 6 gr. 21. — Musée Résiner. Hannover, 
7 gr. 12; 6 gr. 05. — G. de Gotha, 6 gr. 65; 6 gr. 53. — G. de Berlin 
(12-24), 6 gr. 51 ; 6 gr. 54 ; 6 gr. 54 ; 6 gr. 61 ; 6 gr. 75; 6 gr. 66; 6 gr. 
56; 6 gr. 45; 6 gr. 36; 6 gr. 76; 6 gr.73; 6 gr. 45; 6 gr. 17.— G. de 
Naples (1357-69) el Santangelo (1469-92). — G. de France (beau style 
1 à 10), 6 gr. 65 ; 6 gr. 84 ; 6 gr. 69 ; 6 gr. 62. (11 style sommaire), 6 gr. 
34. Ailly, 6 gr. 63, 6 gr. 54. — G. de Naples. Garrucci (p. 64) cite 
d'après d*Ailly an exemplaire pesant 8 gr. 03. 11 existe une restitution 
de cette médaille par Trajan (G. de Vienne, cfir. D'Ailly, Rech., l, p. 157 
et 172). On connaît aussi un exemplaire avec la contremarque IMP 
imprimée au droit, à l'époque de Vespasien (Bahrfeldt, ZeiL f, Num., 
t. III, 1876, p. 358). 

La légende incuse est identique à celle qui se voit sur les premiers 
deniers romains (268 av. J.-G.). 

1127. — Mêmes types; rinscription ROMA est en lettres iocuses mais 
relevées aux bords (dessin sommaire). JR.* V2-5, 5 — 15, 

Ailly, 6 gr. 64; 6 gr. 58; 6 gr. 51 ; 6 gr. 49; 6 gr. 73 ; 6 gr. 68, etc. — 
G. de Turin, 6 gr. 13. — C. de liOndrcs, 6 gr. 77. — C. de Copenhague, 
6 gr. 49. Dans le dépôt de Maserà on a trouvé un denier romain au type 
di s Dioscures refrappé sur un de ces didrachmes pesant seulement 4 gr. 96. 

30 



436 



NOMINE ROMANORUII 



1128. — Mêmes types; sous le bifrons, un globule (dessin sommaire). 

JS^4i/î.5. 5-15. 

C. de Londres, 6 gr. 1\. — Coll. Bahrfeldl, 6 gr. 05. — D'ailly, Rech., 1, 
p. 170 et ni. 




1127 



1129. — Mêmes types; l'inscription ROM A est en lettres saillantes 

sur une tablette saillante ayant cette forme ^^=7 (dessin 
variable, quelques-unes de très joli style). 

JS^4 1/2-5 5-6. 5—15. 

G. de Berlin (25-27), 6 gr. 24; 6 gr. 48; 6 gr. 64. — C. de Londres, 
6 gr. 54. — C. de Copenhague, 6 gr. 52. — C. de France (12-14). — 
G. de Naples. 

1130. — Mêmes types; Tinscription à lettres en relief est enfermée dans 
un simple cadre ayant cette forme ^ ^ , iSL* l/î-5. 5 — 10, 



C. de Berlin (28-31), 6 gr. 34; 6 gr. 56; 6 gr. 22. — C. de Londres, 
6 gr. 67; 6 gr. 45; 6 gr. 41 ; 6 gr. 28 ; 6 gr. 09. — G. de GoUia, 6 gr. 59; 
6 gr. 32. — Ailly, 6 gr. 38; 6 gr. 51 ; 6 gr. 50 ; 6 gr. 59; 6 gr. 37 ; 6 gr. 56; 
6 gr. 42; 6 gr. 39; 6 gr. 05, etc. 




1131 




1134 



1131. — Mêmes types et même inscription ROMA ou ROMA (AiHy). 
L'aloi s'abaisse rapidement au-dessous des 800/1000 ; le poids est 
aussi réduit (dessin sommaire). A4 i/2-5,.5 — 10. 

G. de Gopenbagae, 5 gr. 82. — G. de Berlin (32-38), 4 gr. 72; 3 gr. 16, 
5 gr. 67 ; 6 gr. 17 ; 4 gr. 78 ; 4 gr. 37 ; 5 gr. 24. — Goll. Bahrfeldt, 5 gr. 18 
(600/1000); 4 gr. 80 (300/1000). — Musée Kestner, Hannover, 5 gr. 10 
(Potin). — Goll. Philipsen, 3 gr. 75. — G. de Undres, 3 gr. 36. — Ailly, 
4 gr. 95; 4 gr. 26; 5 gr. 07. — G. de Naples. 



NOMINE ROMANORUM 437 

1132. — Mêmes types et même inscription que le n« précéd. ; au l^, sous 

les chevaux, un épi (dessin sommaire). JR.* l/î-5. 8—15. 

C. de Londres, 6 gr. 67. — Coll. Bignami (Campidoglio), 6 gr. 74. — 
Coll. Imhoof-Blumer, 6 gr. 54. — G. de Naples. 

1133, — Bifrons imberbe et lauré. Grènelis. 

i^ Jupiler daos ua quadrige lancé au galop vers la gauche» et 
conduit par la Victoire; à Texergue, ROMA (lettres en 
relief). 

Drachme (joli style). A^ </«^. 3—10. 

C. de Berlin (39-42), 3 gr. 30 ; 3 gr. 22; 3 gr. 32; 3 gr. 34. — C. de 
Londres, 3 gr. 37; 3 gr. 33; 3 gr. 24. — C. de Turin, 3 gr. 13; 3 gr. 
01. — C. de France, 3 gr. 71; 3 gr. 40 et (Luynes), 3 gr. 42. — C. de 
Gotha, 3 gr. 35. — C. de France (15), 3 gr. 06. — Ailly, 3 gr. 20 ; 3 gr. 18 ; 
3 gr. 24. — G. de Naples. 




1135 

1134. — Mêmes types ; le quadrige est à droite. 

Drachme OoU style). iS. ^ */«♦. 20-40. 

c. de France, 2 gr. 22. — C de Londres, 2 gr. 40. — Ailly, 2 gr. 14. 

H35. — Bifrons imberbe et lauré. Grènetis. 

ij Cheval libre courant vers la dr. ; au-dessous, ROMA. 
1/5 de drachme. A- *>• 

c. de Naples (Coll. Santangelo, 1520), gr. 95. — Ane. Coll. Fried- 
lander (Garrucci, p. 64) ? 



438 NOIIINE ROMANORUM 



MONNAIES DE BRONZE 



I. — Monnayage à la l^ende ROMANO. 

(Après 300, vers 240 av. J.-C). 

1136. — Tête d'Apollon à dr., la chevelure ceinte d'une bande- 

lette. Grènetis. 
i^ Lion à dr., la tête vue de face, brisant un javelot entre 
ses crocs (?) ou combattant un serpent (?). A Texergue, 

ROMANO. 
Litra (?) (flan épais). &* ^^ */«. 3—8. 

G. de Turin, 13 gr. 46; 13 gr. 24; 10 gr. 93; 10 gr. 33. — G. de Lon- 
dres, 12 gr. 18, 9 gr. 01; 7 gr. 99. — C. de Berlin (47-51), 9 gr. 97; 
11 gr. 61 ; 10 gr. 40; 9 gr. 75; 9 gr. 61. — C. de Gotha, 10 gr. 82; 
10 gr. 35; 10 gr. ; 9 gr. 38. — GoU. Garrnci (trouvaille de Morino, 
dans le pays des Marsi), 14 gr. — C. de Naples (1451 -55) et Coll. Sant- 
angelo (1585-90). 

1137. — Mêmes types et même légende; mais la tête d'Apollon 

est tournée à gauche. 

Litra (?) JE*-». 3— 8. 

C. de Gotha, 10 gr. 83. — C. de Glasgow (7), 9 gr. 62. — C. de Ber- 
lin (52 et 53), 9 gr. 90 ; 7 gr. 77. — C. de Londres, 8 gr. 56. — C. de 
Copenhague, 9 gr. 13 et 7 gr. 21. — C. de Naples (1456) et Coll. Sant- 
aogelo (1491-2). Un exemplaire du dépôt de Vicarello pesant 6 gr. 80 
était refrappé sur (?) une monnaie de Lucérie (T. de Neptune t^ dau- 
phin p...) 

1138. — Tête de Pallas à gauche, sans légende. 

^ Buste de cheval bridé à dr., derrière, ROMANO (de bas en 

haut) (a) ou ROMANO (*) ou ROMANO (c). 
Hemi-litra. JB^*. 2-5. 

(a) C. de Londres, 6 gr. 29; 5 gr. 38; 5 gr. 31 ; 4 gr. 34. — C. de 

Copenhague, 6 gr. 27 ; 4 gr. 42. — C. de Gotha, 6 gr. ; 5 gr. 60 ; 

4 gr. 80; 4 gr. 68. — C. de Turin, 5 gr. 32; 5 gr. 17; 4 gr. 96; 

4 gr. 70 ; 4 gr. 18. — (6) Coll. Babrfeldt, 4 gr. 34. ~ C. de Naples 

(1457-60). — (c) C. de Berlin (99), 6 gr. 27. 

1139. — Mêmes types; au revers, légende rétrograde, OM"AM*Ofl » 
au pourtour, commençant dans le bas, à dr. 

Hemi-litra. iE3-*. 2—5. 

Coll. Bahrfeldt, 4 gr. 85. 



NOMINE ROMANORUM 439 

1140. — Mêmes types; devant la tète, OMAMOflt de bas en haut; au 

revers, au pourtour, OI1-AM*Ofl* ^^'^. 2—5. 

Autrefois dans le Musée Kircher à Rome (Bahrfeldt, Monete Romano- 
Campaney p. 10). 

1141. Télé de Pallas à gauche, sans légende. 

i^ Buste de cheval à gauche; au pourtour ou derrière, RO- 

MANO. 
Hemi-Litra. iE 3-4. 2—5. 

C. de Berlin (97), 4 gr. 10. — C. de Gotha,* 4 gr. 60. 

1142. — Mêmes types; au revers, légende rétrograde, OHAMOfl* 

Hemi-litra. iE3-*. 2—5. 

Coll. lôbbecke, 5 gr 40. — Coll. Walcher Von Motheim, 2 gr. 87. — Coll. 
Bignami (Campidoglio), 3 gr. 20. 

1143. — Tête de Pallas à dr., devant, ROMANO* Quelquefois, 

derrière la tête, un astre, 
ij Buste de cheval bridé à gauche; au pourtour, ou derrière, 
ROMANO. 




1143 



Hemi-litra. -ffi.3-4. 2—5. 

G. de Berlin (91-94), 6 gr. 08; 6 gr. 97 ; 6 gr. 02; 4 gr. 04. — C. de 
Londres, 5 gr. 90; 5 gr. 18; 4 gr. 73. — G. de Copenhague, 6 gr. 08; 
6 gr. — G. de Glasgow, 5 gr. 51 et 5 gr. 44. — C. de Gotha, 5 gr. 41 
et 4 gr. 43. — Goll. Bahrfeldt, 6 gr. 80. — Goll. Philipsen, 6 gr. 55. 
— G. de France et Luynes. — G. de Naples (1461-62). 

1144. — Mêmes types; Tavers anëpigraphe; au revers, ROMANO* 

Hemi-litra. &. 

C. de Londres, 5 gr. 12. 

1145. — Mêmes types; Tavers anépigraphe; au revers, OMAMOR* 
Hemi-litra. ^' 

C. de Copenhague, 4 gr. 84. 

1146. — Tête de Pallas à droite. Anépigraphe. 

i{ Buste de cheval à droite ; derrière ou au pourtour, RO- 
MANO. 



440 NOMINE ROMANORUM 

llemi-litra. ^^■*. 2—5. 

C. de Londres, 6 gr. 03. — C. de Berlin (98), 4 gr. 42. — Coll. Bahr- 
feldt, 5 gr. 22. 

1147. — Mêmes types. Des deux côtés, la légende ROMANO- 

Hemi-litra. iE.«-*. 2— 5. 

G. de Berlii» (95), 4 gr. 39. — C. de Londres, 4 gr. 92. — C. de Naples 
(SanUngelo, 1598). 



1148. — Mêmes types; au revers, OM-AM-Ofl« 
Hemi-litra. 

C. de Berlin (96), 3 gr. 21. 



^3-4.2—5. 



Ces monnaies (1138-48) ont le flan épais et sont souyent de frappe né- 
gligée bien que le destin soit exécuté avec soin. On peut comparer la 
tête de Pallas avec celle des monnaies frappées à Syracuse vers 317 av. 
J.-C. Le style de ces pièces, du reste, est très variable et si quelques» 
unes montrent des analogies avec les monnaies campaniennes (on signale 
une refrappe sur une litra de Suessa, Garrucci, pi. 83, 1), la plus grande 
partie semble étrangère à cette contrée. On en a trouvé un grand nombre 
dans le célèbre dépôt de Vicarello et elles ont été imitées à Cosa, en 
Étrurie ; on connaît aussi de nombreux exemplaires avec inscriptions 

erronées : ROMAO, ROMAAO, ROMAAC, ROMAAC, ROMAAC, 
ROMAAO, ROMAAOC, ROMAMO, ROMNAO, ROMANC, RO- 

MAAI, ROMAAN, RCMA, DOMAOfl. Garrucci, frappé de la fré- 
queuce de la dessinence OC» pense que ces monnaies à légende contre- 
faite ont été frappées par les Gaulois Celtes, usant le C grec au lieu de l'S 
latin et écrivant Romaioc pour Romaios, En Apulie, nous trouvons à cette 
époque Temploi du C pour 2 dans le monnayage d'Asculum. 

1149. — Tête de Pallas à g. coiffée d'un casque corluthieD, orné 
d'un griffon; derrière, symbole; devant, ROMANO- 




ïJ Aigle, à g., la tête tournée à dr., les ailes éployées, le 
foudre dans les serres. Dans le champ, symbole ; massue ou 



NOMINE AOIfANORUM 441 

glaive avec son fourreau (?). Au pourtour, ROMA-NO ; sous 
le foudre, K- Grènetis. 
Double lilra (?). ^' */*. 50—100. 

C. de Londres, 15 gr. 29. — C. de Berlin (171), 15 gr. — C. de Vienne, 
16 gr. 17. — Coll. Lovatti (Rome) cité par Garrucci. — C. de Naples 
(refrappé avec un triens d'ÂteUa) et Coll. Santangello (12, 228). 
Bahrfeldt attribue cette pièce à Capoue; Garrucci la croyait de Locres 
et BaheloQ (Mon, de la Rép, Rom., p. li) pensait à Consentia dans le 
Bruttium. L'aigle ressemble à celle des monnaies de Capoue, n» 1029; 
mais elle est d'un etyle différent. 



Monnayage à la légende ROMA* 

(Vers 280-200 av. J.-C.J 

1150. — Tête imberbe et casquée de Mars^ à dr.; derrière, une 

massue, Grènetis. 
i^ Cheval libre galopant vers la dr. ; au-dessus, une massue ; 

au-dessous, ROMA. 
Quart de litra(?). Types identiques à ceux du didrachme 

00 1122. -a*-**/2. 1— 2. 

C. de Berlin (^4-76), 6 gr. sé; 6 gr. 72; 6 gr. 70. — C. de Londres, 
6 gr. 61 et 6 gr. 29. — C. de Turin, 6 gr. 59. — C. de France. — C. 
de Naples (1466-68) et Coll. Santangelo (1611-17). 

1151. — Tête imberbe et casquée de Mars, à dr. Grènetis. 

ij Buste de cheval bridé à dr. ; derrière, une faucille ; au-des- 
sous. ROMA. 

Quart de litra(?). Types identiques à ceux du didrachme 
nM124. iE3 (pi. V). 1—2. 

G. de Gotha, 4 gr. 10; 3 gr. 60; 3 gr. 35; 2 gr. 70. — C. de Berlin 
(86-89), 3 gr. 63; 3 gr. 55; 3 gr. 37. — C. de Londres, 3 gr. 21 ; 
3 gr. 18 ; 3 gr. 03 ; 2 gr. 95 ; 2 gr. 66. — C. de Turin. 3 gr. 37 ; 
3 gr. 10; 2 gr. 78; 2 gr. 77. — C. de France. — C. de Naples (1463-65) 
et Coll. Santangelo (1600-08). 

1152. — Tête laurée d'Apollon à droite. Grènetis. 

i^ Cheval libre galopant vers la gauche; au-dessus, ROMA- 

Quart de litra (?). Type identique à celui du didrachme 

nM119. JE« 1/2-3, i_2. 

C. de Londres, 3 gr. 95; 3 gr. 27; 3 gr. 20; 2 gr. 98; 2 gr. 92. ^ C. 
de Berlin (60-66), 2 gr. 72 ; 3 gr. 31 ; 2 gr. 58; 2 gr. 25 ; 2 gr. 20 ; 




442 NOMINE ROMANORUM 

3 gr. 10; 3 gr. Q2. — G. de Turin, 3 gr. 25; 2 gr. 41. ~ G. de Glu- 
gow, 3 gr. 21 ; 2 gr. 56. — G. de France. — G. de Naples (1469-74) et 
Coll. Santangelo (1620-28). 

1153. — Tête de Roma à dr., coiffée d*uQ casque phrygien orné 

d'une tète de griffon. Grènetis. 

ri Chien à dr. A Texergue, ROMA ou ROMA ou ROMA* 

1/8 de lilra (?). Comparez avec les didrachmes n»* 1093-1118. 

A* «/«-«. 0,50— 1. 

G. de Berlin (129-140), 1 gr. 53; 2 gr. 14; 1 gr. 93; 1 gr. 17; 1 gr. 63; 
1 gr. 56; 1 gr. 34; 1 gr. 71 ; 1 gr. 52; 1 gr. 88; 1 gr. 66; 1 gr. 78. - 
G. de Londres, 1 gr. 85 ; 1 gr. 75 ; 1 gr. 62 ; 1 gr. 56 ; 1 gr. 43. — G. 
de Glasgow^ 2 gr. 04 ; 1 gr. 90. — GoU. Philipsen, 2 gr. 70 et 2 gr. 69, 
— C. de France. — G. de Naples (1477-79) et Goll. Santangelo (1629-36). 



1154. — Tête de Junon diadémée et parée de bijoux, à dr. ; le 
sceptre sur l'épaule. Le diadème a la forme d'une visière 
de casque et soutient une petite aigrette au milieu des 
cheveux; derrière, ••##. 




liai 



^ Hercule debout, presque de face, brandissant la massue et 
saisissant par les cheveux le centaure Nessus, tourné à dr. ; 
devant. ####; à l'exergue, ROMA ou ROMA. 

Triens (beau style). -£**** »/*. 10—40. 

G. de Londres, 56 gr. 18; 52 gr. 61 ; 45 gr. 61. Un exemplaire re- 
frappé montre Tinscr. VCÎ)NO. — G. de France (Ailly), 51 gr. 55; 
51 gr. 25; 49 gr. 82; 48 gr. 77; 47 gr. 10; 46 gr. 72; 45 gr. 12; 
42 gr. 27. - G. de Berlin (147-151), 51 gr. 33; 51 gr. 25; 52 gr. 45; 
46 gr. 30; 47 gr. 22. — G. de Naples (1408-11) et Goll. SanUngelo (1561), 



1 



NOMINE ROMANORUM 



443 



1455. — Tête imberbe coiffée d'une peau de loup (cfr. avec les 
monnaies d'Étrurie); derrière, •••. Grènetis. 
i^ Taureau galopant vers la dr., la télé de face; au-dessous, 
un serpent la tête ornée d'une crête, au-dessus, ##•; à 
Texergue, ROMA- Cercle. 




1155 

Quadrans (assez bon style). iEio-io */«. 

Musée Kestner Hannover, 43 gr. 59. ~ C. de Fraoce (Ailly), 41 gr. 31 ; 
40 gr. 60 ; 40 gr. 07 ; 39 gr. 22 ; 35 gr. 87 ; 33 gr. 42. — C. de Berlin 
(152-154), 38 gr. 25; 38 gr. 51. — C. de Vienne, 39 gr. 60; 38 gr. 85; 
38 gr. 65. — C. de Naplee (1412-15) et Coll. Santangelo (1562-3). On 
trouve des exemplaires refrappés sur des monnaies siciliennes (voyez 
notre dessin). Ces pièces offrent des analogies avec des monnaies 
d'Apulie. 




1156 



1456. — Mêmes types; quelquefois, au-dessus du taureau, un épi. 
Quadrans (de poids réduit; assez bon style). ^'^'^' 

C. de France (Ailly), 25 gr. 18; 16 gr. 54; 13 gr. 40; 13 gr. 09; 
10 gr. 99; 10 gr. 91. - C. de Berlin (155-156), 17 gr. 19; 15 gr. 92. — 
C. de Londres, 15 gr. 68; 13 gr. 35; 11 gr. 73; 10 gr. 30. - C. de 
Gotha, 9 gr. 40. — Coll. Haeberlio, 8 gr. 45. - C. de Naples (1416) et 
Coll. Santangelo (1564). 

1157. — Mêmes types; symbole, un épi. 




444 NOMINE ROMANORUM 

Quadrans (troisième série de poids encore plus réduit; style 

médiocre ou sommaire). JE* */2-«. 

C. de France (Ailly), 7 gr. ; 6 gr. 79 ; 6 gr. 75 ; 6 gr. 72 ; 6 gr. 47 ' 
6 gr. 34 ; 6 gr. 05; 6 gr. 01 ; 5 gr. 68; 5 gr. 58; 5 gr. 10. — C. de 
Londres, 6 gr. 93. — C. de Turin, 6 gr. 82. — C. de Berlin (157-161), 
5 gr. 55 ; 5 gr. 45; 5 gr. 48; 5 gr. 05. — C. de Naplee. 




1158 



1158. — Louve à dr., allaitant les jumeaux et retournant la tête 
pour les lécher. A Texergue, ##. Grènetis. 
^ Aigle à dr., tenant dans le bec une fleur à quatre pétales; 

devant, ROM A; derrière, ##. Cercle. 
Sextans (bon style). A»-^ «/*. 3—15. 

c. de France (Ailly), 29 gr. 52 ; 28 gr. 75 ; 27 gr. 46 ; 26 gr. 31 ; 
26 gr. 08 ; 25 gr. 91 ; 25 gr. 63 ; 25 gr. 21 ; 25 gr. 10 ; 24 gr. 48 ; 

24 gr. 08; 23 gr. 13; 22 gr. 96; 21 gr. 63. — C. de Londres, 29 gr. 15; 
26 gr. 24; 26 gr. 11 ; 25 gr. 89; 22 gr. 28. — C. de Berlin (162-165), 

25 gr. 63; 26 gr. 80; 26 gr. 16; 25 gr. 35. — C. de Naples (1420-24) et 
Coll. SanUngelo (1569-73). 




1159 



1159. — Tète radiée de Hélios de face; à g., •. Grènetis. 

^ Croissant surmonté tle la marque de Tonce et de deux 

étoiles; au-dessous, ROMA- Cercle. 

Once (bon style). &^. 2—10. 

C. de Berlin (166-170), 12 gr. 27 ; 12 gr. 48; 12 gr. 22; 12 gr. 44; 
13 gr. 42. — C. de France (Ailly), 14 gr. 72 ; 14 gr. 21 ; 11 gr. 77 ; 



NOMINE ROMANORUM 445 

Il gr. 71 ; Il gr. 46 ; H gr. 22 ; 10 gr. — C. de Londres, 11 gr. 92 ; 
11 gr. 86; 11 gr. 21. — C. de Naplcs (1436-43) et Coll. Santangelo 

(1314-78). 

4160. — Télé de Tyché la têle tourelée. Grènelis. 

^ Cavalier au galop vers la dr. agitant un fouet; au-dessous, 
ROMA. Cercle. 




1160 



Sans indice de valeur (bon style). ^*-* '/^-^ 1—3 

G. de Berlin (141-146), 6 gr. 48 ; 5 gr. 67 ; 6 gr. 36 ; 5 gr. 34; 6 gr. 51 

5 gr. 98. — C. de France (Ailly), 7 gr. 77 ; 6 gr. 49; 6 gr. 28; 6 gr. 07 

6 gr. 01 ; 5 gr. 77 ; 5 gr. 56 ; 4 gr. 98. — C. de Londres, 7 gr. 98 
4 gr. 99; 4 gr. 34. — C. de Naples (1444-50) et Coll. Santangelo 
(1579-84). 



1161. — Tête de Cérès à dr. ; derrière, une lettre incertaine, peut- 
être, S« Grènetis. 
^ Hercule et la biche Cérényld (cfr. le célèbre bronze du 

Musée de Palerme); à Texergue, ROMA- 
Semis (?). JE» «/s. 100. 

G. de Turin (refrappée nur le quadrans w» 1156). 

Nous décrirons d'autres types à la légende ROMA parmi les 
monnaies de Lucérie, de Copia et de Valentia. 



AN08R8. — IMPHIMBRIB ORIBNTALS A. BURDIN BT Cl«, 4, RUB OARNIBH